Travail d’esclave à la Prison pour Femmes du Liaoning—des produits exportés vers la Corée et le Canada

À propos de l'article "Un appel à l'aide venant d’un camp de travaux forcés en Chine pousse à une enquête du gouvernement américain", j'aimerais partager davantage sur la façon dont le Parti communiste chinois (PCC) génère du profit en réduisant les pratiquants de Falun Gong à l'esclavage alors qu'ils sont en prison.


Il y a un total de 14 divisions dans la Prison pour Femmes du Liaoning. Douze (à l'exception de l'hôpital et de la cuisine) forcent les pratiquantes et les détenues criminelles à effectuer du travail d'esclave. La prison a trois divisions—Dans l'Unité, Hors l’Unité et l'Unité des Jeunes Prisonnières—où on fabrique des cotons tiges. Peu de prisonnières sont localisées dans la Hors Unité, mais beaucoup se trouvent dans les deux autres unités.


La Prison pour Femmes du Liaoning fabrique des produits pour le Groupe de Vêtements Anna de Shenyang et la Zhonghe Clothing Co., Ltd. de Shenyang. Les vêtements comprennent des pantalons fuseaux, des chemises à carreaux, des shorts et des jupes, et sont fabriqués pour le Groupe de Vêtement Anna de Shenyang. Une étiquette de la branche coréenne Bangbang est mise sur les pantalons fuseaux et sur plusieurs shorts. Ces dernières années, les chemises à carreaux sont devenues plus populaires, il y en a eu de si grandes quantités de produites. La chemise est difficile à fabriquer en raison de la symétrie requise entre le côté droit et gauche de la chemise.


Les produits fabriqués pour la Zhonghe Clothing Co. sont principalement des vêtements de coton pour l'hiver et des vêtements de travail. Ils sont exportés vers le Canada pour la police et les gardiens. Ces vêtements possèdent une bande en argent réflective. Les produits faits en petites quantités comprennent des vêtements de ski, des vêtements en coton Jack Daniel's et des vêtements pour enfant de style Mickey.


D'autres produits fabriqués dans la prison incluent des boîtes d'alimentation pour McDonald's et Kentucky Fried Chicken, des boîtes de gâteaux de lune, des pull-overs et des produits de beauté. Toutefois, les vêtements sont la production principale.


Tout le monde est contraint à travailler 12 heures par jour de 7 heures du matin à 19 heures. Les trois repas de la journée doivent être pris à l'atelier. Cependant, certaines prisonnières sont si occupées qu'elles ne mangent qu’avant ou après les "heures de travail" dans leur cellule. Certaines n'ont même pas le temps de laver leur bol. Achever leur quota de travail est essentiel afin d'éviter les pénalités, comme de ne pas pouvoir acheter de denrées quotidiennes, être forcée à s'asseoir ou à s'agenouiller pendant de longues périodes de temps, ou bien subir des coups. Parfois, une équipe toute entière est pénalisée afin de les forcer à produire plus. Quand une erreur est faite durant le processus de production, l'individu sera confiné dans une petite cellule et forcé à écrire une lettre admettant ses erreurs avant d'être relâché.


La prison affirme à présent qu'elle "dirige de manière humaine." En fait, les pressions pour terminer le quota de travail ont augmenté. La prison autorise maintenant des temps de "repos" une fois par semaine, mais le même quota doit être atteint en six jours au lieu de sept. Durant la haute saison comme la fin de l'année, les heures de travail passent à 15 heures par jour, de 6 heures du matin à 21 heures. En prenant en compte le temps de préparation pour le travail forcé, la toilette, etc., il ne reste que quatre à cinq heures pour dormir. Aussi, il n'y a que de l'eau froide dans la douche peu importe la saison. À cause des longues heures de travail et du peu de sommeil, il est facile de commettre une erreur et de se blesser en cousant.


Des signes le long des routes dans l'enceinte de la prison disent :"Le travail est le meilleur guide contre l'ignorance." Cependant, les pratiquantes de Falun Gong emprisonnées souffrent physiquement et mentalement. Même quand elles ont leurs règles, le "travail" est prioritaire et l'utilisation des toilettes est limitée. Et aussi, seul le travail manuel est de mise quand il faut transporter les marchandises aux alentours.


Traduit de l'anglais
Slave Labor at Liaoning Women's Prison—Products Exported to Korea, Canada

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