Etre clair à propos du principe de cause à effet : Le bien récompensera le bien

Les anciens croyaient que notre destinée - la malchance ou les bénédictions- étaient tous liés au karma et le résultat de nos actes ; tout a été arrangé d’après les principes du ciel. Le ciel récompense le bien et protège et aide souvent les personnes de cœur, comme si les dieux les assistaient dans ce qu’ils font. Il y a eu des exemples innombrables depuis les temps anciens montrant comment notre destin prend une bonne tournure suite à nos actes vertueux. L’histoire qui suit est celle de Zhao Xiong de la dynastie Song du sud.

Zhao Xiong était une personne bienveillante et honnête depuis l’enfance. Il n’était pas très brillant dans ses études et ne s’exprimait pas très bien. Ses parents pensaient qu’il lui était suffisant de connaitre quelques caractères écrits. Zhao Xiong ne pouvait pas se rappeler la plupart des histoires des classiques que le professeur lui apprenait mais il en est une dont il se rappelait. Dans l’histoire, le père de Wang Zeng respectait les textes avec des caractères écrits dessus sa vie durant et il a accompli beaucoup de bonnes actions. Un jour il vit Confucius dans un rêve. Confucius lui a dit : "Vous avez respecté les textes portant des caractères toute votre vie et fait beaucoup de bonnes choses. Vous avez accumulé beaucoup de mérites et de vertu et vous devez en être récompensé par un fils qui glorifiera votre famille. "

Effectivement, il eut ultérieurement un fils, Wang Zeng, qui devint le meilleur érudit à l’examen impérial. Zhao Xiong pensait : "Je suis si bête. Il est probable que je n’ai pas chéri les textes avec des caractères écrits dans ma vie antérieure et je ne dois pas avoir fait assez de bonnes choses. Je dois faire davantage de bonnes choses à partir de maintenant.’’ Il avait de bonnes pensées et était très sincère et dévoué. Bien entendu il fut récompensé. Son écriture ne cessa de s'améliorer, très différente de ce qu'elle était auparavant. Un jour, Zhao Xiong se préparait pour aller chez Lin’ an pour l’examen impérial. Plusieurs personnes se moquèrent de lui mais il ne le prit pas à cœur.

Alors qu'il se rendait à Lin’ an, il vit un squelette dans un bosquet. Il pensa au roi Wen pendant la dynastie Zhou de l’ouest, qui enterrait toujours les os sur lesquels il tombait. Donc il demanda à ses serviteurs de creuser un trou et deux d’entre eux enterrèrent le squelette sous la terre. Lorsque les résultats de l’examen furent publiés, il était admis au niveau provincial. Quand il fut temps pour tous les candidats admis au niveau provincial de passer l’examen dans la capitale, Zhao Xiong était réticent à y participer, pensant : " J’ai été chanceux d’être admis pour l’examen provincial. Je ne suis pas assez bon pour passer cet examen avec tous les autres candidats admis.” Mais son serviteur continua de l’encourager à passer l’examen, et il y alla finalement non sans réticence. Subitement, le candidat occupant la cabine à côté de lui tomba soudainement malade et n’arrêtait pas de se lamenter. Zhao Xiong fut le seul à aller l’aider. En revenant à sa place, il termina vite son examen écrit. L’examinateur trouva que son écriture était très bien pour son style ancien. Par conséquent il fut encore une fois admis à l’examen. Le jour de l’examen impérial à la cour impériale, Zhao Xiong se rappela de ses premiers écrits et il écrivit encore plus facilement. Quand les résultats furent publiés, il était classé cinquième. Quand les nouvelles de sa réussite se répandirent dans sa ville natale, ses parents et tous les habitants furent surpris. Ils dirent: “ Les écrits de Zhao Xiong doivent avoir été très bons dés le début mais nous n'étions pas assez bons pour le voir. Maintenant qu’il est parti dans la capitale, son talent a été reconnu.’’ Les gens savaient que l’examinateur récompenserait les candidats dont les écrits étaient bons mais ils n’ont pas réalisé que les choses sont décidées par les dieux et que le succès de Zhao Xiong était le résultat de son destin et de ses actes vertueux.

Zhao Xiong fut tout d’abord nommé dirigeant d’un canton et plus tard promu pour être le chef de l’ouest de Shu. Il était conscient d’avoir reçu son poste officiel suite à son accumulation de vertu, donc il n’osa jamais faire quoi que ce soit défiant le ciel et la raison. Il apprit humblement des autres et ne nomma les gens que d’après leurs mérites; il n’accapara jamais de fonds publics et guida personnellement les gens à construire des digues et des barrages pour écarter les risques d' inondations. Pendant les cinq années qu’il servit le Shu de l’ouest, Zhao Xiong fit des choses innombrables pour les gens. A cette époque là, l’empereur Xiaozong avait une étiquette très stricte concernant le fait de se présenter à l’empereur en personne. Bien que le Shu de l’ouest était à des milliers de kilomètres, Zhao Xiong devait malgré tout venir et se présenter en personne. L’empereur Xiaozong chérissait les gens avec des mérites et les érudits respectés. Bien qu'étant des candidats reçus aux examens impériaux ou recommandés d’après leur conduite éthique, Xiaozong les appelait malgré tout à la cour pour leur parler. Il leur posait soit des questions sur les classiques ou concernant le savoir ou des choses des temps anciens et présents. Ils obtenaient un poste seulement si leurs réponses étaient satisfaisantes. Il y avait un érudit bien connu du nom de Zhen Longyou, qui avait été recommandé comme une personne de talent. Zhen Longyou était d’habitude très adroit et toujours très éloquent pour parler et écrivait avec facilité. Cependant, quand l’empereur Xiaozong lui demanda : " Votre nom est Longyou. Quelle est sa signification ? " Cette fois-ci, il ne trouva rien dire et resta bouche bée, Xiaozong lui demanda encore une fois : " Votre nom est Longyou ; il doit avoir un sens. Dites moi lequel.’’ Encore une fois Zhen Longyou ne trouva rien à dire avec l'impression d'être devenu idiot. Les fonctionnaires présents le pressèrent de dire quelque chose mais Zhen Longyou ne put tout simplement pas répondre. Voyant qu’il ne pouvait pas répondre à la question, Xiaozong ordonna à ses gardes de le raccompagner. Aussitôt que Zhen Longyou eut quitté la cour, il se souvint tout à coup de ce qu’il devait dire et la voix lui revint. Très en colère contre lui-même il dit " Cela veut dire que je souhaite Votre Excellence, comme le roi Yao et le roi Shun et que moi-même, votre sujet, peut être ami avec l’animal semblable au dragon et avec le dragon. Qu'y a-t-il de si difficile à dire ça ? J’ai vraiment honte.’’ On doit croire en la destinée.

Lorsque Zhao Xiong arriva dans la capitale pour se présenter à l’empereur après que sa nomination ait expiré et après avoir entendu l’histoire de Zhen Longyou, il pensa: " Zhen Longyou est aujourd’hui le meilleur érudit, qui peut donner 10 réponses à une question et cependant il a été incapable de dire un mot devant l’empereur. J’ai peu de talent et moins de connaissances et ne m’exprime pas avec beaucoup de facilité. Comment vais-je faire ? " Il revêtit son habit pour la cour et un chapeau en gaze et se prépara pour la rencontre. Voyant qu’il était encore tôt, il posa sa tête sur le bureau et s’endormit. Il lui sembla voir un être céleste descendre du ciel, qui portait une robe de toutes les couleurs avec une ceinture des huit trésors de jade autour de la taille. Il y avait aussi deux serviteurs derrière lui. Zhao Xiong l’accueillit courtoisement. La divinité dit qu’il était l’empereur Wenchang et dit à Zhao Xiong: " Le roi céleste sait que tu chéris les articles avec des caractères écrits dessus et que tu peux bien accumuler la vertu. Au cours de ta présidence, tu t’es soucié des gens et a eu pitié d’eux concernant les problèmes de tous les jours, donc il m’a ordonné de venir t’aider aujourd’hui. A la cour quand l’empereur te demandera : " Avez-vous voyagé par les gorges ? Comment est le paysage ? " Tu peux dire : ‘Les montagnes et les arbres des deux côtés sont en harmonie et les coucous chantent toute la journée.’’ La divinité et ses serviteurs montèrent alors sur un nuage et retournèrent au ciel. Zhao Xiong se réveilla soudain et montra sa courtoisie au ciel. Il pouvait encore vaguement voir les silhouettes au loin. Quand il fut à la cour, l’empereur lui demanda effectivement : " Avez-vous voyagé par les gorges ? Comment est le paysage ? " Zhao Xiong répondit aussitôt : " Les montagnes et les arbres des deux côtés sont en harmonie et les coucous chantent toute la journée. " L’empereur fut très satisfait de sa réponse et continua de hocher la tête.

Plus tard, l’empereur Xiaozong dit à son premier ministre, Jiang Yushan: " Hier, Zhao Xiong de Shuzhong est venu à la cour pour se présenter. Quand je lui ai demandé comment étaient les gorges, il a cité deux phrases d’un poème de Du Fu. Me faisant voir le paysage juste devant mes yeux. Il s’est très bien débrouillé. Vous pouvez lui donner un poste ministériel. " Quand Wang Yushan sortit, il dit à Zhao Xiong: " C’était très bien les deux phrases du poème. Vous avez vraiment l’imagination vive. " Zhao Xiong lui dit qu’il se souciait des gens et accumulait de la vertu et comment l’empereur Wenchang était venu l’aider en conséquence. Wang Yushan dit : " Donc c’est ce qui s’est passé. Maintenant l’empereur veut que vous ayez un poste ministériel. Si vous avez une telle position, l’empereur vous appellera souvent pour vous voir. S’il vous demande encore, qu’allez-vous lui dire? Il vaut mieux que vous retourniez à la préfecture de Shu. " Zhao Xiong fut d’accord. Le lendemain, Wang Yushan rapporta à la cour: " J’ai passé le message de son Excellence, mais il n’a pas voulu rester ici. " Xiaozong dit: " Cet homme peut se mettre en retrait avec autant de discrétion. Sa conduite est vraiment digne d’éloges. Vous pouvez le laisser être un Jie’anshi. " Puis l’empereur approuva sa nomination. Quelques années plus tard, Zhao Xiong devint premier ministre. Il pensait avoir un peu de talent et moins de connaissances donc il essaya de donner la position à quelqu’un d’autre plusieurs fois. Mais plus il voulait se mettre en retrait, plus l’empereur l'en empêchait.

Un jour, quand Zhao Xiong était sur le point de se rendre à la cour, il vit le chef d’une préfecture, surnommé Xi. L’officier à l’entrée de la cour lui demanda : " Comment se fait-il que vous ayez un surnom aussi étrange ? " Xi répondit : " Il y avait Xi Wei au cours de la période des états belligérants et il y avait Xi Fugong de la dynastie Han. Donc Xi a toujours été un surnom et n'a rien d' étrange. " L’empereur fut très content d’entendre son explication et dit : " Vous avez tellement de connaissances. Nous avons vraiment besoin d'un érudit pour le poste premier ministre. " Zhao Xiong dit à l’empereur qu’il avait seulement entendu cela lui-même. L’empereur Xiaozong fut encore plus satisfait par son honnêteté. Par la suite, quand il y avait des questions de l’empereur, il recevait toujours des indices à l’avance ou dans ses rêves. Il ne commit jamais d’erreur.. Quand il servit en tant que premier ministre, il rappela souvent à l’empereur Xiaozong de ne pas oublier la honte de Jingkang et que la population en Chine centrale souffrait encore. Il pensait qu’il était important de récupérer la Chine centrale et donnait à ceux qui voulaient se battre pour le territoire perdu des positions importantes. Il protégea aussi les officiers loyaux. Il était tolérant et généreux envers les autres et aimait recommander des personnes de talent. Plusieurs personnes remarquables bénéficièrent de ses recommandations et il était dument respecté et glorifié. Plus tard il se retira de son poste officiel et retourna à Linquan pour sa retraite. Tout le monde dit qu’il avait été béni entre tous sur terre.

Depuis les temps anciens, ceux qui ont compris la cause et l'effet et ont été sensibles ont tous considéré le caractère moral et les bonnes actions comme ce qu’il y a de plus important et ils se sont conformé et ont ajusté leur conduite aux lois du ciel. Donc il y a toujours eu des gens qui ont rappelé aux autres de bien agir.

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