Bian Que, Un médecin de la Chine ancienne qui faisait des miracles, opère une double transplantation du cœur

Dans Zhuan Falun , le livre essentiel du Falun Gong, Maître Li écrit, « Dans l’antiquité chinoise, les médecins traditionnels qui étaient généralement pourvus de capacités supranormales tels que Sun Simiao, Hua Tuo, Li Shizhen, Bian Que, etc, tous étaient pourvus de capacités supranormales, ce sont des faits enregistrés dans des documents médicaux. Pourtant de nos jours ces choses de quintessence font souvent l’objet de critiques, ce qu’on a hérité de la médecine chinoise traditionnelle n’est que des ordonnances ou des tâtonnements expérimentaux. La médecine traditionnelle dans la Chine antique était très développée, elle était plus avancée que la médecine moderne. Certains peuvent penser que la médecine moderne est très avancée, une tomographie informatisée permet de voir l’intérieur du corps humain, on peut faire une examen avec l’échographie, avec la photographie et la radiographie. Il est vrai que les équipements modernes sont très avancés, mais à mon avis, ils restent quand même inférieurs à la médecine chinoise antique.."

Ce point de vue est en fait confirmé par les anciens textes médicaux, qui parlent d’une forme de traitement de la maladie et de diagnostique qui sont à la fois mystérieux et miraculeux.

Un de ces médecins était Bian Que. Le vrai nom de Bian Que était Qi Yueren. Les anciens registres nous portent à croire qu’il est le premier médecin fameux dans l’histoire dont une biographie formelle a été publiée. Sima Qian, un écrivain bien connu de la Dynastie Han occidentale, a complété la biographie de ce médecin. Dans les Annales Historiques – Biographies de Bian Que, Sima Qian attestait que Bian Que obtint son talent médical des enseignements personnels de Chang Sangiun. Après avoir consommé une certaine herbe, Bian Que eut la capacité supranormale de voir à travers les murs et le corps humain.
La biographie écrite par Sima Qian consignait ces trois cas médicaux spécifiques que Bian Que traita. Dans le premier cas, il diagnostiqua la maladie de Zhao Jianzi en palpant son pouls. Dans le second cas, il retraça l’état de la maladie du Prince Couronné Guo en consultant, examinant et palpant le pouls et finalement le ramena de la mort. Dans le troisième cas, Bian fut capable de décrire le développement de la maladie du Marquis Qi Huan, simplement en le regardant. A part les Annales Historiques, des notes fragmentaires, consignées par la suite, à propos de Bian Que existent dans Zhanguo Ce, Hanfei Zi, Hanshi Waizhuan, Lie Zi, et d’autres livres anciens Dans Lie Zi - le chapitre sur Tangwen décrit comment Bian Que administra une anesthésie à des patients pour une opération de transplantation du cœur.

Gong Hu, de l’Etat en Guerre de Lu et Qi Ying de l’Etat en Guerre de Zhao étaient malades. Tous les deux demandèrent à Bian Que de leur prescrire un traitement. Grâce aux soins de Bian Que, tous les deux guérirent de leurs maladies et recouvrèrent la santé. Mais alors Bian Que leur dit , “l’une et l’autre de vos maladies sont causées par l’invasion d’éléments négatifs externes qui ont affecté la fonction du système digestif. La prise de médicaments ou l’acupuncture pourraient contrôler la maladie. Mais vous souffrez tous les deux d’une autre maladie inhérente. Elle deviendra de plus en plus apparente et sérieuse en vieillissant. Mieux vaudrait que je puisse faire quelque chose tout de suite. Qu’en pensez-vous ? » En entendant cela, tous les deux dirent, « D’abord dîtes nous quelles sont nos maladies. » Bian Que leur dit, « Gong Yu a une forte conscience de lui-même mais manque de courage, il a donc des ressources mais est indécis. Qi Ying a une faible conscience de lui-même mais il a du courage. Il n’est pas bon pour la stratégie mais il est très têtu et aime parvenir à ses fins en toute choses. Si vous pouviez échanger vos cœurs, vous deviendriez l’un et l’autre parfait. » Les deux furent spontanément d’accord avec la déclaration de Bian Que et permirent à Bian Que de les traiter. Bian Que leur fit boire du vin fortifié avec un narcotique, les mettant dans un état de sommeil trois jours de suite. Pendant ces trois jours, Bian Que ouvrit leurs poitrines, en sortit leurs cœurs, échangea les cœurs, remis les cœurs dans les poitrines, et appliqua son propre secret médical. La coupure guérit si bien qu’on aurait dit que l’opération n’avait pas eu lieu. Tous les deux saluèrent Bian Que et rentrèrent dans leurs foyers respectifs.

De façon surprenante, Gong Hu retourna dans la maison de Qin Yi mais la famille ne le connaissait pas, de même, en même temps, Qi Ying se rendit dans la maison de Gong Hu mais la femme de Gong Hu ne le reconnut pas non plus. Alors les deux familles allèrent au tribunal demandant à Bian que d’expliquer ce qui s’était passé. Bian Que expliqua ce qu’il avait fait, et le procès en resta là.
Peut-être est-ce le premier cas consigné dans l’histoire d’une opération de transplantation à cœur ouvert, témoignant des aptitudes médicales avancées que Bian Que possédait. Ce fameux médecin ouvrit à la médecine chinoise traditionnelle la voie du diagnostique par l’observation, l’apprentissage, et l’écoute du pouls. Bian Que est le fondateur renommé de la sphygmologie (la science et l’art de lire le pouls) dans la médecine chinoise.

Extrait d’une oeuvre classique chinoise, Liezi, "Épisode de Tangwan"


http://www.pureinsight.org/pi/articles/2002/12/30/1302.html

Traduit de l’anglais
http://www.clearharmony.net/articles/200301/9241.html

Published : Wednesday, 1 January 2003

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