Comment les anciens chinois comprenaient la sincérité et la confiance

 
Cascade, attribué à Wang Wei, Chishaku-in, Kyoto


Les vertus de sincérité et de confiance forment une norme morale traditionnelle que le peuple chinois admire depuis longtemps. Elle exige que les gens soient honnêtes et sincères. Ceci met en valeur la civilité d'une personne. Ce n'est que si une personne est honnête de l'intérieur qu'elle peut être bonne envers ses parents et ses amis, et ce n'est qu'alors que la société entière peut être harmonieuse. Par conséquent, la sincérité et la confiance établissent le fondement d'un individu et sont aussi le fondement de la survie d'une nation. Seules les personnes sincères et dignes de confiance peuvent être assez sages et lucides pour choisir et suivre ce qui est bon.


Lao Zi a indiqué dans le Dao De Jing : "Ceux qui font facilement des promesses ne sont pas dignes de confiance."


Il entendait rappeler aux gens que nous devons faire attention à ce que nous promettons et être encore plus sérieux lorsque nous traitons des questions importantes. Certaines personnes acceptent facilement les demandes des autres sans réfléchir. Plus tard, ils ne sont pas même capables de le faire et peuvent même l’oublier. Comment ces gens peuvent-ils être dignes de confiance ? Par conséquent, lorsque nous faisons des promesses, nous devons y réfléchir attentivement et ne nous engager que ce que nous pouvons vraiment faire. Quand nous promettons quelque chose aux autres, nous devons faire ce que nous disons. Une promesse n'a pas de prix.


Confucius a également parlé à plusieurs reprises de la question de la sincérité et de la confiance. "Pour ceux qui ne sont pas dignes de confiance, on ne sait pas comment ils peuvent survivre."


Confucius a indiqué : "Quand nous sommes avec nos amis, nous devons tenir parole." Dans la Chine ancienne, les relations entre amis, entre l'empereur et ses fonctionnaires, entre frères et sœurs et entre mari et femme, sont les cinq relations les plus fondamentales de la société humaine. Être sincère et tenir sa parole est une condition minimale de l'amitié. Ceux qui ne tiennent pas leurs promesses sont méprisés. Sous la dynastie Qing, il y avait une personne nommée Cai Lin. Un de ses amis lui a confié beaucoup d'argent sans fournir de preuve écrite de la transaction. Peu de temps après, cet ami est mort. Cai Lin a invité le fils de son ami et lui a rendu l'argent. Le fils de son ami était surpris et a dit : "Comment a-t-il pu te confier autant d'argent et ne pas t'en donner la preuve ? De plus, mon père ne m'en a jamais parlé." Cai Lin sourit et répondit : "La preuve est dans nos cœurs, pas sur le papier. Ton père me comprend, alors il ne t'en a pas parlé."


Confucius a aussi déclaré : "Si les gens ne font plus confiance à leur dirigeant, le dirigeant est voué à l'échec." Les peuples et les nations doivent être sincères et dignes de confiance. Sinon, ils n'auront pas d'avenir. Si un dirigeant ne se soucie pas d'être sincère et digne de confiance, il ou elle perdra la confiance et le soutien des gens. En d'autres termes, sans la confiance, une personne ou une nation ne pourrait pas survivre.


L'ancien livre Zhouyi déclarait : "Lorsque nous parlons, nous devons être sincères et honnêtes."


Notre discours devrait être basé sur la sincérité et la confiance. Ici, la sincérité et la confiance signifient que nos paroles doivent être fondées sur des faits et suivies de nos actes. Ce que nous disons doit correspondre à ce que nous pensons dans nos cœurs. On ne peut pas dire une chose tout en signifiant autre chose.


En ce qui concerne la sincérité et la confiance, Guan Zi, un autre ancien érudit célèbre en Chine, a exprimé : "Ceux qui ne sont pas sincères dans leurs affaires ne devraient pas faire des affaires ; ceux qui ne sont pas crédibles dans leurs compétences ne devraient pas vivre de leurs compétences ; ceux qui ne sont pas déterminés à travailler dans le domaine agricole ne devraient pas être des agriculteurs ; et ceux qui ne sont pas dignes de confiance ne devraient pas être des fonctionnaires."


En faisant des affaires, les anciens Chinois disaient toujours : "Nous ne tromperons pas nos clients, qu'ils soient des enfants ou des personnes âgées." Ils cherchaient à être sincères dans leurs affaires. Ce que Guan Zi a indiqué, c'est de rappeler aux gens de tous les milieux que nous devons être sincères et stricts avec nous-mêmes. Nous devons traiter les autres avec sincérité et nous ne devons pas tromper les autres, car tromper les autres, c'est se tromper soi-même. Son dernier point est que les fonctionnaires doivent être sincères et dignes de confiance. Autrement, ils ne sont pas qualifiés pour servir la cour.

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