Le soleil n'atteint un rocher légendaire qu'une fois tous les 60 ans

Selon le folklore, un moine de la Dynastie Tang fît sécher des textes sacrés du bouddhisme sur le rocher
 

Photographie d'une peinture dépeignant une scène de l'histoire classique chinoise "le voyage vers l'ouest". Le tableau montre les quatre héros de l'histoire, de gauche à droite: Sun Wukong, Xuanzang, Zhu Wuneng et Sha Wujing (Wilkimedia Commons)

Le grand rocher connu sous le nom de "Rocher pour sécher les écritures au soleil" se trouve dans la vallée derrière le temple Fahua, dans la ville d'Anning, province du Yunan au sud-ouest de la Chine. D’anciens caractères sont gravés sur sa surface, mais la chose la plus remarquable concernant ce rocher, c'est que le soleil ne l'atteindrait qu'une fois tous les 60 ans.

La légende veut qu'alors que le moine Xuanzang (AD 602-664) retournait à Chang'an Xuanzang, capitale de la dynastie des Tang, depuis l''Inde après y avoir obtenu les écritures bouddhistes, il fit sécher les écritures sur le rocher après les avoir laissées tomber dans la rivière.

Le journal d'information de Yunnan rapporte que ce rocher fait plus d'une dizaine de mètres de haut et plusieurs mètres de large à sa base. Les arbres et l'herbe poussent abondamment tout autour. La chose étrange est que, lorsque le soleil est haut dans le ciel, dardant ses rayons à chaque coin de la vallée, aucun rayon de soleil n'atteint le rocher.

Sur le devant du rocher, on voit d'anciens caractères ciselés sur une surface plane de 2,50 mètres sur 1,50. Il y a huit lignes de caractères, ayant chacune une dizaine de caractères sculptés. Ces caractères en forme de boucle ressemblent à des symboles hiéroglyphiques ou à des caractères de la dynastie pré-Chin, qui sont encore utilisés sur les sceaux aujourd'hui.

Au fil du temps, les caractères sont devenus de plus en plus difficiles à reconnaître. Outre ces huit lignes de caractères de grande taille, il y a beaucoup d'autres caractères plus finement sculptés qu'on ne peut pas lire.

M. Cao, un érudit de l'histoire, la culture et la géographie chinoises, a déclaré : "Le soleil brille sur le rocher une fois tous les 60 ans. Cela arrive après le coucher du soleil, quand le soleil se lève derrière les montagnes [le même soir]. "

M. Cao a appris auprès de personnes âgées dans un village non loin du rocher, qu'un bûcheron va dans la montagne pour ramasser du bois tous les jours. Au coucher du soleil, il passe devant le rocher sur son chemin de retour avec ses deux fagots de bois. Un soir, lorsque le bûcheron est passé devant le rocher, il a vu le soleil se lever à nouveau après le coucher du soleil, le même jour. Une lumière vive éclairait le rocher Surpris il a laissé tomber ses fagots et a couru au village pour le raconter aux autres.


"Le soleil remplissait la salle"

Un moine du temple Fahua a déclaré : "Il était environ 18h00, lors de l'équinoxe de 2005 (le 20 mars 2005). J'ai vu le soleil illuminer le rocher pendant environ une demi heure." Il était moine au temple depuis de nombreuses années, mais c'était la première fois qu'il voyait le soleil sur le rocher.

Selon les archives de la préfecture d'Anning :"C'était pendant la saison pluvieuse et le temple était plutôt sombre comme à l'habitude. Soudain, le soleil a rempli la salle. Les barbes et les cheveux sur les portraits de Bouddhas sur les murs, sont devenus incroyablement vifs. Peu de temps après, le soleil a disparu et tout a replongé dans l'obscurité."

Cela a été rapporté en 1921. La légende locale dit que le jour suivant l'équinoxe de printemps, une fois tous les 60 ans, le soleil se lève à nouveau après le coucher du soleil le même soir. Le soleil darde ses rayons sur les sommets des montagnes et la vallée, illuminant l'extraordinaire rocher. Les forêts prennent une couleur vive, les portraits de Bouddha irradient une lumière dorée et la salle du temple est remplie de rayons lumineux.

On dit que Xuanxang laissa tomber les écritures bouddhistes dans la rivière Sha quand il rencontra des monstres d'eau au moment où il traversait la rivière sur son chemin de retour de l’Inde à la capitale Tang. Il sauva les écritures de l'eau et devait les faire sécher.

Le moine et son escorte étalèrent les écritures sur un rocher et allumèrent un feu pour les faire sécher, mais soudain le soleil se leva alors que la nuit était déjà tombée. La lumière du soleil illumina le ciel de la nuit et sécha les écritures.

"Quand le moine rassembla les écritures, les caractères sanscrits étaient gravés sur le rocher. De là vient nom "Le rocher pour sécher les écritures au soleil".


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