La force face à l’adversité : terribles expériences d’une pratiquante dans les camps de travail forcé.

En juillet 1999, le régime de Jiang a commencé à ouvertement persécuter Dafa. Je voulais faire appel en racontant la véritable histoire de mes expériences en pratiquant le Falun Gong, mais mon unité de travail a eu recours à toutes sortes de moyens pour m’en empêcher. Plus tard, ils m’ont même privé de ma liberté personnelle et tenté de m’isoler de toutes les manières possibles.
J’ai senti que je devais clarifier la vérité à propos de Falun Dafa, même si je ne pouvais dire qu’une seule parole juste. Aussi ai-je décidé de partir à Beijing pour faire appel.

En novembre 1999, en dépit de chacune de leur tentative pour m’en empêcher, je suis arrivée à Beijing. Devant la place Tiananmen, tenant un haut parleur j’ai crié du fond du cœur ; « Falun Dafa est innocent ! Maître Li est innocent ! Les pratiquants de Dafa sont innocents ! »
Les policiers en service sur la place Tiananmen se sont rués sur moi par derrière. En même temps, les touristes se sont attroupés tout autour. Les policiers m’ont forcée à monter dans un véhicule de police en me poussant et me traînant. Je les entendais communiquer avec leurs supérieurs sur leurs talkie- walkies pour savoir ce qu’ils devaient faire de moi.

Au début de l’an 2000, j’ai été envoyée au Camp de Travail pour femmes de la province de Shandong.
Au camp de travail, les gardes adoptaient des méthodes dégénérées pour tromper et torturer les pratiquants de Falun Gong. Ils exerçaient une terrible pression pour conduire la soi-disant « transformation politique » et utiliser ceux qui se retournaient contre Vérité-Bienveillance-Tolérance ». [les principes fondamentaux du Falun Dafa] des précédentes sessions de lavage de cerveaux pour attaquer et critiquer le Falun Gong. Ils se servaient des médias pour publier un propagande calomnieuse contre Dafa et Maître Li. Pour les pratiquants qui demeuraient déterminés et refusaient de renoncer, la police les menaçait, en disant qu’ils les transféreraient en prison ou les tortureraient. En ce qui concerne ma propre expérience, j’ai souffert toutes sortes de tortures inhumaines, simplement parce que je persistais à pratiquer le Falun Gong et refusais d’écrire des déclarations pour dénoncer le Falun Gong. Afin d’exposer le véritable visage des autorités perverses, je révèle maintenant la persécution dont j’ai fait personnellement l’expérience .

Une nuit de l’hiver 2000, parce que je pratiquais les exercices du Falun Gong, la police a ordonné aux criminels d’utiliser un instrument de torture appelé “ ceinture de restreinte”, conçue par le camp de travail, pour m’attacher les mains et les pieds, avec les bras et les jambes écartelés aux deux coins d’un lit superposé (la victime est placée verticalement contre le côté du lit superposé et non pas couchée). Comme le plancher était très glissant et qu’ils avaient intentionnellement séparé mes deux jambes, je ne pouvais pas porter mon poids et mes jambes étaient encore plus tirées de chaque côté, je devais de toute ma force tenter de les rassembler sans quoi tout mon poids se portait sur mes membres supérieurs , ce qui faisait que mes bras étaient de plus en plus serrés par la « ceinture de restreinte ». Après un très bref moment, j’était si fatiguée et ma douleur était inexprimable. Alors ils attachaient une autre « ceinture de restreinte » autour de ma taille. Lorsque mes jambes glissaient de chaque côté, ils remontaient soudain la ceinture du milieu ce qui pliait artificiellement mon corps, les deux extrémités de mon corps penchées en arrière. C’était extrêmement douloureux, afin de m’empêcher de crier ou de proférer un son, ils utilisaient une autre « ceinture de restreinte » pour me fermer la bouche. Une criminelle musclée me frappait la tête et la poitrine de ses poings. La police ordonna aux détenues de ne faire aucun bruit, de ne pas regarder et de ne rien dire à personne ;;; Pendant la torture, la police évitait la scène et prétendait ne pas être au courant.
Après m’avoir torturée toute la nuit, ils m’ont ordonné d’être à l’heure pour aller travailler le deuxième jour. Mais ils m’ont empêchée de prendre la soupe de riz. Il ne me donnaient que des petits pains et des légumes salés. La nuit suivante, j’étais de nouveau suspendue et empêchée d’aller aux toilettes. Ils ont essayé de me forcer à écrire les garanties de renoncement à la pratique du Falun Gong. Tandis que j’étais torturée, ils torturaient aussi d’autres prisonnières dans d’autres chambres. Certaines étaient assez âgées pour être les mères de ces criminels mais ils n’hésitaient pas à les suspendre elles aussi. Certaines pratiquantes perdaient conscience immédiatement. Ces personnes vicieuses fouillaient souvent dans les affaires des pratiquants pour trouver les documents de Dafa et empêcher ainsi les gens d’étudier Fa [principes du Falun Dafa]. Certains disaient même, « Si vous devenez tous de bonnes personnes, alors que ferons nous ? » Mais les pratiquants de Dafa essayaient quand même de leur clarifier les faits par bienveillance et sollicitude pour leur futur.

Pendant l’été 2000, les pratiquants avaient enduré la torture maligne continue et la profanation pendant un long moment, et ils refusaient d’aller travailler et demander à ce que leurs droits légaux soient respectés. Le camp de travail commença à les persécuter frénétiquement. Cette fois, ils me mirent dans une « cellule d’isolement » et en scellèrent portes et fenêtres plongeant la pièce dans une totale obscurité. Ils ordonnèrent aussi à deux criminels de me surveiller à tour de rôle en regardant à l’intérieur. Ils m’empêchèrent de dormir et même de prendre le moindre repos. Ils me forcèrent à rester immobile et m’interdire de me brosser les dents, de me laver, ou d’aller aux toilettes. Les jours de chaleur, il y avait une odeur si terrible dans la « cellule d’isolement » que je pouvais à peine respirer. Ils me forcèrent à rester debout immobile pendant 20 jours consécutifs. N’étant pas autorisée à dormir, j’étais épuisée physiquement et mentalement. Mes jambes et mes pieds étaient enflés et je ne pouvais plus mettre mes chaussures pour marcher. La douleur ressemblait à celle de coups de couteaux. Durant cette période, la police me battit aussi avec des bâtons électriques par deux fois pour essayer de me forcer à écrire une déclaration dénonçant le Falun Gong. Je refusai et ils continuèrent à me torturer. Une fois, ma fatigue était telle que je perdis conscience. Lorsque l’automne vint, la « cellule d’isolement » n’était plus aussi chaude et humide. La police vit que je restais déterminée, ils n’eurent alors pas d’autre choix que de me laisser sortir de la cellule. Ils prolongèrent mon terme de deux mois supplémentaires et demandèrent à d’autres détenues de me critiquer. Leurs actions vicieuses me rendirent encore plus lucide et je pouvais considérer les choses calmement.

Tout de suite après le jour de la fête nationale [1er octobre] un grand nombre de pratiquants de Falun Gong furent arrêtés. La dictature de Jiang nous étiqueta encore plus sévèrement, « organisation réactionnaire », « contre-révolutionnaire », etc. Le nombre de personnes détenues dans le camp de travail de 200 passa à 700 et le nombre continue à augmenter, 95% des personnes détenus étant pratiquants de Falun Gong. Cependant, le camp de travail mentait aux membres des familles qui venaient rendre visite aux leurs, en leur disant qu’il n’y avait là pas beaucoup de pratiquants.

La perversité a grand peur du pouvoir de la droiture. Ils se servent de détenus criminels pour contrôler, isoler, et nous persécuter. Après la fête Nationale 2000, un grand nombre de gardiens de prison hommes et femmes persécutaient et faisaient subir des lavages de cerveaux aux pratiquants.
Afin de couvrir leurs activités criminelles, les gardiens mettaient une musique tonitruante pour couvrir le bruit des coups et jurons et des bâtons électriques et masquer les cris des pratiquants dont ils « s’occupaient ». Tout de suite après le festival du printemps 2001, des agents me dupèrent me faisant me rendre au bureau pour «échanges d’idées ». De cette manière, ils commencèrent une autre série de lavage de cerveau forcé, 24 heures sur 24. A un certain point, plus d’une douzaine d’agents essayaient de me transformer en même temps. Ils ne me laissaient ni dormir, ni me laver ni même utiliser les toilettes. Après que j’ai protesté avec détermination, je fus menotté et ils fourrèrent une serpillière dans ma bouche pour m’empêcher de parler. Ils me forcèrent à écrire les « Trois Lettres » (une Lettre de Regret, une Lettre de Culpabilité et une Lettre de Garantie). Lorsque je refusai, ils me battirent avec leurs bottes et les bancs, et mon front fut si enflé que ma vue en fut affectée pendant plus de 3 jours. Mon dos était si sérieusement tuméfié je ne pouvais plus vivre normalement. A la fin ils durent me laisser m’étendre sur un lit. Mais, alors que j’étais clouée au lit, ils forgèrent les « trois Lettres » comme si elles avaient été écrites par moi et me forcèrent à y laisser mes empreintes digitales alors que j’étais encore au lit et menottée. Ne pouvant supporter autant d’injustice je me mis à crier, « En tant qu’agent représentant la loi, vous enfreignez vous-même la loi sans scrupule ! Ces lettres que vous avez forgées ne sont pas valides. Vous devez les déchirer tout de suite devant moi, sinon vous serez tenu responsables des conséquences. » Face à mes protestations continues ils prirent peur que le bruit ne se répande qu’ils faisaient des faux, aussi obéirent ils à ma demande et déchirèrent les lettres en face de moi. A ce moment, nous pouvions entendre les bruits des hurlements, des jurons, et des coups cruels par les agents pervers. Nous pouvions aussi entendre les sanglots douloureux de ceux qui regrettaient d’avoir écrit les « Trois Lettres » perverses sous la contrainte contre leur propre volonté.

Après qu’ils aient réalisé qu’ils n’obtiendraient pas ce qu’ils voulaient de moi, ils me transférèrent au Camp de travail plus sévère de Wangcun. Le 1er mai, ils m’escortèrent au bureau. Je fus traînée devant une fenêtre et forcée de me pencher le dos appuyé au rebord de la fenêtre. Mes bras étaient étendus horizontalement, et j’étais menotté aux barreaux de métal de la fenêtre. Un groupe de pratiquants transformés et devenus collaborateurs fut alors envoyé pour me « traiter », ne me laissant pas dormir ni prendre aucun repos. De nouveau ils essayèrent de détruire ma force mentale en m’épuisant, me forçant à me compromettre. Pendant le jour, ils tenaient des « réunions de critique, »et la nuit ils utilisaient des tactiques de grande pression pour laver le cerveau des pratiquants. Il a été dit que les agents obtiendraient un bonus d’un millier de Yuan s’ils pouvaient réussir à « transformer » un pratiquant.

Après un mois de torture cruelle, ils avaient de nouveau échoué à m’ébranler. Ils durent me renvoyer au Camp de Travail de Jinan. Bien que mes jambes fussent encore sévèrement enflées, les gardiens de prison me forcèrent encore à un travail exténuant. Le 1er juillet 2001, le camp de travail intensifia la persécution sous le prétexte de tenir des cérémonies de levée du drapeau national. (Ce rituel de la levée du drapeau national n’avait jamais été exécuté auparavant.) Ils forcèrent ceux qui avaient écrit une « Lettre de Regret » et une « Lettre de Garantie » à faire exécuter la récitation du serment et le chant de slogans politiques sous le drapeau national. Ils déclarèrent, « Celui qui ne prête pas serment n’aime pas son pays. » en tant que pratiquant vertueux, je refusai de prendre part à aucune de ces activités politiques. Ils découvrirent que je ne coopérais pas, aussi m’enfermèrent-ils de nouveau. Cette fois, cependant, j’étais bouclée dans une cellule « hermétique » nouvellement construite. A part une porte étroite ne permettant qu’à une seule personne d’entrer ou de sortir, ils n’y avait autour de moi que des murs. A l’intérieur, l’obscurité était épaisse, aucune lueur ne filtrait. Comme c’était l’été, ils faisait étouffant et chaud dans l’obscure cellule, avec des insectes et des punaises qui me piquaient constamment. Sur un des murs ils avaient monté une fixation de métal en forme de U au-dessus de ma tête. Après que les gardiens aient lié mes mains ensemble, ils me suspendirent à la fixation de métal au mur. Plus tard, ils envoyèrent une détenue criminelle pour me surveiller à plein temps. Le gardien ne voulant pas détendre mes liens, je ne pouvais pas m’accroupir pour utiliser les toilettes. La seule façon était de permettre à cette personne de m’aider. J’essayais cependant de ne pas avoir à le faire et cessai de manger.
La nuit, le temps à Jinan était extrêmement humide et chaud. Le camp de travail craignait d’avoir des ennuis et d’être tenu pour responsable des ses actions criminelles, alors ils durent me relâcher.

Le 4 juillet, un gardien de prison envoya deux agents depuis longtemps spécialisés dans le lavage de cerveau des pratiquants vivre avec moi afin qu’ils « s’occupent » de moi jour et nuit. Je décidai de faire une grève de la faim illimitée pour protester contre la persécution illégale des pratiquants de Falun Gong. Au début de la grève de la faim, ils me nourrirent de force trois fois par jour. Ils inséraient le tube et le retiraient, puis l’inséraient et le retiraient de nouveau, me causant une extrême douleur dans la cavité nasale. Il arriva même qu’ils l’insèrent par erreur dans la trachée. Finalement ils s’aperçurent que ma gorge était enflée et que je ne pouvais même plus parler, ils durent arrêter. Le camp de travail stipule que les pratiquants de Falun Gong déterminés ne sont pas « autorisés à rencontrer leurs familles » et retournant cela ils disent au public que les « Pratiquants de Falun Gong renoncent à leurs relations familiales. » Mais cette fois, ils ouvrirent la porte à mes parents âgés afin qu’ils me persuadent de me nourrir. Les gardiens ouvraient aussi illégalement les lettres privées de pratiquants et les confisquaient arbitrairement, leur confisquant même crayon et papier afin qu’ils n’aient aucun moyen d’écrire.
Durant ma longue grève de la faim, je fus envoyée à l’hôpital contrôlé par le camp de travail à Jinan pour des infusions forcées. Chaque fois ils envoyaient deux personnes pour me surveiller, ne me permettant pas de pratiquer les exercices du Falun Gong. Ils contrôlèrent même ma posture assise pour que je ne croise pas les jambes en posture de méditation. Ils prenaient des notes sur mes paroles et mes actions. Que ce soit à l’hôpital ou dans le camp de travail les pratiquants de Falun Gong sont étroitement surveillés dans un environnement très contrôlé. Par exemple, lorsque les pratiquants dormaient, un détenu était envoyé pour garder la porte de leur chambre. Si un pratiquant voulait utiliser les toilettes, un surveillant nous accompagnait jusqu’à la porte tandis qu’un autre contrôlait s’il y avait des pratiquants dans le couloir ou dans la salle de douche. S’ils trouvaient un pratiquant, ils ne laissaient pas l’autre entrer de peur qu’ils ne se rencontrent, ce qui est vraiment pathétique.

Durant mon séjour à l’hôpital, une fois où je pratiquais les exercices dans le couloir, deux agents qu’on disait être les chefs de section administrative, un homme et une femme, approchèrent. L’homme, avec une cigarette à une main et un tuyau d’acier de l’épaisseur d’un pouce dans l’autre, commença à donner des coups sur ma tête avec ce tuyau. Plus tard ils me menottèrent pendant la nuit toute entière.
Dans l’hôpital, aussi durement qu’ils m’aient torturée, tant que je ne dérangeais pas les autres, j’ai continué à pratiquer le Falun Gong. J’étais aussi déterminée à continuer ma grève de la faim. Après 9 mois, j’étais passée de 60 à moins de 30 kilos. J’étais très faible, et incapable de vivre normalement, mais j’étais toujours déterminée à pratiquer Dafa. Lorsque ces personnes perverses réalisèrent finalement qu’ils ne pourraient pas atteindre leur but politique pervers et virent la terrible condition de ma santé, ils commencèrent à s’inquiéter que je ne meure entre leurs mains, et d’en être tenus pour responsables. Alors ils laissèrent ma famille venir me chercher. Néanmoins, le harcèlement continue : ils continuent à écouter mes conversations téléphoniques, ils demandent à ma famille de leur rendre compte de ma condition de santé, ils envoient régulièrement des officiels de mon unité de travail chez moi pour vérifier et me harceler, ils menacent les membres de ma famille pour qu’ils m’empêchent d’avoir des contacts avec le monde extérieur, ne permettant pas même aux voisins d’en avoir connaissance, etc. Mais finalement ils échoueront. La lumière de l’aube commence à poindre.


http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2002/10/27/28079.html


Publié le lundi 28 octobre

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