Mon expérience cauchemardesque dans le "centre d’éducation légale" de la province de Hubei.

L’après-midi du 25 février 2002, dix individus de mon lieu de travail et du comité de résidence m’ont traînée hors de chez moi au « centre d’éducation légale », qui est en fait un centre de lavage de cerveau.

Dans le vaste hall du centre, un chef de mon entreprise a payé 6000 Yuan cash à déduire de mes prochains salaires. (ce qui équivaut au salaire moyen d’un travailleur urbain en Chine) La classe de lavage de cerveau demandait que quelqu’un de mon entreprise m’accompagne partout, même pour manger et dormir. Ils appelaient ce genre de surveillance personnelle « accompagnement d’éducation. » Le policier femme de mon entreprise qui me gardait sous sa surveillance s’appelait Peng Rong. J’étais assignée à la chambre 118 au rez-de-chaussée.Il y avait une lumière fluorescente sur le mur au-dessus du lit qui me tenait éveillée la plus grande partie de la nuit. Toutefois, je n’avais jamais le droit de l’éteindre. L’officier de service contrôlait la chambre toutes les heures.

Tous les officiers de police de la classe de lavage de cerveau avaient été transférés du camp de travail forcé de la ferme Shayang. Chaque jour, outre insulter Maître Li et le Falun Dafa en ma présence, Peng Rong me surveillait constamment pour s’assurer que je ne pratiquais pas les exercices. Chaque nuit quelle que soit l’heure, lorsque je m’asseyais ou m’étendais sur le lit, elle exigeait que je garde les jambes droites. Je n’avais pas le droit de plier même une jambe, où elle disait que je pratiquais les exercices. Pendant plusieurs nuits, j’avais de hypertension (ce qui ne m’était jamais arrivé avant de venir dans ce centre de lavage de cerveau). Comme je me sentais un peu nerveuse, je me suis assise. Elle est immédiatement venue enlever ma couverture et m’a dit de m’allonger. Lorsque j’ai refusé, elle a demandé à la police militaire de venir.

Un officier de police d’une trentaine d’années surnommée Zhang était le chef des classes de lavage de cerveau. Le troisième jour, elle m’a emmenée dans un chambre au troisième étage, où il y avait cinq collaboratrices [d’anciens pratiquants de Falun Gong ayant cédé au lavage de cerveau et à la torture] qui essayaient de me « conditionner ». Toutes venaient du Camp de Travail Forcé de la ferme Shayang. Tout d’abord, elles ont essayé de cacher leur statut de collaboratrices et ont continué à se présenter comme pratiquantes de Falun Dafa, mais lorsqu’elles m’ont vue si déterminée elles ont montré leur vraie couleur. La plus grande qui s’appelait elle-même Liu Hai'ou m’a violemment frappé la tête avec un livre, puis a délimité un espace de la taille d’une tabouret carré pour que je m’y asseye. Elle ne m’a pas permis de bouger ni de parler. Si je parlais, elle me frappait de nouveau, et la seule chose qu’elle me laissait faire était de l’écouter lire son bourrage de crâne. Liu Hai’ou est de la ville de Laohekou, Province de Hubei, et elle faisait couramment suivre ses menaces de coups.

J’ai été plus tard transférée au deuxième étage dans une chambre vide avec seulement plusieurs tabourets carrés et une table. Chaque jour, j’étais forcée d’écouter les discours des collaboratrices. Elles étaient toujours au moins trois, et quelque fois jusqu’à une dizaine. J’étais forcée de m’asseoir sur un petit tabouret carré mes pieds pendant au-dessus du sol, ce qui était très douloureux. Elle me surveillaient à tout de rôle. Le soir, elles restaient jusqu’à dix heures ou minuit. Après être retournée dans ma chambre, elles me forçaient encore à écouter les lectures d’endoctrinement de la police et des collaboratrices.

Le dixième jour, ma pression sanguine augmenta, j’avais des vertiges et pouvais à peine ouvrir les yeux. Je voulais seulement dormir. Ignorant mon état, elles me firent monter à l’étage. Une collaboratrice de la ville de Xiangfan, de taille moyenne et habillée d’un costume gris, la peau violacée, m’insulta. Voyant que je ne répondais pas, elle commença à pincer et tirer mes oreilles, mes yeux, mon nez et mes épaules. Les collaboratrices me crachaient au visage et dans la bouche. Lorsque je recrachais, cinq d’entre elles me crachaient aussitôt au visage et dans la bouche en hurlant après moi. Elles commencèrent à me frapper, me faisant tomber par terre. Je m’étais évanouie mais elle me ramassèrent simplement pour me frapper un peu plus. Cela attira l’attention de la police militaire, aussi retournèrent elles l’histoire, disant que je leur crachais dessus et avais essayé de les frapper. La police les aidait aussi, il n’y avait aucune justice à attendre d’un tel endroit.

Le treizième jour, encore une dizaine de collaboratrices arrivèrent de la ferme camp de travail de Shayang pour continuer le lavage de cerveau, mais je demeurais déterminée. Il y en avait une de 36 ans de la ville de Huangshi appelée Yang Huizhen qui prit une bassine pleine d’eau et me la versa sur la tête, trempant mes cheveux mon pull et mes sous-vêtements. Le soir, lorsque mon pull avait un peu séché, Yang Huizhen apporta une autre bassine d’eau et était sur le point de la verser de nouveau sur ma tête. Cette fois, je la fis tomber d’entre ses mains. Elles utilisèrent un autre tour et me demandèrent de me tenir droite contre le mur pendant une heure, avec une jambe levée. Pendant ce temps une autre jeune collaboratrice de la ville de Xiangfan me demanda de répondre à ses questions. Mais je l’ignorai .

Il y avait dorénavant trente collaboratrices de la ferme camp de travail de Shayang à m’entourer chaque jour. Tard dans la nuit, elles me tiraient littéralement la main pour me faire écrire la lettre de garantie. [Une lettre déclarant qu’on regrette d’avoir pratiqué le Falun Gong et garantit de ne plus pratiquer de nouveau, ni d’aller faire appel à Beijing pour le Falun Gong, ni de jamais s’associer avec des pratiquants de Falun Dafa]. Le soir du seizième jour, les mauvaises personnes ont eu raison de moi et j’ai écrit la lettre de garantie. Maintenant je suis de nouveau lucide, et je regrette ce que j’ai fait.

Je veux finalement dire aux pratiquants, qu’ils soient dehors ou dans les classes de lavage de cerveau, une chose d’après ma propre expérience cauchemardesque : quelles que soient les tortures utilisées par le régime pervers, si nous avons Vérité-Compassion-Tolérance dans le cœur et demeurons déterminés, nous sortirons certainement ouvertement et avec dignité de ce repaire démoniaque.

L’adresse et une description du soi disant “centre d’éducation légale” :
Lac Pingzui
District Jiangxia
Ville de Wuhan
Province de Hubei

Ce "Centre d’éducation légale" est un immeuble de trois étages, il y a une cour et une porte d’entrée face à l’est. Aucune indication sur la porte de fer qui est gardée par la police militaire. A coté il y a deux maisons vides, qui forment un triangle avec le bâtiment. Sur le côté gauche du lac il y a plusieurs maisons, un étang pour la pêche, et un jardin potager.


http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2002/10/27/28080.html

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