Persécution dans le Centre de détention de Gaoyang et le Camp de travail forcé de Baoding

Un après midi de juin 2006, Mme Yan Xiaoge a clarifié les faits à Li Shujan sur un marché alimentaire et lui a donné un imprimé de clarification des faits. Malheureusement, Li Shujuan a dénoncé Mme Yan à la police, et quatre policiers de la Sécurité nationale sont venus et l’ont arrêtée.

La police a pris sont téléphone portable et, ignorant le fait qu’elle portait une jupe, l’a soulevée et mise dans une voiture devant plusieurs témoins.

Mme Yan a continué à leur expliquer les faits et leur a conseillé de quitter le Parti communiste chinois afin de garantir leur sécurité future. Au lieu de prêter attention à ses paroles ils les ont enregistrées. Quatre personnes la tenaient pendant qu’ils prenaient ses empreintes digitales.

Au Bureau de la Sécurité publique du Comté de Li, Li Shujuan et trois autres ont surveillé Mme Yan pendant que trois autres personnes faisaient une descente chez elle afin de fouiller sa maison. A ce moment sa fille de 12 ans était seule chez elle .

Le groupe de gens a cogné à la porte et utilisé une lampe torche pour regarder à travers la fenêtre. La fillette a été si effrayée qu’elle s’est accroupie dans un coin en pleurant et n’a pas osé ouvrir la porte. La police a arpenté les alentours toute la nuit. La fille de Mme Yan avait si peur qu’elle n’a pas fermé l’œil. Elle n’a pas pu dîner ce soir là ni prendre son petit-déjeuner le matin suivant.

Aux alentours de 20h, les policiers ont forcé Mme Yan à retourner chez elle et à ouvrir la porte. Ils ont fouillé sa maison et confisqué des livres de Dafa, son ordinateur, un fax, un magnétophone et un MP3, un téléphone mobile et sa motocyclette. Ces choses ne lui ont pas été restituées jusque là.

Après avoir fouillé l’endroit, la police a emmené Mme Yan à Baoding et ils l’ont détenue dans le centre de détention Gaoyang.

Au Centre de détention Gaoyang, Mme Yan a du entendre bruits des coups et des insultes de la police. Des officiers de police ont essayé de lui faire abandonner la pratique du Falun Gong en la soumettant au lavage de cerveau, mais elle a refusé de coopérer. La police l’a attachée au Banc du Tigre pendant quatre jours et nuits. Lorsqu’on est attaché au Banc du Tigre, on a les mains et les pieds si étroitement enchaînés à un grande chaise de métal qu’on ne peut plus bouger du tout. On est assis sur deux barres de fer, le poids de tout le corps pressant sur vos fesses. C’est extrêmement douloureux. Durant quatre journées chaudes alors qu’elle était attachée au banc du tigre, elle n’a reçu ni nourriture ni liquide et n’a pas été autorisée à utiliser les toilettes ni à dormir. La chair sur ses deux jambes a éclaté et s’est infectée.

Ses mollets étaient si enflés qu’ils étaient aussi gros que ses cuisses, et ses chevilles ne pouvaient pas entrer dans les fers. La police la giflait continuellement lui faisant enfler le visage. Plusieurs costauds lui ont frappé la tête, jusqu’à ce qu’elle ait des bourdonnements et des vertiges.

Mme Yan Xiaoge a crié à la police : “Vous violez mes droits humains. Laissez moi rentrer chez moi maintenant. Je vous poursuivrais certainement au tribunal international. » La police a essayé de la forcer à écrire une « déclaration de garantie. » Lorsqu’elle a refusé, ils l’ont de nouveau attachée au banc du tigre et ne l’ont pas laissée utiliser les toilettes pendant deux jours et deux nuits.

Après que la police l’ait libérée du Banc du tigre, ils lui ont remis menottes et fers qui sont habituellement réservés seulement aux condamnés à mort. Cette torture est très cruelle, car une chaîne de fer connecte les menottes aux fers aux pieds. Elle devait marchée pliée à 90 degrés et se tenir prostrée même en dormant.

Elle a porté menottes et fers continuellement pendant deux semaine. La police ne lui a pas permis de prendre une douche ou de changer de vêtements ou de sous-vêtements pendant 20 jours. Par les températures d’été de plus de 20 degrés, son corps n’a pas tardé à dégager une odeur fétide. Ses compagnes de cellule l’évitaient, l’injuriaient et ne la laissaient pas s’asseoir sur une chaise. Elle devait s’asseoir sur ses vêtements déchirés et endurer les coups et les sarcasmes des policiers et des prisonnières. A ce jour, elle a encore de nombreuses cicatrices sur les bras et le corps.

Pour avoir crié : “Laissez moi rentrer chez moi !” la police l’a battue et ramené ses mains menottées derrière son dos. Elle a demandé à la police : « Pourquoi me haïssez vous ? Pourquoi me torturer ainsi ? » La police a répondu : « Il n’y a pas de mauvaise volonté, pas d’injustice. Ce que je fais c’est battre le Falun Gong et torturer les bonnes personnes. »

Au Centre de détention de Gaoyang, Mme Yan a fait une grève de la faim de quatre jours pour protester de sa detention illégale. Li Shujan et Wang Junchang de l’Unité de la Sécurité nationale du Bureau de la Sécurité publique du comté de Li ont insisté pour la condamner à un an de travail forcé. Après qu’elle ait été torturée pendant un mois au Centre de Détention de Gaoyang, elle a été transférée au Camp de travail forcé de Baoding.

Lorsqu’elle est arrivée au Camp de travail force de Baoding, elle a été forcée à se tenir face au mur pendant trois jours et trois nuits, et n’était pas autorisée à fermer les yeux, dormir ou bouger. Si son corps bougeait même un tout petit peu, elle été battue et abusée par d’autres prisonnières. Le camp de travail l’a obligeait à regarder des cassettes diffamant Dafa pendant trois mois dans une tentative de la transformer.

En avril 2006, Wang Junchang de l’Unité de la Protection nationale et le directeur adjoint du Bureau de la Sécurité publique du comté de Li chargé de persécuter le Falun Gong, Liu Wenli, sont arrivés au Camp de travail forcé de Baoding et ont questionné Mme Yan : « Qui a obtenu l’information d’Internet ? Qui vous a donné le MP3 ? D’où le matériel vient-il ? « Ils ont même essayé de les aider à persécuter d’autres pratiquants.

Mme. Yan Xiaoge a finalement été autorisée à rentrer chez elle le 2 juin 2006.

Li Shujuan: 86-312-6212623 (domicile), 86-13833277090 (Cellulaire)
Son mari Qi Weiping (travaille pour le Comité d’Organisation du département du Parti du comté de Li): 86-312-6211616 (Bureau), 86-13831232028 (Cellulaire)

Date de l’article original: 1/10/2006

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