21 ans de persécution du Falun Gong dans les médias

Capture d'écran


Nathanaël Charbonnier journaliste pour France culture a été l’un des premiers à rendre compte de ce triste anniversaire dans un article intitulé 21 ans d’horreur pour les adeptes du Falun Gong victimes de l’oppression chinoise


" Il y a vingt et un ans débutait en Chine la persécution des adeptes du Falun Gong. Depuis, les membres de ce mouvement spirituel syncrétiste seraient traqués, emprisonnés et tués, notamment afin de pouvoir récupérer leurs organes. Certains parlent de crime contre l’humanité. " commence l’article


" Dire que les pratiquants du Falun Gong sont victimes en Chine de prélèvements forcés d’organes n’est pas un délire. Journalistes, grand médias comme la BBC, politiques, ONG comme Amnesty international, médecins dans le monde entier le disent et le répètent avec de plus en plus d’insistance…. Le docteur en neuroscience Alexis Genin, clame, lui, ces persécutions avec certitude :
Que les pratiquants du Falun Gong soient victimes de prélèvements forcés d'organes est un fait avéré. Il y a de multiples témoignages de proches de victimes, de médecins chinois qui ont participé à ces prélèvements forcés qui le disent. Le seul point d’interrogation qui reste à prouver, c’est l’ampleur du phénomène.


Puis le journaliste retrace l’histoire de la découverte de l’existence de prélèvements d’organes qu’il qualifie "d’horreur absolue "


" Pour le docteur Harold King, de l’ONG Dafoh qui travaille sur le sujet depuis des années, il faut que le monde sache que ce sont réellement des prélèvements forcés d’organes. Et le médecin de décrire la barbarie de ce qui serait pratiqué :

Le prélèvement forcé d’organes est le prélèvement de tous les organes vitaux, qu’ils soient utilisés ou pas, sur une personne qui est saine et vivante. Et cela évidemment entraîne la mort du donneur.Certains racontent même que parfois des prélèvements peuvent se faire à vif, lorsqu'il s'agit de prélèvements de cornées par exemple.


L’article cite ensuite Marco Respenti, directeur du magazine Bitter winter qui " explique que le Parti communiste chinois déteste toutes les religions et qu'il les a classées en trois groupes, appelés marché rouge, gris et noir. Le rouge est composé des religions acceptées comme le bouddhisme ou le catholicisme, explique-t-il. Le marché gris rassemble, lui, des églises ou mouvements qui refusent de rejoindre les organisations religieuses officielles mais qui ne sont pas pour autant pourchassées. Enfin, le marché noir, le pire aux yeux de la dictature, car jugé 'ennemi' du Parti communiste chinois. Les membres du Falun Gong se trouvent depuis 1999 dans cette catégorie et sont par conséquent pourchassés et persécutés."


" On est loin des petits réseaux mafieux de trafics d’organes qui existent au Mexique ou dans certains pays de l'Est." remarque le journaliste qui "Eux se font de l’argent en revendant ici un rein, là une cornée. Dans le cas des Falun Gong, il s’agirait d’une persécution et de trafics à grande échelle directement organisés par un Etat, à savoir la Chine et sa dictature. "


Et le journaliste de citer " L’ancienne députée UMP et secrétaire d’État dans le gouvernement de Jacques Chirac, Françoise Hostalier pose directement la question : À ma connaissance, le seul régime politique qui a jamais fait cela dans l’Histoire de l’humanité est le régime des nazis.


L’article s’achève sur une présentation du Falun Gong : " Le Falun Gong est aussi appelé Falun Dafa. C’est un mélange de méditation liée à des exercices lents et souples. Il repose sur 3 principes : l’authenticité, la bonté et la tolérance. On peut parfois voir les adeptes de ce mouvement pratiquer leur discipline dans les parcs ou sur certaines places dans les villes.


Le Falun Gong est né au début des années 90, initié par Li Hongzhi. Dans un premier temps, ce mouvement a été soutenu par les autorités chinoises. Mais devant son expansion, on parle de 60 millions de pratiquants au milieu des années 90, la dictature communiste prend peur et change d’attitude. Elle commence à réprimer ses membres. L’argument avancé étant que le Falun Gong est une secte.


Pourtant, explique la députée Frédérique Dumas, membre de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale il n'en est rien : Pour moi, le Falun Gong n’est absolument pas une secte. Il s’agit de personnes qui prônent l’authenticité, qui croient à l’harmonie de la Terre. Il n'y a rien dans la pratique du Falun Gong qui puisse laisser penser cela."

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