A.F.P. : Mme. Chan, de Hong-Kong, appelle à un débat sur la loi de subversion

L'ancien secrétaire en chef de Hong-Kong, Mme Anson Chan, a appelé à une nouvelle consultation avant que des lois anti-subversion ne soient votées.
"Son impact sur notre liberté et notre style de vie est d'une grande portée. Nous devons encourager le plus grand débat possible," a-t-elle dit lors du discours à la Fondation d'Héritage à Washington organisé par le South China Morning Post jeudi.
Chan, une des figures politiques les plus importantes de la période qui a suivi la passation de pouvoir en 1997 de l’ancienne colonie britannique à la Chine, a été étiquetée la « conscience de Hong-Kong » par certains médias.
Elle a dit, du projet de la législation, qu'à première vue, les propositions du gouvernement semblaient équilibrées et généralement raisonnables.
Mais elle a ajouté que le public trouverait rassurant que le gouvernement consente à publier le document pour consultation avant qu'il ne parte pour la législature.
Elle a noté l'assurance du gouvernement qu’il considérerait soigneusement tous les points de vue exprimés, mais a ajouté que « la perversité est dans le détail... il est plus important que la législation soit correcte plutôt que de se presser à terminer dans les délais."
La consultation de trois mois pour les lois proposées d'anti-subversion s’achèvera en décembre et le gouvernement espère les ordonner au milieu de l'année prochaine après les débats au sein de la législature.
Les nouvelles lois de sécurité nationale considéreront la trahison, la sécession, la sédition et la subversion hors la loi et les infractions encourront une pénalité maximale d’emprisonnement à vie. .
Les lois proposées sont fortement soutenues par la législature de Hong-Kong pro-Beijing et par les parties pro-business.
Chan a invité les gens de Hong-Kong à avoir le courage de parler pour défendre leurs libertés, disant « nous ne servirons pas les meilleurs intérêts de notre pays, ni ceux de nos enfants et de nos petits-enfants, si nous les laissons graduellement être grignotées dans l’intérêt de l’opportunisme, ou trouver une solution à court terme d'un problème d'une grande portée ».
Chan a longtemps joui d’un fort soutien parmi la population. Elle a été la première femme chinoise à joindre l'ancienne fonction publique coloniale et en est devenue le premier dirigeant chinois lors des derniers jours de l'administration britannique.
Chan, que l'on a vu comme un symbole de continuité du Hong-Kong post-1997, a démissionné du bureau en janvier 2001 à cause de rumeurs de désaccord entre elle, le chef de l’éxécutif Tung Chee-hwa et Beijing.

http://sg.news.yahoo.com/021003/1/33ebn.html

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