Reuters : Une commission demande la participation active des U.S. sur les droits de l’homme.

WASHINGTON, Oct 2 (Reuters) – Une nouvelle commission de surveillance a appelé mercredi les Etats-Unis à jouer un rôle actif dans l’amélioration des droits de l’homme en Chine en prenant position au plus haut niveau et en fournissant une précieuse assistance technique.

Dans son premier rapport, le Chef du Congrès de la commission sur la Chine a pris à partie les dirigeants chinois pour leurs violations des droits de l’homme, comprenant l’emprisonnement des dissidents politiques et des leaders religieux.

La commission, qui inclue des membres du Congrès et d’importants fonctionnaires de l’administration Bush, a aussi exprimé sa préoccupation quant au traitement des minorités ethniques, des conditions des travailleurs chinois, de l’intimidation des journaliste et de la censure du gouvernement.

Ses recommandations arrivent juste quelques semaines avant que le président George W. Bush n’accueille le Président Jiang Zemin dans son ranch au Texas ranch à la fin du mois..
Tout en reconnaissant que le pays a accompli un long chemin au cours de ces deux décennies de réforme économique, “Les dirigeants de la Chine ne respectent toujours pas les standards internationaux sur nombre de droits pour le peuple chinois,” a dit la commission.

Le congrès a créé la commission en octobre 2000 comme faisant partie d’un marché mis en œuvre par l’administration Clinton pour obtenir du soutien pour une accord commercial historique qui pavait le chemin pour l’entrée de la Chine dans l’Organisation du Commerce Mondial (WTO) en décembre dernier.

Le pacte d’échange demandait aussi aux Etat-Unis d’établir des “relations de commerce normales » avec la Chine.
Cela a abouti à ce qui est devenu dans le sillage de la sanglante persécution sur les paisibles manifestants pro-démocratie sur la place Tiananmen en 1989 un débat annuel souvent amer au sénat sur le statut commercial de la Chine.
La commission approuvait son rapport à un vote de 18-5, les cinq représentant de l’administration Bush ayant vote favorablement. Les cinq législateurs dissidents ont dit que le rapport n’était pas suffisamment dur.

LIBERTÉ RELIGIEUSE
Dans le domaine de la liberté religieuse, la commission a mis au premier plan la répression du groupe spirituel Falun Gong et le récent cas du Pasteur Gong Shengliang, fondateur de l’Eglise du Sud de la Chine interdite, dont les membres sont estimés à 50 000 dans huit provinces de l’est et du centre de la chine, qui a été condamné à mort l’année dernière sous l’inculpation d’avoir établi une « organisation cultuelle, » a dit la commission.

La première des 13 “recommandations prioritaires” appelaient le président, les représentants de l’administration Bush et les membres du Congrès à « continuer à soulever les questions des droits de l’homme, ainsi que les cas individuels de victimes des droits de l’homme, … lorsqu’ils rencontreraient des représentants du gouvernement chinois.

D’autres recommandations exhortaient :

- Le Congrès et l’administration a faire le plus grand usage de la radio, de la télévision et d’Internet pour promouvoir les droits de l’homme, les droits des travailleurs et l’autorité de la loi en Chine.
- L’administration Bush à travailler multilatéralement pour encourager la Chine à coopérer pleinement avec les représentants des Nations Unis investiguant les allégations de torture pour extorquer des confessions.
- Le congrès à fournir des fonds pour les programmes d’entraînement pour aider les groupes d’églises des Etats-Unis à aider les chefs religieux chinois à exercer pleinement leur droit à pratiquer leur croyance.
La commission faisait aussi appel au soutien des Etats Unis pour des dispensaires légaux pour les travailleurs chinois et des fonds destinés à améliorer le système judiciaire chinois.

Dans un autre domaine de préoccupation de longue durée, elle incitait l’administration et le Congrès à faire pression sur Beijing pour “engager un dialogue substantiel” avec le Dalai Lama ou ses représentants sur l’avenir du Tibet.

La commission critiquait aussi les dirigeants chinois pour leur utilisation de la guerre contre le terrorisme menée par les Etats-Unis comme excuse pour réprimer la population musulmane Uighur dans les provinces occidentales du Xinjiang. […]


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