Une récente réflexion sur mon xiulian1

I. Les attachements restants

Un ami pratiquant m’ a dit récemment, “Je sais que j’ai encore quelques attachements mais je ne pense pas vraiment devoir les éliminer parce que j’ai besoin de ces attachements pour cultiver dans la société humaine ordinaire.” Après notre conversation, j’ai posé la question à beaucoup d’autres pratiquants pour finir par découvrir qu’ils partageaient aussi le même état d’esprit.

Alors j’ai réfléchi pendant longtemps à cette question. J’ai finalement conclu que c’était une faille dans notre xiulian. Si nous nourrissons cette idée, nous continuerons à compromettre notre critère pour cultiver, sans réaliser que nous avons perdu notre diligence dans notre xiulian. Après un moment, nous serons inévitablement confrontés à de grands obstacles et créeront des dommages substantiels et irréparables pour Dafa.

Nous ne devrions jamais cesser d’éliminer nos attachements durant le xiulian. Chacun des jours qui reste avant la fin de la rectification de la Loi, il y a encore quelque chose en nous-mêmes que nous devons rectifier et certains êtres auxquels nous devons clarifier la vérité.

Quelquefois, je peux sentir que je ne suis pas dans un bon état de xiulian, mais je trouve difficile de rectifier mon état. Ou quelquefois, lorsque que je suis submergé par les conflits et les problèmes au travail et à la maison, je sens qu’ils ont eu le meilleur de moi. Quand une de ces situations se produit, je me dis à moi-même que Falun Dafa est plus important que quoique ce soit d’autre dans le monde et que toute autre chose passe après. Une fois que je suis clair sur ce qui est le plus important, alors tout à coup plus rien ne me perturbe et je peux rapidement rétablir ma tranquillité.

II. La responsabilité d’un assistant bénévole du Falun Dafa

Lorsque j’ai étudié l’ ”Enseignement de la Loi à la rencontre avec les étudiants d’Asie-Pacifique », j’ai pensé, « je n’ai pas besoin de regarder ce que font les autres pratiquants dorénavant. Je peux regarder ailleurs quand je vois les problèmes des autres pratiquants . » J’ai demandé aux assistants dans ma région pour découvrir qu’ils partageaient aussi la même mentalité.

Après avoir encore étudié l’”Enseignement de la Loi à la rencontre avec les étudiants d’Asie-Pacifique », j’ai réalisé que j’étais vraiment égoïste. J’essayais juste de trouver une excuse pour cacher mon égoïsme et ma paresse. Je n’essayai pas vraiment de prendre la responsabilité pour mes compagnons de pratique.
Cela peut être incorrect de forcer les autres pratiquants à être d’accord avec mon point de vue ou de les empêcher de créer leur propre chemin de xiulian, mais il est également erroné de rester silencieusement à regarder les autres pratiquants ou un projet de Dafa qui a besoin d’aide et de ne pas tendre la main. Ce n’est certainement pas l’attitude qu’adopterait un être éveillé dans la même situation.

Je devrais regarder les autres pratiquants d’une perspective plus large. Je devrais me mettre à leur place avant de pointer leurs erreurs, ou je devrais silencieusement corriger leurs erreurs à leur place sans les critiquer.

Je pense que nous ne devrions pas fixer de limites s’agissant de traiter nos compagnons de pratique avec compassion. Nous ne devrions pas les traiter avec compassion seulement pour faire apparaître qui a raison et qui a tord [ou montrer les disparités dans notre xiulian] Nous devrions cultiver notre compassion pour le bien de Dafa et des êtres vivants. Nous devrions cultiver notre compassion ensemble avec nos compagnons pratiquants dans la Loi.

III. Etat de xiulian

Quelquefois, lorsque je suis dans un mauvais état de xiulian, je me sens découragé et perd la motivation de me sortir de cet état.

Je réalise à présent que je peux partir de zéro. Je peux aller dans les rues distribuer des imprimés clarifiant la vérité, je peux faire des appels en Chine pour clarifier la vérité à propos de Falun Dafa. Même si une seule personne prend l’imprimé ou si une seule personne répond à mon appel, ma vie a un sens.

Alors si je continue ainsi, je finirais par m’améliorer et finalement me libérerais moi-même de mon mauvais état de xiulian.

IV. Coopération

Une fois j’ai voulu davantage participer à un projet de clarification de la vérité. Malgré que je fusse motivé, j’ai été déjoué parce que le coordinateur du projet n’a pas soutenu mon idée et que nous n’avons pas beaucoup communiqué pour résoudre nos différences. Par la suite, le projet a été graduellement abandonné parce que tout le monde est devenu très occupé.

Le temps passant, j’ai vu la perte due à l’avortement du projet, mais le coordinateur ne réalisait toujours pas les conséquences de sa négligence. Dans mon cœur je mettais sur lui tous les reproches. Plus j’y pensais, plus je pensais avoir raison. Même si je n’étais pas content de voir les insuffisances du coordinateur, je n’ai rien fait pour aider à maintenir le projet. Je n’ai fait que regarder impassible le projet se déliter. Lorsqu’un autre pratiquant a voulu commencé de nouveau le projet, personne n’a répondu. Je me sentais toujours indifférent tout en sachant que si personne ne répondait ce pratiquant perdrait aussi son enthousiasme.

Un jour en étudiant la Loi, je me suis soudain éveillé. Je n’ai pas critiqué les précédentes fautes du coordinateur ni ne me suis morfondu sur la perte. J’ai tranquillement offert mon soutien et ai commencé à faire les choses que je devais faire pour que le projet avance.

V. Critiquer d’autres pratiquants lors des “Discussions de groupe”

J’ai entendu d’autres pratiquants critiquer l’un de nous derrière son dos. Au début, c’était juste une ou deux personnes, mais bientôt ce pratiquant est devenu la cible des critiques de tous dans les « discussions de groupe. »

Je n’ai rien dit lors de ces discussions parce que j’étais pas familier avec les détails concernant le pratiquant critiqué. Je n’ai rien fait pour aider à résoudre l’attaque collective non plus parce que je savais que, lorsque ces pratiquants n’étudient pas bien la Loi, ils ne sont pas réceptifs à écouter quoi que ce soit qui aille à l’encontre de leurs perceptions (déviées).

En même temps je me demandais en moi-même pourquoi j’acquiesçai tacitement à leur action de critiquer un autre pratiquant dans les discussions de groupe. Avais-je peur de perdre la face si les autres m’attaquaient et pensaient que j’étais seul du côté du pratiquant ? où était-ce parce j’avais les mêmes attachements que le pratiquant dont ils disaient ouvertement du mal et qu’ils condamnaient lors des discussions de groupe ?

En fait, je devrais me demander à moi-même pourquoi j’avais entendu ou vu les faiblesses de mes amis pratiquants ? Quel genre d’attachements avaient causé cette insuffisance ? Avais-je des attachements similaires ?

D’une autre perspective, même si un ami pratiquant a les pires des insuffisances, tant qu’il a la volonté de cultiver dans Dafa et d’attester la Loi, il est un des plus grands êtres dans le firmament colossal du cosmos.

En tant que pratiquant, nous devrions prêter notre soutien et envoyer des pensées droites inconditionnellement. Si nous ne voulons pas aider les autres pratiquants d’une manière ou d’une autre, nous devrions au moins essayer de faire ou dire quelque chose à ce sujet, ou au moins éviter d’avoir des pensées négatives sur ce pratiquant. Dafa leur donnera les meilleures opportunités. Nos perspectives et nos pensées négatives pourraient accroître les tribulations de ces pratiquants.

En considérant cette question maintenant, je peux sentir les immenses difficultés auxquelles Maître fait face en sauvant les êtres vivants.

[ndt. Xiulian : Xiu, cultiver, tailler, réparer, « travailler sur soi », culture, éducation ; Lian, forger, affiner, pratiquer – le premier référant au travail sur le caractère ou le cœur, le second au travail sur le corps ]


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