Un des 36 occidentaux raconte son expérience en allant à Tiananmen

Je m’appelle Peter Recknagel, j’ai 30 ans. J’écris cela pour partager avec vous quelques unes de mes expériences au cours de l’événement du 20 novembre à Tiananmen, t [lorsque 36 pratiquants occidentaux sont allés place Tiananmen en Chine pour protester contre la persécution du Falun Gong http://www.clearharmony.net/articles/1853.html]. Je pratique le Falun Gong depuis 1997. Après que la persécution ait commencé en 1999, je n’avais qu’un petit aperçu de l’environnement pervers en lisant les rapports et en écoutant les victimes. J’ai toujours voulu aider mes amis pratiquants en Chine, mais comment ? Certains de nous ont décidé d’aller à Tiananmen après en avoir discuté lors de la rencontre à Washington.. Alors que plus de pratiquants en ont entendu parler, plus de pratiquants nous ont rejoints, même des gens de différents pays. Nous avons eu un échange intensif et bien sûr secret sur comment nous pouvions rendre cet événement unique et spécial, mais nous avons finalement décidé que ce n’était pas nécessaire parce que les trois caractéristiques du Falun Gong Zhen - Shan - Ren (Vérité – Compassion – Patience) sont les plus simples mais aussi les plus puissantes, en conséquence rien d’autre ne devait être fait..

Une fois là-bas, nous devions montrer à l’extérieur un comportement détendu, et pourtant être intérieurement pleinement concentré pour la réussite de notre événement. A un moment nous étions des touristes ordinaires, le moment suivant nous devions avoir les pensées les plus droites car nous risquions nos vies pour dire la vérité aux peuples du monde. Une banderole de 4 mètres portant les caractères de Zhen - Shan - Ren et 36 personnes devaient s’ajuster en I seconde, et nous l’avons fait. Lorsque qu’il m’arrive de regarder la photo de ce jour-là, des larmes me viennent aux yeux. Je veux voir plus de ce genre de photos dans le futur, une photo devant la police démente est apparue, une photo devant le policier 013160 [numéro du badge du policier] qui m’a pressé contre un mur lors de la détention et m’a demandé, ”Sais tu ce que veux dire mourir ?”

J’ai pensé et souhaité, que tous les grands pratiquants qui ont laissé de côté la vie et la mort pour révéler la vérité de la persécution aux gens dans le monde, dans cet environnement extrêmement pervers, puissent être avec nous ici à cemoment. Lorsque la police de Tiananmen a tiré sur ma jambe pour défaire de force ma position de lotus , mes lacets de chaussure ont été abîmés et je ne les ai pas réparés jusqu’à aujourd’hui. Lorsque je les vois me vient à l’esprit le souvenir de ce centre de la perversité, là où tant de pratiquants ont déjà perdu leurs vies.


Peter Recknagel

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