Compréhension d'un pratiquant occidental après ses expériences Place Tiananmen

J’ai appris une leçon durant mon expérience à Beijing […] Plus que tout, nos actions de clarifier la vérité et de dépasser les conceptions erronées sont des actes de grande compassion. Pourtant à l’intérieur du large contexte où nous agissons ainsi, nous échouons souvent à incarner la compassion authentique qui nous a en premier lieu amené à clarifier la vérité.

Lorsque j’ai été poussé dans le fourgon de la police, j’ai placé ma main sur l’épaule du conducteur et lui ai dit de tout mon cœur « vous savez que Falun Dafa est bon, pourquoi faites-vous ces choses ? Son silence était éloquent. Je savais qu’il avait compris. J’ai senti que c’était un moment de compassion véritable. Cependant dans le poste de police, j’ai été piégé dans la situation. J’étais plutôt hyperactif et pas vraiment calme. Je bondissais d’un policier à l’autre essayant de toucher rapidement leur cœur et de leur dire la vérité. Ma combativité a ouvert la porte aux coups. J’étais dans un état d’esprit à argumenter et essayais de gagner la conversation. Dans Zhuan Falun, Maître Li a dit , « lorsque vous reculez d’un pas lors d’un conflit, vous découvrirez l’étendue sans limite de la mer et des cieux et ce sera certainement une toute autre situation » A ce moment je m’exprimais de l’intérieur du conflit tandis que j’essayais d’avoir de la compassion. Mais ce n’est pas ce que je transmettais par le ton de ma voix ni par mon comportement.

. Plus tard j’ai eu l’opportunité de parler avec une femme officier qui avait de très mauvaises pensées à propos de Dafa. Je me suis assis et lui ai parlé pendant un long moment, mais j’étais encore agressif. Un autre pratiquant m’a rejoint et m’a lui aussi donné une leçon. Je pouvais voir comme ses mots étaient sincères et passaient de ses yeux dans les yeux de la femme pour toucher directement son cœur. Elle était comme figée par sa compassion, ce qui ne laissait aucune place à ses conceptions déviées. J’étais ému aux larmes. Apprenant de ceci, j’ai essayé de faire parler mon cœur. Maître Li a dit « si tout ce que veut une personne est le bien des autres et cela sans la moindre motivation ou compréhension personnelle, celui qui l’écoute sera ému aux larmes ». (Lucidité) . A un moment j’ai pu élargir mon cœur de façon à ce que les autres y soient contenus et j’ai commencé à voir le cœur des policiers changer et j’ai espéré qu’ils aient vraiment perçu la solennité de la situation. Ces efforts ont ému une femme policier au point qu’elle nous a rendus nos documents de Dafa.

Depuis que je suis rentré, j’ai fait des efforts, et mes camarades de pratique m’ont gentiment pointé chaque fois que je devenais combatif ou militant m’aidant à toujours maintenir un « cœur de bienveillance et un esprit de bonté . » Par exemple, lors d’ un interview, j’étais piégé dans une bagarre avec un reporter. Après que ce pratiquant me l’ait tranquillement rappelé, j’ai changé mon approche, reculé d’un pas, l’interview a complètement changé. Je soulève cette question parce que j’ai remarqué de nombreux pratiquants incluant des chinois d’outre-mer sont confrontés à ce problème ; […]

En parlant avec la police de Tiananmen, avec les media, ou avec des Chinois ordinaires, j’ai appris que ce n’est pas tant ce que nous disons mais comment nous le disons […] nous devons nous efforcer d’incarner la plus authentique compassion du niveau auquel nous sommes et satisfaire aux très hautes exigences de Shan [Compassion].

Leeshai Lemish
December 2001

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