Un manuel datant d'un millier d'années pour l’éducation des jeunes filles

 
Dans la Chine ancienne, une femme enceinte devait lire des essais et des poèmes. (Illustration Sun Mingguo/the Epoch Times)


Le "Classique de la piété filiale " est un classique confucéen traitant de la piété filiale et du respect que l’on doit porter à nos parents ainsi qu’aux personnes plus âgées. Peu de gens savent qu’il existe aussi un autre livre : le " Classique de la piété pour les Femmes". Il y a une histoire derrière l’origine de ce livre.


Zheng, la femme du fonctionnaire Houmochen Miao de la dynastie des Tang, aimait lire des histoires à propos des sages de l’ancien temps. Chaque fois qu’elle lisait des histoires traitant de leurs actes vertueux, elle se lamentait et ressentait un besoin urgent d’écrire ces histoires afin qu’elles puissent être léguées aux générations futures.


La nièce de Zheng devait épouser King Yong, le seizième fils de l’empereur Xuanzong. Comme elle avait grandi à la maison et était peu familière avec l’étiquette sociale, Zheng compila un livre de récits historiques et d’œuvres littéraires afin qu’elle puisse comprendre ce qu’était la piété filiale et ainsi agir avec la plus grande décence en tant que femme. Ce livre était connu sous le nom de " Classique de la Piété Filiale pour les Femmes ".


Le livre avait exactement la même structure que le " Classique de la Piété Filiale " et était écrit sous la forme de questions réponses, - tout comme le livre " Leçons pour les Femmes " - entre Bao Zhao alias Vénérable Madame Cao (la première historienne Chinoise de la Dynastie des Hans de l’Est, A.D. 45-116), et les filles de sa famille. C’est un classique écrit par une femme pour éduquer d’autres femmes.


Le livre compte 18 chapitres : l’objectif de compiler le livre, les concubines, les dames, les seigneurs, les roturiers, les devoirs et les responsabilités envers les beaux parents, la piété filiale, les vertus, les valeurs morales, les cinq punitions, la confiance, l’avertissement, l’éducation prénatale, être un modèle maternel, et les mauvais comportements. Chaque chapitre est concis et percutant.


Il est écrit dans le livre qu’une femme mariée doit traiter ses beaux parents de la même manière que ses propres parents. Avant qu’elle ne se marie, elle doit être une fille obéissante et une gentille sœur. Après le mariage, elle devra encore être une belle fille respectueuse et une gentille belle sœur. En tant que femme, elle devra assurer l’harmonie au sein de la famille.


Dans l’ancien temps, les rites et rituels étaient les lourdes responsabilités d’une femme. Le livre stipulait qu’elle devait les superviser avec grand soin et attention. La tenue, les paroles prononcées ainsi que le comportement devaient se conformer à l’étiquette et à la bienséance. Une femme respectueuse devait savoir comment se conduire et maintenir sa famille loin de toute infortune.


Le " Classique de la Piété Filiale pour les Femmes " touche à de nombreux aspects, notamment l"éducation prénatale. Un fœtus est capable, à travers sa mère, de ressentir et de deviner la bienveillance et le mal existant dans le monde extérieur.


L’ancienne Chine accordait une grande importance à la façon dont les femmes enceintes devaient se conduire durant leur grossesse. Elles ne devaient pas s’étendre sur le côté, s’asseoir près du bord, se tenir sur une seule jambe ou bien manger des aliments qui avaient un goût étrange. Elles ne devaient pas manger d’aliments qui n’avaient pas été coupés correctement, s’asseoir sur des nattes inclinées, regarder des couleurs affreuses, écouter de la mauvaise musique ou porter des objets peu recommandables dans leurs mains. Durant la nuit, elles devaient lire des essais et des poèmes et durant la journée, elles devaient parler d’étiquette et de musique. Un enfant ayant reçu une telle éducation prénatale aurait des traits faciaux élégants et posséderait un grand talent et des vertus.


Après avoir compilé le " Classique de la Piété Filiale pour les Femmes ", Zheng, présenta le livre accompagné d’un mémorial à l’empereur. Zheng expliquait que la masculinité et la féminité coexistent dans l’univers, que bienséance et loyauté sont importants pour qu’un mariage fonctionne. Les gens dans l’ancienne Chine parlaient des cinq vertus –bienveillance, droiture, intégrité, sagesse et fidélité. Mais, la vertu qui se hissait devant toute autre était la piété filiale. Une personne bienveillante et filiale pouvait émouvoir Ciel et Terre et faire trembler les esprits et les divinités. L’esprit de la piété filiale est partout.


Le " Classique de la Piété Filiale pour les Femmes " est un livre essentiel pour l’enseignement des filles.


Version anglaise :
A Thousand-Year-Old Guidebook for Rearing Daughters


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