Histoire de la Chine antique : Le père de la peinture chinoise, le " chef des tigres "

Majestueux, un tigre se repose sur un rocher. Le célèbre peintre chinois Gu Kaizhi était également connu sous le surnom de " tête de tigre ", signifiant le " chef des tigres ". (Jiayi Wang/Epoch Times)


Le célèbre peintre Gu Kaizhi (顧愷之) de la Dynastie des Jin orientaux (317–420 Av.n-ère), estimé comme étant le père de la peinture chinoise traditionnelle, avait le surnom de " Hu tou " (虎頭), ou " tête de tigre ".

La raison de ce surnom a à voir avec l’une des célèbres peintures de Gu, " Luo Shen Tu " (洛神圖), littéralement " image du dieu Luo " " Luo Shen " en réfèrence à la déesse du Fleuve Luo.

L’œuvre, intitulée en français " Nymphe du Fleuve Luo ", est basée sur un poème du même nom de Cao Zhi (曹植) (192–232 Av.n.è.), écrite par le poète pour l’amour d’une jolie femme qui était morte et dont il crût plus tard qu’elle lui était apparue telle une déesse sortant du Fleuve Luo.

Pour parachever son chef-d’œuvre, Gu Kaizhi se rendait tous les jours sur les rives du fleuve, espérant trouver l’inspiration dans ce cadre naturel exquis, et endroit fréquenté par les tigres.

Un soir, Gu se préparait à rentrer chez lui quand des vaguelettes firent soudainement onduler la surface du fleuve et une belle sirène apparut, souriante, alors qu’elle se tenait debout sur l’eau. Au bout d’un moment, elle se détourna et disparut.

Gu sortit rapidement son rouleau et son pinceau afin d’immortaliser la scène. Mais rapidement, les poils de son pinceau commencèrent à se détacher. Il en vint à reposer sa main et sentit quelque chose de doux et poilu. Il en attrapa une poignée et vit que c’étaient des cheveux fins d’une couleur jaune-or.

Ravi, Gu tira quelques fils de ses vêtements et les utilisa pour attacher les poils ensemble pour en faire un pinceau et pouvoir ainsi continuer à peindre.

Le lendemain, au même endroit, il trouva une grosse pierre jaune qui n’était pas là la veille. Le rocher ressemblait à un tigre couché sur le sol. Gu voulait trouver un endroit pour s’asseoir et peindre et s’assit tout naturellement sur cette pierre.

Dès lors, jusqu’à ce que Gu ait achevé son œuvre, chaque jour une nouvelle grosse pierre jaune apparaissait au bord du fleuve. Graduellement, les rives du fleuve se remplirent de pierres jaunes ayant la forme de tigres. Etrangement, les tigres de cette région cessèrent graduellement d’apparaitre.

Des passants signalaient toujours avoir vu plusieurs tigres calmement allongés près de Gu Kaizhi, le regardant attentivement peindre. Et chaque nuit, le sol se trouvait couvert de poils de tigre couleur jaune-or.

Cette histoire mystérieuse et merveilleuse se répandit comme une traînée de poudre et tout le monde croyait que Gu Kaizhi devait être le chef de tous les tigres. C’est ainsi que Gu Kaizhi en vint à acquérir le surnom de " chef des tigres ".

Version anglaise
Story From Ancient China: Father of Chinese Painting, ‘Leader of Tigers

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