La persécution est due à la volonté personnelle de Jiang d'ignorer la décision du gouvernement

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Dans les sociétés occidentales, de nombreuses personnes pensent que la persécution du Falun Gong est une décision du gouvernement chinois, ils pensent qu'une fois que Jiang ne sera plus au pouvoir, son influence sera la même. Est-ce la réalité? Voici quelques faits pour nourrir la discussion sur le sujet:

1. Depuis que le Falun Gong a été présenté en public, il a toujours été soutenu et reconnu par tous les niveaux du gouvernement

Avant le début de la persécution, on connaissait déjà le Falun Gong en Chine. A partir de mai 1992 lorsqu'il a été présenté en public pour la première fois et jusqu'en juillet 1999, quand la persécution a commencé, en sept ans, le nombre de pratiquants a rapidement atteint les 100 millions grâce à ses effets surprenants sur la santé physique et psychique. Particulièrement entre 1998 et 1999, partout où on faisait des exercices le matin dans toutes les grandes villes de Chine on pouvait voir des pratiquants de Falun Gong. Des témoins se souviennent qu'à l'époque, on voyait des gens pratiquer le Falun Gong partout à Pékin où il y avait de la pelouse. Parce que les gens allaient au travail, beaucoup faisaient les exercices dehors avant le lever du soleil. Dans une société aussi contrôlée qu'en Chine, sans avoir le soutien ni la reconnaissance de tous les niveaux du gouvernement, il serait impossible qu'une telle organisation de masse et un tel phénomène social perdure pendant 7 ans.



Scène superbe, en 1999, avant la persécution, 10 000 pratiquants faisant les exercices à Shenyang


A l'époque, non seulement dans le peuple on apprenait le Falun Gong mais aussi sept des membres du Bureau Politique Central lisaient le Zhuan Falun. Quant à moi, beaucoup de mes proches et de mes amis pratiquaient le Falun Gong. Par intérêt personnel (et non pas en suivant des ordres), beaucoup de hauts fonctionnaires du Parti Communiste, du gouvernement, de l'armée ont soit assisté aux conférences de Maître Li Hongzhi ou alors sont devenus pratiquants de Falun Gong par d'autres voies et ont grandement bénéficié de la pratique. (L'espace disponible étant limité, les autres détails et exemples ont été retirés).

2. Le gouvernement continuait de soutenir le Falun Gong même quand le pouvoir était manipulé

Il y avaient des voix discordantes même quand le gouvernement à tous les niveaux soutenait le Falun Gong. Au début de l'année 1997, Luo Gan [1] a abusé de son pouvoir pour donner l'ordre à la police en Chine continentale de mener des enquêtes secrètes sur le Falun Gong à travers tout le pays, son intention était d'interdire la pratique. Cependant, les rapports d'enquête de police disaient: « aucun problème » ou « pas encore trouvé de problèmes». En juillet 1998, à travers le Ministère chinois du Bureau #1 de la Sécurité Publique (aussi connu sous le nom de Bureau de la Sécurité Publique) Luo Gan a émis la Note d'Autorité Publique # 555 [1998] « Comment mener l'enquête sur le Falun Gong». Ce document est le premier à avoir qualifié le Falun Gong de « secte », ensuite il a demandé aux départements de police à travers tout le pays de mobiliser systématiquement des agents secrets pour enquêter et amasser des preuves. Plus tard, l'enquête des agents secrets a conclu que l'on avait trouvé aucune preuve d'infraction liée au Falun Gong.

A la fin de l'année 1998, en réaction à l'enquête illégale et aux hostilités de Luo Gan, 135 pratiquants de Falun Gong connus dans la société se sont élevés pour co-signer une lettre adressée à Jiang qui était alors Président et à Zhu Rongji qui était Premier Ministre. Le rédacteur en chef de la lettre était un professeur de droit connu à l'Université de Pékin. La lettre citait la « note » mentionnée ci-dessus du Bureau #1 de la Sécurité Publique en disant qu'elle violait la Constitution chinoise et était illégale.

Le Premier Ministre Zhu Rongji a rapidement répondu à la lettre. Pour résumer, la réponse disait que le Bureau de la Sécurité Publique ne devait pas harceler les pratiquants de Falun Gong, mais devait se concentrer sur les problèmes sociaux et que le Falun Gong avait contribué à réduire de manière très significative les dépenses de santé de l'Etat. Cet incident est une preuve typique que même lorsque quelqu'un utilisait le pouvoir pour comploter contre le Falun Gong, le gouvernement continuait à soutenir le Falun Gong.

Cependant, la réponse du Premier Ministre Zhu a été interceptée secrètement par Luo Gan et n'a pas été transmise aux pratiquants de Falun Gong. Ce n'est que le 25 avril 1999, lorsque les pratiquants de Falun Gong ont fait appel au Bureau d'Appel du Conseil d'Etat et ont rencontré le Premier Ministre Zhu, que celui-ci a appris que sa réponse n'était pas parvenue aux destinataires. Ce n'est qu'à ce moment là que les pratiquants de Falun Gong ont appris que le Premier Ministre Zhu avait répondu de manière aussi positive.

3. La cause directe de la persécution était-elle l'appel pacifique du 25 avril ou la jalousie de Jiang ?

L'appel des 10 000 pratiquants de Falun Gong au Conseil d'Etat a grandement surpris les médias en Chine et à l'étranger. Après le début de la persécution en juillet, beaucoup de gens ont pensé que l'appel du 25 avril en était la cause directe. En fait, c'est un malentendu, notamment dû à la campagne de diffamation des partisans de Jiang, et dû aussi à l'idée répandue selon laquelle le gouvernement chinois a toujours contrôlé sévèrement l'administration de l'idéologie. En fait, le 25 avril l'appel de plus de 10 000 pratiquants de Falun Gong a été négocié avec succès auprès de chef du Conseil d'Etat. L'ouverture et l'assurance dont ont fait preuve les hauts fonctionnaires du gouvernement a fait l'admiration de tous.

En Chine continentale, les bureaux d'appel sont mis en place par le gouvernement pour recevoir les doléances du peuple. Tous les niveaux du Parti et des départements administratifs ont des bureaux d'appel. Par exemple, le bureau d'appel du Conseil d'Etat est situé rue Fuyou, juste à côté du gouvernement central Zhongnanhai. Le 25 avril 1999, en entendant que la police de Tianjin avait arrêté et battu des pratiquants, 10 000 pratiquants de Falun Gong sont venus de différentes régions pour faire appel au bureau du Conseil d'Etat, ils voulaient faire appel directement aux responsables du gouvernement central.

Le 25 avril, le Premier Ministre d'alors, Zhu Rongji, est venu à Zhongnanhai, au quartier général du Gouvernement central et a parlé aux pratiquants de Falun Gong. Il leur a demandé: « Pourquoi êtes-vous venus ici, n'ai-je pas déjà émis des commentaires sur votre pratique ?» Les pratiquants ont répondu : « Quels commentaires ? On n'en a jamais entendu parler. Des policiers à Tianjin ont battu arbitrairement des pratiquants et en ont arrêté plus de 30. On nous a dit que le problème ne pouvait pas être réglé sur place et que nous devions faire appel au gouvernement central ».

Après avoir entendu le récit de la situation, le Premier Ministre Zhu a émis l'ordre de faire libérer sur le champ les pratiquants qui avaient été arrêtés. Après qu'on leur ait confirmé que les pratiquants seraient libérés les quelques 10 000 pratiquants qui étaient venus faire appel se sont dispersés dans le calme. Les trois demandes des pratiquants à l'époque étaient: 1) libérer immédiatement les pratiquants de Falun Gong arrêtés, 2) accorder le droit légal de pratiquer le Falun Gong, 3) permettre la publication des livres du Falun Gong.

Le Premier Ministre Zhu a demandé aux pratiquants de Falun Gong de continuer à discuter avec les responsables du Bureau d'Appel du Conseil d'Etat et le bureau de la sécurité de la police, etc. au sujet des deux dernières requêtes. Et donc, après que les pratiquants soient partis le 25 avril, les 26 et 27 avril, en tant que représentant du Falun Gong, M Li Chang, un membre de la Société Chinoise de Recherche sur le Falun Gong [2], est retourné au bureau d'appel pour continuer la discussion amicale avec les responsables concernés.

Mais, suite au fait que Zhu Rongji ait traité l'incident de Tianjin de manière éclairée, suite à l'appel à grande échelle du Falun Gong le 25 avril et au soutien sincère des pratiquants, une personne malveillante a fini par sortir de l'ombre pour donner libre cours à sa jalousie maladive.

4. De sa propre volonté, Jiang a annulé la décision du Premier Ministre Zhu et a imposé la persécution de force

Le soir du 25 avril, Jiang a rapidement écrit une lettre au Bureau Politique et en a envoyé une copie à tous les membres de ce bureau, il demandait plusieurs fois des réunions d'urgence au sujet de l'incident. Durant la réunion, Jiang a fortement et ouvertement insulté Zhu Rongji: « Espèce d'imbécile! Espèce d'imbécile! » Furieux, il a annulé la décision du Premier Ministre qui était en train d'être mise en application et a forcé le gouvernement à accepter sa décision personnelle, ce qui était irrationnel et violait la Constitution chinoise.

Devant les menaces de Jiang, tous les grands responsables du gouvernement chinois ont eu peur et sont restés silencieux.

Voyant cela, Jiang et Luo Gan sont allés encore plus loin et ont vite établi le « Bureau 610 ». Ils ont commencé à profiter de chaque meeting et événement public pour forcer tout le monde à exprimer leur opinion en leur faveur et demander qu'on leur voue allégeance. Ainsi, durant le processus où Jiang a imposé sa propre volonté par la force, le gouvernement chinois a été manipulé et intimidé par le mal parce qu'il avait peur. Plus tard, le gouvernement lui même a été victime de cette persécution.

En lisant les nombreux témoignages et les documents que les pratiquants de Falun Gong ont publié pour dénoncer la persécution, on voit que lorsque les policiers infligeaient des mauvais traitements aux pratiquants de Falun Gong, les pratiquants les questionnaient avec calme et de manière sérieuse suivant la loi et les procédures, mais les excuses que donnaient les policiers étaient toujours les mêmes: « Vous n'avez qu'à aller parler à Jiang Zemin. C'est Jiang qui nous demande de faire ça. ».

On peut se demander pourquoi la persécution n'a pas été lancée entre le 25 avril et le 20 juillet. C'est une question qui mérite d'être traitée et débattue, mais parce que l'espace disponible est limité pour cet article, nous ne pouvons pas la traiter en détails ici. En résumé, c'était un combat entre le bien et le mal; c'était très confus et les criminels partisans de Jiang ont essayé de trouver des détails compromettant pour justifier la persécution et faire taire les objections qu'on leur opposerait. Bien sûr, la réalité, c'est que cette persécution n'a aucun fondement, qu'elle a été imposée de force.

Le 20 juillet 1999, Jiang a ordonné au Département Central des Affaires Civiles, responsable de l'enregistrement des groupes et des organisations, d'émettre une note interdisant le Falun Gong, un groupe non-gouvernemental qui s'était déjà volontairement désinscrit en 1996.

Cependant, il y a un autre fait important selon la Constitution chinoise et la Convention Internationale des Droits de l'Homme: même si un groupe spirituel n'est pas enregistré, ses croyances sont légitimes et légales parce que la liberté de croyance est un droit humain fondamental.

Durant les quatre dernières années, Jiang a recouru au « Bureau 610 » terroriste pour mener sa politique contre les pratiquants de Falun Gong « ruiner leur réputation, les ruiner financièrement, et les détruire physiquement ». De leur propre volonté, ils ont arrêté les pratiquants de Falun Gong, les ont battus, détenus, punis, licenciés et les ont soumis à des lavages de cerveau. Ils ont mobilisé la machine de propagande de tout le pays pour mener une campagne mensongère d'incitation à la haine et tenter de forcer chaque citoyen à s'opposer au Falun Gong. Cet article ne va pas traiter les innombrables faits de la persécution.


La police bat un pratiquant de Falun Gong sur la Place Tiananmen


En résumé, la persécution du Falun Gong a été totalement initiée par Jiang, qui a forcé tous les responsables du gouvernement à le suivre. La manière dont la persécution a été lancée et dont elle est menée viole la Constitution chinoise et se base exclusivement sur la décision personnelle de Jiang et la propagande mensongère.

5. La persécution du Falun Gong continue en Chine continentale due à la dynamique déjà enclenchée et aux peurs de Jiang

Depuis que Jiang a quitté son poste en mars 2003, parmi les membres nommés du Gouvernement central, personne n'a voulu prendre la responsabilité des énormes crimes commis dans le cadre de la persécution du Falun Gong. Cette question sociale étant si vaste et le nombre de personnes touchées et impliquées si élevé, personne n'a osé s'élever publiquement pour mettre fin à cette persécution et résoudre les graves conflits qui ont entamé la stabilité sociale en Chine et gravement lésé le développement économique. [3] Par conséquent, la persécution continue parce que personne ne peut la contrôler.

En effet, les peurs de Jiang sont aussi un facteur qui alimente la persécution. Jiang sait très bien, le public le sait aussi, qu'il doit prendre toute la responsabilité de ces crimes. Si cette campagne de persécution prend fin, il va devoir faire face à la justice personnellement et être puni sévèrement. En particulier, depuis mars 2003, à part Jiang et Luo Gan, personne n'a continué à promouvoir impunément cette campagne. Cependant ce n'est plus un secret pour personne: Luo Gan est mort du SRAS récemment.

Bien que Jiang continue impunément à diriger la Commission Militaire Centrale, il n'y a aucun doute: il est vieux, décrépi et seul dans son camp, il s'est toujours comporté de manière égoïste et superficielle. Il n'a jamais réalisé d'exploit militaire, mais avec l'argent et les postes militaires il a manipulé et contrôlé une poignée de gens pervers. Personne ne sera surpris quand on verra ce clown malveillant dénoncé et puni.

Conclusion

Jiang a fait tout ce qu'il a pu pour lancer et continuer cette persécution. Ceux qui ont souffert directement de la persécution et de la terreur ne se limitent pas aux quelques 100 millions de pratiquants de Falun Gong et à leurs familles. Les gens en Chine et dans le reste du monde ont été abusés, trompés par les mensonges qui visent à étendre la répression. Dans un avenir proche, tous les faits seront révélés et les gens, les gouvernements verront tout clairement. En découvrant la vérité ils vont comprendre les pertes énormes causées par cette persécution tant au niveau moral, spirituel qu'économique. Et alors, les gens qui avaient déjà compris et ont eu le courage de s'élever pour préserver la justice sentiront combien ils ont de la chance.



Note 1: Luo Gang est devenu le chef du « Bureau 610 » peu de temps après le 25 avril 1999. Le bureau 610 est connu officiellement comme le « Bureau du Comité de Direction pour traiter du problème du Falun Gong». Le «Bureau 610» du Comité Central du Parti Communiste chinois a été établi le 10 juin 1999, d'où son nom « 6-10». C'était le bureau exécutif pour appliquer les mesures du bureau du comité de Direction central pour traiter du problème du Falun Gong et il a été établi par le comité sur la loi et la politique du Parti communiste chinois. Luo Gan était directement en charge de ce bureau et il était responsable de mener la politique « ruiner leur réputation, les ruiner financièrement, et les détruire physiquement ».

Note 2: Le nom « Société Chinoise de Recherche sur le Falun Gong » était le nom utilisé par le Falun Gong pour s'inscrire à la Société de Qigong Chinoise. En 1996, parce que le Falun Gong ne voulait pas être assimilé à la vague de Qigong qui servait à s'enrichir et à faire fortune, la Société de Recherche sur le Falun Gong s'est volontairement retirée et l'entité « Société de Recherche sur le Falun Gong » n'était plus active.

Plus tard, le 20 juillet 1999, le Département Central des Affaires Civiles a annoncé sa décision de résilier l'inscription de la Société de Falun Gong, mais en fait, cela revenait à résilier une inscription qui n'existait plus. La soi-disant « preuve» utilisée était un ensemble de documents fabriqués et fomentés par un petit groupe de personnes en 1994. Au sujet de ces documents diffamatoires, le 9 février 1995, la Société de Falun Gong Chine avait soumis trois rapports détaillés à la Société de Recherche Scientifique de Qigong (en faisant référence aux ministères concernés). Un des rapports adressait spécifiquement chacune des accusations faites par les huit personnes de Changchun, et mettait complètement à découvert les fausses accusations. A l'époque les responsables des ministères nous avaient dit: « Il semble que Falun Gong soit vraiment bon, pourquoi ne nous avez vous pas contactés plus tôt? Nous espérons que vous allez nous contacter plus souvent à l'avenir.»

Note 3: Références à l'article de Clear Wisdom « WOIPFLG: Le régime de Jiang Zemin détourne massivement les ressources financières du pays pour persécuter le Falun Gong » à l'adresse: http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2003/3/26/33799.html

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