Pureté

Partagé à la conférence de Genève 2006
 

Meilleures salutations au Maître et aux compagnons de pratique,

J’aimerais partager mes expériences vécues durant les circonstances spéciales du gala de NTDTV en janvier 2006 à New York.

Par la même occasion, je voudrais remercier notre Maître pour son incommensurable cadeau qui m’a permis de comprendre plus clairement ma mission pendant cette période.

Lorsque j’ai commencé à lire « Enseignement de la Loi à San Francisco, 2005 », une partie de cette conférence m’a fait vraiment réfléchir.

« Au fond dans l’univers, combien y a-t-il de chemins pour qu’un être puisse se sublimer et retourner dans un royaume supérieur ? C’est impossible de les compter, il y a autant d’êtres que de chemins, ils sont aussi nombreux que ça…Vous savez que le Bouddha Sakyamuni a validé et compris avec son sens de l’éveil sa propre école de Loi qu’on peut résumer par les mots « préceptes, recueillement, sagesse », c’est le chemin que Sakyamuni a validé et auquel il s’est éveillé par lui-même. Dans le corps céleste il y a des bouddhas si nombreux, incommensurables et incalculables, pourtant il n’y a pas un deuxième bouddha qui ait validé est se soit éveillé à « préceptes, recueillement, sagesse ». C’est-à-dire que chaque divinité a son propre chemin, dans le système de chaque divinité, il y a des critères pour des êtres de différents règnes et des exigences de principes de Loi pour décider si un être doit s’élever ou descendre, alors là-dedans les formes de cultivation et pratique ne sont-elle pas nombreuses ? Elles sont extrêmement nombreuses. »

Je me disais en moi-même : si c’est le cas, je dois laisser mon propre chemin de cultivation. Au moment de la rectification de la loi, en tant que pratiquant de Dafa, je valide les principes selon ma propre compréhension – mais malheureusement je ne pouvais pas trouver de domaine où je me sois particulièrement élevé. Je pense que cette pensée a un côté humain, car je ne peux pas voir mon état global dans les autres dimensions – mais après tout, ici nous sommes toujours dans les trois dimensions. Néanmoins, cette idée m’a motivé à me cultiver mieux, à former plus clairement mes propres principes. Après un certain temps, pourtant, j'ai oublié cela et j’ai cessé d’y penser.

Après quelques semaines nous sommes allés à New York pour participer au Gala NTDTV de New York avec le chœur européen « Venus pour vous » . J’ai vécu toute la durée du voyage comme une élévation constante des exigences pour nous, pratiquants. En même temps, j’ai eu de plus en plus l’impression de me sentir comme un être véritable, un véritable pratiquant.

Au début du voyage, j’avais prévu d’aller faire un tour de ville et des achats, avec un compagnon de pratique autrichien pour pouvoir parler à mes proches de New York et rapporter quelques souvenirs. Pendant que nous faisions cela, quelque chose d’étrange se passa : je me sentais très faible, fatigué et par dessus tout je me sentais comme à côté de moi-même. Même mon compagnon de pratique m’a fait remarqué que d’habitude j’agissais de manière directe et avec détermination, mais ici je perdais tout d'un coup la capacité de prendre une décision ou de réfléchir à quelque chose.

Les gratte-ciel me faisaient aussi réfléchir. Je pensai toujours au terrible froid qui soufflait entre les angles saillants de ces immeubles, bien que, d’un point de vue humain, ces immeubles me fascinaient. J’ai vite reconnu que faire ce tour de ville n’était pas du tout le but de ce voyage. Immédiatement je me suis senti comme une personne différente. Ma fatigue disparut et j’étais motivé et heureux, car j'en avais fini avec le tour de ville.

Les premiers jours d’entraînement du chœur ont été difficiles pour moi. Il n’y avait que quelques fauteuils dans la salle où nous pratiquions. La plupart d’entre nous devaient s’asseoir sur le sol, dont moi. Cette situation a toujours été un test d’endurance pour moi. Cela fatiguait mon corps, particulièrement mes jambes, et j’avais de la peine à m’asseoir dans la position du lotus pour envoyer les pensées droites. En plus, un compagnon de pratique a suggéré au coordinateur d’envoyer plus souvent les pensées droites. Il a été décidé d’envoyer chaque heure les pensées droites. De mon point de vue humain, j’ai pensé à ce moment-là : comment a-t-il pu proposer ça ? Cependant, grâce au Maître, ma compréhension changea très rapidement. Maintenant je pense, en cette occasion prédestinée unique et historique, pourquoi ne ferions-nous pas l’envoi des pensées droites chaque heure et ne nous nous assimilerions pas autant que possible au critère de Dafa ? Dès lors, je pourrais me considérer comme un pratiquant.

À partir de ce moment-là, j’entrai dans un nouveau règne. Durant les pensées droites, je voyais souvent des scènes d’autres dimensions. Je voyais quelque chose de très inquiétant que je peux décrire à peu près comme cela : de l’arrière, cela ressemblait à un cheval, sans queue et sans tête. Dans une sorte de rythme il enfonçait un côté de sa petite étable. Je sentais l’impulsion incroyable qu’il avait ; j’avais éprouvé un malaise extrême les deux derniers jours. À voir ses mouvement, j’ai pensé qu’il devait s’agir du démon de la luxure.qui était en moi. Ainsi je l’ai combattu avec des couteaux et d’autres choses. J’ai remarqué que cela ne faisait aucune différence. Alors j’ai pensé que je ne devais pas me laisser troubler par cela et j’ai simplement continué à envoyer calmement des pensées droites.

Les heures passèrent, le choeur s’entraînait dur, nous étions constamment dans la cultivation. Mes jambes devenaient de plus en plus fatiguées et me faisaient très mal. Je sentais mon état mental s’améliorer d’heure en heure, c’était comme si je me débarrassais d’une grande veste de karma.

Quand il y a eu à nouveau les pensées droites, j’ai eu une autre perception concernant cet être. Tout à coup, j’ai réalisé que je ne devais pas résoudre rapidement ce problème de l’extérieur, je devais plutôt en découvrir la source qui se tenait à l’arrière-plan. Quand j’ai des attachements, alors dans une autre dimension, je suis en liaison avec les substances qui composent cet attachement, à ce moment-là je suis identique à la structure de leurs particules et c’est pourquoi ils peuvent s’attacher à moi. Ils nourrissent mes mauvaises pensées et leurs caractéristiques sont en moi. Alors j’ai vu cette scène très clairement : cet être n’était pas le démon de la luxure. Cet être était la manifestation de mon instinct humain d’auto-préservation, un instinct humain préhistorique, une partie de mon corps humain de chair qui à ce moment-là était contrôlé par le démon de la luxure.

J’en vins à cette conclusion parce que je n’étais pas capable d’éliminer cet être auparavant et qu’il ne semblait pas préoccupé par le fait que je le combattais. J’ai réalisé que mes propres capacités supra-normales n’avaient pas la possibilité de me causer à moi-même un dommage, c’est pourquoi il a survécu aux coups de couteaux et aux bombes. En d’autres termes le gong est une substance intelligente. Si cet être est une partie de moi, une partie de mon propre monde, alors il est impossible d’en éliminer une partie (de cet instinct). Cela fonctionne seulement lorsque, en tant que pratiquant, on le détache de tout ce qui de l’extérieur le tient sous son emprise et que l’on garde ensuite cet être sous le contrôle d’une forte conscience principale. Tout me devint clair. Si une personne plongée dans la luxure et tous les autres désirs du monde laisse ces impulsions la contrôler, alors dans une autre dimension c’est comme si cet être d’une manière extrêmement inquiétante fracassait les parois de son étable. Dès ce moment, grâce à ma compréhension qui m’incitait à traiter cela comme un pratiquant, la situation devint facile à gérer. Dans cette scène, j’ai pris une paire de ciseaux et j’ai simplement découpé le démon de la luxure de cet instinct humain, l’instinct d’auto-préservation. Le démon de la luxure s’est enfui et cet être est devenu immédiatement tranquille, reposant sur le sol, très calme et apprivoisé. Dû à cet événement, j’ai énormément amélioré ma paix intérieure et me suis rapproché de la pureté désirée.

Ce jour m’a donné le moyen d’avoir une plus profonde compréhension et un cœur plus solide dans l’accomplissement de cette tâche historique avec le chœur. Comment ne pourrais-je pas voir cette situation avec beaucoup de considération et essayer de faire de mon mieux pour avancer le long de ce magnifique chemin ? Je ressens de plus en plus de gratitude envers le Maître et l’immense confiance qu’il a mise dans ses disciples.

Je sens que le Maître me fait passer d’un niveau à l’autre très rapidement, qu’il me donne la chance de tout comprendre très rapidement et qu’il fait ressortir mes déficiences, ainsi je peux me débarrasser ma veste de karma des niveaux les plus microscopiques au cours de cette vie et jouer ma part dans ces actions splendides.

Le soir suivant, avant la représentation, j’ai lu assidûment avec les membres de l’orchestre de New York l’« Enseignement de la Loi sur la composition de la musique » de 2003. Là, j’ai trouvé ce qui représentait la clé de ma mission en tant que disciple de Dafa qui a du talent en musique.

« Si vous demandez à chaque personne dans ce monde de suivre un chemin pur et propre, aussi grandes que soient ses compétences, aussi grands que soient ses dons naturels, elle n’y arrivera pas. Elle ne pourra pas le faire en ayant simplement une superbe technique ou de la dextérité. Les disciples de Dafa sont devenus très purs dans le processus de purification de la cultivation d’eux-mêmes et en validant la Loi, et leur état d’esprit ou leurs façons de voir les choses sont différents ( des gens ordinaires). Et c’est pourquoi vous êtes capables de le faire, c’est pourquoi vous êtes capables de conduire les gens « modernes » sur un chemin qui est véritable pour les êtres humains, ainsi vous pouvez faire une telle différence et poser une telle fondation pour l’humanité ».

Toutes les pensées que j’avais eues depuis quatre ans devenaient nulles en comparaison de ce que j’avais réalisé. C’est la « pureté » qui permet de faire la différence entre le monde séculier et nous, les pratiquants. La « pureté » est l’attribut le plus valable qui m’aide à remplir mon devoir. Je pense souvent : « Suis-je vraiment capable d'accomplir ce qui sera laissé pour des centaines de générations et sera un exemple pour les êtres humains pendant un temps infini. Voilà la clé ! ». À côté de l’amélioration formidable de mes capacités techniques et de mes méthodes de composition, je dois mener ma vie d’une manière conforme à celle d’un disciple de Dafa. Si je ne peux pas le faire, tout sera réduit à zéro.

C’était comme si j’avais compris le mot « pureté » comme le principe fondamental et que cela voulait dire qu’il est un de mes propres principes qui pourrait me conduire sur le chemin de la divinité. J’ai pu voir à différents niveaux et à travers différentes situations que « pureté » est la clé.

En premier lieu, ce fut la « pureté » en relation avec la composition. Dans un autre cas, cela montra le rôle que la « pureté » jouait dans le maintien des pensées droites. Pour moi, la phrase « ... et pensez à éliminer les mauvaises pensées, le karma de la pensée et les mauvaises notions ou les interférences extérieures. Pensez seulement qu’elles meurent et elles seront éliminées », montre le désir d’atteindre la pureté. Cela devrait devenir l’état permanent d’un disciple de Dafa. On est incapable d’envoyer les pensées droites sans purifier son corps.

La pureté contient : la simplicité, la vacuité complète, le fait d’être calme comme un étang tranquille, Ding – la concentration absolue, être libre de tous les attachements, des mauvaises conceptions, des êtres extérieurs et des interférences.

Pendant le premier jour de notre concert, j’ai fait une expérience concernant la « pureté ». Je n’avais jamais rien expérimenté de tel auparavant. Déjà pendant toute la journée, je me préparais pour le moment sacré de ce concert. Je voyais encore une scène dans laquelle il y avait un corps céleste avec trois étoiles uniques – quelque chose comme un triangle. La première étoile de ce triangle était quelque peu gonflée ou luisait d’une lumière rouge. Cela symbolisait pour moi la rédemption due à cette relation prédestinée concernant ce premier concert. Nous avons atteint maintenant cette période et je veux agir aussi juste que possible. En rapport avec ma compréhension, je veux remplir ma mission. J’étais capable d’être très concentré et durant toute l’après-midi, j’ai pu donner au chœur la seule priorité.

Peu avant le concert, il y a eu une situation que m’a beaucoup troublé. Le Maître m’a aidé à reconnaître un de mes profonds attachements. Le chef de notre équipe nous informa qu’une partie du chœur représenterait le chœur à la fin du Gala. Cette décision a accéléré mon rythme cardiaque qui passa de 50 pulsations à 120. Il battait très vite, c’était très douloureux. Car à ce moment-là j’ai vu le miroir que le Maître avait mis devant mes yeux. Comment une telle bagatelle pouvait susciter en moi une telle réaction ? J’ai pensé qu’il s’agissait de l’attachement à l’avidité, parce que je suis musicien professionnel et donc je peux représenter le chœur mieux que les autres chanteurs. J’ai essayé de me calmer en pensant : s’ils ont besoin de moi, alors c’est ma destinée et je ne dois pas le rechercher, mais suivre le cours naturel. Cela me calma un peu mais pas totalement. Tandis que j’espérais qu’ils appellent mon nom, je me sentais déjà tout à fait honteux. Alors ils ont choisi dix chanteurs. Ils ont choisi seulement des femmes parce qu’il y avait déjà assez d’hommes sur scène, ainsi ils n’avaient besoin que de femmes pour le chœur. D’ailleurs, elles n’étaient pas supposées chanter, mais seulement être présentes sur scène avec tous les autres pour le grand final.

Seulement alors mon pouls retourna à un état d’homme normal, je m’en débarrassai et reconnu combien j’avais encore cet attachement en moi. J’ai demandé sincèrement au Maître de me pardonner et s’il pouvait m’aider à me défaire de cet attachement. J’essayais de revenir à cet état doré de pureté tout en arrêtant de m’accuser d'avoir des attachements. Finalement j’ai tenté de m’en débarrasser et cela a marché avec l’aide du Maître.

Avec ce nettoyage supplémentaire venu du Maître, je me sentais incroyablement léger et pur. Je me tenais alors debout en ligne avec le groupe pendant que nous attendions le concert. Alors que nous devions attendre environ 20 minutes devant l’ascenseur de la scène, j’ai tenu la position Jieyin. Auparavant, dans ma vie, je n’avais jamais ressenti un tel calme, seulement cette « pureté ». Un don et en même temps une pierre de fondation pour de nouveaux critères.

Puis ce fut le temps du concert. J’avais participé à de nombreux concerts et pourtant je n’avais encore jamais fait l’expérience d’un tel degré de concentration. C'était comme si je pouvais parler au public de Dafa et de la vérité concernant la persécution avec mes yeux et ma voix. J’étais plein d’énergie et j’avais en permanence la chair de poule – un moment vraiment élevé. Un compagnon de pratique l'a décrit ainsi : « Nous secouons le monde des dix directions célestes. » J’étais d’accord et pensais que c’était une phrase très juste.

J’ai reconnu que précisément cette pureté rendait tout possible et que pour les pratiquants elle devait toujours être à la base de toutes les activités. Quand après nous apprîmes que le Maître était dans le public ce jour-là, je réalisai encore plus pourquoi chaque chose fut si intense.

Puis le lendemain il y eut le deuxième spectacle. La deuxième étoile était gonflée et brillante. Selon mon sentiment, ce spectacle ne fut pas aussi puissant. Pourtant les autres ont ressenti qu’il était encore meilleur que le soir précédent.

Néanmoins je n’étais pas satisfait et je voulais encore me concentrer sur ce que j’appelle mon « état lumineux de pureté ». En particulier depuis que je pensais que le Maître me montrait le critère et qu'il fallait le protéger maintenant en toute occasion. En plus, la pensée que le Maître est avec nous à chaque moment me donnait de la force. La troisième représentation fut pour moi semblable à la première. À nouveau je pus ressentir le caractère sacré, le pouvoir surnaturel du chœur.

Je remercie le Maître pour les nombreuses chances qu’il m’a données. Pour les nombreuses occasions de reconnaître les choses, pour la chance d’avoir pu me relever et pour la possibilité de me cultiver vraiment moi-même jusqu’à la divinité. Je ne veux plus vous décevoir et je veux continuer mon chemin sans me relâcher jusqu’au bout.

Vénérable Maître, je vous serai toujours éternellement reconnaissant pour cette période. Je vous envoie mes salutations.

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