La vie difficile d'un pratiquant de quatorze ans

Cette année, j'ai quatorze ans. Je pratique Falun Gong depuis neuf ans. C'est à travers la pratique du Falun Gong que j'ai obtenu un corps en bonne santé. Après le début de la persécution le 20 juillet 1999, la police a persécuté ma famille et nous a séparés

Dans le but de prouver l'innocence du Falun Gong, ma mère, ma tante, mon frère aîné, une autre tante, ma grand-mère et moi sommes allés en décembre 1999 au bureau des réclamations à Beijing afin de faire appel pour le Falun Gong. Le bureau des réclamations fourmillait de policiers en civil. Avant même que nous ayons franchi la porte, nous avons tous été arrêtés et emmenés à la station régionale locale de Beijing. Le jour d'après, nous avons été renvoyés à Jilin. Après notre arrivée à Jilin, seul mon frère aîné et moi avons été relâchés. Tous les autres ont été retenus et emprisonnés. Non seulement ma mère et ma tante ont été détenues, mais elles ont également été envoyées dans un camp de travail forcé pour une durée d'un an.

Ma mère m'a continuellement répétée d'être un bon et honnête garçon, de ne jamais jurer, de ne pas me quereller ou me battre avec les autres, d'être courtois et prêt à aider les autres, je suis vraiment confus et perplexe sur les raisons que la police a pour garder en détention de bonnes et honnêtes personnes.

Faisant face au fait brutal de ma mère étant en camp de travail pour un an, j'ai senti que le ciel s'effondrait. J'attendais son retour à chaque minute et chaque seconde. Toutes les nuits j'allais dormir en pleurant. Sans ma mère à la maison, il n'y avait personne pour pratiquer les exercices avec moi, personne pour me préparer à manger ni pour laver mes vêtements. Ma grand-mère était âgée. Pendant qu'elle me surveillait, elle devait aussi surveiller ma plus jeune sœur ainsi que mon frère aîné, et aussi prendre soin de notre vieille arrière grand-mère malade. Je haïssais la police. C'était eux qui avaient kidnappé notre mère bien aimée. C'était eux qui avaient brisé notre famille heureuse.

La police hors la loi a fréquemment visité notre maison pour nous harceler. Ils nous ont mis au bord du gouffre et nous ont rendus agités. Ensuite, ils ont arrêté grand-père et mon père. Notre heureuse famille de treize personnes était réduite à huit. Avant que ma mère ne rentre à la maison, ils ont enlevé mon papa. Je me suis senti vraiment triste, affligé et frustré.

Heureusement pour moi, j'avais Falun Dafa. Je savais parfaitement que nous n'étions pas dans l'erreur en pratiquant. Chaque chose que nous faisons est lea plus sacrée. Toutefois, j'avais encore quelques regrets douloureux. En outre, en raison des malheurs et des inquiétudes résultant de l'arrestation de ma grand-mère et de ma grande tante, la maladie de mon arrière grand-mère est devenue de plus en plus grave. Quand mon oncle s'est rendu au centre de détention pour se porter garant de mon grand-père et de mon père, mon arrière grand-mère est décédée trois jours après leur retour. Son plus grand souhait et plus grand désir avant de partir était d'avoir la possibilité de revoir ma mère et ma tante encore une fois. Elle nous a laissés avec un esprit préoccupé, inquiet et affligé.

Le jour que j'attendais depuis si longtemps est enfin arrivé. Ma mère est rentrée à la maison. Elle m'a dit que pendant qu'elle était au camp de travail forcé, la brutalité avait laissé des traces sur son corps et dans son esprit. Elle était tous les jours soumise à de durs travaux pendant quatorze à dix-huit heures. Elle avait été témoin de compagnons de pratique endurant la torture des chocs électrique, leurs figures étaient défigurées par les chocs des bâtons électriques. Des pratiquants étaient choqués à mort. La brutalité était cruelle et au delà de toute description.

Je me rappelle de manière vivante un autre moment où la police a sauvagement pénétré par effraction dans notre maison et a enlevé ma mère. Elle venait juste d'être relâchée de vingt jours difficiles au centre de détention. Sa condition physique était à peine rétablie. Elle avait été envoyée au Camp de Travail Forcé pour Femme de Changchun pour y subir une soi-disant "rééducation" pendant deux ans. A ce moment la personne dans la famille ne savait où était passée ma mère, en dépit des visites répétées à la station de police locale afin de s'enquérir à son sujet. La police locale avait les lèvres cadenassées et gardait le secret sur l'endroit elle avait été envoyée. C'est seulement quand ma mère a été torturée et persécutée à un point tel qu'elle ne pouvait plus sortir de son lit que les autorités prenant peur d'être tenues responsable de sa mort, nous ont appelés et nous ont demandés 3.000 yuans¹ pour ses traitements médicaux. Nous en sommes venus à apprendre que ma mère était dans un camp de travail seulement à travers cet appel.

Quand mon père est allé au camp de travail pour lui rendre visite, elle était si faible qu'elle ne pouvait pas marcher. Un autre pratiquant la soutenait par derrière. Son corps était émacié et mutilé. Quand j'ai appris à propos de cette persécution si brutale et inhumaine que ma mère avait rencontré à l'intérieur du camp, mon cœur a vacillé, et je me suis senti extrêmement triste et inconfortable. Je savais au fond de mon cœur que ma mère avait raison; je lui donne mon soutien inconditionnel pour toujours.

Toutes ces années, la police hors la loi a à maintes reprises continuellement brisé notre famille ainsi que persécuté ma mère; leurs actes brutaux ont infligé des blessures profondes et inoubliables à l'intérieur dans mon esprit et mon corps.

Après avoir passé au travers de ces neuf années chaotiques, peu importe combien la persécution est cruelle, je continuerai à relever fermement la tête, à avancer continuellement en raison de ma foi dans Falun Dafa.

Note

1. "Yuan": monnaie chinoise. Le salaire moyen mensuel d'un travailleur urbain chinois est d'environ 500 yuans.

Version chinoise disponible sur http://www.minghui.org/mh/articles/2006/7/31/134396.html

Vous pouvez imprimer et faire circuler tous les articles publiés sur Clearharmony et leur contenu, mais veuillez ne pas omettre d'en citer la source.

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