Les autorités ont installé 12 caméras de surveillance pour contrôler un homme du Hebei libéré après sept ans de prison

Lorsque M. Zhou Xiangyang a fini de purger sa peine de sept ans de prison, il était devenu si faible qu’il ne pouvait plus sortir seul d’une voiture. Cet habitant de Tianjin n’a pas été autorisé à retourner chez lui pour retrouver sa femme, mais les autorités lui ont ordonné de vivre avec ses parents dans le village de Matuo, dans le district de Changli, dans la province du Hebei.


Sous les directives de la Commission des affaires politiques et juridiques, du Bureau 610 et du Bureau de la sécurité publique, la police du district de Changli a dépensé 160 000 yuans et installé douze caméras de surveillance pour contrôler M. Zhou, notamment autour des maisons de ses parents et de son frère et des parents de sa belle-sœur, qui vivent tous dans le même village.


En plus des caméras de surveillance, M. Zhou est suivi par des agents chaque fois qu’il sort. Sa famille vit dans une peur constante et s’inquiète de savoir s’il sera à nouveau arrêté à tout moment.


Torturé lors de sa dernière incarcération

M. Zhou, un ancien ingénieur des coûts modernes âgé de 49 ans, était largement connu pour sa grève de la faim qui a duré des années. Elle a commencé le jour de son arrestation, le 2 mars 2015, et s’est poursuivie jusqu’à sa libération, le 1er mars 2022. À un moment donné, ses organes ont lâché, mais il a survécu et est rentré chez lui en vie.

Dans la prison de Binhai à Tianjin, les gardiens ont infligé des décharges électriques à M. Zhou et lui ont pulvérisé les yeux avec de l’eau pimentée. Les gardiens ont incité les détenus à le torturer, notamment en lui pinçant les mamelons, en lui pressant les parties génitales, en lui doigtant l’anus, en lui arrachant les cils, en lui coinçant les ongles, en lui enfonçant la cage thoracique, en lui arrachant les dents et en le faisant boire de l’urine de force.


Persécutions antérieures

Après le début de la persécution par le Parti communiste chinois en 1999, M. Zhou a été condamné à un an et demi de travaux forcés pour s’être rendu à Pékin afin de demander le droit de pratiquer le Falun Gong. Il a été arrêté à nouveau en 2003 et condamné à neuf ans de prison le 31 mai de la même année. Il a été détenu dans deux centres de détention et trois camps de travaux forcés avant d’être transféré à la prison de Gangbei, à Tianjin.


Pendant son séjour dans les différents centres de détention et camps de travail, les gardiens lui ont administré des décharges électriques pendant la nuit, l’ont privé de sommeil pendant trente jours, l’ont maintenu en cellule d’isolement et l’ont gavé. Pendant son séjour à la prison de Gangbei, il a entamé une grève de la faim en juin 2008 pour protester contre ces persécutions. Pendant plus d’un an de grève de la faim, son poids est tombé à 40 kg et il était trop faible pour marcher et s’occuper de ses besoins quotidiens. Le 28 juillet 2009, les autorités lui ont accordé une libération conditionnelle pour raisons médicales.


Le 5 mars 2011, la police l’a arrêté à son domicile dans la ville de Tangshan, dans la province du Hebei, et l’a ramené à la prison.


Sa femme, Mme Li Shanshan, pratique également le Falun Gong. En raison de ses efforts pour secourir son mari, les autorités ont exercé des représailles contre elle et l’ont placée dans un camp de travaux forcés à deux reprises, pour un total de plus de trois ans. Elle a été libérée en 2013. Elle et son mari ont passé moins de deux ans ensemble avant d’être tous deux arrêtés à nouveau le 2 mars 2015. Cette fois, M. Zhou a été condamné à sept ans de prison et Mme Li à six ans. M. Zhou a été envoyé dans la même prison de Gangbei (désormais rebaptisée prison de Binhai) pour purger sa deuxième peine de prison.


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