Un ministre des rites généreux et maître de soi

Statue d'un soldat gardien de tombe, Xiaoling, nécropole de Hongwu à Nankin. Wikipédia

Yang Zhu vivait dans le Canton de Wu, situé dans ce qui est aujourd’hui la Province du Jiangsu. Il accéda à la position de Ministre des Rites à la cour impériale de la Dynastie Ming (1368 AD- 1644 AD).


Yang se fit connaître pour son impartialité et son intégrité tout au long de sa carrière. Les histoires à propos de sa patience, sa tolérance, son honnêteté se sont transmises de génération en génération.


Une tolérance hors pair

Yang était issu d’une famille pauvre. Ses parents moururent alors qu’il était adolescent. De même que son frère aîné, Yang alla à Wuchang pour rejoindre l’armée et après quelque temps il devient professeur.


Son ami Yang Shiqi, un homme pauvre mais néanmoins talentueux, était souvent à la recherche d’une chambre et d’une pension gratuite. Par sympathie, Yang Zhu recommanda son ami au directeur d’une école qui lui offrit un poste d’enseignant dans une région reculée.


Le gardien des tombes qui surveillait le cimetière de la famille de Yan Zhu rapporta à Yang que sa pierre tombale ancestrale avait été renversée par un gosse du village. Ce qui était considéré comme une chose terrible, ruinant les bénédictions sur les générations actuelle et futures de la famille Yang.


Au lieu de réclamer justice, Yang demanda si l’enfant ne s’était pas blessé et on lui dit qu’il allait bien. Yang fût soulagé. Il fit dire aux parents de l’enfant par le gardien des tombes de prendre soin du petit et d’oublier ce qu’il avait fait.


Vendu l’âne chéri !

En tant que Ministre des Rites, Yang vivait une vie simple dans la capitale. Il n’utilisait pas de chaise à porteur, mais se déplaçait sur un âne. Il aimait son âne et le prenait pour aller travailler à la cour impériale. Il prenait soin de l’animal et le nourrissait souvent lui-même après être rentré du travail.


Le voisin de Yang eut un fils alors qu’il était déjà âgé. Ce fils pleurait toujours à cause des braiments incessants de l’âne. Le voisin informa Yang du problème. Ce dernier vendit aussitôt son âne. Dès lors, il allait partout à pied.


Pas offensé par les méfaits des autres

Dans sa ville natale, un voisin trouva une façon de diriger la pluie dans sa cour. Lorsque sa famille s’en plaignit, il leur écrivit qu’il y avait davantage de jours de soleil que de jours de pluie.


Ce voisin érigea sans permission un mur empiétant de trois pieds sur les terres de sa famille. Sa famille lui demanda d’intervenir. Yang n’y réfléchit pas beaucoup et écrivit à sa famille.


"Ne vous querellez pas sur la terre disponible. Toutes les terres appartiennent à l’Empereur ? Est-ce vraiment important que nous cédions trois pieds de plus ? "


Le voisin fut extrêmement touché. Non seulement il rendit la terre mais il déplaça le mur à l’intérieur de sa propre cour.


Le folklore raconte que lorsque les voisins apprirent qu’un groupe de gangsters envisageait de voler la famille Yang, ils formèrent un groupe pour surveiller le voisinage. Cette action sauva la famille Yang de la menace sur leurs biens et leur vie.


Yang fit un rêve une nuit. Il flânait dans un verger et il cueillit et mangea deux prunes à portée de main. Lorsqu’il se réveilla, il éprouva des remords.


“Tout cela a été causé l'insuffisance de ma compréhension concernant de droiture et les gains personnels,” pensa-t-il. “Le résultat c’est que je j’ai pris des prunes dans le verger de quelqu’un d’autre.”


Dès lors il s’en tint à de plus hauts critères, veillant même sur ses pensées dans les rêves.


Version chinoise :
杨翥律己宽人

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