Conférence européenne 2011 de partage d’expériences de la cultivation de Falun Dafa- Mon expérience de cultivation à Epoch Times au Royaume Uni

Je travaille au Royaume Uni comme éditeur web pour la version anglaise d’Epoch Times et j’écrit des articles pour le journal.

Le site Internet d’Epoch Times anglais a eu une augmentation massive des visites une semaine. Il commençait à faire vraiment partie de la rectification de Fa.

Un mardi, j’ai travaillé en ligne toute une journée avec droiture, éditant des articles, vérifiant les sources, les mettant en ligne avec des images, faisant des liens entre articles, des sauts de pages, des légendes, des titres et des sous titres, mettant les citations entre guillemets, et les plaçant au bon endroit. J’ai bien fait mon travail et je me suis dit: "Wow, je maitrise vraiment les choses."

Pourtant le lendemain, je me suis réveillé avec une crampe. Je n’avais pas fait tous les exercices depuis plus de deux semaines et j’ai pensé que cette crampe était du karma venant de la méditation assise de la veille au soi où essayé de tourner ma jambe de façon à ce que la plante de mes pieds soit davantage tournée vers le haut. Esprit de recherche.

Je me sentais faible et engourdi. J’étais très attaché à cela et j’ai voulu le partager avec un pratiquant lors d’une étude matinale du Fa . Je devais partir tôt pour me rendre à une session d’édition Web et je me suis dit que la lecture prendrait du temps avant de finir. J’ai donc demandé au pratiquant si nous pouvions partager. Il a répondu, assez justement, que nous devrions attendre la fin de la lecture.

Au final, je n’avais besoin que de quelques minutes pour partager et je me suis senti puéril quand je lui ai dit: "Ok, tu ne veux pas partager autant que moi donc je ne joue plus, je vais faire la tête."

Je ne cessais de remarquer de plus en plus ce gamin puéril en moi . Il ressortait dans mes relations avec ma femme et dans mes relations au travail, particulièrement avec mon patron. C’est un aspect de moi pour lequel j’avais été indulgent dans le passé: je ne voulais pas voir sa nature de démon, seulement m’occuper de son coté vulnérable et en manque d’affection.

Travailler pour Epoch Times anglais m’a aidé à voir cela pour ce que c’est : inutile. Travailler sur la technicité des téléchargements Internet et le reportage demande de faire passer les autres avant tout.

Vous ne pouvez pas donner aux lecteurs des faits corrects sans tenir compte de ce qu’ils peuvent accepter, de ce qu’ils peuvent comprendre, de la technicité pour bien agencer textes et images, et sans considérer les besoins des autres avant les siens. C’est aussi une façon de montrer l’authenticité, la bienveillance et la tolérance.

Vous ne pouvez pas travailler avec les gens si vous ne reconnaissez pas vos erreurs (c’est un aspect de la vérité), ou si vous n’acceptez pas leurs lacunes et leurs incompatibilités (compassion pour eux) ni leurs plus grands savoirs faire et compétences (bienveillance envers quelqu’un), et si vous ne pouvez pas traverser les difficultés qui ne sont la faute de personne comme un site Internet qui décline (tolérance).

Traverser ces tribulations jour après jour m’a montré mon immaturité. Cette puérilité ne m’était pas utile pour mon travail quotidien. J’avais tant de demandes physiques, de besoins que je n’arrivais pas à satisfaire sans me relâcher dans le travail ni laisser tomber les gens.

Je me suis attaché à la quantité de choses que je pouvais mener à bien, au degré d’avancement des compagnons pratiquants dans leur travail et en tant que pratiquants, s’ils lisaient bien le Fa ou s’ils toussaient avant les rencontres lors des études du Fa. J’étais tiraillé de la même manière par ce que les autres pouvaient penser de mes performances. L’attachement à la compétition.

Oui, nous devons bien faire notre travail mais je me suis retrouvé en train d’essayer de "plaire aux patrons" et d’impressionner les autres par le nombre d’articles que je pouvais produire, le temps passé à travailler sur Internet, le nombre d’heures solitaires que je passais à cause des engagements avec l’international.

Cela avait quelque chose à voir avec mon côté puéril de vouloir de l’attention, de vouloir être perçu comme bon, de vouloir me faire prier et cela n’avait rien à voir avec le travail de sauver les êtres, simplement je voulais le faire pour faire partie d’un groupe chaleureux et accueillant.

Faire partie intégrante de la vague de la rectification de Fa m’a montré mon affreuse négativité, j’ai cédé à ces sentiments décourageants, le matin où je me suis réveillé avec ma crampe et où je me sentais engourdi.

J’avais laissé cet ancien état d’esprit inutile m’entraîner dans son sens de vouloir le confort car il m’était tellement familier.

Je m’inquiétais de ce que les gens pouvaient penser de moi. Leurs pensées n’étaient pas sous mon contrôle. J’avais l’habitude de me sentir rejeté et j’avais construit de bonnes barrières pour rejeter les gens avant qu’ils ne le fassent. Mais que se passait-il s’ils m’appréciaient? Qu’en était-il si les autres pensaient que je pouvais bien faire mon travail? Cela devenait difficile parce que cela me renvoyait à ma responsabilité de m’occuper de ma relation avec eux.

Les bébés ne peuvent pas prendre de responsabilités. Nous nous occupons des bébés parce qu’ils n’ont pas assez d’expérience pour différencier de la soie rouge et froide d’une flamme brûlante. Ils doivent apprendre des vérités de base.

J’avais donné à cet enfant inexpérimenté en moi la charge d’une grande partie de mon esprit. J’avais abandonné les responsabilités, regardé en dehors pour prendre des décisions. Je ne m’attendais pas à ce qu’on me donne des responsabilités et j’évitais d’en prendre.

En écrivant pour l’édition papier du Royaume Uni, j’ai réalisé que j’étais fiable, quoique pas indispensable. Si je n’étais pas venu avec les articles chaque semaine, cela aurait créer des difficultés pour les autres.

L’une des réunions les plus importantes et obligatoires à laquelle je devais participer avait lieu à 3 heure du matin. Les autres sessions Internet dont j’étais responsable avaient lieu entre 6 et 7 heures le matin. J’aimais aussi étudier le Fa chaque matin à 4 heure.

Quand nous avons eu le privilège d’aider à sauver les gens grâce à Shen Yun au Royaume Uni, mon grand bébé s’est montré de nouveau. Il m’a été difficile de prendre des décisions sur le genre de travail que je devais mener.

À la fin, le grand bébé est resté avide et n’a fourni aucun travail du tout.

À un moment, j’ai dit à un éditeur que je voulais prendre du recul car les choses devenaient trop intenses pour moi. Il a été d’accord mais quand la date du reportage suivant est arrivée, je me suis retrouvé comme un robot, prêt à faire ce que je faisais depuis des mois mais sans la moindre énergie ni le moindre enthousiasme.

Finalement, l’éditeur a dû me dire d’arrêter. Et ensuite il a dû m’y obliger car je ne voulais pas. C’était une façon pour moi de regarder à l’extérieur, de chercher à l’extérieur de l’aide comme un enfant demandant des limites.

Je suis très reconnaissant aux gens autour de moi qui ont calmement accepté mes insuffisances. J’ai appris énormément sur la façon d’aider l’enfant indiscipliné et négligeant en moi et ré expérimenté l’humilité, l’embarras, la honte de perdre la face que je ressentais en tant que parent trop attaché à un comportement puéril en public.

Je remercie le Maître de m’avoir permis de traverser cela et pour avoir mis tant [de gens] autour de moi capables de gérer mes insuffisances aussi gentiment et, je crois, sans attachement ni sentimentalité.

Merci énormément.


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