EFIC - Les responsables de Hong Kong se mobilisent pour faire passer l’Article 23, un Instrument de Persécution

NEWS – Feb. 16, 2003 European Falun Gong Information Centre, www.clearharmony.net

HONG KONG (EFGIC) –
Quatre mois après avoir annoncé la législation autour de l’Article 23 – la loi controversée qui voudrait attribuer de larges pouvoirs au Gouvernement de Hong Kong pour contrôler, arrêter, et emprisonner ceux qui sont estimés être une menace par le gouvernement central – Les responsables de Hong Kong ont dévoilé les vrais termes juridiques de l’Article 23 pour la première fois. (Related News)


Selon un article du New York Times du 13 février, les responsables de Hong Kong ont déposé la proposition de Loi au Conseil Législatif de Hong Kong et ont pressé le Conseil de « la faire passer rapidement ».

Le 15 février, une centaine de pratiquants de Falun Gong ont fait appel pacifiquement à l’extérieur du Conseil Législatif, appelant le Conseil et le Gouvernement à arrêter la promulgation de cette loi qui cache ses réels objectifs derrière le prétexte de l’article 23 de la Loi fondamentale

Dans une lettre ouverte qu’ils ont fait paraître le même jour, les pratiquants de Hong Kong font ressortir que la législation de l’article 23 est l’extension de la politique de génocide que le régime de Jiang Zemin a prise envers le Falun Gong en Chine continentale.

Ci-dessous le texte complet de la lettre ouverte :





Défendons les droits humains fondamentaux et arrêtons la loi anti-subversion avant qu’elle ne cause du tort à Hong Kong

Les pratiquants du Falun Gong de Hong Kong regrettent profondément la décision de l’Administration Tung de promulguer l’Article 23 en dépit de fortes objections émanant de différents groupes. Nous sommes de plus profondément attristés par le manque complet de sincérité et de responsabilité de l’Administration envers le peuple de Hong Kong et le bien être du territoire.

Durant la période de soi-disant consultation sur des points majeurs tels que le mécanisme de proscription et les pouvoirs d’exception de la police, les autorités ont, ou rejeté les inquiétudes légitimes des citoyens, ou ont donné des assurances verbales occasionnelles pour calmer l’insatisfaction publique. Le Secrétaire à la Sécurité a même ouvertement fait des remarques discriminatoires concernant certains groupes de résidents de Hong Kong, oubliant apparemment que ces gens sont aussi une partie de la communauté que l’Administration a obligation de servir.

De plus, une déclaration en provenance de l’Association Falun Dafa de Hong Kong condamnant la législation de l’Article 23 a été étonnement classée comme « non-identifiable », c'est à dire comme n’étant ni pour ni contre la législation. Un certain nombre d’autres groupes opposés à la législation ont eu la même surprenante expérience. Il est déjà suffisamment triste que l’Administration ne prenne pas véritablement soin des gens ; c’est encore pire lorsque les autorités faussent complètement les opinions.

Bien que l’Administration ait fait quelques concessions mineures, nous sommes d’accord avec de nombreux observateurs que ces changements ont été effectués dans l’intention de séparer et de désunir les gens opposés à la législation. La nature sinistre de la législation reste inchangée car la loi provisoire contient des dispositions qui pourraient éventuellement détruire la loi et le principe « un pays- deux systèmes ».

Nous souhaitons répéter que la promulgation de l’Article 23 est mauvaise dans son principe. L’Article 23 a été rajouté à l’ébauche de la Loi fondamentale sur l’insistance des autorités de Pékin, dans le sillage du massacre de Tiananmen. L’objectif à atteindre était le contrôle effectif de Hong Kong par le régime totalitaire du Continent, au lieu d’une véritable paix et harmonie de la nation.

Les dispositions de la Loi provisoire contiennent le mécanisme de proscription le plus critiqué. Ce mécanisme qui relie Hong Kong à la définition de sécurité nationale du Continent va en fait au-delà de ce que l’article 23 requiert. Le mécanisme de proscription offrirait une ouverture légale au gouvernement continental pour étendre son contrôle à l’intérieur de Hong Kong sur des groupes qui déplaisent au régime. Ce mécanisme consiste à donner aux leaders répressifs du continent une commande à distance – d’une pression sur un bouton le régime aura la capacité de supprimer ces groupes dissidents à volonté par l’intermédiaire du gouvernement de Hong Kong.

Selon la Loi provisoire, l’un des critères de bannissement est que l’organisation de Hong Kong doit être « subordonnée » à l’organisation proscrite. Cela permet essentiellement au Gouvernement de Hong Kong d’enquêter sur un groupe – du financement aux modes de fonctionnement – même lorsque le groupe local n’a rien fait de répréhensible. L’Administration actuelle à déjà souhaité surveiller de très près le Falun Gong à Hong Kong il y a un an. Ce mécanisme de proscription rendra ses enquêtes de nature harcelante encore plus aisées pour l’Administration.

De plus, lorsque qu’un groupe local autorisé est ouvertement examiné en relation avec “la sécurité nationale » à partir du mécanisme de proscription, le public évitera naturellement de s’associer, par peur, avec le groupe. Même si le groupe est finalement mis hors de cause et que la proscription n’est pas nécessaire, la liberté d’association est déjà détruite. Cela serait aussi effroyablement en accord avec ce que le Secrétaire à la Sécurité a rappelé il y a un an à peu près sur le fait de restreindre la croissance du Falun Gong à Hong Kong. En fait, cela pourrait être utilisé pour restreindre la croissance de tous groupes dissidents en les écartant de la communauté.

Jiang Zemin, le chef du régime répressif, a été poursuivi à l’étranger pour avoir commis un génocide contre les pratiquants du Falun Gong sur le Continent. La législation de l’Article 23 frayera le chemin à une extension du génocide à l’intérieur de Hong Kong. Nous ne souhaitons absolument pas voir le Gouvernement SAR de Hong Kong servir de complice dans une tel crime de haine.

Cependant, les dispositions provisoires établissent qu’il sera donné le pouvoir au Secrétaire à la Sécurité de déterminer si la proscription est nécessaire, et que le décret ouvert établi par le Régime du Continent serait appliqué sans nécessité d’aucune évidence ultérieure. L’Administration actuelle a de façon répétée montré son souhait de faire plaisir à Pékin aux dépens du peuple de Hong Kong. C’est la même administration qui a fait des remarques irresponsables et calomnieuses concernant le Falun Gong. Il est évident qu’une telle Administration partiale est incapable de se faire entendre et d’avoir des jugements indépendants sur des sujets impliquant le Continent.

Depuis le rétrocession, il y a eu une régulière et significative érosion des libertés civiles à Hong Kong. Au cours du temps, l’Administration s’est aussi retranchée dans une réserve de plus en plus grande. D’un autre point de vue, l’introduction de la législation de l’Article 23 reflète aussi des années d’influence que la dictature de Pékin a réussi à étendre à Hong Kong par différents moyens. Si nous n’empêchons pas résolument le Gouvernement de promulguer cette loi mauvaise qu'est l’Article 23, l’influence de Pékin prendra complètement le pas sur la loi de Hong Kong. Alors, la législation de l’article 23 sera incontestablement le commencement de la fin pour Hong Kong en tant que société libre gouvernée par la Loi.

C’est notre responsabilité incontournable et historique de nous dresser pour défendre nos droits humains naturels et empêcher cette législation de détruire Hong Kong.

Les Pratiquants de Falun Gong de Hong Kong


Contacts: Sharon Xu +852-9263-4150, Sophie Xiao +852-9108-2057


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NEWS - Feb. 16, 2003
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