Culture chinoise traditionnelle : Trois histoires courtes qui illustrent qu’un péché est commis, même avec une seule pensée lascive.

Première histoire

Durant le règne de l’empereur Zhengde (1505 – 1521) pendant la Dynastie des Ming, il y avait un homme nommé Zhao Yongzhen. Lorsqu’il était jeune, il rencontra une diseuse de bonne aventure qui lui dit " Tu va certainement décrocher la première place à l’examen provincial de la fonction publique, et obtenir la célébrité et la fortune quand tu aura trente trois ans "

Lorsque le jeune Zhao a passé l’examen provincial de la fonction publique, il écrivi un excellent article. L’examinateur décida de choisir son texte. Mais, contre toute attente, il échoua à l’examen suivant, et ne réussi pas le concours. Il était très contrarié, et en rêve, demanda à la Divinité impériale Wenchang (l’autorité en charge de l’éducation et des examens) pourquoi il avait raté son examen. La Divinité lui répondit " Tu étais supposé obtenir la première place à l’examen provincial de la fonction publique, mais récemment, tu a eu des regards plein de luxure pour ta servante, et tu a flirté avec la voisine. Bien que tu n’ai pas réellement touché ces femmes, ton esprit était rempli de luxure. C’est pour cette raison que cet honneur t’a été retiré ! "

Après avoir entendu ce que la Divinité avait dit, Yongzhen éclata en sanglot. Il s’engagea à rectifier ses erreurs, et fit beaucoup de bonnes actions. Il écrivit un livre encourageant les gens à rester chaste, et à restreindre leur pensées et leurs comportements de luxure. En conséquence, il obtint la première place à l’examen provincial de la fonction impériale suivant. Plus tard dans sa carrière, il devint un seigneur féodal, responsable d’une région.


Deuxième histoire

Il était une fois un moine, nommé Xingyun. Un jour, il vit une fleur de lotus, et eut une pensée de luxure. Cette nuit là, une femme vint frapper à sa porte. Xingyun ouvrit la porte, et vit la femme et sa servante. La femme lui dit " Je suis la Dame Lotus " Xingyun était très content de voir cette belle femme, et commença à lui parler avec affection. Après un moment, la bougie s’éteignit. Le serviteur, juste à côté, entendit le moine pleurer et une femme lui parler durement " Pourquoi as-tu eu cette pensée de luxure ? Même si j’étais vraiment une femme, je ne serais pas d’accord pour avoir des rapports sexuels avec toi ! " Le serviteur accourut immédiatement pour chercher d’autres moines. Ils forcèrent la porte et ne virent que deux démons, tandis que Xingyun avait été décapité. ("Tailing Guangji" Volume trois cent cinquante sept)


Troisième histoire

Pendant les dernières années de la Dynastie des Qing, un candidat à l’examen provincial de la fonction publique se rendait à Pékin. La responsable de l’hôtel où il s’était descendu était une femme, veuve depuis peu. A cause des fortes neiges qui bloquaient la route, il fut forcé d’y rester quelques jours de plus. Après plusieurs jours à se regarder, il tombèrent amoureux, et commencèrent à nourrir des pensées de luxure. Le candidat s’approcha de la chambre de la veuve, et alors qu’il était sur le point de frapper à la porte, il pensa soudain : " Non, je ne peux pas faire cela. Je suis sur le point de passer l’examen provincial de la fonction publique. Si j’ai une aventure avec elle, le ciel me retirera l’honneur de la première place. Je dois retourner dans ma chambre ! "Alors qu’il y retournait, la veuve commença à penser à lui. Elle fit un pas dehors et pensa "Non ! Je suis veuve, et dois garder ma chasteté pour mon mari. Comment pourrais-je oublier ceci après avoir vu un jeune homme ? Non, je dois retourner dans ma chambre ! " (Il est dit dans la mythologie chinoise que si une veuve reste chaste pour son mari et reste pure, elle va au paradis après sa mort, mais si une veuve est coupable d’adultère, le péché est suffisamment grand pour la faire aller en enfer.) La veuve retourna donc dans sa chambre.

Après que l’homme fut retourné dans sa chambre, il n’arrivait pas à contenir son désir bouillonnant, alors il retourna devant la porte de la chambre de la veuve et frappa. Avant qu’elle ne réponde, il s’éclipsa très vite, réalisant qu’il ne devrait pas faire cela. Il avait peur d’être privé de la célébrité et de la fortune à cause de l’adultère. Il y a un proverbe ancien qui dit que même si vous avez les connaissances et que vous êtes destiné à obtenir la première place au concours de la fonction publique, si vous êtes coupable d’adultère ou avez commis de mauvaises actions, votre première place vous sera reprise par le ciel. Alors il retourna dans sa chambre avant que la veuve n’ouvre la porte. Mais la veuve savait que c’était lui, alors elle vint à son tour frapper à sa porte. Elle fut prise dans une lutte intérieure, se disant qu’elle ne devait pas être déloyale. Elle retourna dans sa chambre. Ils vinrent et repartirent comme ça, trois ou quatre fois. La dernière fois, l’homme ouvrit la porte, mais ils restèrent là, hésitants, ils voulaient le faire, mais ils étaient aussi effrayés.

A ce moment là, ils entendirent une voix " Hé ! Vous voulez tous les deux le faire, puis êtes effrayés et encore et encore. Mon calepin est complètement raturé !" Ils entendirent quelque chose tomber sur le sol. L’homme et la veuve tremblaient tous les deux. Ils se saisirent prestement du calepin qui était apparu à leurs pieds. C’était " Le livre des mérites et des fautes". Leurs noms étaient dans le livre : une première place pour le concours de la fonction publique et le nom était barré pour adultère, une veuve supposée aller au paradis pour sa loyauté et le nom était barré pour adultère. En regardant de plus près, il y avait écrit "non commis " et les nom étaient récrits, puis en dessous " coupable "et les noms barrés de nouveau, puis plus bas " non commis " et les noms récrits, puis " coupable " et les noms barrés de nouveaux. Le calepin était complètement raturé. Après avoir vu cela, les deux retournèrent chacun dans leur chambre et gagèrent qu’ils n’auraient plus jamais de pensée lascives.

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Chaque pensée émise est connue du ciel et de la terre. Je pensais à tord qu'il est juste d’avoir des pensées lubriques, aussi longtemps que l’on ne commet pas de mauvaises actions. Que sans mauvaises actions, il n’y avait pas de péché, ou bien que le péché était petit. Il semble que j’étais en tort.

Lorsque Lu Qing de la dynastie des Ming revint de parmi les morts, il entendit un fonctionnaire de l’enfer lui expliquer que les pensées de luxure étaient des péchés sérieux. Si les dieux n'enregistrent pas fidèlement les pensées, c’est aussi un grand péché pour les divinités en charge de ces choses.

Ainsi, si quelqu'un veut jouir de la chance, il doit se débarrasser de ses pensées mauvaises et lascives immédiatement. Parce qu’une fois qu’une pensée de luxure arrive, c’est un grand péché et cela n’apportera rien de bon. Une vie peut être changée pour toujours, et on perdra sa chance, et la vie pourra même etre raccourcie. La malchance arrivera, et on ne pourra s’en prendre qu’à soi-même.

C’est encore plus sérieux pour un pratiquant, une précieuse opportunité de cultiver peut être ruinée par une pensée lubrique !


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