L’ancienne philosophie parentale chinoise: mettre l’accent sur la vertu et le comportement moral (Première partie )

Les anciens chinois accordaient beaucoup d’importance aux moeurs familiales et à la 'cultivation' de la discipline et de la vertu. En suivant des principes de bienveillance, de droiture, de courtoisie, de sagesse et d’honneur, les valeurs fondamentales de l’ancienne culture chinoise, les anciens chinois chérissaient la philosophie de la cultivation de la vertu et du comportement moral dans leurs comportements parentaux et considéraient cela comme le dogme de la discipline familiale. Les saints et les sages anciens portaient une grande compassion et une grande attention à leurs enfants, mais ils étaient aussi très stricts envers eux-mêmes. De cette façon, ils éduquaient leurs enfants à suivre les bons conseils des autres et ainsi à mener une vie de droiture sans regrets. La méthode parentale des anciens chinois est d’une grande valeur pour nous aujourd’hui Ce qui suit en montre des exemples.


Confucius enseignant à son fils à apprendre le Livre des chants et le Classique des rites

Profil de Confucius enseignant (Par Wu Daozi/ Dynastie Tang)

Confucius était un grand penseur et un grand éducateur. On dit qu’il avait plus de 3000 élèves. Dans Lunyu, il y a une histoire à propos d’un de ses élèves Chen Kang et de son fils Kong Li. Kang demanda à Li: "As tu appris des choses particulières du professeur." Li a répondu: "Non. Un fois, Père était debout dans la cour tout seul. J’ai marché vers lui. Il m’a demandé:'As tu déjà étudié le Livre des chants?' J’ai répondu 'Non.' Alors il a dit: "Tu n’as pas de raisons de parler tant que tu ne l’as pas encore étudié." Je me suis donc dépêché d’aller l’étudier. Une autre fois, j’ai rencontré Père. Il était debout tout seul. J’ai marché vers lui. Il m’a demandé: 'As tu déjà étudié le Classique des rites?' J’ai répondu 'Non.' Alors il m’a dit: "Tu n’as pas de raisons de rester si tu ne l’as pas encore étudié." Je me suis donc dépêché d’aller l’étudier. J’ai seulement entendu ces deux choses. Rien d’autre de spécial." Après avoir entendu cela, Kang était très content. Il a dit: "Je n’ai posé qu’une question, mais j’ai appris trois choses. Je sais l’importance d’étudier le Livre des chants et le Classique des rites et j’ai appris que le professeur traite tout le monde de la même manière."

En effet, le Livre des chants et le Classique des rites font partie des enseignements fondamentaux de Confucius. Confucius a dit: "La poésie peut exprimer les pensées de quelqu’un, les poèmes peuvent exprimer l’ambition de quelqu’un et les chansons peuvent exprimer les paroles de quelqu’un." Il croyait que l’utilisation de l’art et de la littérature en tant que documents d’enseignements vivants étaient plus efficace que de prêcher. On dit que le Livre des chants a 350 oeuvres au total, qui ont toutes étaient rassemblées et éditées par Confucius. La plupart de ces morceaux parlent de cultivation, de suivre une bonne éthique et de la volonté du Ciel. Confucius croyait que la cultivation de la moralité de quelqu’un devait commencer par cela et qu’on pouvait se construire avec cela. De plus, on peut en apprendre beaucoup sur l’histoire, la nature et la sociologie en les lisant. Il a dit: "Prospère avec le Livre des chansons, stable avec le Classique des rites et plein de succès avec le Classique de la musique." Quand il parlait des rites, il parlait en fait du comportement moral et de la vertu. L’éducation commence par enseigner aux élèves un comportement moral et la vertu. Par la pratique, on peut cultiver la moralité et la discipline. Par conséquent, cela peut poser les fondations du développement futur de quelqu’un.

Confucius traitait son fils de la même façon qu’il traitait ses autres élèves quant à l’étude du Livre des chants et du Classique des rites. Il utilisait le même critère et n’a jamais baisser la barre pour son fils, Kong Li, ce qui nous montre qu’il traitait chacun avec égalité et qu’il avait des grandes attentes vis à vis de son fils et de ses autres élèves. Les intellectuels de l’époque de Confucius ont toujours considéré sa méthode parentale du Livre des chants et du Classique des rites comme un héritage familial.
(à suivre)


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