Témoin de la persécution des pratiquants de Falun Gong au camp de travaux forcés de Masanjia

Il y a trois groupes dans le deuxième sous-camp du camp de travaux forcés de Masanjia dans la ville de Shenyang, province du Liaoning, et ils ont été aussi féroces que jamais dans l'exercice de leur persécution des pratiquants de Falun Gong.


I. Acheter des travailleurs forcés de Pékin

Avant les Jeux olympiques de Pékin 2008, plusieurs milliers de pratiquants de Falun Gong ont été arrêtés à Pékin et envoyés en rééducation par le travail au camp de travaux forcés de Masanjia. Plusieurs centaines d'entre eux ont été détenus au deuxième sous-camp de travail du camp de travail de Masanjia.

En outre, le camp de travail de Masanjia a acheté des détenus du camp de travail de Pékin pour quelques centaines de yuans. Ces manœuvres comprenaient des pratiquants et d'autres qui ont été illégalement arrêtés par la police et emmenés dans les camps de travail pour remplir leur quota d'arrestation.


II. Passage à tabac public et extorsion d'argent des pratiquants

L'extorsion de fonds des pratiquants a été menée ouvertement. On nous a dit, « Si vous voulez obtenir des drapeaux rouges (ce qui peut réduire la durée du temps de rééducation par le travail), vous devez dépenser de l'argent. » Les gardiens prétendaient que la rééducation par le travail signifiait la punition, et que ça prenait du temps de raisonner avec les pratiquants, ce qui fait qu'ils avaient directement recours à la violence physique. Ils battaient également les pratiquants pour de l'argent. Si les pratiquants ne paient pas les pots de vin au chef de groupe ou au chef de cellule, cela peut être une raison pour être battu.

Les gardiens faisaient également en sorte que les pratiquants versent de l'argent ou perdent leurs droits fondamentaux. Par exemple, si le pratiquant ne payait pas, toutes les visites de sa famille étaient interdites par le chef de groupe. Ils ont dit ouvertement que c'était parce que leur salaire était beaucoup plus faible que celui des gardiens à Pékin ou Shanghai. La plupart des gardiens prenaient les revenus illicites pour acquis.

Immédiatement après mon arrivée au sein du groupe des nouveaux arrivants (6ème groupe), tous nos biens ont été confisqués par le chef de cellule et ses hommes. Ils volent souvent les effets des pratiquants avec l'excuse de les « contrôler ». Tout de suite après, on nous a obligés à nous asseoir dans le couloir. Si le chef de la cellule n'aimait pas quelqu'un, il le frappait à coups de pieds et de poings immédiatement. Les gardiens ne faisaient rien, même s'ils en étaient témoins. Parfois, les pratiquants signalaient aux gardiens que le chef de cellule battait les gens. Les gardiens disaient, « Nous ne pouvons rien faire. Sinon, le chef de cellule va perdre son autorité. » La réalité est que les gardiens avaient reçu des pots de vin des chefs des cellules.


III. Restriction de l'usage de l'eau, soutenue par la torture

Le robinet d'eau utilisé par le deuxième sous-camp avait une mauvaise odeur. On disait que c'était parce que le puits était trop peu profond. Plusieurs détenus étaient malades par manque de potassium. Les trois groupes partageaient un petit chauffe-eau électrique qui ne peut fournir que trois ou quatre bouteilles d'eau chaude, et nous n'étions pas autorisés à avoir de l'eau chaude à chaque fois que nous le voulions.

Il y avait un pratiquant nommé Li Hailong de Pékin. Une nuit, il s'est procuré un bol d'eau chaude sans autorisation et a été puni. Tous les détenus ont été rassemblés dans une grande salle. Certains détenus étaient assis sur les lits qui étaient attachés les uns aux autres. La victime était accroupie au milieu. D'ordinaire, les chefs de cellules tabassent ensemble la victime. Ils utilisent des chaussures ou des bâtons en bois pour frapper le visage et la tête de la victime. Les chefs de groupe, généralement, ne leur font rien directement. J'ai vu un détenu après qu'il ait été témoin de ce genre de torture infligée à deux personnes. Son visage était pâle et il a presque perdu connaissance. Un mois après avoir été battu, le visage de Li Hailong était encore meurtri. Quand il était dans le centre de distribution de Pékin, Li Hailong a refusé d'écrire une déclaration renonçant à sa croyance en Falun Gong. Il a été puni par une torture appelée « petit pain à la viande.» La victime se trouve dans le centre, tandis que quatre personnes le coincent de près. La victime doit uriner dans un seau et ne peut pas se lever sous aucun prétexte, alors que ceux qui l'entourent changent à tour de rôle. Li Hailong a été torturé comme ça pendant trois jours et trois nuits.

Le pratiquant Li Laifang a été battu par trois ou quatre chefs de cellules dans le couloir. Il a crié, « Falun Dafa est bon ! La torture est illégale. » Par conséquent, Li Laifang a été puni par le « contrôle strict » et a été menotté à un lit en métal pendant plusieurs mois. Le pratiquant Sun Yi a refusé de faire le travail forcé. Le leader du groupe l'a battu. Sun Yi a crié : « La police frappe les gens ! » Les gardiens ont dit tout en le battant, « Allez-y et criez. Personne à l'extérieur de ce mur ne peut vous entendre. »

Il y avait un pratiquant nommé Zheng Xujun détenu au camp de travail. M. Zheng a été arrêté le 4 juin 2008 et emmené au camp de travail de Masanjia. Alors qu'il était au centre distributeur de Pékin le dos de Zheng Xujun a été blessé parce que les gardiens l'ont frappé à coups de matraques électriques. Juste après son arrivée au camp de travail de Masanjia, ses blessures n'étaient pas encore guéries, et il ne pouvait pas se retourner la nuit. Dans la matinée du 8 août 2008, le chef de cellule Liu Shiguo a confié Zheng Xujun au chef de groupe Han Zhenfu, parce que Zheng ne lui avait pas payé son pot de vin. Han Zhenfu l'a frappé férocement avec un bâton en bois et ne s'est arrêté que lorsque le bâton s'est éclaté en trois morceaux. À la fin, la tête de Zheng Xujun était couverte d'ecchymoses.


IV. Les produits du travail forcé vendus en Europe et en Amérique du Nord

Lorsque je suis arrivé au camp de travail de Masanjia, nous devions travailler de 14 à 15 heures par jour. Selon certaines personnes qui y ont séjourné plus longtemps, il y avait déjà eu une fois une commande urgente de l'étranger, et les détenus n'ont eu le droit de dormir que pour un total de six heures en trois jours. A cette époque, la plupart des produits fabriqués par les pratiquants ont été vendus en Europe et en Amérique du Nord.


V. Mauvaise alimentation

La nourriture principale dans la cafétéria consistait en une soupe de feuilles de légumes et une sorte de brioche faite de farine de maïs , une nourriture généralement destinée aux animaux. Il y avait très peu de vrais légumes dans la soupe. Alors que nous étions dans le groupe des nouveaux arrivants, il y avait encore moins de légumes dans la soupe. Une fois, j'ai vérifié et constaté que la soupe qui nous avait été servie pour le déjeuner et le dîner n'avait que trois feuilles de chou au total, et il n'y avait pas d'huile du tout. Un pratiquant nommé Chen Xue était de la ville de Wuhan. Alors qu'il était en voyage d'affaires à Pékin et séjournait dans un hôtel, la police a fouillé sa chambre et a constaté que son ordinateur avait des documents sur le Falun Gong. Il a été emmené dans un camp de travaux forcés pendant deux ans. Le 4 juin 2008, il a été emmené au camp de travail de Masanjia. Suite à de longues heures de travail et une mauvaise alimentation, un matin, il a perdu connaissance et est tombé par terre.


Traduit de l'anglais de http://clearwisdom.net/html/articles/2011/1/31/122956.html

Vous pouvez imprimer et faire circuler tous les articles publiés sur Clearharmony et leur contenu, mais veuillez ne pas omettre d'en citer la source.

Contacter les éditeurs :
chrisfym@fldf.be

Vous pouvez imprimer et faire circuler tous les articles publiés sur Clearharmony et leur contenu, mais veuillez ne pas omettre d'en citer la source.