La police chinoise laisse mourir une femme de 63 ans dans la rue

Trouvée par un vendeur d'oeufs, elle était encore vivante quand la police est arrivée
 
Rapports de six décès supplémentaires de pratiquants du Falun Gong

D'après des témoins, un vendeur d'œufs a trouvé Mme. Guo Xiumei, pratiquante de Falun Gong qui rampait sur le trottoir, sur la route de sud-ouest du bureau de santé de Xiguan du comté de Huaiyang tôt le matin du 23 septembre. Le corps crispé par la douleur, son visage était noir et bleu avec un oeil perforé, elle se tenait l'estomac. Le vendeur d'œufs a appelé la police qu secours. Mme. Guo était encore vivante quand la police est arrivée.

Ce qui a suivi, cependant, n'a pas été le secours porté à une femme battue, mais l'étape finale de la mort cruelle de mme Guo aux mains des autorités, parce qu'elle avait choisi de pratiquer le Falun Gong.

Alors qu'elle se traînait, le visage sur le trottoir, la police a répandu des prospectus de Falun Gong tout autour d'elle, puis a photographié et enregistré la scène pour preuve. Ensuite ils sont partis. "Elle est morte d'une maladie" a rapporté la police, "alors qu'elle distribuait des prospectus au sujet de Falun Gong." La cause officielle de la mort a été enregistrée comme "maladie cardiaque et hémorragie cérébrale".

La vérité de ce qui est arrivé à Mme. Guo ne sera pas rapportée par les départements d'Etat ou les nouvelles de Xinhua, ni ne sera discutée dans le bureau de prévention des épidémies du comté de Huaiyang où elle travaillait. On s'en rappellera cependant, car le cas a été vu par des témoins et enregistré par d'autres pratiquants de Falun Gong. Comme des centaines d'autres, probablement des milliers, Mme. Guo a été détenue et torturée à mort pour sa pratique de la méditation de Falun Gong, et pour avoir fait savoir sa brutale répression par les dirigeants du pays.
Selon un autre témoin, le corps sans vie de mme. Guo a été trouvé à 11 heures du matin, à cinq mètres d'un bâtiment résidentiel du côté sud-ouest du Bureau de santé de Xiguan. Elle était visage et paumes vers le haut, avec la tête d'un côté. Son visage, son cou, et son buste étaient gonflés et contusionnés, et sa paupière gauche était fermée, entourée de la marque d'un coup de poing. Une de ses jambes était pliée sous un angle.

Les témoins ont indiqué que la mort de Mme. Guo a été causée par le bureau 610. un organisme gouvernemental créé par Jiang Zemin afin de supprimer le Falun Gong sans être restreint par la constitution chinoise. L'histoire de Mme. Guo, sa détention, sa torture et sa mort, sont malheureusement loin d'être exceptionnels. Des cas semblables ont été confirmés par le centre européen d'information de Falun Gong cette semaine.

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Cinq autres décès ont été rapportés la semaine dernière. Les décès suivants, dont sont responsables les autorités chinoises, ont été récemment confirmés par le centre européen d'information sur le Falun Gong:

Mme. Zhou Yuling de la ville de Fushun, dans la province de Liaoning, a été arrêtée le 30 août, 2002 alors qu'elle diffusait des prospectus de Falun Gong. Le 20 septembre, 2002, la mort de Zhou a été officiellement annoncée après 20 jours de détention au centre de détention de Dashagou, et ses restes ont été incinérés par la police. Un certificat de décès douteux a été fourni par l'hôpital du comté, déclarant que la cause de la mort était une maladie cardiaque. Comme elle n'avait jamais eu de maladie de cœur, les membres de la famille de Zhou ont voulu découvrir la vraie cause de sa mort; cependant, la police a menacé d'arrêter son frère si ils insistaient.

En octobre 2000, Xie Nengyang, un cheminot de 51 ans qui travaillait pour le bureau du rail de la ville de Guiyang, a été arrêté quand il distribuait des prospectus de Falun Gong dans la ville de Guiyang et a été interrogée pendant 12 heures jusqu'à ce que son employeur le fasse libérer. Les fonctionnaires ont menacé de créer des problèmes à son fils, qui était à l'université alors, s'il ne signait pas un engagement d'abandonner sa croyance spirituelle. Comme il avait refusé, la police a régulièrement pénétré par effraction dans sa maison pendant les vacances ou des jours dits sensibles. En outre, il a été forcé d'assister à des classes de lavage de cerveau de façon régulière (les gens y sont forcés de regarder à la télévision de la propagande anti-Falun Gong) . Dans la nuit du 4 février 2002, Xie est mort des mauvais traitements. Son épouse, aussi une pratiquante de Falun Gong, a été forcée à l'errance pour éviter l'arrestation après qu'elle soit revenue à sa ville natale dans la campagne.

Envoyé à l'hôpital pour mourir. Les policiers tentent d'échapper à leur responsabilité
Les pratiquants de Falun Gong qui sont torturés au point de tomber dans le coma sont fréquemment envoyés dans des hôpitaux voisins, ce qui permet aux autorités responsables d'éviter d'être présentes au moment de leur mort. Les rapports d'autopsie indiquent également habituellement que la cause de la mort est naturelle et pas le résultat d'abus et de tortures physiques. Ce qui suit sont des cas récemment confirmés de pratiquants torturés puis envoyés dans des hôpitaux pour y mourir sans soins médicaux:

M. Zhang Tao, 50 ans, de la ville de Shuangcheng a été illégalement détenu plusieurs fois dans le camp de travail de Changlinzi. En juillet 2002, Zhang a été gavé avec une drogue inconnue dans le camp de travail, causant vomissements, diarrhée et fièvre élevée. Malgré son état extrêmement sérieux, il a été accroché dans une salle d'interrogatoire et battu jusqu'à tomber dans le coma. Après ceci il a été envoyé à l'hôpital de Wanjia, mais n'a reçu aucun soin. Il est mort le jour suivant.
Un cas semblable a également eu comme conséquence la mort d'un autre pratiquant de Falun Gong, Li Hongbin, le 14 juillet, selon des témoins à l'intérieur du camp.

M. Chen Baoliang, 63 ans, a été persécuté à mort dans le camp de travail de Shuangkou dans la ville de Tianjin le 17 août. Le 8 août 2002, la police du camp a commencé à rechercher sur les pratiquants de Falun Gong des articles par M. Li Hongzhi, le fondateur du Falun Gong. D'autres détenus ont été recrutés pour fouiller les pratiquants de Falun Gong avec la promesse de 10 à 15 jours de réduction de peine si des articles étaient trouvés. On n'a pas permis aux pratiquants de fermer les yeux, car ils seraient considérés comme en méditation, ce qui est interdit dans le camp. Les policiers ont interdit aux pratiquants de se déplacer ou de parler, mais n'ont pas arrêté les détenus qui les frappaient. Deux détenus sont devenus particulièrement violents pendant qu'ils attaquaient physiquement les pratiquants. Cheng a souffert des coups graves, avec sa bouche, ses bras et ses jambes attachés par du ruban adhésif. Sous la surveillance de police, les coups ont continué pendant plusieurs jours jusqu'à ce que Cheng puisse à peine marcher. Il a survécu moins de dix minutes après que les coups aient cessé. Le rapport officiel, basé sur une autopsie douteuse à l'hôpital, a déclaré que Chen est mort d'une maladie de cœur. Il alors a été rapidement incinéré.

Mme. Liu Wenping, femme de 40 ans, a été condamnée à 3 ans de re-éducation par le travail de la ville de Panjin après avoir pratiqué les exercices de Falun Gong sur la Grande Muraille en décembre 1999. Jusqu'à sa libération en décembre 2000, la police a employé toutes sortes de moyens de la torturer afin de la forcer à renoncer à sa croyance. Début 2001, la police du camp de travail est allée à l'unité du travail de Liu et a menacé de continuer à la re-éduquer (un euphémisme employé pour décrire le harcèlement physique et moral des pratiquants, afin de les faire renoncer à leur croyance), et l'a arrêtée. Le 6 novembre 2001, Liu a été arrêtée encore alors qu'elle diffusait des flyers de Falun Gong, et a été envoyée de nouveau au camp de travail forcé de la ville de Panjin, sans aucune procédure légale. Là, elle a été brutalement torturée, attachée aux barreaux d'une fenêtre avec la fenêtre grande ouverte, sans manteau, pendant presque 20 heures à des températures inférieures à zéro. Elle a aussi été attachée à un lit et à plusieurs reprises battue. Ces méthodes étant inefficaces sur elle, Liu a été mise en confinement solitaire pendant 15 jours jusqu'à ce qu'elle devienne mentalement désordonnée et soit envoyée dans un hôpital psychiatrique local. En janvier 2002, complètement dévastée physiquement et moralement, Liu aurait mis fin à ses jours en sautant par une fenêtre.


Le centre européen d'information sur le Falun Gong a confirmé 493 décès depuis que la persécution du Falun Gong en Chine a commencé en 1999. Les fonctionnaires de gouvernement à l'intérieur de la Chine, cependant, rapportent que le chiffre réel dépasse les 1.600. Plus de 100.000 ont été détenus, avec plus de 20.000 condamnés aux camps de travaux forcés sans procès.

http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2002/10/12/27496.html

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