Les camps de travaux forcés de Shanghai utilisent des détenus comme esclaves pour produire des jouets destinés à l’exportation (Photos)

La SARL de jouets Hali de Shanghai est une grande entreprise de Chine qui produit des jouets. Annexe du Groupe Haixin, la société exporte certains de ces produits en Europe et aux Etats-Unis. La compagnie se spécialise dans la production et la vente de jouets rembourrés. Pour certains des produits ‘Made in China » exportés, les bases de production sont les camps de travaux forcés de Shanghai. Dans le but de réduire les coûts et de respecter les délais de livraison rapide, la société viole les lois commerciales internationales. Elle se ligue avec les camps de travaux forcés pour utiliser les pratiquants de Falun Dafa et autres détenus comme des esclaves, les forçant à effectuer de longues heures supplémentaires et un rude travail.

Un des produits de la Société de Jouets Haili

1. Comment sont fabriqués les produits

Les fonctionnaires du camp de travail ne font aucun cas de la loi et des droits humains des détenus. Ils se focalisent sur la quantité et la livraison rapide des produits et font tout sur la base de l’argent. En conséquence, ils produisent fournée après fournée de produits souillés. Les détenus sont privés de leurs droits humains basiques, sont traités comme des esclaves et mentalement torturés. Ils sont punis pour les détails les plus futiles—une des punition consiste à s’asseoir sur un tabouret très bas pour prendre son repas. Les détenus donnent libre cours à leur colère sur les produits sur lesquels ils travaillent. Ils mêlent la saleté du sol—des mouchoirs en papiers utilisés, des restes de nourriture, et du papier—avec le coton pour le rembourrage des jouets. Certains ont même utilisé les jouets pour nettoyer les tables et leurs chaussures. Lorsqu’ils font un petit somme sur le sol en été, ils utilisent les jouets comme oreillers.

2. Comment ils bâclent la fabrication pour effectuer une livraison rapide

Les camps de travaux forcés se focalisent sur la livraison rapide. Ils forment des détenus connus comme étant des ‘’travailleurs rapides’’ afin qu’ils fassent de l’argent pour eux. Il y a des dessins et des instructions de procédés que doivent suivre les travailleurs. Par exemple, pour les produits ci-dessus, le nez du lapin était cousu et le fil utilisé était double. Mais les ‘’travailleurs rapides’’ utilisaient quatre ou même six fils pour coudre le nez—ils faisaient plusieurs points et le nez était fini. Ils font les choses à la va-vite afin d’accomplir les quotas de production. Coudre le nœud sur un lapin rembourré demande des coutures en avant et en arrière à plusieurs reprises ; cependant, les ‘’travailleurs rapides’’ ne font juste qu’un point pour finir. Pour les yeux du lapin, il est demandé de coudre de l’extrémité du cou jusqu’à un œil puis en haut vers la tête, puis de redescendre vers l’autre œil puis vers l’extrémité du cou. Ces ‘’travailleurs rapides’’ cousent simplement d’un œil vers l’autre. De cette façon, ils satisfont les exigences des camps de travail : ‘’Vite, vite, vite’’ et ‘’argent, argent, argent.’’ Les pratiquants de Falun Gong qui refusent d’être transformés doivent manger des repas de prisonniers et faire des heures de travail supplémentaires. Derrière ces produits, il y a la douleur sans fin soufferte par les détenus

3. Afin de livrer les produits plus tôt, les camps de travail utilisent divers moyens pour éviter les contrôleurs de qualité dans les usines

Dans le but de réduire le temps de production, les chefs d’équipe vont au plus rapide dans la qualité, dans le but de faire de gros bénéfices. Pour de l’argent, ils forment des personnes bavardes dans les prisons comme contrôleurs de qualité. Une fois que les biens sont sortis des portes des camps de travaux, ce n’est plus l’affaire des camps de travail. Si les biens doivent être refaits à cause de leur pauvre qualité, une taxe supplémentaire est ajoutée. Les contrôleurs de qualité montent normalement un point de contrôle dans le camp de travail forcé et ils visitent les ateliers du camp pour contrôler la qualité. Mais le contrôleur de qualité du camp gardera un œil sur le contrôleur de la qualité de l’usine. Si le contrôleur de qualité de l’usine est dedans, le contrôleur de qualité du camp de travail demandera à ces détenus qui ont encore une conscience, de produire les produits conformes au standard et de remettre leurs produits finis au contrôleur de qualité de l’usine. Mais la plupart des détenus ont été entraînés par la police du camp à être des ‘’travailleurs rapides.’’ Une des façons d’escroquer le contrôleur de qualité de l’usine est d’avoir de bonnes relations avec lui et de le laisser ignorer la qualité. Ou ils tentent de maintenir le contrôleur de qualité de l’usine hors des ateliers ou de discuter avec lui à dessein. Une autre tactique est d’attendre jusqu’à 17 heures, lorsque le contrôleur de qualité de l’usine finit son travail. Puis, ils collectent les produits finis sans contrôler la qualité. Les détenus sont forcés de travailler jusqu’à minuit et le contrôleur de qualité de l’usine ne restera pas au-delà de 17 heures. De cette façon, les produits du camp de travail sont livrés. Si l’usine n’est pas satisfaite, le chef d’équipe dira : ‘’ C’est un camp de travail. Nous pouvons atteindre la quantité mais pas la haute qualité.’’ L’usine ne peut rien dire parce que les produits du camp sont à bas prix et sont remis rapidement. L’usine utilise les mêmes techniques que le camp de travail utilise pour escroquer les fonctionnaires des douanes.

En 2003, les camps de travail ont détenu de nombreux pratiquants de Dafa. Ceux qui étaient juste détenus ou qui refusaient d’être transformés étaient forcés de travailler jour et nuit. Pour maintenir leur croyance en ‘’Authenticité, Compassion et Tolérance’’ et s’opposer à la persécution, les pratiquants ont résisté. La police et les hommes de main ont alors utilisé des méthodes vicieuses pour persécuter les pratiquants. Hormis le travail pendant de longues heures, ils ont fait venir des voyous pour surveiller les pratiquants et inciter à la haine parmi les détenus envers les pratiquants. Ils ont fait manger de la ‘’nourriture de prisonniers’’ aux pratiquants pendant des années.


Le bâtiment dans la photo ci-dessus a été achevé en 2004. Le premier étage est le ‘’Supermarché Qingyuan,’’ le second étage est la ligne d’assemblage des produits électroniques pour la Seconde Brigade, le troisième étage est la ligne d’assemblage de produits électroniques pour la Quatrième Brigade et le quatrième étage est une salle multifonction.

Pourquoi le camp de travail a du travail sans fin? Pourquoi les camps de travail ont de l’argent pour construire le nouveau bâtiment ? Parce que beaucoup d’usines choisissent les camps de travaux comme bases de production pour le travail à bas coût et pour une livraison rapide. Les usines associées avec les camps de travaux à Shanghai incluent : La Compagnie de Jouets Haili de Shanghai, l’Usine de Jouets Rembourrés du Delta Rouge Xujing de Shanghai, la SARL de Jouets Haifa de Shanghai, la SARL de Jouets Changfu, l’Usine No. 7 de Jouets de Shanghai, la SARL Mondiale de Jouets de Shanghai et la SARL de Jouets Haiyan de Shanghai.

Ces dernières années, de nombreuses sociétés et d’usines de jouets ont été crées à Shanghai. Beaucoup d’entre elles travaillent avec des camps de travaux forcés pour un travail à bas prix et des bénéfices commerciaux. Mais les droits des détenus sont violés et la qualité des produits est faible. Cette pratique s’oppose aux conventions commerciales internationales, interfère avec le marché international, rend les prisons et les camps de travaux extrêmement occupés, et transforme les détenus en esclaves.


Date de l’article original : 12/9/2007
Catégorie : Récits de témoins oculaires

Version chinoise disponible à http://minghui.ca/mh/articles/2007/9/1/161933.html

Vous pouvez imprimer et faire circuler tous les articles publiés sur Clearharmony et leur contenu, mais veuillez ne pas omettre d'en citer la source.

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