"Il n'y a rien de mal à cultiver Authenticité, Bonté et Patience"

Le 26 mars, le CIFDF a rendu public un rapport sur Zhao Ming, un pratiquant de Falun Dafa et élève du département d'informatique du Trinity College de Dublin, Irlande. Il a été illégalement condamné à 2 ans de travaux forcés parce qu'il pratique Falun Dafa. Ayant appris que Zhao Ming était détenu dans un camps de travail forcé, les élèves, les professeurs, le professeur principal John Hegarty, et les "Amis de Zhao Ming" ont décidé de faire tout leur possible pour obtenir sa libération. Une grande campagne de pétition a commencé. Les gouvernements irlandais, anglais ainsi que de nombreux pays de l'Union Européenne, Amnesty International, Mme Mary Robinson, et bien d'autres ont reçu de multiples demandes d'intervention en faveur de Zhao Ming
Lord Moyne [un membre du Parlement anglais], qui avait connu Falun Dafa du fait de l'arrestation de Zhao Ming, a joué un rôle très important dans sa libération. Il a dit avoir lu le livre Zhuan Falun très attentivement et l'avoir trouvé complètement apolitique, et que les principes d’Authenticité, bonté et patience devraient être reconnus par tous, car ce sont des valeurs universelles. Ceci lui fait penser que chacun devrait soutenir Falun Dafa.
Du fait de cette mobilisation, Zhao Ming a finalement été libéré le 12 mars 2002. Le 23, il était de retour en Irlande où il continuera ses études en informatique
Le CIFDF a interviewé Zhao Ming au téléphone au sujet de ce qu'il a enduré pendant ces deux années. Arrêté alors qu'il exerçait sont droit constitutionnel à faire appel, il a été alimenté de force dans le centre de détention

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Question: Tu étudiais pour passer ton Masters au Trinity College de Dublin. Comment as tu été arrêté et condamné à 2 ans de travaux forcés ?
Zhao Ming: Pendant les vacances de Noël de 1999, je suis retourné à la maison. Je suis allé faire appel aux bureaux d'appel du gouvernement central de Yongdingmen, Beijing. J'ai été renvoyé à Changchun, ma ville, dans la Province de Jilin . La police a pris mon passeport alors je n'ai pas pu retourner en Irlande

En mars 2000, je suis retourné à Beijing. J'ai été arrêté avec plusieurs autres pratiquants alors que nous discutions à la maison d'un d'eux. La police n'avait pas d'uniformes, ils n'ont pas montré leur carte et nous ont simplement mis dans un véhicule banalisé. Nous avons été envoyés au centre de détention Haidian, à Beijing, et j'ai été condamné aux travaux forcés

Question: Quand as-tu été transféré du centre de détention au camp de travail ?
Zhao Ming: Ils m'ont envoyé au camp de Tuanhe un mois après. J'ai été enfermé dans le centre de détention Haidian, le centre de détention Daguang, à Changchun, le centre d'éducation des drogués et le centre de détention 7 à Pékin. Je leur ai dit sans cesse que je n'avais rien fait de mal et qu'ils ne devraient pas m'arrêter. J'ai commencé une grève de la faim pour protester de mon innocence. Ils m'ont alimenté de force

Question: Est-ce que tu peux décrire cela ?
Zhao Ming: J'ai commencé une grève de la faim après une semaine dans le centre de détention Haidian, pour demander ma libération car je suis innocent. Le second jour, ils m'ont alimenté de force. Ils m'ont mis au sol et on bouché mes narines. J'ai essayé de garder mon souffle mais ils ont utilisé des brosses à dent pour ouvrir ma bouche, et ils ont mis du liquide dans ma gorge. Parfois, l'alimentation passait dans la trachée, et j'ai eu très mal aux poumons. Ce type de méthode est très dangereux. J'ai parlé avec un pratiquant de Falun Dafa du même camp, dont la femme, Mei Yulan, a été tuée de cette manière.
Dans le centre de détention 7 à Pékin, j'ai continué ma grève. Le directeur du service médical m'a mis un tube dans le nez et l'a fait aller en avant et en arrière constamment. Cette cruauté volontaire m'a fait perdre beaucoup de sang. Il a même intentionnellement poussé le tube dans ma trachée. Je ne pouvais plus respirer. Il a dit "Tu me rends malade, alors je vais te tuer" Après cela, je ne pouvais pas cesser de vomir. Un petit peu de liquide est sorti, et cela avait une odeur de médicament : ils avaient rajouté une grande quantité de drogue dans la nourriture, ce qui m'a fait beaucoup souffrir du ventre. J'ai été envoyé en camp de travail après ces tortures, et j'ai recommencé à manger.


La vérité sur le "Traitement humain des prisonniers du camp"

Question: Le gouvernement chinois a invité la presse internationale à visiter le camp de Tuanhe à Pékin, et les gens ont pensé que les conditions de vie dans le camp sont très bonnes et que les prisonniers sont bien traités. Peux-tu nous dire ce que tu as vu dans ce camps ?
Zhao Ming: des journalistes ont fait des interviews dans le camp. Des chefs d'entreprise aussi ont visité le camp. lls ont vu des poulets et des lapins nourris par les prisonniers, qui couraient partout. Superficiellement, on dirait que tout va bien, mais c'est pour tromper le monde - ce n'est pas comme ça que l'on peut se rendre compte de ce qu'endurent les gens à l'intérieur. Lors des visites, il y a des prisonniers qui travaillent et d'autres qui font du sport. Mais tous sont ceux qui ont eu des lavages de cerveau ou qui sont dans la ligne du gouvernement. Les pratiquants de Dafa déterminés et d'autres devaient regarder des vidéos, enfermés dans une pièce, jusqu'à ce que les journalistes soient partis. Il y a 3 personnes qui ont eu un lavage de cerveau et qui ont dit dans leur interview que le camp était très bon, et ils ont eu un grosse réduction de peine ensuite


Tortures secrètes dans le camp

Question: Est-ce que tu étais détenu avec d'autres pratiquants ?
Zhao Ming: Au tout début j'étais dans une cellule avec une douzaine de voleurs et d'escrocs. Après comme il y avait plus de pratiquants de Falun Gong prisonniers, ils nous ont mis en petits groupes

Question: Comment les criminels t'ont-ils traité ?
Zhao Ming: Dans le camp on m'a d'abord empêché de dormir. Les policiers me parlaient tout le temps et me disaient de ne plus pratiquer Falun Dafa. La douzaine de criminels dans la même cellule m'ont frappé, ils m'ont forcé à rester debout et m'ont battu avec les chaises pliantes quand je n'ai plus pu rester immobile. Cela a duré deux heures. Puis ils m'ont mis dans une bassine et m'ont placé sous le lit. Comme le lit se soulevait un peu à cause de mon corps, il se sont assis dessus en poussant aussi fort que possible, ce qui a créé beaucoup de caillots de sang sur mes jambes. Pendant longtemps je n'ai pas pu marcher.

Question: Pourquoi ont-ils fait çà ?
Zhao Ming: A ce moment j'étais nouveau dans le camp de Tuanhe, et c'était impossible que j'aie autant d'ennemis. Ils n'avaient aucune raison de me frapper. D'après les règles du camp, un tel comportement doit être puni par l'isolement et par un allongement de peine. Mais aucun n'a été puni, et certains ont même vu leur peine raccourcie. Après un moment, ils m'ont dit qu'ils ne voulaient pas me frapper mais que la police le leur avait ordonné.

Question: Est-ce que les gardiens t'ont frappé ?
Zhao Ming: Oui, avec des matraques électriques. L'année dernière, quand ma peine d'un an était presque finie, ils m'ont transféré au camp pour femmes de Xingan, à Pékin. Les gardiens étaient assistés par des prisonnier masculins. J'ai été détenu plus de 2 semaines, et je n'ai pas eu le droit de dormir, à part 1 heure chaque jour en restant assis. J'ai aussi souffert des châtiments physiques comme de rester immobile ou dans la position "piloter un avion "entre autres
[Note: pour cette torture, la tête est inclinée vers l'avant au maximum, le coup et le dos sont contre le mur et les mains sont tirées en arrière le plus haut possible. Dans cette position, les bras levés et écartés dont penser à la forme d'un avion, d'où le nom de la torture]
Deux semaines avant que ma peine soit finie, on m'a empêché de dormir plusieurs jours. J'ai rencontré le vice-directeur du camp pendant la journée et j'ai demandé à lui parler. Je voulais lui dire que les gardiens ne me permettaient pas de dormir, mais il m'a ignoré.. La nuit suivante, 5 policiers m'ont attaqué avec des matraques électriques. Ils m'ont accroché à un sommier, par les bras, les jambes et la tête. Puis ils m'ont frappé avec 6 matraques électriques en même temps. Mon corps a eu des spasmes violents, et ma respiration est devenue hachée. Ces matraques mesuraient à peu près 50 cm, avec deux électrodes au sommet. Il y avait une bobine métallique qui s'enroulait le long de la matraque, ce qui donne plus de surface pour les coups. Parmi les 5 policiers, il y avait le chef de la section administrative, le chef et le sous-chef de la section éducative, et deux policiers en charge des stages pour "remuer les déterminés". Le chef de la section administrative m'a dit que c'était la punition pour avoir voulu dire la vérité au directeur du camp.

Question: Qu'est-ce que c'est le stage pour "remuer les déterminés" ?
Zhao Ming: Cela a été spécialement créé pour s'occuper des pratiquants de Falun Gong déterminés qui refusent le lavage de cerveau. Maintenant, tout ceux dont la peine est presque finie et qui refusent d'être réformés y sont envoyés. C'est dans le vieux bâtiment de l'Ouest. Après la construction du nouveau, celui-ci a été désaffecté. Nos pratiquants y sont mis en isolement. Au début, ils envoient des gens pour parler, mais ensuite ils utilisent la violence.

Isolement complet des salles de lavage de cerveau

Question: Qu'est-ce que la police te demandait de faire habituellement ?
Zhao Ming: La persécution la plus sévère est le lavage de cerveau. Ils ont publié beaucoup de livres, de cassettes audio et vidéo etc. Ce n'est pas la peine de dire ce que cela contient. Ils forcent les pratiquants de Falun Gong à les regarder chaque jour et à en parler. Ils veulent faire dire que la « cultivation » est comme çà. Pour obtenir leur résultat, ils empêchent de dormir et utilisent les électrochocs.
Pendant plus d'un mois, ils nous ont forcé à nous asseoir sur des petites chaises en plastique 15 heures par jour et à écouter de la propagande. Nous ne pouvions pas bouger excepté pour manger et aller aux toilettes, et même cela était limité. Chaque jour, la douleur subsistait toute la nuit - garder le corps fixe pendant si longtemps est très douloureux.

Question: Quand t’a-t’on dit que ta peine avait été allongée de 10 mois ?
Zhao Ming: le jour avant ma libération. Psychologiquement, ça a été un grand choc.

Question: Ont-ils expliqué pourquoi ?
Zhao Ming: Deux semaines avant, ils m'avaient envoyé au camp Xingan. Après m'avoir brutalement torturé, ils m'ont demandé d'écrire une garantie de ne plus pratiquer. J'ai refusé. Ils m'ont demandé de lire un article insultant Falun Dafa avec d'autres personnes qui n'étaient pas des pratiquants. J'ai refusé. Ils ont dit que pour cela, et parce que j'avais parlé de Falun Gong avec les autres dans le camp, ils avaient allongé ma peine.

Question: Est-ce que tes parents ont su que ta peine était allongée ?
Zhao Ming: Non.

Question: Qu'est-ce qui a été le plus douloureux pendant ces deux années ?
Zhao Ming: je n'ai enfreint aucune loi, pourtant j'ai perdu ma liberté et je n'ai pu ni lire /le livre de/ la Loi ni pratiquer les exercices. Dafa enseigne à cultiver "Authenticité(vérité), bonté, patience(tolérance)". Ne pas pouvoir pratiquer une si bonne chose a été le plus douloureux pour moi.

Question: Pendant ce temps, tes camarades et professeurs à l'Université ont formé une association : "les amis de Zhao Ming" pour te secourir, et ils ont mobilisé l'attention internationale. Savais-tu cela ? Zhao Ming: Non. Je l'ai appris en revenant en Irlande. Dans le camp, on ne fait que regarder la propagande, et aucune autre information n'arrive. On se sent très seul, personne ne s'occupe de vous et c'est comme si personne ne devait être au courant si on était battu à mort. C'est comme cela qu'ils attaquent l'esprit et cherchent à briser votre volonté. Si j'avais su ce qui se passait dehors, cela m'aurait beaucoup encouragé. En fait le camp de travail, ou plutôt le régime de Jian, a vraiment peur que les gens en Chine connaissent la situation.


Le discours du silence avant la libération

Question: Quand as-tu su que tu serais libéré ?
Zhao Ming: Le jour où je suis sorti.

Question: Qu'est-ce que la police a dit avant cela ?
Zhao Ming: Ils étaient très nerveux. Normalement, des officier de la division disciplinaire demandent si la personne a été torturée ou pas.. C'est une routine. Pour moi, je savais que cela ne servirait à rien de leur parler et que c'était une formalité, alors j'ai dit que je n'avais rien à dire

Question: Pourquoi était-ce seulement une formalité?
Zhao Ming: Une semaine avant la libération, un policier du bureau d'éducation par le travail m'a demandé si j'avais quelque chose à mentionner. Je lui ai demandé s'il trouvait approprié de m'avoir appliqué des électrochocs. Il a dit que les électrochocs étaient illégaux, mais a continué en disant : " je ne crois pas que ce soit possible. Avez-vous une preuve ? Le personnel du camp était-il présent ? Je vous croirai si un policier me dit que c'est vrai. Si vous pensez que parler de telles tortures ne vous fait pas de tort, je veux dire si vous n'avez pas peur de subir les conséquences, vous pouvez parler et je noterai ce que vous dites." Son intention était très claire, et il savait exactement ce qui s'était passé. Lui-même avait peut-être donné l'ordre. Quand on me torturait, il y avait des responsables de différentes divisions, ils avaient donc reçu des ordres d'en haut. "vous pouvez dire à la police ceci, mais ce sera dur pour vous de trouver des preuves. Si la police ne confirme pas vos dires, comment prouverez-vous ?" Tout le monde sait, et on vous menace pour cacher ces choses. C'est vraiment vicieux


"Il n'y a rien de mal à cultiver Vérité, Bonté, Patience"

Question: Pendant ces deux années tu as enduré des tortures énormes, aussi bien physiques que mentales. Qu'est-ce qui t'a permis de traverser cela en gardant un état d'esprit aussi paisible ?

Zhao Ming: Ma ferme croyance en Dafa. Il n'y a rien de mal à cultiver « Vérité, Bonté, Patience » Dans les camps, les pratiquants doivent endurer une pression énorme. Les camps utilisent la torture physique et le lavage de cerveau pour forcer les pratiquants à renoncer à Dafa. Mais la force ne peut changer la volonté des pratiquants de cultiver Dafa.

La voix de la communauté internationale est efficace

Question: La communauté internationale et de nombreuses personnes que tu ne connais pas ont fait beaucoup d'efforts pour assurer ta libération. As-tu quelque chose à dire là dessus.?
Zhao Ming: Je leur suis très reconnaissant. Mes professeurs et amis au Trinity College ont dépensé tellement de temps et d'énergie pour me faire libérer. Au tout début c'était vraiment difficile. Leur soutien est au delà de mon imagination. Mes plus profonds remerciements à tous. Et merci aussi aux gouvernements irlandais, anglais, à Amnesty International et à beaucoup d'autres personnes bienveillantes.
Je suis très heureux d'être libre. Je vais essayer de récupérer rapidement pour ensuite aider la libération d'autres pratiquants en Chine. J'espère vraiment que les gouvernements, les ONG et les gens de bon cœur accorderont beaucoup d'importance à la situation à Changchun, ma ville natale, et continuer à demander au gouvernement chinois de cesser la persécution des pratiquants de Falun Gong.

Zhao Ming est un citoyen Chinois ordinaire qui étudie outre mer. IIl est aussi pratiquant de Falun Dafa. A présent Jiang Zemin essaie frénétiquement d'éliminer les pratiquants de Dafa, surtout à Changchun, la ville natale de Zhao Ming et le lieu d'apparition de Falun Dafa. En mars seulement, le gouvernement a kidnappé plus de 5,000 pratiquants à Changchun. Chaque jour des gens sont torturés à mort. La libération de Zhao Ming est le résultat d'efforts collectifs de gouvernement, d'associations et de citoyens qui ont continuellement élevé une voix de justice pour qu'il retrouve sa liberté

http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2002/4/3/20556.html
http://www.minghui.cc/mh/articles/2002/3/30/27518.html

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