Découvertes Stupéfiantes dans les Anciennes Teintures, Encres et Pigments

Dans l'antiquité, il était extrêmement difficile de produire de la teinture violette à partir de la nature. C’est pourquoi les vêtements teints en violet étaient extrêmement rares et chers. Le Duc Huan de l’état de Qi durant la Période Printemps et Automne (722-481 Avant J.C) devint un jour célèbre parce qu’il avait un faible pour les tenues violettes et que les commerçants mutiplièrent alor par dix le prix des étoffes violettes déjà chères .

Les anciens Grecs et Romains étaient capables de fabriquer une teinture alizarine violette à partir de la racine du madrier Eurasien et utilisaient la teinture alizarine pour teindre des tissus et pour la peinture. Le seul inconvénient était que ce n’était pas un véritable violet mais une couleur proche du bordeaux. Les anciens Grecs, Indiens et Perses ont résolu ce problème en mélangeant des teintures bleues et rouges. Lorsque dans les années 1980 les scientifiques ont recherché des matériaux possibles pour les supraconducteurs, ils ont produit accidentellement une teinture violette- BaCuSi2O6, connue aussi comme ‘’Violet Han.’’ BaCuSi2O6 n’a jamais été découvert dans la nature, et il est difficile de fabriquer BaCuSi2O6 même avec la technologie moderne

Pourtant, des experts d’un bureau de préservation d'artefact de Bavière en Allemagne, qui ont participé aux recherches sur la technologie utilisée pour préserver la couleur du bois peint et des figures d’argiles des soldats et des chevaux enterrés avec le Premier Empereur de la Dynastie Qin, ont provoqué une onde de choc en annonçant en 1997 lors d'un Séminaire de Préservation d'artefact à Taiwan :’’Nos recherches ont conclu que le Bleu Han (BaCuSi4O) et le Violet Han ( BaCuSi2O6) étaient des teintures communément utilisées dans les grottes de Dunhuang dans la Province de Gansu en Chine ( une chambre aux trésors d’écritures, de peintures et de statues bouddhiques ) et sur du bois peint et des figures d’argiles de soldats et de chevaux enterrés avec le Premier Empereur de la Dynastie Qin.

Les experts allemands de la préservation d'artefact ont fait naître une grande excitation et beaucoup de nouvelles questions dans le domaine de l’archéologie :’’ Comment l’ancien peuple chinois produisait-il du BaCuSi4O et du BaCuSi2O6 ? Dans l'antiquité les transports limitaient l’échange d’informations . Ainsi, les teintures étaient préparées à partir de matériaux trouvés dans la nature dans chaque région. De plus, les gens d’aujourd’hui n'étaient pas capables de produire le BaCuSi2O6 avec la technologie moderne jusqu’à il y a seulement quelques décennies. Comment les Chinois ont-ils pu avoir la technologie pour produire du BaCuSi2O6 200 ans Avant J.C ?’’

La Teinture Violette sur ce soldat d’argile peint enterré avec le Premier Empereur de la Dynastie Qin est BaCuSi2O6 connue aussi sous le nom de Violet Han.

Une autre découverte de teinture violette dans un ancien artefact a été faite aux Etats Unis. Il s’agit de la controversée Carte de Vinland. La Carte de Vinland est une carte latine datée de 1434. Elle est actuellement conservée à l’Université de Yale. La plupart des experts pensent qu’elle est authentique, mais beaucoup la considèrent comme une contrefaçon à cause de la présence d’anastase, une forme particulière de dioxyde de titanium, dans l’encre. Dans un article publié en août 2000 tiré de la revue Radiocarbone, les scientifiques ont conclu que le parchemin de la Carte de Vinland date approximativement de 1434 Après J.C, ou prés de 60 ans avant que Christophe Colomb n’ait posé le pied dans les Indes Occidentales [1]

La Carte de Vinland fut d’abord découverte en 1957 dans une librairie à Genève, Suisse. C’est un parchemin en peau de mouton qui mesure 15.76 pouces de long sur 11.03 pouces de large. Personne ne sait à qui il appartenait auparavant. Sur la carte, Vinland semble être située à l’Ouest de l’Europe. Le texte sur la carte dit, en partie,’’ Par la volonté de Dieu, après un long voyage depuis l’île du Groenland jusqu’au sud vers les les plus lointaines parties restantes de l’océan d'Occidentt, navigant vers le sud au milieu des glaces, les compagnons Bjarni et Leif Erikson ont découvert une nouvelle terre, extrêmement fertile et ayant même des vignes,.... île qu'ils ils ont nommée Vinland.’’

Ce parchemin controversé, appelée la Carte de Vinland, est gardé dans la Bibliothèque Beinecke des Livres rares et des Manuscrits de l’Université de Yale

Dès 1995, Harbottle, ainsi que Douglas J. Donahue de l’Université d’Arizona, et Jacqueline S. Olin de Centre Smithsonite de Recherche de Matériaux et d’Education, ont entrepris une étude scientifique détaillée du parchemin. Utilisant le Spectromètre d’Accélérateur de Masse de La Fondation Nationale des Sciences de l’Université D’Arizona, les scientifiques ont déterminé une date précise de 1434 Après J.C, plus ou moins 11ans. La haute précision inhabituelle n’a été possible que parce que la date du parchemin tombait dans la zone d’une courbe de calibrage de datation au carbone 14 très favorable. Cette annonce a confirmé que la Carte de Vinland date du 15eme siècle. Il en résulte que Colomb devait déjà avoir connaissance de la Carte de Vinland avant sa découverte de l’Amérique du Nord.

Depuis la découverte de la Carte de Vinland, beaucoup de scientifiques ont déclaré qu’il s’agit d’une contrefaçon. Leur plus grand argument est que :’’ L’encre de la carte peut seulement être produite par la technologie moderne scientifique. Les Européens n’avaient pas une telle technologie a l’époque médiévale.’’ Robin Clark, Docteur es Science, Sir William Ramsay, professeur de Chimie au Collège Universitaire, Londres, Royaume Uni, et Katherine Brown, candidate de doctorat ont utilisé la spectroscopie’ microprobe romaine pour identifier les composants chimiques de l’encre de la Carte de Vinland. Ils ont découvert que l’encre contenait de l’anatase (TIO2), la forme la moins connue de dioxyde de titanium trouvée dans la nature. Quelques scientifiques ont ainsi conclu que la carte devait avoir son origine au 20eme siècle parce que l’anatase n’a pu être synthétisée jusqu’aux alentours de 1923. [2]

Pour justifier la carte de Vinland, Jacqueline Olin a simulé de l’encre médiévale d’excoriation de fer qui ressemblait à l’encre trouvée sur la carte. Son encre d’excoriation de fer simulée contenait de l’anatase (TIO2) .[3] Cependant, le Dr Kenneth M. Towe, un géologue du Département de Paléobiologie, L’Institution Smithsonite, a argumenté dans son article 2004 ‘’Chimie Analytique’’, ‘’Les encres d’excoriation de fer médiévales sont riches en fer.’’ Cependant, les témoignages analytiques ont montré qu’il y avait un pourcentage très faible de fer dans l’encre trouvée sur la carte. [4]

La réponse de Ollin a été que le fer a du disparaître à cause de la détérioration de l’encre et elle a suggéré des recherches plus poussées sur différentes sortes d’encres contenant du titanium. Elle a montré plus loin que l ‘encre trouvée sur la carte contenait du cuivre, du zinc, de l’aluminium et de l’or, ce qui est similaire a beaucoup d’encres médiévales. Néanmoins, Robin J. H Clark, les Laboratoires Christopher Ingold, le Collège Universitaire de Londres, ont rapidement rejeté ses arguments : ‘’Malheureusement son article est basé sur la spéculation, manque de logique, et manque soit d’information nouvelle soit d’un nouvel aperçu sur l’encre, consistant simplement en une réécriture de ses publications antérieures. Cette publication a alimenté la presse scientifique et populaire avec un carburant avec lequel enflammer par la suite, de façon entièrement injustifiée, un sujet controversé.’’[5]

Il y a deux raisons principales au débat animé sur l’authenticité de la Carte de Vinland. D’abord les chimistes supposent en général que la technologie ancienne doit avoir été beaucoup moins avancée que la technologie moderne. Il s’ensuit que lorsqu'une relique contient un composé fabriqué par la technologie inventée dans les temps modernes, les scientifiques modernes s’en tiennent à leurs suppositions et déclarent qu’il s’agit d’une contrefaçon. Deuxièmement, pour un historien, admettre l’authenticité de la Carte Vinland c’est se préparer à réécrire l’histoire selon laquelle Colomb était le premier à découvrir l’Amérique du Nord. C’est un changement que les historiens orthodoxes modernes ne sont encore prêts à accepter

En comparaison avec la très controversée Carte Vinland, les teintures chinoises Bleue Han et Violet Han sont moins controversées Puisque les échantillons de teintures ont été directement pris des figures de bois et d’argiles des soldats et des chevaux enterrés dans la tombe du Premier Empereur de la Dynastie Qin, personne ne peut douter de l’authenticité des teintures. Si des échantillons de teintures avaient été collectés à partir de l'antique collection d’un antique dirigeant chinois à Pékin, beaucoup de personnes dont les esprits sont étroitement restreints à l’intérieur de leurs propres limites, auraient bondi et affirmé que l’ancienne teinture Violet Han devait être une contrefaçon moderne.

Beaucoup d’anciennes reliques et d'annales historiques ont été découverts. Beaucoup d’artefacts trouvés dans d'anciennes tombes et d’anciennes inventions rapportées dans les dossiers historiques ont été faits par des technologies de même niveau ou surpassant la technologie moderne. La teinture Violet Han découverte sur les figures de bois et d’argiles des soldats et des chevaux enterrées dans les tombes est un cas authentique que les scientifiques modernes ne peuvent nier. Une fois, les scientifiques ont déclaré que les fresques préhistoriques dans les caves d’Altamira étaient des contrefaçons modernes parce que les pigments de terre découverts sur ces fresques étaient trop vifs pour qu’ils puissent croire à des pigments préhistoriques. Les scientifiques ont finalement prouvé que les fresques de la grotte d’Altamira étaient authentiques. C’est une leçon que, si nous pouvons nous libérer de beaucoup de notions préconçues et des cadres existants de la science et être réellement objectifs dans nos analyses scientifiques, l’humanité pourrait développer une compréhension plus précise et plus profonde de sa propre histoire et de sa culture.

Bibliographie :

  • [1] Donahue, D.J ; Olin, J. S. ; Harbottle, G. Détermination de l’Age Radio carbonique du Parchemin de la Carte de Vinland ( 2002) Radiocarbone, 44, 45-52

  • [2] Brown, K. L. ; Clark, R.J. H. Analyse des matériaux pigmentaires de la Carte de Vinland et les Rapports tatars par la Spectroscopie Micro probe de Raman (2002) Chimie Analytique, 74, 3658-3661

  • [3] Olin, J. S. Preuve que la Carte de Vinland est Médiévale (2003) Chimie Analytique, 75, 67

  • [4] Towe,K.M. L ‘encre de la Carte de Vinland n’est PAS Médiévale (2004) Chimie Analytique, 76,863-8

  • [5] Clark, R. J. H. La Carte de Vinland_ Encore une Contrefaçon moderne du 20eme Siècle (2004) Chimie Analytique

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