Minghui rapporte : Près de 10 000 pratiquants de Falun Gong arrêtés et harcelés en 2019

La persécution du Falun Gong par le régime communiste chinois a continué sans relâche en 2019. Selon les informations recueillies par Minghui.org, 6109 pratiquants de Falun Gong ont été arrêtés et 3582 ont été harcelés pour leur croyance. Au moment de la rédaction du présent document, 3400 pratiquants sont toujours en détention.


Le Falun Gong, également connu sous le nom de Falun Dafa, est une ancienne pratique spirituelle basée sur le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance. Depuis que l'ancien dictateur chinois Jiang Zemin a ordonné une campagne nationale contre cette pratique le 20 juillet 1999, de nombreux pratiquants ont été arrêtés, emprisonnés, torturés et même tués pour leurs organes.


L'année 2019 a connu plusieurs anniversaires jugés sensibles par le régime : le 25 avril a commémoré la 20e année de l'Appel pacifique de 10 000 pratiquants devant le Bureau central des appels à Pékin pour demander la libération de plusieurs pratiquants injustement arrêtés quelques jours auparavant ; le 20 juillet a commémoré la 20e année du début de la persécution du Falun Gong ; le 1er octobre a marqué le 70e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois.


Les arrestations et le harcèlement des pratiquants de Falun Gong ont atteint un sommet autour de ces trois dates, alors que les autorités tentaient d'empêcher les pratiquants de participer à des manifestations publiques ou de déployer d'autres initiatives pour sensibiliser les gens à la persécution.


Le mois de juillet a enregistré le plus grand nombre d'arrestations (1202), suivi de septembre (937) et d'avril (826). Ces trois mois ont également été les trois mois les plus importants en termes de nombre total de pratiquants harcelés, le mois de juillet ayant enregistré 1651 cas, le mois de septembre 1526 et le mois d'avril 1361. Le mois d'août a également été marqué par un nombre élevé de pratiquants ciblés, avec 822 arrestations et 380 cas de harcèlement.


Beaucoup de ces pratiquants ont été arrêtés en groupes, généralement de deux ou trois dizaines. Dans la plupart des cas, la police a surveillé les téléphones portables des pratiquants et leurs activités quotidiennes pendant des mois avant d'effectuer les arrestations.


Le 23 avril 2019, dans la ville de Guang'an, province du Sichuan, plus de 20 pratiquants ont été arrêtés.


Vers 3 heures du matin le 6 juillet 2019, plus de 300 policiers ont été mobilisés pour arrêter 18 pratiquants dans la ville de Zunhua, province du Hebei. Le 23 septembre 2019, dans la ville de Wuhan, province du Hubei, 40 pratiquants, dont une femme âgée de 89 ans, ont été arrêtés avant la Journée nationale du 1er octobre et les 7e Jeux mondiaux militaires qui se sont déroulés du 18 au 27 octobre à Wuhan.


Les arrestations et le harcèlement des pratiquants ont eu lieu dans 29 provinces et municipalités contrôlées par le pouvoir central. Le Shandong, le Hebei et le Sichuan étaient les trois premières provinces avec plus de 1000 pratiquants arrêtés et harcelés. Dix-huit provinces, telles que le Jilin et le Liaoning, ont signalé des cas d'arrestation et de harcèlement dépassant le millier.


Les pratiquants ciblés viennent de toutes les classes sociales, notamment des enseignants, des ingénieurs, des avocats, des journalistes et des danseurs.


Il est à noter que 9,7 % (593) des pratiquants arrêtés et 5,9 % (213) des pratiquants harcelés sont âgés de 65 ans ou plus, tandis que 112 pratiquants arrêtés et 92 pratiquants harcelés sont âgés de 80 ans ou plus.



D'autres groupes vulnérables ont également été ciblés. Le 23 octobre 2019, Mme Sun Yaping a été arrêtée alors qu'elle était enceinte de sept mois. Un groupe de policiers a parcouru environ 1300 km depuis la ville de Lishui, province du Zhejiang, pour l'arrêter à Botou, province du Hebei. Ils ont emmené Mme Sun à Zhejiang malgré les fortes objections de sa famille. Elle a été brièvement détenue et s'est sentie très mal.


Plusieurs pratiquants ont été ciblés parce qu'ils lisaient ensemble des livres de Falun Gong, certains ont été arrêtés pour avoir parlé à des gens et expliqué comment le Falun Gong a renouvelé leur vie et comment le régime chinois persécute la pratique, et d'autres ont été mis en détention pour avoir exhorté les responsables locaux à démissionner du Parti communiste chinois.


Mme Wang Shuqing, de la ville de Fengcheng, province du Liaoning, a été détenue pendant cinq jours pour avoir exprimé publiquement ses regrets d'avoir renoncé au Falun Gong contre sa volonté pendant sa détention.


M. Qian Gentai et son épouse Mme Zhang Xingji, deux Coréens de souche vivant dans la ville de Changchun, province du Jilin, ont été arrêtés fin août 2019. Ils ont été jugés pour avoir reçu de l'argent de leur fille, qui réside actuellement en Corée du Sud après avoir fui la Chine en 2015 pour éviter d'être persécutée en raison de sa croyance dans le Falun Gong. Les autorités ont accusé le couple d'avoir reçu des fonds de « forces étrangères » pour produire des documents d'information sur le Falun Gong.


En 2019, de nombreuses familles ont eu plusieurs de leurs membres arrêtés en même temps. En particulier, dix membres d'une famille de la ville de Bozhou, province de l'Anhui, y compris une mère, ses cinq filles, trois beaux-fils et un petit-fils de 12 ans, ont été arrêtés le 17 avril 2019 par plus de 100 policiers. Le 5 décembre 2019, quatre des sœurs ont été jugées et attendent maintenant leur verdict.


En plus de l'effet préjudiciable sur les pratiquants eux-mêmes, les membres des familles des pratiquants sont également dévastés par la persécution. La famille de Mme Liu Xifang dans la ville de Jinan, province du Shandong, a eu beaucoup de difficulté pour nourrir son fils d'un an après son arrestation le 14 juin 2019. L'enfant était encore au sein. Un policier qui l'a arrêtée a dit à Mme Liu : « Maintenant le Parti communiste chinois va sevrer ton fils ! »


Après le 15 octobre 2019, jour de l'arrestation de Mme Liu Rulan (une habitante de la ville de Jiaozhou, province du Shandong), son fils adulte, qui souffre d'une déficience intellectuelle, a eu des difficultés à prendre soin de lui-même une fois seul chez lui.


Les membres des familles de plusieurs pratiquants ont été battus ou se sont faits envoyés d'un service à l’autre alors qu'ils cherchaient à obtenir justice pour leurs proches.


Malgré l'absence de preuves valables ou de fondement juridique de la persécution, la plupart des pratiquants sont détenus, souvent au secret, pendant une longue période et sont finalement condamnés à la prison pour leur croyance.


Beaucoup d'entre eux ont été arrêtés et détenus à répétition au cours des vingt dernières années en raison de leur croyance. Certains ont été brutalisés par la police pendant ou après leurs arrestations, certains sont même décédés quelques heures ou quelques jours après leurs arrestations (voir le rapport détaillé sur les confirmations de décès de pratiquants de Falun Gong en 2019).


En plus des violences corporelles et de la détention arbitraire, certains des pratiquants se sont également fait extorquer de l'argent ou ont été privés de leurs droits fondamentaux.


Parmi les pratiquants ciblés en 2019, 3124 ont vu leur domicile saccagé et 280 se sont fait extorquer un total de 3 605 059 yuans par la police, soit une moyenne de 12 875 yuans par personne. Trois pratiquants se sont fait extorquer 300 000 yuans chacun, et quatre se sont fait extorquer un montant compris entre 100 000 et 180 000 yuans chacun.


Mme Yuan Chunxiao, une étudiante de première année à Nanjing, province du Jiangsu, a été renvoyée pour avoir fait les exercices de Falun Gong dans son dortoir.


Mme Li Donghua, une habitante de Pékin âgée de 60 ans, a vu son logement locatif résilié de force par les autorités après son arrestation le 20 avril 2019. On a démoli la maison de M. Gong Xiaohong, du canton de Chongren, province du Jiangxi, pendant sa détention de sept jours, du 4 au 11 septembre 2019.


Plusieurs pratiquants âgés qui avaient été emprisonnés pour leur pratique du Falun Gong ont eu leur retraite suspendue en 2019 après leur remise en liberté, car les autorités leur ont imposé de rembourser les versements de retraite qu'ils avaient perçus pendant leur emprisonnement.


La plupart des directives de persécution ont été données par le Bureau 610 et la Commission des Affaires politiques et juridiques, deux agences qui ont pour tâche d'exécuter la politique d'éradication du Falun Gong de Chine.


Le Bureau 610, une force de sécurité illégale mise en place le 10 juin 1999, joue un rôle important dans la persécution avec ses bureaux centralisés et des localités. Bien que le bureau central ait été démantelé en 2018, les branches locales sont restées actives.


Alors que la persécution entre dans sa 21e année, Minghui.org rassemble aussi toute information sur ses auteurs, en préparation de leur future poursuite en justice.


Voici quelques exemples de cas d'arrestation et de harcèlement. Avec la surveillance massive sans cesse croissante et le blocus de l'information imposé en Chine par le régime communiste, le nombre de pratiquants de Falun Gong arrêtés et harcelés ne peut pas toujours être signalé en temps opportun, pas plus que l'information n'est facilement accessible.


Arrestations collectives
Des arrestations collectives de pratiquants de Falun Gong ont été rapportées tout au long de l'année 2019, en particulier à l'approche des dates dites sensibles mentionnées ci-dessus, comme celles du 25 avril, du
13 mai (Journée mondiale du Falun Dafa), du 20 juillet et du 1er octobre.


En janvier 2019, peu de temps après le Nouvel An chinois, 13 pratiquants de la ville de Cangzhou, province du Hebei, ont été arrêtés et une dizaine d'autes harcelés.


Au mois d'avril, on dénombre les arrestations collectives de 14 pratiquants dans la province du Jiangxi, de 15 pratiquants dans la province de l'Anhui, de plus de 20 pratiquants dans le Sichuan et le Zhejiang, ainsi que celle de 47 pratiquants dans la province du Jiangsu.


Le 12 mai, huit pratiquants âgés de la ville de Zhuhai, province du Guangdong, ont été arrêtés alors qu'ils étaient en train de lire ensemble des livres du Falun Dafa. La police a enregistré des informations détaillées sur chaque pratiquant, y compris des informations sur le travail de leurs enfants et les numéros de téléphone, avant de les ramener chez eux et de saccager les domiciles.


Cinq jours plus tard, huit pratiquants de la ville de Yingtan, province du Jiangxi, ont été arrêtés.


Plus de 20 pratiquants de la ville de Guiyang, province du Guizhou, ont été arrêtés le 13 juin 2019, pendant qu'ils essayaient d'assister à l'audience d'un autre compagnon de cultivation. La police a emmené les pratiquants au poste de police et a pris leur photo, leurs empreintes digitales et des échantillons de sang. Ils ont également fait des vidéos de chaque personne de face, du côté droit puis du côté gauche ainsi que de leurs pieds.


Avec les outils de surveillance de masse toujours plus perfectionnés de la Chine, notamment la reconnaissance faciale et de la démarche, les pratiquants du Guiyang soupçonnent que les autorités ont utilisé l'audience comme appât pour les arrêter et recueillir leurs informations en vue d'une surveillance plus poussée.


En juillet, des arrestations collectives ont été signalées à partir du 3 juillet, où neuf pratiquants de la ville de Tangshan, province du Hebei, ont été arrêtés ce matin-là. Trois jours plus tard, 18 autres pratiquants et 3 membres de leurs familles ont été arrêtés le 6 juillet par plus de 300 agents de police.


Dans la province du Sichuan, 64 pratiquants de sept villes ont été arrêtés entre le 5 et le 18 juillet 2019.


Au moins 24 pratiquants de Falun Gong de la ville de Jilin dans la province du Jilin et deux épouses qui ne pratiquent pas le Falun Gong ont été arrêtés le 19 juillet 2019.


Plus de 20 habitants de Chongqing, y compris une femme âgée de 82 ans, ont été arrêtés le 23 juillet 2019.


Quinze habitants de la ville de Jiamusi, province du Heilongjiang, y compris un homme de 86 ans, ont été arrêtés pendant les trois jours du 25 au 27 juillet 2019.


Les arrestations collectives ont continué en août, dont 5 pratiquants à Chongqing le 8 août, et 32 de la ville de Nanyang, province du Henan, les 30 et 31 août 2019.


La persécution s'est intensifiée en septembre, parfois avec plusieurs groupes arrêtés le même jour.


Le 10 septembre 2019, au moins trois arrestations collectives ont été effectuées, y compris celles de quatre pratiquants de la ville de Luzhou, province du Sichuan, et celles de treize pratiquants à Songyuan et à Shulan, province du Jilin.


Le 23 septembre 2019, huit pratiquants et deux membres de leur famille à Shenyang, province du Liaoning et 40 pratiquants à Wuhan, province du Hebei, ont été arrêtés.


Violence physique et harcèlement
Les brutalités policières lors des arrestations et des détentions ont été très fréquentes en 2019. Plusieurs pratiquants ont été agressés et blessés alors qu'ils résistaient à leur arrestation, tandis que certains ont été maltraités après avoir été mis en détention - on leur a néanmoins refusé des soins médicaux et les visites familiales.


Une femme de 74 ans a eu le bras fracturé pendant son arrestation
Mme Wang Guizhen, 74 ans, habite la ville de Chenzhou, province du Hunan. Le matin du 2 juillet 2019, elle attendait de monter dans le train à la gare TGV de Chenzhou quand plus de 20 agents de police se sont présentés dans la zone d'attente.


Quand elle a été poussée dans le fourgon de police, elle a ressenti tout à coup une douleur aiguë insupportable au bras droit. Son poignet et son bras ont rapidement enflé.


Elle a été emmenée pour interrogatoire au poste de police de Chenjian. Trois policières lui ont ordonné de se dénuder pour un contrôle de sécurité. Elle leur a reproché de lui faire une demande pareille pour l'humilier et elle a refusé d'obtempérer. Quand la police a essayé de l'enfermer et de la menotter à une chaise, elle leur a dit qu'elle n'était pas une criminelle et ne devrait pas être traitée comme telle.


Après des heures d'interrogatoire, Mme Wang a été libérée vers 21 heures.


Sa main et son bras étaient si douloureux qu'elle est allée au poste de police le lendemain et leur a demandé d'assumer leur responsabilité. La police l'a emmenée à l'hôpital et l'examen de radiographie a confirmé que le bras était fracturé.


La police a battu une pratiquante de Falun Gong et menacé de l'enterrer vivante
Mme Zhou Minglan, une habitante âgée de 57 ans de la ville de Jiaozhou, province du Shandong, a été arrêtée le 10 mars 2019 pour sa croyance, après avoir été signalée pour avoir distribué des documents sur le Falun Gong.


Un agent l'a giflée lorsqu'elle les a exhortés à ne pas participer à la persécution alors qu'ils se rendaient au poste de police local.


Au poste de police, les agents ont tenté de la forcer à signer un document d'interrogatoire qui avait été préparé à l'avance. Quand Mme Zhou a refusé de coopérer, ils l'ont enveloppée dans des rideaux et un des agents lui a frappé la tête contre le mur à plusieurs reprises. Cela lui a causé une douleur qui a persisté pendant plus de quatre jours. La police lui répétait : « Si tu ne coopères toujours pas avec nous, nous allons tout simplement t'enterrer vivante. »


Dans la soirée, la police a fait entrer Mme Zhou dans une pièce sans caméra de surveillance et elle a reçu l'ordre de se mettre à genoux. Elle a refusé et a été jetée à terre. Son genou gauche a été gravement blessé.


Mme Zhou a dit à la police que le Falun Gong est légal en Chine et qu'il enseigne aux gens à être bons. Un agent lui a frappé le visage avec sa chaussure. Lui et les autres l'ont forcée à apposer ses empreintes digitales sur le document d'interrogatoire qu'ils avaient préparé.


La police ne lui a fourni ni à manger ni à boire entre le moment de son arrestation à 9 h le 10 mars et le moment où elle a été emmenée au centre de détention le soir du 11 mars. On ne lui a donné qu'un peu d'eau lorsqu'elle a été incapable de parler en raison d'une soif excessive pendant qu'elle subissait un examen médical avant d'être admise dans le centre de détention.


Une femme du Hebei à peine consciente après dix jours de détention dans un centre de lavage de cerveau
Mme Jiang Qiuying, une habitante de la ville de Wuhan, province du Hubei, parlait aux gens de la persécution du Falun Gong dans une zone résidentielle le 21 octobre 2019 quand elle a été découverte par un agent en civil. L'agent ne l'a pas arrêtée tout de suite, mais l'a suivie jusqu'à chez elle.


Un groupe d'agents a attendu la nuit, puis a arrêté Mme Jiang cette nuit-là. Ils ont saccagé son domicile et ont confisqué ses livres de Falun Gong et d'autres matériels connexes.


La police a d'abord placé Mme Jiang en détention pendant quinze jours. Lorsque son mari est allé la chercher au centre de détention local à la fin de cette période, elle avait déjà été transférée au centre de lavage de cerveau de Yangyuan.


Le mari de Mme Jiang s'est rendu chaque jour au centre de lavage de cerveau pour demander sa libération, malgré sa propre hypertension et son handicap physique.


Après dix jours au centre de lavage de cerveau, Mme Jiang était devenue très faible et était à peine consciente. Un membre du personnel a dit à son mari qu'elle n'avait pas pris de nourriture ni de boisson depuis son entrée au centre de lavage de cerveau.


Le mari de Mme Jiang a appelé une ambulance pour l'emmener à l'hôpital immédiatement, malgré la forte opposition du personnel du centre de lavage de cerveau.


Le centre de lavage de cerveau de Yangyuan est connu pour sa persécution des pratiquants de Falun Gong. La plupart des pratiquants qui y ont été détenus ont rapporté qu'on les a forcés à ingérer des substances toxiques, qu'ils ont été privés de sommeil et torturés, alors que les autorités tentaient de les forcer à renoncer à leur croyance.


Beaucoup de ces pratiquants ont souffert de dépression et ont eu de la difficulté à surmonter leur traumatisme mental après avoir été libérés.


Deux femmes du Hebei torturées en détention
Mme Li Dongmei et Mme Geng Shulan, de la ville de Shijiazhuang, dans la province du Hebei, ont été arrêtées le 18 juillet 2019 pour avoir parlé du Falun Gong à des gens.


Elles ont été transférées au centre de détention n° 2 de Shijiazhuang le 20 juillet 2019 et y ont subi de graves tortures.


Les gardes ont mis des menottes aux poignets et des chaînes aux pieds de Mme Geng et les ont enchaînées ensemble. Elle ne pouvait pas se tenir droite et devait ramper sur le sol pour se déplacer. Elle ne pouvait pas se doucher ni changer de vêtements. Elle avait également besoin d'aide pour aller aux toilettes. Les lourdes menottes lui ont gravement blessé les chevilles et les poignets.


Afin de la forcer à abandonner sa croyance, les gardiennes ont ordonné aux autres détenues de battre Mme Geng. Elle a reçu des coups de pied et a été battue si violemment que ses côtes lui ont fait mal pendant des jours. Elle a été gavée après avoir fait une grève de la faim en signe de protestation.


Mme Li a refusé de répondre à « l'appel » en signe de protestation contre sa détention injustifiée. Les gardiennes ont ordonné aux détenues de la battre tous les jours pendant plus d'une semaine. Après qu'elle a protesté contre ces mauvais traitements, ils l'ont forcée à porter des menottes, l'ont enfermée en isolement et l'ont privée d'activités de plein air. Elle n'a pas non plus été autorisée à prendre de douche ou à acheter des produits de première nécessité au magasin du centre de détention.


La tension artérielle de Mme Li avait atteint 200 mmHg à la fin du mois d'août. Elle a eu des douleurs à la poitrine et un côté de son corps est devenu engourdi et raide. Elle vivait dans une peur constante et souffrait d'une faible fièvre.


Lorsque son avocat lui a rendu visite, Mme Li était si tendue qu'elle tremblait de façon incontrôlable. Elle n'a réussi à parler que pendant dix minutes, puis a dû être ramenée dans sa cellule. Le centre de détention a refusé de l'emmener passer un examen médical.


Un homme de Pékin drogué pendant sa détention pour sa croyance
Alors qu'il était détenu pour sa croyance dans le Falun Gong, M. Guo Shunqiang a été gavé avec de la nourriture à laquelle on avait ajouté des substances inconnues. Il a eu des palpitations cardiaques et a transpiré abondamment en conséquence.


M. Guo, un habitant de Pékin, a été arrêté chez lui le 2 mars 2019. La police a ouvert sa porte sans mandat de perquisition et a confisqué ses livres sur le Falun Gong et le matériel connexe.


Lorsqu'on leur a demandé leurs papiers d'identité et d'où ils venaient, les agents ont refusé de répondre. Ils ont également refusé de fournir une liste des articles confisqués. M. Guo a filmé la police pendant la descente chez lui, mais la police a ensuite forcé sa femme à effacer la vidéo. Il a été envoyé au centre de détention du district de Xicheng après avoir passé l'examen physique.


Le 23 mars, M. Guo a appris que le personnel du centre de détention avait mis des substances inconnues dans sa nourriture pendant une semaine. Lorsqu'il a interrogé un gardien pour savoir pourquoi ils le droguaient, celui-ci est resté silencieux.


M. Guo a entamé une grève de la faim au début du mois d'août pour protester contre la détention arbitraire. Plusieurs gardes l'ont gavé de force le 11 août. L'un d'eux lui a tenu le bras droit si fort qu'il a ressenti une douleur aiguë et des courbatures et n'a pas pu lever le bras pendant plus d'une semaine.


Les policiers ont drogué M. Guo lors d'un autre gavage, le 7 septembre. Il a ensuite souffert d'un problème cardiaque et d'une transpiration excessive et a été envoyé à l'hôpital pour y recevoir des soins médicaux deux jours plus tard.


Le parquet du district de Xicheng a inculpé M. Guo le 25 septembre. La police a fourni trois rapports d'interrogatoire au procureur, mais M. Guo a déclaré qu'il n'était présent qu'à l'un d'eux et que les deux autres avaient été fabriqués de toutes pièces par la police.


M. Guo a été libéré sous caution le 26 octobre 2019.


Une femme du Shandong arrêtée, son fils battu lorsqu'il demande sa libération
Mme Zhan Zhongxiang, une habitante de la ville de Pingdu, dans la province du Shandong, a été arrêtée avec plusieurs autres pratiquants de Falun Gong le 24 septembre 2019. Son fils et sa belle-fille se sont rendus au poste de police de Renzhao le 25 septembre pour s'enquérir de son cas.


Alors qu'il attendait à l'extérieur du poste de police, le fils de Mme Zhan a vu un fourgon de police partir avec sa mère et deux autres pratiquants à l'intérieur.


Il a couru vers le fourgon et a essayé de l'arrêter. Un groupe de policiers s'est précipité sur lui. Un des agents l'a tenu par le cou et l'a tiré vers l'arrière, tandis qu'un autre l'a frappé à la tête, lui visant spécifiquement les yeux, le nez et le cou.


Lorsque d'autres membres de la famille ont essayé d'intervenir, ils ont été battus eux aussi.


Suite au passage à tabac, le fils de Mme Zhan avait des blessures aux yeux, au nez, au bras et aux côtes. Il avait de la difficulté à bouger et la vision de son œil droit était affectée.


Le fils de M. Zhan après avoir été battu par la police


L'état de santé d'une femme âgée se détériore après la pose d’un bracelet électronique et les harcèlements
Mme Tang Xiuwen, âgée de 76 ans, une retraitée de l'usine de téléviseurs de la ville de Changsha, dans la province du Hunan, a été arrêtée en mai 2017 après avoir été signalée pour avoir distribué des documents d'information sur le Falun Gong. Elle a été condamnée à une peine d'un an de prison par le tribunal du district de Yuelu en juin 2018 et on lui a ordonné de purger sa peine en dehors de la prison.


La police locale et les membres du comité résidentiel se sont présentés au domicile de Mme Tang en avril 2019 et l'ont forcée à porter un bracelet de surveillance qui suit constamment sa localisation et enregistre sa vie quotidienne en audio et en vidéo. Le bracelet a été maintenu en place même après la fin de sa peine en juin 2019.


Depuis, le personnel du comité résidentiel interroge également Mme Tang à son domicile toutes les semaines ou toutes les deux semaines, en consignant ses activités quotidiennes et en prenant ses empreintes digitales et des photos.


La surveillance et le harcèlement ont eu des répercussions sur sa santé. Mme Tang a perdu rapidement du poids, a eu des étourdissements, de la toux et de l'hypertension, et a eu de la difficulté à s'endormir le soir.


En plus de Mme Tang, un homme âgé de Pékin, M. Hou Junwen, est décédé le 29 janvier 2019, quelques semaines après avoir été équipé d'un dispositif de surveillance électronique et avoir été harcelé par les autorités.


Membres de familles affectés

Son père emprisonné et sa mère détenue : une fillette de 11 ans appelle à l'aide
Une fillette de onze ans du canton de Huidong, dans la province du Guangdong, a subi un autre choc quand sa mère, Mme Lin Liqiong, a été arrêtée le 25 juin 2019 pour sa pratique du Falun Gong. Son père, M. Zeng Liuming, purge toujours une peine de trois ans de prison, également pour sa croyance dans le Falun Gong.


Voici le récit personnel de la petite fille :


« Quand je suis rentrée de l'école à 16 h 40 le 25 juin 2019, j'ai fermé la porte derrière moi et j'ai vu une note de ma mère sur la table. Elle disait : “Je suis partie faire des courses avec ta tante et je reviens bientôt.” J'ai commencé à faire mes devoirs.


« Un peu plus tard, plus de 20 personnes ont soudain ouvert la porte et ont fait irruption. Ils ont dit qu'ils étaient des agents de police, mais ils n'étaient pas en uniforme. Ils m'ont demandé mon nom et les numéros de téléphone de ma famille. Ils semblaient savoir quelle école je fréquentais, dans quelle classe j'étais, et même le nom de mon professeur principal. Comme j'étais seule à la maison, je leur ai donné le numéro de téléphone de ma sœur aînée.


« À ce moment-là, j'ai compris pourquoi ils étaient là et j'ai commencé à pleurer parce que j'avais vraiment peur. En voyant que je pleurais, un des agents a dit qu'ils étaient pompiers et qu'ils étaient là pour vérifier la sécurité. Je ne le croyais pas et, les larmes aux yeux, j'ai demandé : “Est-ce que vous vérifiez la sécurité incendie de chaque maison en Chine ?”


« “Ce n'est pas tes affaires, petite !” a répondu un autre.


« J'ai demandé : “La porte était fermée à clé. Comment êtes-vous entrés ?”


« “Je n'ai pas besoin de te répondre”, a dit un policier. Il n'a pas osé dire qu'ils étaient entrés par effraction.


« Environ dix minutes plus tard, ma sœur est arrivée et de nombreux voisins s'étaient rassemblés dehors pour voir ce qui se passait.


« Quand ma sœur a demandé ce qui se passait, j'ai dit : “C'est la police.”


« À ce moment précis, les agents sont sortis de la chambre de ma mère en portant des livres de Falun Gong, des documents, l'imprimante et des ordinateurs. Ma sœur était en colère de voir qu'ils avaient mis le désordre dans l'appartement et a demandé : “N'avez-vous pas peur de ce qui va vous arriver pour avoir fait de si mauvaises choses ?”


« “Si vous osez dire un mot de plus, nous vous arrêterons aussi !” a menacé un agent.


« Alors que la police partait une heure plus tard, un voisin leur a demandé : “Qu'a fait la famille ?”


“C'est une affaire d'homicide”, a dit un policier. Il n'a pas osé dire que c'était parce que ma mère pratiquait le Falun Gong.


« Sans parents à la maison, ma sœur m'a emmenée chez ma grand-mère maternelle Luo Yueying, qui pratique aussi le Falun Gong. Mon grand-père a dit qu'elle aussi avait été emmenée par la police pour des questions relatives au Falun Gong. “Mais pourquoi ? Comment peuvent-ils traiter des personnes innocentes comme ça ?” a soupiré ma sœur.


« Peu de temps après, ma grand-mère est revenue à la maison avec les courses que ma mère avait achetées. Elle a dit que ma mère et ma tante avaient été arrêtées. En entendant les mauvaises nouvelles, j'ai eu la tête vide.


« Ma grand-mère a raconté ce qui s'était passé plus tôt dans la journée : plus de 20 agents en uniforme étaient arrivés un peu après 17 h et avaient confisqué tous ses livres et documents de Falun Gong. Elle a dit que mon autre tante, Yang Fenglan, avait aussi été arrêtée. Ma tante Fenglan a été libérée le 10 juillet.


« Ma mère et ma tante Chen Shitian sont détenues au centre de détention de Huidong. J'écris ceci pour demander de l'aide. »


Harcelée pour sa croyance, une femme de 87 ans est victime d'un accident vasculaire cérébral
Mme Ma Jinglan, âgée de 87 ans, et son mari, tous deux habitants de la ville de Qixia, dans la province du Shandong, sont allés à un marché de producteurs un matin de début septembre 2019. Ils ont été arrêtés après que la police a trouvé un document d'information relatif au Falun Gong sur leur tricycle. La police les a interrogés et les a pris en photo. « Si vous continuez à pratiquer le Falun Gong, nous allons arrêter votre fille », leur a dit un agent.


Terrifiée par la police, Mme Ma a commencé à avoir des vertiges en rentrant chez elle. Elle a souffert d'une attaque trois jours plus tard et a été envoyée à l'hôpital.


Sa situation a également mis son mari dans un état de détresse. Il a maintenant du mal à dormir et est épuisé.


Un mari est arrêté pour sa croyance la veille de la libération de prison de son épouse, également arrêtée pour sa croyance
M. Chuai Zhiang, un habitant du canton de Qianxi, dans la province du Hebei, a été arrêté un jour avant que sa femme, Mme Chai Junxia, ne soit libérée d'une peine de quatre ans, également pour sa croyance dans le Falun Gong.


Les autorités pénitentiaires n'ont autorisé M. Chuai et son fils à lui rendre visite que deux ou trois fois pendant les quatre années de sa peine.


Mme Chuai Junxia et son fils


M. Chuai était seul chez lui le 12 décembre 2019 lorsqu'un groupe de policiers est entré par effraction. Les agents ont filmé M. Chuai en train de travailler sur son ordinateur portable avant de tenter de le lui confisquer. Lorsqu'il a résisté, la police l'a accusé d'avoir « fait entrave à l'application de la loi ». Ils l'ont arrêté et ont confisqué ses livres de Falun Gong.


M. Chuai a été envoyé au centre de détention du canton de Qianxi et a été détenu pendant quatorze jours. Aucun membre de sa famille n'avait encore été autorisé à lui rendre visite au moment de la rédaction du présent rapport.


Une Sino-Japonaise détenue en Chine pour sa croyance dans le Falun Gong devient soudain veuve, des sympathisants réclament sa libération


Mme Tian Xiaohong, une pratiquante de Falun Gong vivant au Japon, est retournée en Chine pour une visite familiale en février 2019. Elle a été arrêtée le 1er avril et est maintenant en procès. Son mari, un citoyen japonais, est décédé alors qu'elle était détenue en Chine. Elle n'a pas été autorisée à retourner au Japon pour s'occuper des funérailles et des questions juridiques connexes.


Mme Tian, âgée de 49 ans, est originaire du canton de Longshan, dans la province du Hunan. Elle avait un salon de coiffure prospère quand elle vivait en Chine. Elle a déménagé dans la préfecture de Mie au Japon il y a plus de dix ans après avoir épousé un citoyen japonais.


Avant son voyage de retour en Chine en février 2019, Mme Tian a envoyé par la poste une boîte de documents de Falun Gong à sa ville natale, espérant les distribuer aux villageois locaux à son arrivée.


L'envoi a été intercepté par la police du canton de Longshan, qui a commencé à la surveiller après son retour dans sa ville natale pour préparer et assister au mariage de sa fille. Des agents du poste de police de Tongche ont arrêté Mme Tian le 1er avril. La dernière communication qu'elle a eue avec des pratiquants japonais a eu lieu le soir du 1er avril.


La mère d'une habitante du Royaume-Uni arrêtée pour sa pratique du Falun Gong
Mme Han Fei, 49 ans et habitante de Pékin, a été arrêtée le 4 décembre 2019 pour sa croyance dans le Falun Gong. Sa fille, Mme Li Hui, une habitante du Royaume-Uni, fait appel à la communauté internationale pour avoir de l'aide pour sauver sa mère et elle exige également que la police libère sa mère immédiatement.

Mme Han Fei

Mme Li a dit qu'elle avait appelé sa mère le 4 décembre 2019, mais que personne n'avait répondu. Lorsque Mme Li a communiqué avec son père vers 6 h le 5 décembre, son père lui a dit que Mme Han avait été arrêtée avant qu'il ne revienne du travail le 4 décembre.


Leur maison était en désordre après la descente de police. Les livres de Falun Gong, les documents d'information, l'ordinateur et l'imprimante de Mme Han avaient disparu. Le mari de Mme Li a appris par un voisin qu'une dizaine de policiers étaient arrivés dans deux voitures vers 17 h le 4 décembre et avaient arrêté sa femme. Elle a été emmenée avec des menottes.


Le mari de Mme Han n'a pas été autorisé à lui rendre visite et on lui a dit que seul un avocat pouvait la voir. Il a parlé à plusieurs cabinets d'avocats le 10 décembre, mais ils ont tous dit qu'ils n'osaient pas prendre les cas de Falun Gong.


Son mari a appris par des initiés que les conditions de vie dans le centre de détention étaient extrêmement mauvaises, avec 47 à 49 personnes entassées dans une petite pièce de 50 mètres carrés. Seules quelques personnes avaient le luxe de s'allonger et de dormir, alors que la plupart des détenus devaient se lever ou s'asseoir la nuit.


Persécution à répétition

Après avoir été incarcéré pendant dix ans, un homme de Pékin est une nouvelle fois arrêté pour sa croyance
Après avoir enduré une décennie de mauvais traitements en prison, M. Shi Shaoping, âgé de 48 ans, a été arrêté de nouveau le 18 novembre 2019 pour sa croyance dans le Falun Gong.


M. Shi, qui détient une maîtrise de l'Institut photochimique de l'Académie chinoise des sciences, a été emmené par la police de son domicile à Pékin. On ne sait pas où il est actuellement détenu.


M. Shi Shaoping

Parce qu' il pratique le Falun Gong, M. Shi a été arrêté en 2001 et condamné à dix ans de prison.


Les gardiens de la prison de Qianjin à Pékin ont sélectionné des prisonniers violents pour surveiller et torturer M. Shi, afin de le forcer à renoncer au Falun Gong.


Les détenus le battaient souvent et le maltraitaient verbalement. Ils ont également restreint son utilisation des toilettes pendant un mois entier, période pendant laquelle il n'a pas pu aller à la selle.
Ils l'ont aussi tourmenté en ouvrant la fenêtre pendant l'hiver pour l'exposer au vent glacial.


Les détenus ont souvent privé M. Shi de sommeil et l'ont forcé à s'asseoir sur un petit tabouret sans bouger pendant près de 20 heures chaque jour, pendant des années.


Les muscles de ses jambes se sont atrophiés en raison de cette position assise forcée à long terme. Le manque de sommeil et l'énorme pression mentale ont également eu des répercussions sur la santé de M. Shi.


Après 9 ans et demi de prison, une femme de 79 ans a été arrêtée deux fois en six mois pour sa croyance
Mme Zhao Yulan, 79 ans, une habitante de la ville de Fushun, dans la province du Liaoning, a été arrêtée le 18 avril 2019. Bien qu'elle ait été libérée peu après en raison de son état physique, elle a été arrêtée de nouveau le 26 octobre 2019.


Avant sa dernière arrestation, Mme Zhao a purgé deux peines d'emprisonnement, pour un total de neuf ans et demi, pour sa croyance.


Pendant la période où elle a été emprisonnée, son fils a souffert d'une grave dépression et a développé des problèmes rénaux. Il est décédé en juin 2016 à l'âge de 47 ans, trois mois avant la libération de Mme Zhao.


Un an plus tard, en novembre 2017, l'ancien employeur de Mme Zhao, le Fushun Mining Group, a suspendu sa pension et a exigé qu'elle rende toutes les prestations de retraite qu'elle avait perçues pendant sa deuxième peine d'emprisonnement de quatre ans et demi. Ils ont dit que cela était nécessaire avant que sa pension puisse être rétablie.


Après avoir été incarcérée pendant quinze ans, une femme du Yunnan est arrêtée de nouveau pour sa croyance
Sept mois après que Mme He Lianchun a fini de purger une peine de dix ans pour sa croyance dans le Falun Gong, elle a été arrêtée de nouveau et fait maintenant face à d'autres poursuites.


Mme He Lianchun dans une photo non datée


Mme He, une habitante du canton de Mengzi, province du Yunnan, a déménagé à la ville de Kunming, la capitale de la province, après avoir été libérée de prison le 2 février 2019. Elle y a trouvé un emploi.


Elle a été arrêtée le 25 septembre 2019 alors qu'elle rendait visite à Mme Wang Huizhen, qui avait été arrêtée la veille pour avoir lu des livres de Falun Gong avec plusieurs autres personnes. (Mme Wang a été libérée plus tard en raison de sa santé. Un agent est resté au domicile de Mme Wang pour la surveiller).


La police a ensuite renvoyé Mme He dans le canton de Mengzi et l'a détenue au centre de détention de Honghezhou.


La police a également mis à sac la maison de son père dans le canton de Shiping le 27 septembre et a confisqué certains de ses effets personnels.


La famille de Mme He a été informée le 2 novembre 2019 que son arrestation avait été approuvée.


Avant sa dernière arrestation, Mme He a été condamnée à sept ans de prison en octobre 2001 pour avoir parlé du Falun Gong à des gens. Elle a été libérée un an et demi avant la fin de la peine.


Elle a été arrêtée de nouveau en juin 2009 et a été condamnée à dix ans de prison. Le Bureau 610 local a forcé son mari à divorcer et à épouser une autre femme.


Mme He a été soumise à de nombreux types de torture pendant sa détention, notamment en étant forcée de s'asseoir sur un petit tabouret pendant de longues périodes, en se voyant refuser l'accès aux toilettes et en étant soumise à l'isolement cellulaire. Elle a également subi des centaines de séances de gavage qui lui ont causé de graves dommages à la bouche, au nez, aux dents et à l'estomac. À deux reprises, l'état de santé de Mme He est devenu critique à la suite de ces gavages.


Traduit de l’anglais
Version anglaise :
http://en.minghui.org/html/articles/2020/1/13/182162.html
Version chinoise :
http://www.minghui.org/mh/articles/2020/1/9/398769.html

Vous pouvez imprimer et faire circuler tous les articles publiés sur Clearharmony et leur contenu, mais veuillez ne pas omettre d'en citer la source.