Un ingénieur de Shanghai prend deux ans pour s'être exprimé en faveur de sa foi persécutée

Le 18 septembre 2018, un ingénieur de Shanghai a été condamné pour sa foi dans le Falun Gong à deux ans de prison et à une amende de 5 000 yuans par un tribunal de la ville de Yangzhou, province du Jiangsu.


Le Falun Gong, également connu sous le nom de Falun Dafa, est une discipline du corps et de l'esprit persécutée par le régime communiste depuis 1999.


Xu Yongqing


Le calvaire de M. Xu Yongqing a commencé le 22 août 2016, quand il a exigé qu'on retire un panneau d'affichage avec des messages diffamant le Falun Gong placé près d'une station de métro à Shanghai. Il a été arrêté et détenu pendant plusieurs jours. À sa libération, il a déposé plainte contre les agents qui l'avaient arrêté.


Sans réponse à sa plainte, cet homme de 54 ans a déposé une requête de divulgation d'information auprès du ministère de la Sécurité publique en décembre 2016. Il demandait à connaître les détails des deux notices émises par le ministère, qui ont été largement utilisées par la police comme base pour arrêter les pratiquants de Falun Gong.


M. Xu n'a reçu aucune réponse à cette requête. Il a continué en déposant une action en justice, en mai 2017, auprès du deuxième tribunal intermédiaire populaire de Pékin contre le ministère.


Le ministère de la Sécurité publique a ordonné à la police de Shanghai de lui faire abandonner son action en justice. M. Xu a refusé d'obtempérer et a rapidement découvert que lui et ses clients étaient surveillés.


À la demande de l'agent Mao Zhixin, M. Xu est allé au poste de police de Tianshanlu à Shanghai, le 29 novembre 2017. Mao et les agents Jiang Bufu et Wang Jun du poste de police de Hanshang dans le district de Hangjiang, ville de Yangzhou, province du Jiangsu, l'y attendaient.


Mao a dit à la police de Yangzhou : " Vous les gars, pouvez maintenant le garder en détention pour très longtemps ! "


M. Xu a tout à coup compris que la demande de Mao de venir au poste de police était un piège.


M. Xu a été emmené au centre de détention de Miaozhen dans la ville de Yangzhou, où il est resté prisonnier depuis.


Le parquet du district de Hanjiang a approuvé son arrestation le 5 janvier 2018, mais a renvoyé le cas à la police le 20 avril, demandant plus d'informations. Après que la police a à nouveau soumis son cas en mai, le parquet l'a fait suivre au tribunal du district de Hanjiang en juillet et M. Xu est passé en jugement le 18 septembre.


Les preuves de l'inculpation comprenaient treize lettres interceptées au bureau de poste de la ville de Yangzhou contenant de l'information sur le Falun Gong. Le procureur a allégué que M. Xu avait enfreint la loi en envoyant des lettres de Shanghai à Yangzhou. Il a fait la liste de plus d'une dizaine de témoins de l'inculpation ayant prétendu avoir vu M. Xu envoyer les lettres. Aucun des témoins n'était présent pour un contre-interrogatoire.


Le procureur a aussi indiqué qu'il avait une preuve vidéo liant M. Xu à ces lettres, mais il n'a montré aucune vidéo devant le tribunal.


D'autres éléments de preuves étaient les choses en lien avec le Falun Gong confisquées chez M. Xu, que la police a déclaré être des documents de propagande sectaire.


L'avocat de M. Xu a plaidé qu'aucune loi en Chine ne criminalise le Falun Gong ou ne le qualifie de secte. Donc il n'aurait jamais dû être inculpé pour l'exercice de ses droits constitutionnels à posséder des documents du Falun Gong ou à écrire des lettres à propos du Falun Gong.


Le juge président a interrompu l'avocat et insisté pour dire qu'il ne voulait pas discuter du fait qu'il y ait ou non une base légale pour persécuter le Falun Gong.


Le procureur n'a pas spécifié quelle loi soutenait son allégation que M. Xu " sapait l'application de la loi avec une organisation sectaire ", prétexte standard utilisé par le régime pour tenter de diffamer et emprisonner les pratiquants de Falun Gong. Il a déclaré qu'une telle allégation était "de notoriété publique ".


L'épouse de M. Xu, son fils et sa sœur ont été autorisés à assister au procès, mais on leur a dit de s'asseoir à part. D'autres membres de la famille et des amis n'ont pas été autorisés à entrer. Après le procès, un de ses amis a été suivi par des policiers en civil.


Voir également :

Un couple de Shanghai détenu trente jours pour avoir contesté une attaque de propagande visant le Falun Gong

Deux professionnels de Shanghai arrêtés pour avoir pétitionné contre la propagande anti-Falun Gong

Version chinoise : 上海法轮功学员徐永清被非法庭审

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