Un nouveau rapport d'enquête présente les dernières découvertes sur ce que ses auteurs qualifient de "lent génocide "

David Matas présente un nouveau rapport sur le trafic d'organes de masse ayant lieu en Chine, lors d'une conférence de presse au National Press Club à Washington D.C., le 22 juin 2016. (Lisa Fan/Epoch Times)

Le 22 juin les auteurs d’un nouveau rapport d’enquête sur le pillage d’organes dirigé par l'état en Chine, ont présenté leurs dernières découvertes à propos de ce qu’ils qualifient de " lent génocide " ayant conduit plus d’un million d’organes à être prélevés sur des victimes non-consentantes, au National Press Club à Washington D.C,


"C'est dans la droite ligne du roi Léopold II au Congo et des génocides du Cambodge ou du Darfour ", a déclaré David Kilgour, ancien sénateur canadien et co-auteur du nouveau rapport.


Le roi Léopold II de Belgique aurait causé la mort de dizaines de millions d’individus en dirigeant un commerce d'esclaves au Congo, d'après les chercheurs. Tandis qu'au Cambodge puis au Darfour ou au Soudan, gouvernements et milices ont perpétré des massacres de masse de type nettoyage ethnique .


L’enquête est intitulée Bloody Harvest/The Slaughter : An Update (Trafic meurtrier / Le massacre : mise à jour) et se base sur les travaux précédents de ses auteurs.


Le rapport d’enquête indique que les hôpitaux à travers la Chine ont transplanté entre 60.000 et 100.000 organes par an depuis 2000. Le taux de mortalité de toute cette activité n’est pas claire, d’après les déclarations des médecins chinois. Dans la majorité des cas, on peut dire qu’une transplantation équivaut à une mort.


" L’ultime conclusion de cette mise à jour, et d’ailleurs celle de nos travaux précédents, est que la Chine s’est engagée dans le meurtre de masse de prisonniers de conscience, principalement des pratiquants de Falun Gong, mais d’autres également (…) dans le but d’obtenir des organes pour les transplantations ", révèle David Matas, co-auteur du rapport et avocat canadien qui mène l’enquête sur cette affaire depuis une décennie.


" Nous avons enquêté auprès de plus de 700 hôpitaux, dont certains de manière approfondie ", raconte D. Matas. " Nous avons obtenu les chiffres officiels rien qu’en portant attention au volume (de l’activité) dans seulement quelques établissements hospitaliers. On a utilisé beaucoup de ces données. La plupart des hôpitaux sont relativement nouveaux, ou possèdent de nouveaux services et chambres destinés à la transplantation. Cela n’aurait pas pu se faire sans l’assurance d’un approvisionnement régulier."


Ethan Gutmann. (Lisa Fan/Epoch Times)

Ethan Gutmann, journaliste et co-auteur du rapport d’investigation, a fait remarquer que le nombre d’hôpitaux capables de réaliser des milliers de transplantations par an était " à couper le souffle". "Les photos sont à couper le souffle. Elles montrent des équipes médicales agissant telles des équipes de foot qui balayeraient le terrain. "


Ou plutôt comme des escadrons militaires.


En tant que dirigeant du Centre de transplantation hépatique de l’hôpital Renji, Xia Qiang, avait déclaré en 2005 : " La gestion de mon équipe est militarisée. Chaque membre du personnel médical doit maintenir son téléphone portable allumé 24/24, puisque les greffes de foie requièrent de se procurer des greffons ou de préparer l'opération à n’importe quel moment. Nous, les médecins, devons toujours nous tenir prêts . "


" Ce que nous observons sur la durée est l’expansion de l’industrie des greffes", fait remarquer . Matas. " Se fournir en organes n’a jamais représenté un problème – le système se trouve limité en médecins, hôpitaux, lits, infirmières et formations. Donc avec les années, ce n’est pas la disponibilité des organes qui a augmenté, mais bien les systèmes informatiques et capacités qui ont été croissants."


Au regard des preuves apportées par cette enquête, la question du génocide se pose, ce à quoi E. Gutmann répond :" J’emploie le terme de ‘génocide’ (qui) a une véritable signification dans les droits de l’homme. Si c’est au sens d’une tentative de tuer un peuple alors, oui, nous faisons référence à ça. C’est un génocide au ralenti, comme une perfusion qui s’écoule goutte à goutte."


David Kilgour (Epoch Times)

Matas a rappelé qu’il était évident, d’après les écrits du parti communiste sur le Falun Gong, qu’il considérait ce groupe de population comme une cible à tuer. " Si vous regardez toute la propagande contre le Falun Gong, c’est de l’incitation à la haine du plus mauvais goût (…) dans le contexte de la Chine, où il n’existe pas d’opposition (…) c’est de l’incitation à la haine, de l’incitation au génocide. "


Il ajoute : " Notre dernière conclusion, mis à part le fait qu’il existe un nombre très important de greffes, est que la Chine a le devoir de s’expliquer sur ce qui est en train de se passer. "


Article en anglais : ‘Slow Motion Genocide’ Subject of New Report on Organ Harvesting in China

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