Retrouver l'enthousiasme, perdu à travers les épreuves sur le chemin de la 'cultivation'

Salutations estimé Maître!
Bonjour compagnons de pratique !


Shifu a dit : “J’aimerais vous voir tous retrouver votre enthousiasme et retrouver votre meilleur état de cultivation” (Qu’est-ce-qu’un disciple de Dafa ? Enseignement de Fa donné à la conférence de Fa de New York 2011)


En le lisant j'ai su que je devrais être concernée par ces propos, mais je l’ai oublié et n’ai pas regardé à l’intérieur pour trouver ce qui n’allait pas et pourquoi j’avais perdu l’enthousiasme que j’avais au début de mon chemin de cultivation.


Lorsque j’ai appris qu’une conférence de Fa se tiendrait à Los Angeles, je savais que je devais y être, même si au départ aucun autre pratiquant israélien n’avait l’intention d’y aller.


À Los Angeles, je partageais ma chambre avec deux pratiquantes grecs. Avant de partir pour la conférence, l’une de nous qui était une nouvelle pratiquante a réalisé qu’elle n’avait pas de lecteur MP3, ce qui était indispensable pour écouter la traduction anglaise. J’avais deux appareils mais l’un était usagé et fonctionnait parfois mal. J’ai décidé de donner le bon appareil certaine que je me débrouillerais avec le deuxième.

Après FZN et avant le premier partage d’expériences, le Maître fut annoncé. J’ai essayé d’allumer mon MP3, mais n’ai pas pu capter la fréquence anglaise, puis il s’est complètement arrêté. J’ai décidé d’écouter la voix du Maître qui donnait sa conférence en chinois. Soudain, je me suis rappelée la première conférence de Fa à laquelle j’avais assisté en 2003 à Washington.


Je suis allée à Boston en 2003, un mois avant la conférence de Washington. J’y étais allée pour aider ma sœur qui avait subi une opération. J’étais alors une nouvelle pratiquante, pas très diligente, et je n’étais pas sûre de vouloir continuer à pratiquer ; je ne faisais pas partie de la liste d'échange des Dizi, n’étais pas au courant pour la conférence et n’avais pas l’intention d’y assister. Quelques jours avant de quitter Israël, un pratiquant m’a parlé de la conférence et m’a donné le numéro de téléphone d’un pratiquant de Boston.


Ce pratiquant de Boston était vraiment gentil, et il m’a réservé une chambre d’hôtel avec d’autres pratiquants. Je ne savais pas que j’aurais besoin d’un ticket d’entrée. La veille de la conférence lors d’un concert donné dans la ville par des pratiquants du monde entier dans le cadre des activités du Fahui, j’ai rencontré des pratiquants d’Israël. L’un d’entre eux était un pratiquant chinois marié à une Israélienne.


Le matin de la conférence, j’avais l’intention d’aller à la conférence avec les pratiquantes qui partageaient ma chambre mais ils m’ont dit que dans la salle il y aurait seulement des pratiquants chinois et pas de traduction en anglais. Ils m’ont aidée à trouver une voiture pour nous rendre à la salle pour les " Européens"


À l’entrée, une dame m’a demandé mon ticket, je lui ai expliqué que je n’en avais pas et que je venais d’Israël, mais elle a refusé de me laisser entrer. J’étais au désespoir. Soudain, j’ai reconnu le pratiquant Sino-Israélien que j’avais reconnu la veille et me suis rapproché de lui. Mais quand je lui ai parlé, j’ai réalisé que ce n’était pas lui. Ce pratiquant ne parlait pas anglais et il a appelé une autre pratiquante qui parlait anglais. Je lui ai expliqué mon histoire, elle m’a demandé d’attendre et quelques minutes plus tard, elle est revenue et elle m’ a laissé entrer. Mais lorsque je suis entrée il était déjà tard et il ne restait plus de casque pour écouter la traduction.


Plus tard, le pratiquant de Boston m’a écrit et s’est excusé d’avoir oublié de me donner le ticket. Il disait : " Quand je m’en suis rendu compte, j’ai envoyé des pensées droites et ma compréhension, c’était qu'avec l’aide du Maître ils te laisseraient entrer si tu devais y être. "


Quand le Maître est entré, j’ai écouté sa voix parlant chinois et j’étais si touché. Sa voix était si pleine de compassion, si douce, si belle et si agréable même quand il élevait le ton. Pour la première fois depuis que j’avais commencé à pratiquer j’étais certaine de vouloir m’engager sur le chemin de cultivation de Dafa.


De retour en Israël j’ai rejoint le groupe impliqué dans le travail de Dafa avec beaucoup d’enthousiasme. J’allais dans le parc à proximité chaque matin à 6h pour la pratique des exercices et pour l’étude du Fa. Chaque semaine, je faisais un trajet de 30 km pour tenir un site de pratique. Je m’asseyais plusieurs fois par semaine devant l’ambassade de Chine, organisais des activités de Dafa et ainsi de suite. En 2004 j’ai consacré un mois au projet de clarification de la vérité de Manhattan.


Quand on m’a proposée le travail de rédactrice pour la page consacrée à l’environnement pour l’édition en hébreu du journal, mon enthousiasme était sans limites. J’avais un Master en sciences de l’environnement de l’université Hébraïque et j’organisais ma page très bien.Je voulais qu’elle soit l’une des plus importantes parmi les médias israéliens. Je lisais beaucoup d’articles dans les médias " ordinaires" et essayais de couvrir des nouvelles intéressantes et des articles de fond non couverts par d’autres médias.


Je suis entrée dans le monde du journalisme, et j’ai assisté à de nombreuses conférences de presse ; j’ai rencontré des personnalités connues et je me sentais professionnelle. De plus en plus de bureaux de relations publiques et d’instituts publics "verts" m’ont demandé de couvrir divers évènements. J’ai rencontré des gens qui m’ont complimenté sur mes articles. Cependant, parmi mes collègues du journal, mon travail n’était pas vraiment apprécié et l'écart entre les deux côtés me perturbait beaucoup.


Plus j’étais complimentée par mes lecteurs dans la société ordinaire, plus les conflits avec les autres pratiquants du journal s’intensifiaient. J’étais aveuglée par l’estime que la société ordinaire avait pour mes articles et j’étais certaine que mes compagnons de pratique avaient tort, qu’ils n’avaient pas d’expérience et qu’ils interféraient avec mon travail.


Je ne réalisais pas que j'étais en train de développer un attachement à mon travail. Maître a dit : "Certaines personnes ont la main qui les démange après avoir soigné quelqu’un une fois ; elles retiendraient n’importe qui pour le guérir … " - Zhuan Falun, Septième Leçon.


J’étais comme ce guérisseur dans la conférence du Maître une fois que j’écrivais pour les médias ; je voulais écrire de plus en plus d’articles. Je sélectionnais seulement les nouvelles que j’étais capable de transformer en articles. C’est comme si j’étais dépendante et j’écrivais plusieurs articles par jour. Mais je n’arrivais pas à faire tout ce que je voulais, si bien que j’étudiais moins le Fa et ne pratiquais plus les exercices régulièrement. J’étais constamment fatiguée et de mauvaise humeur.


Un samedi, de retour d’une visite rendue à ma soeur, j’ai eu un accident de voiture. J’ai vu la voiture avec laquelle je suis entrée en collision seulement quand ma voiture s’est écrasée. Ma voiture était "bonne pour la casse" ; j’avais seulement quelques égratignures aux mains et ne ressentais aucune douleur. En voyant la voiture, des gens ont appelé une ambulance mais j’ai refusé d’aller à l’hôpital et j’ai dit que n’avais rien.


En rentrant chez moi, quand je me suis assise pour écrire un article, j’ai ressenti une terrible douleur dans la main. Faire autre chose n’était pas aussi pénible mais taper à la machine était presque impossible. J’ai réalisé que je devais regarder à l’intérieur, et que cet accident était lié à la manière dont je faisais mon travail au journal et lié à l’état de ma cultivation.


J’ai appelé le rédacteur en chef pour lui parler de mon accident et lui dire que pour la première fois en six ans je ne serais pas capable de préparer la page hebdomadaire. Je n’ai pas travaillé de toute la semaine. Même s’il était clair que ma cultivation avait des failles, je ne suis pas arrivée à vraiment comprendre mes insuffisances dans l’immédiat.

Plus tard, j’ai réussi à identifier mon plus gros attachement. Bien qu’il ne fût pas question de me valider moi-même ou de me mettre au-dessus de Dafa, je plaçais effectivement ma rédaction d'articles avant Dafa pour le bien du média. Je confondais cultivation de Dafa et travail de Dafa. Etais-je digne d’être appelée disciple du Maître ?


Maître a dit : “Pendant le processus de xiulian, il est inévitable que vous ayez des épreuves que vous n’arrivez pas à passer et que vous devez repasser, que vous ayez des tribulations que vous avez mal traversées et qu’il faut traverser de nouveau. C’est cela, la cultivation. (“Enseignement de Fa à la conférence internationale de Fa dans la capitale américaine. Le 14 Juillet 2012)


Des changements importants se produisaient dans le journal quand je suis retournée au travail quelques semaines plus tard. Il devenait un magazine mensuel avec un format complètement différent, et comparativement au passé, ma contribution était minime. J’ai commencé à me dire que peut-être cette situation était une indication que je devais quitter ce média.


Quelques mois plus tard, je suis allée à une conférence à Kiev, en Ukraine. C’était après avoir fini un article qui avait été publié avant mon départ. Cela s’est passé de telle sorte qu’il a été donné à un autre rédacteur qui avait une approche différente du premier. Je savais qu’à la fin le rédacteur en chef voudrait aussi spécifier ses propres exigences. Nous n’avions pas internet à l’hôtel à Kiev, qui était situé loin de la ville. J’ai pris le bus et le métro pour aller dans un cyber café. J’étais mécontente et je me disais : " Que se -passe-t-il ? Est-ce-que n’est pas suffisant d’avoir à gérer un rédacteur, pourquoi passent-ils mon article à trois rédacteurs? Je vais envoyer un mail au rédacteur en chef et lui demander des explications. Je ne pense pas que d’autres auteurs passent par le même processus ! "


C’était juste après la conférence de New York 2012, dans laquelle le Maître a dit : " Quand dans vos réunions vous examinez les choses et que certaines n’ont pas été bien faites, et que votre opinion n’a pas été retenue, si vous pensez qu’il faut vraiment le faire de cette manière, faites le bien vous-même en silence. Ça c’est un pratiquant de Dafa."


Je me suis calmée et je n’ai envoyé aucun mail. L’idée de quitter le média est apparue de nouveau dans mon esprit.


Le Maître a dit : " …Nous croyons qu’il faut laisser les choses suivre leur cours naturel et prendre avec légèreté les intérêts personnels " J’ai réalisé que je devais suivre le cours des choses comme Maître nous le demandait et même si j’avais travaillé plus de six ans dans ce média - cela ne voulait pas dire que je devais persister à continuer à y travailler si les choses avaient changé et s’ils n’avaient plus besoin de moi.


Quand je suis rentrée chez moi, le rédacteur en chef m'a fait savoir que mon article ne serait pas publié. Il a expliqué que "ce n’était pas parce qu’il était mauvais, mais à cause du manque d’espace dans le magazine." J’ai remarqué que cela ne me touchait pas du tout. Je me sentais de plus en plus distante du média et des pratiquants qui y travaillaient.


À cette époque, j’avais vraiment le sentiment que je ne devais pas insister pour écrire pour le média. Au cours de l’entretien avec le rédacteur en chef il m’a demandé si je pourrais aider en accomplissant une sorte de tâche administrative et non en écrivant des articles. Instinctivement, ma première réaction fut de refuser, " Je suis journaliste, pourquoi devrais-je arrêter d’écrire ? " Mais je me suis réfrénée et j'ai accepté la tâche.


En tant que disciple de Dafa je dois coopérer de la meilleure manière possible comme le souhaite le coordinateur. C’est ce que le Maître nous a demandé de faire.


Mais ces évènements m’ont laissée vide, comme une coquille, même si je m’étais débarrassée de nombreux attachements et de notions humaines à travers eux.


Tout au long de l' année dernière j’ai été occupée toute la journée à travailler sur des projets de Dafa, mais à Los Angeles j’ai réalisé que je faisais mon travail sans l’enthousiasme que j’avais il y a dix ans.


Dans l’avion de Los Angeles à New York, j’ai vu mon chemin de cultivation de ces dix dernières années défiler comme dans un film. Même si je n’avais pas compris un seul mot dans l’enseignement de Fa donné par le Maître dans la conference de Los Angeles, j’ai compris que le la panne du MP3 était un message personnel que m’envoyait le Maître : “ Retrouves l’enthousiasme que tu as perdu au cours des tribulations de ton chemin de cultivation.”


Merci Maître,
Merci , compagnons de pratique

Partagé à la deuxième conférence d’échanges de Falun Dafa du Moyen-Orient

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