Le voyage se déroule sans problèmes en restant proche du Maître

Depuis l’adolescence, je n’arrivais pas à accepter le fait que ma vie dans ce monde n’ait pas de but. Je posais de simples questions pour lesquelles les autres n’avaient pas de réponse. J’ai développé du dédain pour le programme inéluctable de " maternelle-école-travail-retraite"et j'ai voulu m'en affranchir.


J’étudiais les arts martiaux et savais que la vie avait une autre signification au niveau spirituel, mais peu importe le nombre de livres que je lisais, je sentais toujours que les informations qu’ils contenaient étaient superficielles; cela n'étanchait pas ma "soif". Dans le même temps, cette aspiration devenait de plus en plus forte. Quand j’eus 15 ans, mon père a ouvert une petite imprimerie, et j’ai commencé à travailler pour lui. J’ai ainsi été en contact avec des livres de nature spirituelle qui avaient commencé à entrer en Russie après la chute du régime communiste. J’étais très intéressé par le Bouddhisme, mais ne comprenais pas vraiment ce qu’était la cultivation. Je faisais seulement une simple métidation, la nuit quand j’étais seul.


Durant l’été 2000, un vif désir d’apprendre l’Hébreu a émergé. Je l’apprenais déjà depuis quelques années, mais cette fois, l'impulsion était différente. Je restais éveillé tard le soir pour répéter les mots et converser avec moi-même afin d'acquérir de l’expérience pour communiquer. Je n’avais personne avec qui je pouvais pratiquer la conversation, mais je sentais qu’il n’y avait pas de limite à tout ce que je pouvais absorber. Je réalisais déjà alors qu'être né ici, n'avait que des objectifs temporaires, et que ma vraie place n’était pas dans ce monde humain.


En l’espace d’une année, je pouvais parler Hébreu tout à fait bien, et ceci a facilité mon immigration en Israël en 2001. En Israël, j’ai continué à chercher mon chemin : livres, méditation, arts martiaux. J’ai fait des études approfondies de Judaïsme et suis presque devenu religieux, mais je ne voyais pas comment cela pouvait être appliqué 24 heures sur 24. Je recherchais une voie sur laquelle marcher à chaque seconde – une que je pourrais toujours suivre.


Finalement, je me senti épuisé et j' ai abandonné mes recherches. Dans le même temps, la date de mon incorporation dans l’armée approchait. La pensée d'un départ au Tibet s'est manifestée. J’ai réalisé que si je commençais à suivre le chemin des gens ordinaires, je ne pourrais plus m’en sortir – et ainsi ma vie serait gâchée comme celle des autres gens qui errent sans but véritable.

Mais comment en parler à mes parents? Qu’en serait-t-il de ma carrière et des attentes de chacun me concernant? J’étais effrayé. Je suppose que le Maître a dû me retenir pour que je ne puisse pas m’enfuir, donc j’ai continué sur le chemin ordinaire. Je me suis dit à moi-même que je ne chercherai plus intentionnellement, mais que tout ce qui viendrait ensuite serait la bonne chose, et que je l’accepterai sans faire de recherches préliminaires. Ce serait mon destin.


Au cours d’une de ces journées fatiguantes et humiliantes d’entraînement militaires basiques, je suis monté me poster sur une tour de garde. Je me suis assis, physiquement et mentalement épuisé, avec des pensées constantes de regrets quant à la direction que j’avais empruntée. Quand soudainement, près de la fenêtre, j’ai vu un imprimé bleu, partiellement déchiré et brûlé. Je pouvais y voir l’image de gens qui faisaient les exercises de Dafa et certaines des informations qu’il y avait dessus.


Même avant d’avoir commencé à le lire, une vague de chaleur a parcouru tout mon corps et j’ai commencé à pleurer. Cette chaleur a enveloppé mon corps tout entier, et je n’étais plus fatigué. J’ai attendu le samedi avec impatience, jour où je pouvais quitter la base et aller au parc pour apprendre la pratique.


Quand j’ai appris les exercices, j’ai senti qu’ils m’étaient très familiers. Après quelques semaines, j’ai commencé à lire Zhuan Falun. J’ai réalisé : "Je l’ai trouvé. Je suis chez moi. Je peux commencer mon chemin. " C’est ainsi que j’ai obtenu le Fa, et que ma vie a commencé à changer.

Je remercie le vénérable Maître pour avoir été à mes côtés durant toutes ces années, me conduisant sur des milliers de kilomètres pour que j’obtienne la grande Loi en Israël.

Etre attentif au Maître

J’ai décidé de prendre part à un projet de clarification de la vérité et ai commencé à étudier la conception graphique, puisque c’était appliquable au travail que je pourrais faire pour un journal géré par les disciples de Dafa.


Après une année à l’université, cependant, quelque chose commençait à m’ennuyer à propos des mes études. J’ai réalisé que la filière que j’avais empruntée était trop longue. J’avais juste besoin d’acquérir le savoir faire, pas besoin d’un diplôme, et commencer le plus rapidement possible à travailler pour le journal. En tant que pratiquant, j’avais la force de volonté pour avancer rapidement sans un encadrement à long terme.


Tout le monde autour de moi parlait du fait qu’il était inutile de rechercher un emploi sans expérience préalable. Mais je voyais cela comme une tentative de me détourner de mon objectif, donc je ne l’ai pas accepté. J’ai demandé au Maître dans mon cœur : " Maître, je sais qu'en tant que pratiquant, les statistiques, la crise économique et l’état du marché n’ont pas d’impact sur moi, et je sais que j’ai besoin de trouver rapidement un travail pour que je puisse apprendre la conception graphique et faire ma part aussitôt que possible au sein du journal. S’il vous plaît aidez-moi. "


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Un mois avant la fin des cours, j’ai trouvé un travail respectable avec un excellent salaire; J’ai même été embauché avant d’avoir obtenu mon examen final. Un mois plus tard, je travaillais déjà la nuit pour le journal, faisant des graphismes simples.


Au début, je n’avais pas assez de connaissances professionnelles. Tout me prenait beaucoup de temps et je n’en étais pas satisfait, mais le Maître me fournissait à l' avance les compétences dont j’avais besoin. Par exemple, un mois avant que je ne conçoive un document pour une exposition pour le journal, j’ai eu à concevoir un document similaire pour une grande exposition dans mon travail ordinaire. Quand j’ai eu à produire une brochure pour le journal, j’avais déjà eu à m'acquitter d'un tel projet dans mon travail ordinaire.


Chaque fois le Maître me donnait de plus en plus de savoirs pour que je sois capable de me débrouiller avec le travail professionnel, et j’étais toujours prêt à en apprendre plus. Je savais que ce serait utile pour le futur. Après quelques mois, j’ai été désigné pour diriger l’équipe de conception graphique dans le journal.

Abandonner l’ego

Après quelques années, la charge de travail au journal, qui maintenant est devenu un magazine, s’est beaucoup accrue. En plus des longues heures passées dans mon travail ordinaire, la charge de travail au journal doublait d’une édition à l'autre, et je ne pouvais pas gérer une si grande quantité de travail. Je n’arrêtais pas de travailler du matin au soir, jour après jour et étais souvent fatigué sur mon lieu de travail ordinaire.


L’étude du Fa et la pratique lors des jours de bouclage sont devenues des rêves lointains. Je faisais deux travails à plein temps et ne pouvais pas bien faire ni l’un ni l’autre non plus. Après chaque bouclage d’un numéro du journal, je me sentais vide à l’intérieur sans aucune force intérieure de réserve, espérant juste réussir à achever tout ce que j’avais à faire. Parce que mon étude du Fa n’était pas bonne, chaque mise en page prenait de longues heures et réduisait d'autant le temps disponible.

Se projetant dans l’avenir, les critères requis pour que le journal devienne réellement influent dans la société, pour ainsi sauver les êtres à une plus grande échelle, devaient s'améliorer davantage et la charge de travail s’accroître. Je me devais de décider quoi faire pour la suite, puisqu’il était impossible de continuer comme avant.


Je ne consacrais quasiment pas de temps à ma famille, et ma vie était extrêmement déséquilibrée. De plus, une grande partie du travail que je faisais était chargée d’attachements de ressentiment, de colère et de conceptions de personne ordinaire. Dans mon cœur, j’étais très triste de savoir que mon travail était plein de pensées d’une personne ordinaire, puisque mon cœur n’était pas rempli du Fa. J’ai demandé au Maître son pardon et le pardon de l’équipe du journal.


Je pensais qu’en tant que disciple de Dafa de la période de la rectification de Fa, je ne pouvais pas passer autant de temps dans un travail ordinaire qui faisait que je n’avais pas assez de temps pour clairifier la vérité aux gens. Je savais qu’il y avait une opportunité de clarifier la vérité à grande échelle par le biais du journal.


Maître dit dans :" Enseignement de la Loi lors d'une réunion de The Epoch Times":

[…] si personne n’a plus besoin d’aller travailler dans les entreprises des gens ordinaires pour résoudre le problème de gagner sa vie, que votre journal puisse résoudre cela, et que vous puissiez y mettre tous vos efforts, si ce journal peut devenir un travail normal de la société des gens ordinaires, où vous pouvez recevoir un salaire normal, alors ne faites-vous pas non seulement ce que les disciples de Dafa doivent faire, mais assurez aussi financièrement votre vie ? N’est-ce pas formidable ?


J’étais face à un choix : rester à mon travail ordinaire ou aller travailler à plein temps pour le journal. De plus, j’ai réalisé que j’avais été principalement préoccupé par moi-même et mon niveau de vie, et n’avais rien donné de significatif en retour au Fa (Ndt : Loi ou principes) qui m’avait sauvé en même temps que l’immense univers. Maître a pris sur lui-même tellement de choses pour moi, comme les maladies et le karma, et j’ai continué à vivre toutes ces années avec un corps en bonne santé – faisant profil bas et attendant d'être appellé. Quel gaspillage énorme! Je regrettais de n’avoir pas réalisé cela plus tôt.


Dans Points Essentiels pour un Avancement Diligent II Maître dit :

Parmi les gens qui ont obtenu la Loi et connu, vu du niveau humain superficiel, le contenu de la Loi, certains ont obtenu dans la Loi une prolongation de leur vie, certains ont obtenu la santé physique, l'harmonie familiale, des bénéfices indirects et une diminution du karma des proches et des intimes, toutes ces bonnes choses y compris ce que Maître a enduré pour eux ; vu d'autres espaces le corps est en train de se transformer en corps divin, cependant alors que Dafa veut vous parfaire pleinement vous ne pouvez pourtant pas sortir de l'humain, quand la perversité persécute Dafa vous ne pouvez pourtant pas vous porter en avant pour prouver Dafa. Ceux qui ne veulent qu'obtenir des avantages de Dafa, mais ne veulent pas donner pour Dafa, vu par les yeux des divinités, ces gens sont les moins bonnes des vies.


Bien que je puisse avoir fait pas mal de choses en ce qui concerne la clarification de la vérité, ce n’était en définitive pas assez. La compréhension qui me limitait était que je travaillais pour un travail ordinaire et que je ne pouvais participer aux projets de Dafa que durant mon temps libre. J'omettais un point important – c’est que dans cette vie, je suis responsable de tout ce qui m’arrive tout au long de la journée, pas seulement durant mon temps libre.


J’ai réalisé que je ne devrais pas accepter ce qui sembIait " normal" en surface. Avec les pensées droites que le Maître m’a données, je peux créer une autre situation où sauver les êtres devrait être la plus haute priorité. J’avais besoin de donner le meilleur de moi-même et plus de temps précieux pour les efforts de clarification de la vérité. J’ai réalisé qu’un travail à plein temps au sein du journal pourrait être une excellente opportunité pour faire un tel travail, spécialement puisque j'étais déjà dans la profession.

Mais je ne savais pas comment cela pourrait se faire. Ma femme et moi n’avions pas assez d’économies de côté pour travailler même six mois pour le journal, et elle est également tombée enceinte. Comment pouvais-je réduire mes revenus réguliers et me permettre encore des dépenses après la naissance de mon enfant? Cela semblait irréaliste, mais je sentais que c'était exactement ce qui devrait se produire.


De temps en temps, ma femme et moi partagions nos compréhensions sur le sujet, jusqu’au jour où nous nous sommes assis pour décider quoi faire. Nous ne savions pas ce qui pourrait se produire et comment cela marcherait, mais nous avons planté une graine qui devait porter ses fruits plus tard. Dans nos esprits, nous avons décidé que je devais quitter mon travail et travailler pour le journal.


J’ai demandé au Maître et aux divinités droites de l’aide pour créer un chemin qui puisse aboutir à cela. De mon côté, J’ai préparé un plan budgétaire qui nous permettrait à tous les trois de vivre avec trois fois moins de revenus. J’ai réduit tout ce qui était possible, mais le plan ne couvrait pas toutes les dépenses. Nous manquions d’argent pour la garderie une fois que ma femme aurait fini son congé de maternité.


Nous avons réalisé que rien n’était garanti à 100%. Si tout marchait à la perfection sans souci, ce ne serait pas la cultivation. Nous avons réussi à monter un plan qui marchait à 80%, mais les 20% restants viendraient en ayant la foi. C’était la part qui nous testait – si nous allions faire ou non confiance au Maître et sauterions dans l’eau même si elle était un peu froide. Nous avons décidé de sauter.

Tous ces mois passés à prendre des décisions m’ont été précieux. Des attachements de toutes sortes ont fait surface, donc j’ai eu la chance de les éliminer. Etant une personne très calculatrice, j’étais conscient que tout en planifiant un buget très précis pour ma famille, je ne devais pas me laisser emporter, mais plutôt rester proche du Maître et avoir une foi totale dans le chemin que Lui avait planifié pour moi, un chemin que je ne pouvais pas encore voir.


Jour après jour, une autre couche d’attachements apparaissait. À chaque fois, j’essayais de les nettoyer à la racine et de me débarrasser de mon attachement à avoir le contrôle complet sur mon argent et sur ma vie. Est arrivé un jour où j’ai finalement commencé à me sentir plus léger physiquement et mentalement – à être capable d’abandonner mon esprit calculateur et simplement laisser les choses suivre leurs cours.


Il y avait des jours où me réveillant le matin je me disais à moi-même : "A quoi penses-tu ? Tu as une famille. Bientôt tu vas avoir une petite fille. Tu as la responsabilité subvenir à leurs besoins et de leur fournir de bonnes conditions de vie ! Comment peux-tu penser à quitter un emploi stable? "


Durant ces jours là, ce genre de tentation pour me détourner semblait vraiment tangible, mais quand je me rappelai les paroles de Maître, je me ressaisissais immediatement :

À l’avenir, ce genre de situation pourra se produire, cela créera en vous de fausses impressions qui vous feront douter de l’existence de tout cela, qui vous feront croire que tout est faux, c’est pour voir si vous pouvez tenir bon. Si vous vous dites que vous devez être résolu et inébranlable, avec un tel esprit, vous pourrez à ce moment-là rester vraiment inébranlable et agir naturellement bien parce que votre xinxing se sera déjà élevé.


Après que ma femme et moi nous nous soyons décidés, j’ai démissionné de mon travail. Deux mois plus tard, la grand-mère de ma femme a pris les devants en proposant de s’occuper de notre fille quelques heures par jour. Sans trop y réfléchir, nous avons réalisé que déménager pour vivre non loin de sa grand-mère serait la bonne chose à faire, donc quelques semaines plus tard nous avons emménagé dans le même immeuble qu’elle.

J’ai commencé à travailler à plein temps pour le journal sans salaire, donc la question financière n’était pas encore résolue. Quelque temps plus tard, le responsable de l’édition Israélienne est revenu d’un voyage à l’étranger et a écrit une note disant que le mois suivant, tous les employés travaillant à plein temps pour le journal auraient un salaire. J’ai souri dans mon cœur et remercié le Maître. Et j’ai réalisé que si je n’avais pas osé poursuivre, avec la foi en Maître, et avais seulement compté sur des considérations de surface, j’aurais manqué de précieux mois de travail.


Jetant un regard sur les six derniers mois, j’ai vu précisément comment tout avait été mis en place. J’ai réalisé que c’est seulement après avoir abandonné les attachements d’un niveau qu’il m’a été permis d’accéder au niveau suivant. Chaque pas était basé sur le précédent.


Même si j’avais pu rejoindre le journal quelques mois plus tard, quand les salaires étaient déjà versés, je n’aurais pas pu cultiver cette part de moi. De plus, sans avoir pleinement fait confiance au Maître, qu’y aurait-il à débattre au sujet de travailler sur un projet de Dafa? Je devais être purifié en avance afin d’intégrer le projet. J’ai senti que cela était très précieux. Cette purification m’a également aidé à être encore plus compréhensif et à avoir de la considération pour mes compagnons de cultivation durant notre travail.


J’ai finalement pu équilibrer mon travail et ma vie. Après une longue période d’isolement à rester assis derrière mon ordinateur, j’ai commencé à nouveau à me rendre au groupe d’étude de Fa et ai vu à quel point c’était précieux. Je me suis senti triste de ne pas être venu pendant des mois et de ce que j’avais perdu.


Le groupe d’étude m’a connecté en tant que particule aux autres particules du corps entier, et j’ai à nouveau senti faire parti d’un seul corps. Après avoir commencé à revenir au groupe d’étude de Fa, j’ai soudainement ressenti un lien de plus en plus fort avec chacun des compagnons de cultivation et travailler avec eux est devenu plus aisé.


L’expérience de travailler avec des pratiquants de Dafa sur un même lieu de travail est quelque chose qui ne peut être comparée à aucun autre environnement de travail. D’un côté, nous faisons tourner une entreprise, avec des charges, des contrats et des dates limites pour les tâches et les projets. D’un autre côté, il n’y a pas de sentiment de commercialisation, les gens ne sont pas là pour leur argent et leurs intérêts personnels, chacun donne le meilleur de lui ou d’elle-même pour que notre projet puisse réussir. Même s’il y a des débats contradictoires, tout le monde tente de comprendre le problème et ne permet pas que cela entrave le travail.


Travailler à proximité des pratiquants m’a donné la chance d’abandonner assez rapidement pas mal d'attachements que j’avais eus durant les années de travail dans mon ancien emploi. Quand on travaille avec les pratiquants, tous ses attachements sont exposés et ils peuvent vous les signaler. Alors vous n’avez plus d’autre choix que de vous occuper de ces questions—c’est une chose merveilleuse.


Durant ces mois de travail au journal, j’ai senti de grands changements dans mon comportement : je suis devenu moins insistant, plus tolérant et plus à l’écoute, je pouvais interragir avec les autres et leurs problèmes, sans développer de ressentiment.

Enlever mon attachement fondamental à la peur

Tout au long de mon chemin de cultivation, le Maître m’a accompagné dans les situations où j’avais à prendre des responsabilités et donner des ordres aux autres. Que ce soit en tant que commandant dans l’armée ou plus tard en tant que réserviste, dans mon travail ordinaire ou dans mon travail de chef d’équipe au journal, je me retrouvais toujours dans la position où j’avais à diriger. Au début, je ne savais pas si c’était quelque chose que je devais faire; je suis plus une personne de terrain qu’un dirigeant par nature.


Placé dans des rôles de dirigeant, je n'ai pas tardé à remarquer qu’il y avait un attachement qui revenait toujours – la peur – la peur de m’exprimer, la peur de ce que les autres pourraient penser de moi, la peur d’une réaction agressive de l’autre partie. Toutes ces choses ont immédiatement émergé comme des bulles d’air à chaque fois que je me retrouvais dans une situation manageriale. Même quand je jouais le soi-disant " gentil manager", essayant de plaire à tout le monde, cela venait de la peur. Si quelqu’un n’était pas content, alors comment me traiterai t-il? Cette peur arrivait immédiatement, et l’ego lui-même commençait à se défendre.


J’ai réalisé que j’avais à travailler dur là-dessus, il y avait vraiment de quoi faire. J’ai regardé à l’intérieur pour identifier d’où tout cela venait : Quelle était la racine de cette peur? Je me suis rappelé de toutes les situations au travers desquelles les forces anciennes avaient instillé cette peur en moi pour qu’il me soit plus difficile de sauver les êtres au moment de la rectification de Fa.


En Russie, ma famille avait dû déménager de nombreuses fois, et chaque fois je vivais dans un nouvel endroit avec des gens qui étaient moins gentils et plus violents. D’un autre côté, cela m’a permis d’accumuler assez de vertu pour obtenir plus tard le Fa, mais dans le même temps cela a également instillé en moi cette peur basique. Cette peur était condensée microscopiquement couche après couche, et n’était pas facile à contrôler contrairement à certains autres attachements humains.


À l’âge de 12 ans, des policiers armés ont fait irruption dans notre maison et ont menacé ma famille avec leurs pistolets. J’ai toujours vécu avec cette peur, et mes parents la dégageaient dans leur comportement, même inconsciemment. Quand quelque chose est si profondément ancré à l’intérieur, cela demande beaucoup d’efforts pour le déraciner, pour éliminer cette matière couche après couche. J’ai finalement réalisé pourquoi je n’étais pas né en Israël. C’est uniquement dans les endroits où j’ai vécu, dans cet environnement dur, que les bases pour une telle peur ont put être construites.

Dans mon travail, que ce soit au journal ou dans une entreprise ordinaire, mes résultats et ceux de mes équipes n’avaient jamais été satisfaisants, puisque je ne voulais pas mettre mes subordonnés sous pression. Pour éviter leurs réactions, je leur donnais tout le temps du monde pour qu’ils puissent finir leur travail. Après qu’ils aient perdu de nombreuses heures, je découvrais que le travail final n’était pas assez bon. Alors j’avais à leur demander poliment de tout refaire, ou d’améliorer le travail.


Je me blâmais moi-même et n’avais pas la force de dire : " Ce n’est pas bon ! Refaites le totalement pour dans une heure. "Cela venait de cette peur – et les implications étaient énormes: le travail était lent et tout le monde faisait ce qu’il voulait, parce que j’avais peur d’établir des limites. J’étais poli de manière à plaire à chacun et dans le même temps j’étais désespérement déçu par moi même.

J’ai vu que mon ego était en train de retarder le travail, puisque je pensais à ce que les autres penseraient de moi au lieu de comment le travail devrait avancer. Quel égoïsme! Pour obtenir de réels résultats, je devais abandonner cet ego, mieux savoir plutôt que de penser à moi-même, etme focaliser plutôt sur ce dont le projet avait besoin.


Quelque soit la bonne chose à faire, ceci devait être fait, peu importait que quelqu’un me crie dessus ou même me frappe. Il était de ma responsabilité de faire ce qu'il était nécessaire de faire sans avoir peur des conséquences.


Ma compréhension était très précise – je devais me focaliser sur l’élimination de cet attachement qui créait pour moi une si grosse interférence dans le fait de faire les trois choses, et le faire rapidement pour compenser toutes ces années où je n’avais pas osé le faire.


J’ai ajouté l’élimination de la peur dans les 5 premières minutes de la pensée droite chaque jour. À chaque fois que je le pouvais, j’essayais de prendre l’initiative d’aller dans les endroits où je serais face à cette peur, de façon à me cultiver pour l’éliminer et ne pas éviter de telles situations, mais plutôt les accueuillir comme étant des opportunités.


Dans chacune des situations de la sorte, je regardais en moi, regardais cette peur et déclarais qu’elle n’était pas moi, jusqu’à ce que réussisse à la différencier de moi-même et à la voir comme étant une matière qui n’appartenait pas à mon corps originel. Bien sûr, je n’ai pas toujours réussi à la surmonter correctement, mais les choses se sont améliorées de plus en plus, d'une expérience à la suivante.

Quand je faisais face à un conflit direct, ce n’était pas comme si la peur n’existait pas, mais je faisais les choses sans tenir compte d’elle et sans lui donner la moindre importance. Ainsi, elle disparaîssait en quelques secondes. Au travail, j’ai changé mon comportement, je me concentrais sur ce qui avait besoin d’être fait et non sur ce dont j’avais peur. Les résultats et le rendement au travail se sont améliorés de manière drastique.


Avec le temps, mon cerveau a cessé de produire des scénarios à n’en plus finir pour chaque action que j’avais à entreprendre et aussi de m’alerter à l' avance sur des conflits possibles. Je pouvais faire simplement mon travail sans être noyé dans le trop " politiquement correct". Si je devais essuyer des critiques, je les appréciais, puisque je réalisais que quand je perdais un peu, je gagnais beaucoup. Cette matière de peur a graduellement commencé à se désintégrer, et j’ai commencé à me sentir plus léger dans ma tête et dans mes pensées. Ce que je perdais étaient véritablement ces mauvaises choses.


Conclusion

Aujourd’hui, ma femme et moi travaillons à plein temps pour le journal, avec à la maison un bébé de six mois. Nos horaires au quotidien ont beaucoup changé, et le jour passe très vite, chaque moment est calculé. En plus du travail à plein temps au journal, je dois équilibrer ma vie personnelle, survivre financièrement, clarifier la vérité dans mon environnement immédiat, bien faire chacune des trois choses et élever un enfant avec les valeurs droites d’Authenticité, Bonté et Tolérance.

Je ne me plains plus du manque de temps ou des multiples taches qui doivent être accomplies, puisque maintenant je réalise que c'est exactement la vertu majestueuse que je dois gagner. Je vis ma vie pour les autres. Cette responsabilité est très grande. Pour donner aux autres tout mon temps, ma ligne directrice est de sauver autant d’êtres que possible. Comparé à cela, mes désirs de vie privée, de temps libre ou d'un peu plus de temps pour me reposer semblent assez triviaux.


J’aimerai conclure mon partage expérience avec les mots de Maître tirés de Zhuan Falun :

Autrefois, quand je cultivais et pratiquais, de nombreuses personnes d’un niveau élevé m’ont dit : " C’est difficile à endurer, mais on peut l’endurer, c’est difficile à faire, mais on peut le faire. " En fait, c’est ainsi. Une fois rentré chez vous, vous n’aurez qu’à essayer. Quand vous êtes vraiment en plein désastre ou au milieu des épreuves, essayez donc ; c’est difficile à endurer, endurez-le quand même ; lorsque cela vous paraît impossible à faire, ou si on dit que c’est difficile à faire, essayez donc pour voir si c’est vraiment impossible. Si vous pouvez vraiment y arriver, vous découvrirez qu’après avoir passé sous l’ombrage des saules, il y a l’éclat des fleurs et un autre village à l’horizon !


Merci compagnons de pratique, pour avoir écouté et pour votre grande tolérance envers moi.

Tout ce que j’ai écrit est juste ma compréhension au niveau que j’ai atteint jusque là dans ma cultivation.


Merci à tous!
Remerciments infinis au grand Maître !

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