54 faits prouvant que les auto-immolations de la place Tiananmen ont été mises en scène (2ème partie)

Lire la première partie de l’article:
54 faits prouvant que les auto-immolations de la place Tiananmen ont été mis en scène (Première partie)


21. Une victime calcinée recouverte de gaze, les journalistes ne portent pas de vêtements de protection

La procédure médicale courante exige que les patients avec de grandes surfaces de peau brûlée soient placés dans une chambre stérile isolée, parce que la zone brûlée doit être exposée à l’air. Cela empêche l’infection et rend plus facile pour l’infirmière d’appliquer des médicaments et de nettoyer les plaies. Les médecins et les infirmières qui traitent ces patients sont tenus de porter des masques et des vêtements stériles en entrant dans la chambre.

Le traitement normal d’une victime de brûlures implique que les médecins et les infirmières portent des vêtements de protection et des masques et que le patient soit exposé à l’air dans un environnement stérile pour éviter l’infection.


Pourtant, quand on regarde les images de CCTV, on voit que la patiente se trouve dans un espace ouvert. Nous voyons aussi qu’elle est enveloppée dans d’épaisses couches de bandes de gaze et que l’infirmière ne porte pas de masque. La journaliste ne porte pas non plus de masque, ni de gants, ni de vêtements stériles. Comment un patient dans un état aussi critique avec des brûlures aussi graves peut-il être traité avec tant de désinvolture?


Le reportage de CCTV intitulé «L’incident des auto-immolations de la place Tiananmen» montre la victime de brûlures entièrement enveloppée de gaze. La journaliste ne porte pas de vêtements de protection ni de masque, enfin on la voit interrogeant la victime sans se soucier aucunement d’éviter l’infection.


22. L’ambulance met deux heures pour un parcours de vingt minutes

Selon un reportage du 30 janvier 2001 de l’agence de presse Xinhua, Wang Jindong a été le premier à s’immoler le 23 janvier 2001 à 14h41, du côté nord-est du Monument aux Héros du Peuple : «En moins d’une minute, plusieurs policiers ont déployé quatre extincteurs et rapidement éteint les flammes sur cet homme. Ils ont ensuite utilisé un véhicule de police en service pour le transporter rapidement aux urgences à l’hôpital.» Selon ce reportage, quelques minutes plus tard, du côté nord du Monuments des Héros du Peuple, quatre femmes situées non loin se sont imbibées le corps d’essence qu'elles ont enflammée. Il a suffi d’une minute et demie pour que la police éteigne les flammes. «Moins de sept minutes après l’incident, trois ambulances du Centre médical d’urgence de Pékin sont arrivés sur les lieux et ont transporté les blessés vers l’hôpital Jishuitan, le meilleur service de brûlés de Pékin, pour les faire soigner d’urgence.» Selon l’agence Xinhua, les immolations ont eu lieu à 14h41. Si on ajoute les sept minutes nécessaires pour éteindre le feu et les plus de vingt minutes normalement nécessaires à un véhicule pour se rendre de la place Tiananmen à l’hôpital Jishuitan (et ce trajet devrait prendre moins de temps à une ambulance), les «immolés» auraient dû arriver à l’hôpital Jishuitan à 15h30 au plus tard. Pourtant, plusieurs membres du personnel médical de l’hôpital Jishuitan ont confirmé qu’ils n’étaient pas arrivés à l’hôpital avant 17h. Entre 15h et 17h se sont donc écoulées deux heures. Les reportages de l’agence de presse Xinhua n’ont pas pu expliquer où se trouvaient ces personnes durant tout ce temps. Que s’est-il réellement passé pendant ce temps là ? Pourquoi a-t-il fallu à l’ambulance deux heures pour parcourir un trajet qui demande normalement une vingtaine de minutes?

23. La caméra «fixe» de surveillance est dirigée pour filmer l’événement

Dans l’émission de CCTV, on peut voir que la caméra suit les policiers dans la zone où commence le feu, zoome et dézoome pour saisir les bons détails du déroulement dramatique. Normalement, la caméra de surveillance de la place Tiananmen couvre une zone fixe. Mais ce jour-là, la caméra suit les policiers sur les lieux et zoome avant de se concentrer sur l’incident. C’est comme si la caméra avait été placée spécialement pour filmer les auto-immolations.

24. Un grand nombre de caméras couvre l’incident

L’incident a été retransmis en proposant de nombreux points de vues avec des plans larges, des plans moyens et des gros plans, ainsi que des photos. Si rien n’avait été disposé d’avance, comment les faits ont-ils pu être capturés de façon si complète?


Encore plus étrange: alors que la vie de Liu Siying, une des immolées âgée de 12 ans, est en danger, on voit une personne la prendre une photo en gros plan et enregistrer sa voix. On ne peut que se demander: Quelles sont les priorités ici ? – Sauver un enfant à tout prix ou rassembler des preuves exploitables dans le futur ?

25. Les propos des «immolés» ne correspondent pas au Falun Gong

1) Selon les médias chinois, Liu Siying aurait déclaré que sa propre mère lui avait dit de s’immoler pour atteindre «le royaume céleste d’or», ou le «nirvana» selon d’autres reportages. Cependant, ces termes n’appartiennent pas au Falun Gong.


2) Une autre «immolée» est régulièrement apparue à la télévision en prétendant être une pratiquante de Falun Gong. Elle a déclaré avoir vu les autres se consumer en premier, produisant une fumée noire. Or elle a estimé que lorsque le de (terme chinois pour désigner la vertu) brûle, il devrait produire de la fumée blanche, car le de est une substance blanche. Seul le karma en se consumant devrait produire de la fumée noire.


Aucune phrase dans le Falun Dafa n’indique que la combustion du de engendre de la fumée blanche ou que la combustion du karma génère de la fumée noire. Ces termes (de et karma) se rapportent à la moralité et n’ont jamais été associés à la combustion!

26. Diffusion immédiate des informations

Dans les deux heures qui ont suivi l’incident, Xinhua a diffusé une déclaration blâmant les pratiquants de Falun Gong de s’être immolés.


Directement après cette déclaration, l’émission Focus Interview de CCTV présentait ses analyses et tirait des conclusions faisant autorité, accusant à nouveau le Falun Gong. Cette diffusion contrastait fortement avec la façon dont les informations sont généralement traitées en Chine: les employés des services inférieurs doivent se référer à leurs supérieurs et ainsi de suite jusqu’à ce que les hauts responsables autorisent la diffusion des informations. Les scripts des reportages sur des sujets sensibles diffusés par l’agence de presse Xinhua sont examinés et rédigés plusieurs fois. Dans le cas présent, l’histoire a été rendue publique à une vitesse inouïe, au point d’éveiller les soupçons.


«En termes de réactivité, un autre journaliste étranger à Pékin s’est montré choqué que Xinhua puisse diffuser presque immédiatement un premier reportage sur l’incident et en anglais, ni plus ni moins. Tout citoyen chinois sait que chaque reportage de Xinhua doit généralement être approuvé par plusieurs supérieurs et est déjà quasiment obsolète au moment de sa diffusion. En outre, au cours des 18 mois précédents de persécution, les médias officiels n’avaient jamais publié de photos ou de vidéos des protestations des pratiquants de Falun Gong pour la presse étrangère, alors pourquoi maintenant, avec tant d’assurance? Et pourquoi seulement en anglais et non en chinois?»


«Ian Johnson du Wall Street Journal, l’un des journalistes les plus perspicaces ayant suivi cette histoire, a soupçonné quelque chose en raison de la rapidité avec laquelle cette histoire a été couverte. Il a observé que les médias officiels «avaient rapporté le décès (de la victime) avec un empressement inhabituel, ce qui impliquait soit que le décès en question avait eu lieu avant le moment annoncé, soit que les médias par ailleurs prudents avaient reçu l’approbation des plus hauts niveaux pour lancer les rapports électroniques et les communiqués télévisés. Les informations locales de 19h, par exemple, présentaient déjà un reportage vidéo sur Changde, la ville de M. Tan, une petite ville de la province du Hunan. La plupart des reportages du soir sont examinés le midi, l’émission quotidienne diffuse donc rarement des reportages du jour même, encore moins su un événement s’est produit à midi et nécessite des informations transmises par satellite provenant de régions relativement éloignées du pays.»
(The Fires This Time: Immolation of Deception in Bejing? de Danny Schechter)

Bien que les médias contrôlés par les autorités aient diffusé l’information dans les deux heures, il est intéressant de noter qu’il a fallu plus d’une semaine pour terminer la production de la vidéo complète de l’événement.

27. Contradictions des reportages chinois – Première partie

Selon une étude réalisée par l’Organisation mondiale d’enquête sur le Falun Gong (WOIPFG), cinq reportages chinois distincts sur une période d’un an présentent des comptes-rendus complètement différents de quand et comment Wang Jindong et sa famille ont commencé à pratiquer le Falun Gong. Certains avancent en définitive qu’il pratiquait depuis plus d’un an, tandis que d’autres donnent des dates antérieures, certaines remontant à 1996.

28. Contradictions des reportages chinois – Deuxième partie

Dans la «Déclaration personnelle de Wang Jindong sur l’incident des auto-immolations du 23 janvier» publiée par l’agence Xinhua le 7 avril 2003, Wang Jindong se souvenait: «Vers 14h30... J’ai déclenché le briquet et j’ai immédiatement été englouti par les flammes. Je n’ai pas eu le temps de m’asseoir (dans la position du lotus), je me suis assis en demi-lotus. Dans les grandes flammes, l’air faisait beaucoup de bruit. Je pouvais à peine respirer, mais j’étais très conscient que mon objectif serait bientôt atteint. À cet instant, un policier a tenté d’éteindre le feu en me couvrant avec un objet inconnu. J’ai refusé deux fois de les laisser éteindre les flammes sur mon corps. Quelques instants plus tard, quelqu’un a utilisé des extincteurs et l’incendie a été éteint. J’étais très déçu, je me suis levé et j’ai crié: ‘Authenticité, Compassion et Tolérance (Zhen, Shan et Ren), c’est la loi universelle. C’est la loi que tout le monde doit suivre. Mon maître est le premier Bouddha’.»


Ici, Wang Jindong a déclaré s’être «levé et avoir crié». Plus précisément, il a dit qu’il s’était levé et avait crié ces mots après que le feu ait été éteint.


Dans un reportage antérieur publié par Xinhua le 30 janvier 2001, il était écrit: «Ensuite, des flammes rouges ont jailli de l’individu, dégageant une fumée noire. Assailli par les flammes rouges, l’homme a crié avec désespoir: ‘La grande loi de l’univers est la loi que tout le monde doit expérimenter.’»


Les deux reportages se contredisent dans leurs descriptions de l’incendie et dans les paroles prononcées par Wang Jindong. D’autre part, les deux reportages sont en contradiction avec la vidéo de CCTV dans laquelle:


- Il n’y a ni feu ni fumée sur Wang Jindong (voir le point 8)

- Wang Jindong est assis sur le sol quand il se met à crier

- Wang Jindong ne crie pas ce qu’il énonce dans sa «Déclaration personnelle…» (dont les deux dernières phrases ne sont pas représentatives du Falun Gong)

- Wang Jindong n’est même pas assis en position du demi-lotus

29. Contradictions des reportages chinois – Troisième partie

Dans sa «Déclaration personnelle...» Wang Jindong a affirmé que le groupe avait versé de l’essence dans des bouteilles à boire, puis:


«Liu Yunfang et moi-même avons déversé les bouteilles sur nos cous et fixé les bouteilles sous nos aisselles avec du ruban adhésif puis nous avons mis nos pulls en laine, puis nos vestes rembourrées en coton. Après cela, nous avons pris avec nous nos lames à tranchant unique et nos briquets que Hao Huijun avait achetés à l’avance.»


«Vers 14h30, j’ai utilisé la lame que j’avais préparée dans ma main pour couper la bouteille à travers mes vêtements, puis j’ai jeté la lame et sorti le briquet. À ce moment, des policiers marchaient vers moi et quand ils étaient à une dizaine de pas de moi, j’ai frotté le briquet et j’ai instantanément été englouti par les flammes.»


Selon son propre récit, l’essence sur son corps provenait d’une bouteille accrochée autour de son cou et attachée sous son aisselle par du ruban adhésif. La bouteille a été coupée et l’essence s’est écoulée sur son corps.


Toutefois, selon l’article de Xinhua du 30 janvier: «À 14h41, au nord-est du Monument aux Héros du Peuple, un homme âgé d’une cinquantaine d’années, tourné vers le nord-ouest, était assis dans la position «jambes croisées» et s’aspergeait le corps avec un liquide venant d’une bouteille en plastique verte. Ensuite, des flammes rouges ont jailli de l’individu, dégageant une fumée noire...»


L’article indique clairement que Wang Jindong s’était «aspergé le corps avec un liquide venant d’une bouteille en plastique verte.» Les deux articles fournissent de longues descriptions sur la façon dont les soi-disant immolés ont réussi à s’asperger d’essence. Les deux se réfèrent au fait que le groupe avait testé la procédure plusieurs fois. C’est dire qu’il était très important pour les immolés de savoir comment se déverserait cette essence sur leurs corps. Pourtant, les deux reportages sont en totale contradiction sur cette question technique si importante (dans un cas on utilise des lames pour couper la bouteille, dans l’autre on s’asperge le corps).

30. Contradictions des reportages chinois – Quatrième partie

Dans la «Déclaration personnelle de Wang Jindong…», Wang Jindong a affirmé qu’après l’auto-immolation, la voiture de police l’avait conduit à toute vitesse vers l’hôpital Jishuitan. «À l’hôpital, j’étais couché sur un lit dans une salle de consultation des urgences…»


Selon un article du Beijing Evening News daté du 16 février 2001: «Xiao Yang, qui est capable d’effectuer un sprint de 100 mètres en 13 secondes, et ses coéquipiers ont transporté Wang Jindong, dont les cheveux avaient été complètement brûlés, vers la voiture de police, et l’ont conduit à la vitesse de l’éclair aux urgences du district de Xuanwu. Plus tard, il a été transféré vers le service d’urgences de l’hôpital Jishuitan.»


Les articles citent des endroits différents où s’est rendue la voiture de police (L’Hôpital Jishuitan et les urgences du district de Xuanwu)


Les images de CCTV montrent que les cheveux de Wang Jindong n’étaient pas «complètement brûlés» (voir fait n°5)


Si la voiture de police avait roulé «à toute vitesse», «rapidement» ou «à la vitesse de l’éclair» (les deux articles se rejoignent sur ce point), il n’aurait pas fallu deux heures pour se rendre à l’hôpital (voir Fait n°22)

31. Autres contradictions des reportages chinois

1) Selon l’article de Xinhua du 30 janvier, les prétendus immolés se sont rendus sur la place Tiananmen dès le matin mais ils n’ont pas pu y entrer, ils ont donc attendu «la réouverture de la place dans l’après-midi», après quoi ils sont entrés et ont commencé à s’immoler.


Pourtant, dans la «Déclaration personnelle de Wang Jindong…», Wang Jindong indique que le groupe s’était rendu au domicile de quelqu’un le matin pour remplir les bouteilles d’essence. Ils ont tous quitté la maison à 14h30, soit 11 minutes avant l’incident, et ont pris un taxi pour se rendre sur la place Tiananmen.


2) Dans l’article de Xinhua du 30 janvier, le groupe de Wang Jindong est arrivé à la gare de l’ouest de Pékin dans la matinée du 17 janvier, où Chen Guo les aurait récupérés.


Cependant dans la «Déclaration personnelle de Wang Jindong...», Wang affirme qu’une fois arrivé à Pékin, le groupe a pris un bus vers le Conservatoire central de musique, où ils ont été récupérés par Chen Guo.


3) Dans l’article du site de Xinhua Net intitulé Interview spéciale avec Wang Juan publié le 24 avril 2002, le nom de la fille de Wang Jindong était Wang Juan dans tout l’article. Pourtant, dans un article de Xinhua Net publié le 28 mars 2001, la fille de Wang Jindong se nomme Wang Juanjuan.


Pour les reportages d’actualité, les noms des personnes impliquées sont l’un des éléments les plus importants de l’information. Tout journaliste professionnel prête une grande attention à l’exactitude de cette information fondamentale. Le reportage du 28 mars dépassait les 4.600 mots et le nom Wang Juanjuan est apparu 37 fois. Il est très improbable que ces différentes références à Wang Juan, Wang Juanjuan, aient été le résultat d’erreurs typographiques.


Or, dans l’article du 28 mars, il aura fallu plus de 4.000 mots pour décrire comment le camp de travaux forcés pour femmes du Henan a réussi à «transformer» la mère et la fille après de nombreux efforts.


Selon un article du site chinois de la BBC publié le 5 avril 2002, «la fille de Wang Jindong affirme avoir renoncé au Falun Gong 10 minutes seulement après être entrée dans le camp de travaux forcés.»


Les divergences portent sur la façon dont la mère et la fille ont renoncé au Falun Gong, mais aussi sur l’endroit où elles étaient détenues.


4) Dans l’article du 24 avril, l’épouse et la fille de Wang Jindong avaient trouvé les employés du centre sympathiques et chaleureux pendant leur détention fin 2000, c’est pour cette raison qu’elles ont été «transformées» (elles ont abandonné la pratique du Falun Gong).

32. Le reportage de Xinhua propose des détails marquants mais sans témoins

L’article du 30 janvier 2001 était le premier reportage détaillé de Xinhua couvrant les auto-immolations. L’article fournit une description très concrète et vivante de la scène des auto-immolations. Par exemple:


«À 14h41, au nord-est du Monument aux Héros du Peuple, un homme âgé d’une cinquantaine d’années, tourné vers le nord-ouest, était assis dans la position «jambes croisées» et s’aspergeait le corps avec un liquide venant d’une bouteille en plastique verte. Ensuite, des flammes rouges ont jailli de l’individu, dégageant une fumée noire». Au milieu de l’enfer des flammes rugissantes, cet homme a crié de toute sa voix et de toutes ses forces» […] «presque en même temps, sur le côté nord de la place, une femme d’âge moyen a soudain sorti de son sac une bouteille de Sprite. Elle a ouvert la bouche pour avaler le liquide à plusieurs reprises et en a également imprégné tout son corps. À ce moment, l’odeur âcre de l’essence a rempli l’air» [...] «Du côté nord-est du Monument de commémoration des Héros du Peuple, quatre policiers ont d’abord découvert l’homme âgé d’une cinquantaine d’années en train de s’immoler. Ils ont rapidement pris les extincteurs et se sont précipités vers lui le plus vite possible... En moins d’une minute, quatre extincteurs étaient utilisés par la police, celle-ci a rapidement éteint les flammes sur l’homme, qui a ensuite été transporté à l’hôpital dans la voiture de police en service...»


Ces informations ne pourraient être obtenues que par une personne se trouvant effectivement sur place. D’après le reportage, cependant, nous ne pouvons pas savoir comment l’auteur a obtenu ces détails. L’article ne mentionne jamais d’interviews ni de témoins oculaires.

33. Une photo publiée dans un journal montre la bouteille de Sprite dans une position différente

Selon les observateurs en Chine, une photo publiée dans le Jin Zhou Daily montre la bouteille de Sprite posée sur le sol à côté de la jambe droite de Wang Jindong. Cela diffère de ce qui apparaît dans la vidéo de CCTV dans laquelle la bouteille est visible entre ses jambes. La photo a été publiée le 1er février 2001.

34. Quatre ans plus tard, le PCC relance «l’auto immolation» pour détourner l’attention de la mort de Zhao Ziyang

Le 17 janvier 2005, l’ancien Premier ministre chinois et défenseur de la démocratie Zhao Ziyang, qui avait été placé en résidence surveillée durant quinze ans par le PCC, est décédé. La mort de M. Zhao a provoqué de vives réactions en Chine et à l’étranger. De nombreuses personnes, des Chinois ordinaires en Chine aux hauts responsables américains, des représentants de Hong Kong à l’ancien dirigeant de l’Union soviétique Gorbatchev, ont déploré sa mort en faisant l’éloge de ses accomplissements. Pourtant, les médias officiels chinois ont gardé le silence sur la mort de Zhao Ziyang, ne la signalant que d’une phrase dans le journal d’état. Les avis de décès publiés sur le web par le site officiel de Xinhua News.net ont été rapidement retirés.


Le lendemain, le 18 janvier 2005, l’agence de presse Xinhua a commencé à rediffuser des reportages sur les «auto-immolations» qui avaient eu lieu quatre ans auparavant. Le PCC a non seulement diffusé des informations en Chine, il a aussi influencé les médias étrangers pour qu’ils diffusent ces informations. Dès le 21 janvier 2005, Associated Press (AP) a diffusé un point de vue biaisé tel que suggéré par le PCC sur les auto-immolations et leurs conséquences. L’article acceptait sans broncher la propagande et rapportait l’événement comme un fait. De nombreux journaux ont plus tard présenté des excuses pour avoir diffusé l’article.


Pourquoi le PCC a-t-il fait de si grands efforts pour parler d’un événement datant de quatre ans plus tôt et ce au lendemain d’un événement vraiment important en Chine?

35. Pas de cas de suicide de pratiquants de Falun Gong avant ou après l’incident

Depuis que le Falun Gong a été présenté en mai 1992 jusqu’au début de la persécution en juillet 1999, jamais un communiqué n’a rapporté le suicide d’un pratiquant de Falun Gong. Avec environ 70 à 100 millions de personnes pratiquant le Falun Gong en 1998 et un taux de suicide en Chine de 23 pour 100.000, il n’aurait pas été compliqué de relever au moins 23.000 cas de suicide. Pourtant, rien n’a jamais été signalé. Cela indique clairement l’effet du Falun Gong sur la santé.


Une fois la persécution lancée, les médias officiels chinois ont commencé à diffuser reportage après reportage des cas de crimes, de meurtres et de suicides causés par les pratiquants de Falun Gong. Au cours des six premiers mois de la persécution, plus de 300.000 reportages anti-Falun Gong ont été publiés. De toute évidence, l’augmentation soudaine de ces reportages laisse place au doute. Des enquêtes locales ont été effectuées sur certains de ces reportages et ont indiqué qu’ils étaient truqués ou faux (par exemple, si un citoyen moyen se suicidait, on disait qu’il pratiquait le Falun Gong). D’autres reportages disaient que les pratiquants décédés dans les camps de travaux forcés s’étaient suicidés, alors qu’en général, ces personnes avaient été torturées à mort et rapidement incinérées par les autorités.


Ces dernières années, les médias chinois se sont montrés moins prompts à parler du Falun Gong en public, mais de temps en temps, ils réussissent à glisser un reportage. Par exemple, en novembre 2005, le Beijing Daily News annonçait qu’un pratiquant de Falun Gong s’était immolé à Pékin. Cela a rapidement été dénoncé comme une fausse rumeur. (Cliquez ici pour plus de détails)


Le comportement des pratiquants de Falun Gong hors de Chine continentale est peut-être plus révélateur. Des milliers de pratiquants vivent dans plus de 80 pays dans le monde. Beaucoup habitent les régions sinophones de Hong Kong, Singapour, Taïwan – des régions qui ne sont pas contrôlées par le PCC. L’île de Taïwan compte à elle seule plus de 300.000 pratiquants.


Aucun suicide de pratiquant de Falun Gong n’a jamais été rapporté hors de Chine continentale.

36. Les «auto-immolations» de Tiananmen ne correspondent pas aux autres immolations dans l’histoire

L’auto-immolation est une des formes de suicide parmi les moins courantes, car elle prend beaucoup de temps et est extrêmement douloureuse. Parmi les cas signalés dans l’histoire récente, la plupart ont été accomplis en signe de protestation. Les raisons de ces auto-immolations incluent: protester contre la guerre, contre une domination autoritaire, contre une occupation militaire, contre la politique d’un gouvernement, contre des procès juridiques et la dépression.


Toutefois, les raisons invoquées par les «immolés» de Tiananmen étaient des choses comme «aller au ciel». Rien n’a jamais été mentionné au sujet de protester contre quoi que ce soit et le groupe n’était certainement pas sujet à la dépression. S’ils ne cherchaient pas à protester contre le gouvernement, alors le fait qu’ils se soient rendus sur la place Tiananmen semble étrange.


Les suicides collectifs sous prétexte d’«aller au ciel» sont extrêmement rares et restent toujours discrets. Prenons l’exemple de la secte Heaven’s Gate dont les membres ont ingéré en 1997 des pudding empoisonnés avant de regagner leurs dortoirs. Les suicides de ce type se font généralement dans une région éloignée du public.


Voici deux cas réels d’auto-immolation en Chine: - Premier cas: le 15 septembre 2003, devant le pont de Jinshui de la place Tiananmen, un paysan du nom de Zhu Zhengliang du canton de Qingyang, province d’Anhui, s’est aspergé d’essence et s’est immolé. Il a expliqué son geste par la démolition forcée de sa maison et le traitement inéquitable de son dossier en justice. - Second cas: le 1er octobre 2003, Yang Peiquan, venu de la ville de Jingzhou du canton de Gongan dans la province du Hubei pour faire appel, s’est immolé avec de l’essence près du coin sud-est de la place Tiananmen au niveau du Monument aux Héros du Peuple. Yang Peiquan était un ouvrier de 49 ans qui venait d’être licencié.


Plusieurs cas d’auto-immolations de ce genre ont été diffusés dans les informations.


Mais en raison d’une couverture assez faible de ces événements, la plupart des Chinois n’en ont probablement jamais entendu parler. La différence dans le traitement médiatique de ces cas d’immolations et l’incident de la Place Tiananmen en 2001 est énorme.

37. Les «autos immolés» ont immédiatement renoncé au Falun Gong

Pourquoi les «immolés» seraient-ils allés jusqu’à se donner la mort par les flammes au nom du Falun Gong pour renoncer à la pratique immédiatement après avoir survécu?

38. Les auto-immolations ne ressemblent pas aux actes désintéressés des pratiquants

Les pratiquants de Falun Gong s’efforcent d’être honnêtes dans tous les aspects de leur vie. Tous les livres de Falun Dafa, la musique, les articles de partage d’expériences dans lesquels les pratiquants présentent leurs lacunes et comment les améliorer ainsi que toutes les autres activités, tout est gratuit et accessible au public, sur Internet ou de personne à personne. En Chine continentale, les pratiquants ont tout risqué pour se rendre sur la place Tiananmen et faire appel auprès des autorités en déployant des banderoles, ou en clarifiant les faits sur le Falun Gong et la persécution par des moyens pacifiques.


Si un pratiquant s’immolait par le feu, il affecterait négativement les efforts des autres pratiquants qui cherchent à éveiller la conscience des gens en Chine continentale. C’est sans doute pourquoi l’événement a été mis en scène de cette façon: dans les premières années de la persécution, des centaines de pratiquants de Falun Gong se rendaient chaque jour sur la place Tiananmen à Pékin pour faire appel auprès des autorités, risquant ainsi l’arrestation et la détention. Ces actes désintéressés éveillaient le grand public et donnaient aux citoyens l’espoir d’un avenir sous ce régime totalitaire.


En mettant en scène les «auto-immolations» de cette façon et à cet endroit, le PCC a directement mis au défi les efforts des pratiquants en leur donnant une connotation négative.

39. Le Falun Gong nie toute implication

Le fait que les représentants du Falun Gong aient immédiatement nié toute implication dans ces auto-immolations va de soi.

40. Une combinaison idéale de participants pour attirer l’attention publique

Les personnes impliquées dans la mise en scène semblent avoir été soigneusement choisies, c’est-à-dire: un homme, une jeune femme, une dame plus âgée et une petite fille. Alors qu’elle était transportée vers une ambulance, la petite fille appelle sa mère dans un cri à déchirer le cœur et le brancardier s’arrête un instant pour permettre de filmer la scène.


L’événement a immédiatement soulevé la sympathie du public et sali le Falun Gong. Dans toute la Chine, les gens étaient bouleversés. En conséquence, des groupes de villageois ont fait irruption au domicile des pratiquants et ont demandé à tout le monde de dénoncer Le Falun Gong. Certains ont volé ou battu les pratiquants. La police n’intervenait pas quand les victimes étaient des pratiquants de Falun Gong.


Version en anglais:
54 Facts That Reveal How the ‘Self-Immolation’ on Tiananmen Square Was Actually Staged for Propaganda Purposes – Part 2

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