Expressions chinoises : (草船借箭) Cǎo Chuán Jiè Jiàn : Emprunter des flèches au moyen de bateaux couverts de chaumes
 

Expressions chinoises : (草船借箭) Cǎo Chuán Jiè Jiàn : Emprunter des flèches au moyen de bateaux couverts de chaumes

Au troisième siècle avant J.C, la Chine était composée de trois états guerriers : celui de Wei dans le Nord, de Shu dans le Sud Ouest, et celui de Wu dans le Sud.


Une fois, l’ État de Wei envoya des armées attaquer l’État de Wu à la rivière Yangtze. Les troupes de Wei avancèrent rapidement jusqu’à un endroit proche de l’État de Wu. Si elles étaient victorieuses, le plan était d’alors conquérir l’État de Shu.


Comme l’armée de l’ État de Wei était très puissante avec un grand nombre de soldats et d’armes, les États de Shu et de Wu décidèrent de s’unir pour résister à l’attaquant. Zhuge Liang, le conseiller militaire pour l’ État de Shu se rendit à État de Wu pour planifier une stratégie militaire avec Zhou Yu, général de l’ État de Wu, et combattre l’ennemi ensemble.


Cependant, Zhou Yu était très jaloux des capacités de Zhuge Liang . Alors que Zhou et Zhuge discutaient de stratégies, Zhou demanda : " Quelles armes militaires utiliserons nous pour combattre les armées du général Cao Cao sur la rivière ? " Zhuge répondit : " Des arcs et des flèches seraient le mieux. "


Zhou dit : " Juste, je partage ce point de vue, mais nous manquons de flèches. Puis je vous confier de fabriquer 100.000 flèches ? C’est une tâche vraiment urgente. J’espère que vous me ferez la faveur d’accepter.”


Zhuge répondit : “Très bien, je prends vos ordres et je le fais. Puis-je vous demander quand vous avez besoin de ces flèches ?" Zhou dit : " Pouvez vous achever le travail en dix jours ?" Zhuge dit : " Et bien, puisque la bataille est imminente, nous échouerons si nous prenons dix jours pour fabriquer les flèches. " Zhou Yu demanda alors :" Monsieur, combien de temps vous faudra-t-il pour fabriquer 100.000 flèches ? " Zhuge répondit : " Je n’ai besoin que de trois jours. "


Zhou fut interloqué et dit : " Nous sommes à la onzième heure et nous ne pouvons pas nous permettre de nous moquer l’un de l’autre. " Zhuge répondit : " Non, je n’oserai pas plaisanter au moment critique. J’aimerais signer un engagement : " Si je ne peux pas faire 1000.000 flèches en trois jours, j’accepte d’être puni."


Zhou était très heureux d’entendre cela. Il fit écrire un engagement à Zhuge puis le régala avec du bon vin et de la nourriture. À la table du banquet, Zhuge dit : " Il est déjà tard aujourd’hui, donc d’ici demain trois jours, envoyez 500 soldats au bord de la rivière pour prendre les flèches. " Après encore quelques coupes de vin, Zhuge Liang prit congé.

Après avoir accepté la mission, Zhuge Liang ne semblât pas inquiet s'agissant d'accomplir ce qu'il avait dit . Il dit à Lu Su, un ministre de État de Wu qui lui témoignait une attitude amicale, qu’il serait impossible de fabriquer autant de flèches en un temps aussi court en utilisant un moyen conventionnel. Puis il demanda à Lu Su de préparer 20 petits bateaux et d’assigner 30 soldats à chaque bateau.


Les bateaux furent recouverts d’un tissu noir et des figurines de paille furent fabriquées et placées de chaque côté de chaque bateau.


Zhuge supplia Lu à répétition de garder son plan secret. Lu prépara tout ce qui était nécessaire pour Zhuge sans rien connaître du plan.


Zhuge Liang dit qu’il aurait 100.000 flèches prêtes en trois jours mais le premier jour, il ne fabriqua aucune flèche et le deuxième il n’y avait toujours rien. Le troisième jour approchait et il n’y avait toujours pas la moindre flèche en vue.


Tout le monde commençait à s’inquiéter pour Zhuge. S’il ne pouvait pas produire les flèches, il perdrait la vie. À minuit le second jour, Zhuge invita Lu à monter sur une petit bateau et Lu demanda pourquoi il l’avait invité là.


Zhuge répondit qu’il voulait que Lu aille avec lui chercher les flèches. Lu Su était dans une grande perplexité et demanda : " Où devrions nous aller les chercher ? " Zhuge sourit et dit : " Le moment venu, vous comprendrez " Zhuge donna alors l’ordre d’attacher les vingt bateaux ensemble avec des cordes et de partir en direction du camp militaire de Wei.


Il y avait un épais brouillard cette nuit-là. Plus épais devenait le brouillard, plus vite les bateaux avançaient sur l’eau, comme ordonné par Zhuge Liang. Lorsqu’ils approchèrent du camp militaire de Wei, Zhuge donna des ordres pour que les bateaux soient placés en ligne horizontale face à la berge de la rivière. Ses soldats firent résonner leurs tambours en criant bruyamment.


Lu Su fut effrayé à mort et dit à Zhuge : “Nous n’avons que vingt petits bateaux et quelques 300 soldats. Si les soldats de Wei nous attaquent, nous sommes sûrs d’être tués " Mais Zhuge dit avec un sourire : " Je parie que les soldats de Wei n’oseront pas attaquer dans cet épais brouillard. Buvons tranquillement ici. "


Cao Cao, le général de Wei, entendit les tambours et les cris et ordonna à ses troupes de ne pas attaquer car l’épais brouillard rendait impossible de discerner la véritable situation. Au lieu de cela, il ordonna à ses archers de tirer des flèches pour empêcher l’ennemi d’approcher trop près.


Ses 10.000 archers tirèrent en direction de la rivière. Bientôt les figurines de paille sur les bateaux furent remplies de flèches. Zhuge Liang ordonna que les bateaux soient retournés afin que les figurines de paille de l’autre côté reçoivent aussi les flèches des soldats de Wei. Peu après, toutes les figurines de paille étaient remplies de flèches.


Le jour pointant, le brouillard était encore épais. Zhuge Liang dit à ses soldats de crier fort " Merci Premier ministre Cao de nous avons donné autant de flèches. " Ils manoeuvrènt immédiatement les bateaux pour les ramener sur la rive sud. Avant que Cao Cao n’ai réalisé qu’il avait été dupé, les courants poussèrent les bateaux qui remontèrent la rivière et ils étaient déjà à une dizaine de kilomètres – Trop tard pour que Cao Cao les attrape.


Lorsque les bateaux arrivèrent à la base Wu, il y avait 500 soldats du Général Zhou sur les bords de la rivière attendant de ramasser les flèches. Le nombre de flèches collectées se montait à plus de 100.000. Zhou Yu dit avec un long et profond soupir : " Zhuge Liang a eu une perspicacité divine et une stratégie ingénieuse. Je ne peux pas rivaliser avec lui. "


Lu Su dit à Zhu Liang : “Monsieur, vous êtes un être spirituel, pas un être humain ! Comment saviez vous qu’il y aurait un tel brouillard ? "


Zhuge répondit : “En tant que général, on doit connaître l’astronomie, la géographie, la divination, les principes du yin et du yang, les formations de bataille, et la disposition de l’armée, sans quoi on est bon à rien. Je savais trois jours à l’avance qu’il y aurait un épais brouillard aujourd’hui et c’est pourquoi j’ai osé accepté la date butoir de trois jours. " En entendant cela, Lu Su n’en admira que davantage les capacités de Zhuge Liang.

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