Une histoire de bonnes actions récompensées par le divin durant la dynastie Yuan

Durant la Dynastie Yuan, une fillette dont les parents et les tuteurs étaient morts dans les inondations, fut abandonnée sur un bateau trop lourd pour qu’elle puisse ramer. Elle n’avait pas d’autre choix que de se laisser dériver avec le courant (mararie/Flickr)


Le chemin d’une jeune fille vers l’éveil

Dans les provinces du Zhejiang et du Jiangsu durant la Dynastie Yuan, il y eut une inondation qui submergea de nombreux villages et exploitations. Heureusement, cela arriva dans la journée, donc beaucoup de gens l’ayant appris purent s’échapper à temps, mais une famille, composée d’une fille de 15 ans et de sa mère qui avait du mal à marcher, n’eut pas autant de chance.


Leur maison était située dans une région basse et l’eau pénétra dans leur maison, la mère déclara 3 Dépêches-toi mon enfant ; Tu dois partir à présent, laisse-moi là. " La jeune fille refusa et essaya de porter sa mère sur son dos. C’était très dur pour elle. Au moment final, sa mère utilisa toute sa force pour pousser la jeune fille dehors. Tout à coup la maison s’effondra et la mère fût noyée. En voyant cela, la jeune fille s’évanouit.


Lorsqu’elle reprît conscience, elle se trouva étendue dans un bateau que guidait un homme et une femme à ses côtés. Celle-ci lui apporta de l’eau chaude pour la réchauffer lorsqu’elle vit que la jeune fille avait repris conscience.


La petite pleura amèrement en pensant à sa mère, et ne sachant comment faire face à ce coup terrible. L’homme du bateau la réconforta en lui disant " Oh mon enfant, cette inondation est un grand désastre et ta mère n’est pas la seule à y avoir perdu la vie. " La jeune fille se demanda alors, on dit toujours que Dieu est compatissant et bon envers les êtres humains, alors pourquoi n’a-t-Il pas empêché ce désastre et pourquoi les êtres humains doivent-ils avoir à supporter le chagrin de perdre leurs êtres les plus chers ?


Plusieurs jours plus tard, il y eût une autre inondation. Etant sur le bateau, ils ne couraient pas de danger. L’homme et la femme firent de leur mieux pour en sauver d’autres et plusieurs fois ils furent eux-mêmes entraînés dans l’eau par des gens qui se noyaient. Durant leur dernière tentative de les secourir, le couple du bateau se noya. La jeune fille resta seule sur le bateau trop lourd pour qu’elle puisse ramer et ne pût rien faire d’autre que de se laisser dériver avec le courant.


Cinq jours passèrent et le petit bateau s’échoua finalement sur une île où la jeune fille mourut presque de faim et de soif. Un après midi, elle entendit le bruit fait par une vieille dame frappant sur son bol à aumônes, en s’exclamant : "je suis venue du Ciel et j’ai erré. Tout en mendiant avec ce bol, je montre mon être véritable et me demande quand la jeune fille aussi pure qu’un diamant et aussi fraîche qu’une fleur viendra ?”


En entendant ces mots et sans savoir d’où la force était venue, la jeune fille s’effondra et cria : " Oh ma fleur préférée est le lis, qui est pur comme le diamant." À ces mots, la vieille dame accourût pour recueillir dans ses bras la jeune fille mourante, veillant sur elle avec tendresse comme l’aurait fait une grand-mère.


La jeune fille commença à mendier des aumônes avec la vieille dame. Dix ans plus tard, alors qu’elles s’abritaient d’une tempête dans un temple, la vieille dame demanda "Pourquoi aimes-tu les lis ? Et pourquoi aimes-tu les diamants ? " Elle répondît avec un sourire : “Je pense qu’une personne devrait avoir la fraîcheur d’un lis et la pureté d’un diamant.”


" Il est normal pour un être humain d’aimer les deux " déclara la vieille dame ! Par exemple, tu vois beaucoup de gens qui vivent sur la plage aller pêcher, mais beaucoup d’entre eux se noient. Je suis désolée pour ces personnes. Alors je mendie toujours à la plage. Tous me donnent à manger et n’ont jamais commis de mauvaises choses comme tuer ou voler les gens. J’essaie de mon mieux de les sauver.


Ses mots surprirent la jeune fille qui demanda : “Voulez-vous dire que vous êtes une Boddhisattva réincarnée ? " La veille dame répondit avec compassion : " Peu importe qui je suis, mais tu devrais savoir une chose des plus importantes : nous devons sauver les gens de la calamité à condition que la personne qu’on sauve croit en l’existences des divinités : sinon, les sauver irait à l’encontre des règles divines.”


La jeune fille comprît immédiatement et s’agenouilla pour demander à la vieille dame de lui transmettre la capacité de sauver les gens du désastre.


Voyant sa sincérité, la vieille dame l’accepta comme disciple et lui dît : "J’étais là avec toi lorsque tu étais dans ta ville natale, parce que tu as une très bonne qualité innée et que tu es une jeune femme filiale et courageuse. Je savais que bien qu’encore jeune, tu t’efforcerais de ton mieux d’aider les autres. Je savais aussi que bien que ta mère soit décédée dans cette inondation, lorsque tu atteindrais la plénitude dans ta cultivation, elle serait bénie, comme le couple du bateau qui t’a secourue. En réalité, les expériences que tu as faites ne font que te prouver que le monde humain est impermanent, afin que tu ne sois pas tentée de t’y attacher. As-tu remarqué que pendant les dix ans que tu as passés avec moi, je ne me suis pas vraiment souciée de la façon dont les autres nous traitaient et tous ceux qui nous ont donné de la nourriture, j’ai fait de mon mieux pour les sauver de la calamité. Et pour ces personnes qui nous ont traité perfidement, je leur ai aussi donné des opportunités de s’améliorer : cependant, pour ceux qui sont trop mauvais, je ne peux pas grand-chose, mais juste laisser leur arriver ce qui doit leur arriver.”


La jeune fille était encore plus déterminée à suivre la vieille dame après avoir entendu ces mots. Bien des années plus tard, lorsque la jeune fille eut atteint 50 ans, la vieille dame lui dît : " Je dois partir à présent. " "Mon Maitre où allez-vous ? " demanda curieusement la jeune fille à la vieille dame ?


La vieille dame lui demanda de se détourner un instant. Lorsqu’elle se retourna, ce n’était plus la veille dame aveugle se tenant devant elle,mais un Bouddha d’une incomparable majesté et une sorte de compassion qu’aucuns mots dans le monde ne saurait décrire. Elle tomba à genoux et se prosterna.


Suivant du regard le doigt du Bouddha, elle vit d’innombrables petits bateaux dérivant sur la vaste mer au grès des rafales du vent et le Bouddha saisit de nombreux petits bateaux dans ses mains, tandis que beaucoup d’autres disparaissait dans l’océan. Elle vit aussi que sur les voiles de ces bateaux qui étaient dans la main du Bouddha, il y avait les mots " Béni" ou "Vertueux", tandis que sur ces bateaux qui disparaissaient dans l’océan, il y avait toujours un grand cercle noir.


Lui ayant montré cela, le Bouddha s’éleva peu à peu dans les airs. Elle s’agenouilla pour dire adieu à son maître ; Le Bouddha qui était dans les airs dit alors " C’est la compassion pour les êtres vivants qui m’a fait descendre dans ce monde humain. La décision d’une personne soit elle bonne ou mauvaise peut conduire à deux résultats différents. À présent, c’est ton tour de me suivre. La compassion peut sauver les gens de la calamité."


Elle s’éveilla en entendant ces mots et par la suite se mit à errer dans les provinces costières, mendiant des aumônes et enseignant aux gens à être bons. En même temps, elle ne cessait d’améliorer sa propre nature et retourna au Ciel lorsqu’elle eût 99 ans et eût terminé sa mission.


Au Ciel, elle vît sa mère et le couple du bateau qui l’avait sauvée. Par gratitude envers sa mère et le couple elle fît d’eux des gardiens des divinités célestes.


Traduit de l'anglais
A Girl’s Good Deeds Led to Divine Rewards During the Yuan Dynasty

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