WOIPFG Rapport d'enquête sur les produits que les pratiquants sont forcés de fabriquer dans les camps de travaux forcés 1ere partie (Photos)

Résumé

L'Organisation Mondiale pour Enquêter sur la Persécution du Falun Gong (WOIPFG), créée le 23 janvier 2003, se voue à l’étude systématique de la persécution des pratiquants de Falun Gong en Chine par Jiang Zemin et le « bureau 610 » sous ses ordres et par les camps de travaux forcés, les centres de détention, les prisons, etc... Ce rapport se concentre sur les preuves de l’existence des produits issus du travail forcé des pratiquants de Falun Gong illégalement détenus dans les camps de travail chinois. Les preuves incluent un cas au centre de détention N°1 de Lanzhou dans lequel un vieux pratiquant de Falun Gong de 57 ans, Wan Guifu, a été obligé de fendre les coques de grandes graines de pastèques avec ses dents et d'éplucher la cosse avec ses doigts pour fabriquer un des produits distribués par 'Lanzhou Zhenglin Nongken Food Ltd'. Comme Wan ne pouvait pas accomplir cette tâche demandant une main d’œuvre importante, le capitaine de la 4ème équipe Li Jun a encouragé les prisonniers de la cellule No.9 à torturer Wan, ce qui a causé sa mort

Le système de travail obligatoire viole non seulement les droits de l'homme fondamentaux des détenus, mais encourage également les systèmes carcéraux et des camp de travail à persécuter les détenus en vue de l’énorme bénéfice tiré des produits issus du travail forcé. En outre, cela ébranle la stabilité du marché du travail et du commerce international quand ces produits bon marché sont écoulés à bas prix sur le marché international. Beaucoup de consommateurs achètent les produits, trompés par le prix avantageux, car ils ignorent la vérité. Pourtant le gouvernement chinois a mis en place une politique préférentielle pour les sociétés dans les camps de travaux forcés et les systèmes pénitentiaires pour encourager et attirer l'investissement étranger. Le document No.56 (2001)de l'administration d'état des impots sous le ministère des finances de la Chine indique clairement que si les biens et les produits d'une compagnie appartiennent uniquement à une prison ou un système de camp de travaux forcé, la compagnie est exemptée de l'impôt sur le revenu des des sociétés et de la taxe d'acquisition des terres. Dans quelques provinces et villes de Chine, les pubicités venant des régions en plein développement économique encouragent la main d'oeuvre à prix réduit dans les secteurs où il y a des prisons et des camps de travail comme un moyen d'attirer l'investissement étranger.

Les témoignages prouvent que les compagnies tel que 'Mickey Toys Co. Ltd de Beijing', 'Lanzhou Zhenglin Nongken Food Ltd', 'Jinan Tianyi Printing Co Ltd', et 'Qiqiha'er Siyou Chemical Industry Co. Ltd', ont collaboré avec les camps de travail et les centres de détention de Beijing, Lanzhou, Jinan et Qiqiha'er, et ont forcé les détenus pratiquants de Falun Gong à fabriquer des produits sans aucune rémunération pendant leur période de détention. Les journalistes australiens et suisses ont exposé le cas de 'Mickey Toys Co. Ltd'. qui s’est rapproché du camp de travail de Biejing Xin’an pour forcer les détenus pratiquants de Falun Gong a fabriquer des lapins pour Nestlé

La 'Lanzhou Zhenglin Nongken Food Ltd', en coopération avec le centre de détention de Lanzhou Dashaping et le centre de détention de Lanzhou No.1, a forcé presque 10.000 détenus ( y compris des pratiquants de Falun Gong illégalement détenus après juillet 1999) à produire des « Graines de melons triées à la main ». La méthode inclut le fait de fendre avec leurs dents les coques des graines d'un genre particulier de graines de gros melons , et d’éplucher la cosse à la main pour en extraire le grain. Ce procédé a endommagé les dents et les mains de beaucoup de gens, dans certains cas l'ongle entier est tombé . Les détenus ont été forcés de travailler plus de dix heures par jour, mais n'ont reçu aucune rémunération pour leur travail. Ces dernières années, la 'Lanzhou Zhenglin Nongken Food Ltd'. est devenue le plus grand producteur de graines deshydratés et de noix en Chine, avec des ventes atteignant 460 millions yuan. Leur pincipal produit , 'Graines de melons de Zhenglin triées à la main' , est exporté vers des endroits comme les Etats-Unis, le Canada, l'Australie, l'Asie du Sud-Est, Taiwan, etc... Le camp de travail N°1 pour femmes dans le Shandong est devenu la base de Jinan Tianyi Printing Co. Ltd. , les détenus dans le camp de travail collent des étiquettes pour des produits comme "Beijing Jiangyaling" et "Shuanghe" (deux marques de fabrique).

En raison du blocus étroit portant sur ce type d’information en Chine et de l'obstruction délibérée de ce type de recherche, les cas de morts et de blessures de pratiquants de Falun Gong par le travail forcé pendant leur période de détention qui sont rapportée dans ce dossier ne sont que la partie émergé de l'iceberg. Actuellement, la WOIPFG est en train d’étudier et de vérifier plus de cas.

Introduction

Le système de camp de travail forcé en Chine a été établi en 1957. Selon le document « Proposer des méthodes de Re-éducation-par-le travail », qui a été édité par le ministère de la sécurité publique en 1982, l'éducation par le travail est employée pour maitriser les "contradictions au sein de la population", et c'est "une mesure administrative permettant de mener à bien l'éducation obligatoire et la réforme" [ 1 ]. Il n'y a pas besoin de passer par un quelconque procès pour effectuer la re-éducation par le travail, et les détenus sont soumis à cette punition. Le système de re-éducation-par le travail est devenu durant les cinquantes dernières années un outil très efficace pour le régime totalitaire du Parti Communiste Chinois (CCP) lui permettant de violer sa propre constitution et se placer au dessus des lois en opprimant le peuple chinois et les dissidents. Actuellement, "la Chine a un vaste système de camps de travail forcé et peut-être le système pénal le plus secret et de loin le plus craint au monde."[2 ]

Il y a deux buts directs derrière le système chinois de "re-éducation par le travail", premièrement créer une force de main d'oeuvre à faible coût et fiable par le travail obligatoire, et deuxièmement soumettre les prisonniers à un lavage de cerveau. C'est la prétendue "réforme de l’esprit par le travail". Ceci viole non seulement les droits de l'homme de base des détenus, mais encourage également les prisons et les systèmes de camp de travail à persécuter les détenus en raison du bénéfice énorme sur les produits issus du travail forcé. En outre, cela ébranle la stabilité du travail international et des marchés commerciaux quand ces produits bon marché sont écoulés à faible prix sur le marché international. Beaucoup de consommateurs achètent les produits, ignorant totalement les raisons derrière le prix bon marché.

Ce qui est indiscutable est l'illégalité du système des camps de travaux forcés en Chine. Il viole de nombreuses conventions et lois internationales dont la Chine est signataire, y compris la Charte des Nations Unies, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, et d'autres conventions contre la torture et les peines cruelles et inhumaines. En même temps, le système des camps de travaux obligatoire viole également la propre constitution de la Chine. Un des propres spécialistes juridiques de la Chine considère que "la politique de l’éducation par le travail obligatoire connait quatre problèmes. Le premier est la légalité du système lui-même. Le système de camps de traval obligatoire , comme le système de détention et de rapatriement, n'a pas été autorisé par la loi. Il a été clairement énoncé dans "Sur la législation" que : les peines et les mesures de force qui limitent la liberté personnelle peuvent seulement être prescrites selon la législation par le Congrés National du Peuple et son Comité Permanent. Cependant, ce qui soutient actuellement le système de travail obligatoire est seulement "Proposer des méthodes de Re-éducation par le travail" publié par le ministère de la sécurité publique. Le Congrès National du Peuple n'a jamais prescrit de loi sur cet aspect...."[ 3 ]

En outre, la Chine est membre de l'Organisation Internationale du travail (OIT). La torture, la détention illégale, la détention et le travail forcé pour des raisons politiques et religieuses, etc. dans les camps de travaux forcés violent le règlement de l'OIT au sujet "des conditions de travail et des droits du travailleur". [ 4 ]

En raison de la forte résistance des pays démocratiques occidentaux aux produits issus du travail forcé, en 1991 le Conseil d’Etat de Chine a resouligné l'interdiction de l'exportation des "produits du travail forcé" et a stipulé qu'aucune prison n’est autorisée à coopérer ou à établir des entreprise en participation avec l'investissement étranger. [ 5 ] En réalité, malgré tout, le gouvernement chinois a octroyé de nombreuses règles préférentielles aux entreprises sous les camps de travail et les prisons, pour encourager et attirer l'investissement étranger et l'exportation. Dans le document [ 2001 ] No.56 du Bureau d'Etat des Impots sous la tutelle du ministère des Finances de la Chine, on affirme clairement que si les droits de propriété d'une compagnie sont possédés uniquement par une prison ou un système de camp de travaux forcés, la compagnie est exempte de l'impôt sur le revenu des sociétés et de la taxe d'acquisition des terres . [ 6 ] Dans les publicités des zones en développement économique de plusieurs provinces et villes, ils utilisent même le travail bon marché (ou libre) comme un avantage pour attirer l'investissement étranger. Dans la publicité de la prison méridionale de Hunan de la province de Hunan, il est spécifiquement indiqué que "la mine de houille de Xinsheng de la province de Hunan, également connue sous le nom de prison méridionale de Hunan de la province de Hunan, située dans le Huangshi, Laiyang, de la province de Hunan... propose de la main-d'oeuvre bon marché et abondante... (une main d’œuvre moins cher est disponible si des détenus dans les prisons sont employés), des frais d'exploitation relativement bas... Notre affaire est une entreprise spéciale, qui bénéficie d’un rapport amical avec le gouvernement local et les bureaux appropriés, et de diverses mesures préférentielles accordées par le gouvernement. Nous fournissons un environnement d’investissement flexible et harmonieux... La mine de houille de Xinsheng fait un accueil chaleureux à la fois à l'investissement intérieur et d'outre-mer." On a également signalé que le camp de travail de Shiliping, où des pratiquants de Falun Gong ont été détenus, a été mentionné dans la publicité pour la zone industrielle de Huzheng, où le camp de travail est localisé : La zone industrielle est située au sud de la gare de Huzheng. Avec une facilité de transport , et le camp de travail de Shiliping et la prison tout près, la zone industrielle est un secteur de développement industriel dans le programme de développement global de Huzheng.

Depuis que l'ancien Président de la Chine Jiang Zemin a lancé la persécution contre le Falun Gong en 1999, selon les statistiques incomplètes, plus de 180 camps de travaux forcés en Chine ont directement participé à la persécution par le travail obligatoire illégal de plus de 100.000 pratiquants de Falun Gong. Jusqu'au 8 octobre 2003, 219 des 793 cas de mort de pratiquants de Falun Gong ont résulté de la torture dans les camps de travaux,représentant 28% du nombre total de morts. Soixante neuf camps de travail ont directement causé les décès des pratiquants de Falun Gong, y compris de vieilles personnes d’une soiantaine d’années et un enfant en bas âge de 8 mois. Même les pratiquants handicapés n'ont pas été épargnés. [ 8 ]

Le rapport recu par la WOIPFG montre qu’en plus de soumettre au lavage de cerveau et à la torture, les camps de travail chinois forcent aussi un grand nombre de pratiquants de Falun Gong à travailler comme des esclaves. A cause des terribles conditions de travail et de la très importante charge de travail, les pratiquants de Falun Gong ont tous souffert à différents degrés de préjudices , à la fois mentaux et physiques. Quelques uns sont devenus handicapés ou sont même morts.

Les témoignages prouvent que la 'Lanzhou Zhenglin Nongken Food Ltd', la 'Jinan Tianyi Printing Co.Ltd', et 'les Industries Chimiques de Qiqiha’er Siyou Co.Ltd' ont directement coopéré avec les camps de travail et les centres de détention pour forcer des pratiquants de Falun Gong à fabriquer, pendant leur détention, des produits issus du travail forcés sans aucune rémunération. Des pratiquants sont obligés de travailler plus de 10 heures par jour, parfois meme sans interruption durant toute la nuit. Ceux qui ne peuvent pas accomplir leurs tâches sont battus, certains sont même torturés à mort. Les produits de ces compagnies sont disponibles dans les principales villes de Chine, alors que des produits de la 'Lanzhou Zhenglin Nongken Food Ltd'. sont exportés vers plus de 30 pays et régions, y compris les Etats-Unis, le Canada, l'Australie, la France, l'Allemagne, la Nouvelle Zélande, l'Asie du Sud-Est, etc...

Ce premier rapport de la WOIPFG commence seulement à exposer le travail illégal dans les prisons, dans les camps de travaux et la manière dont ils sont employés dans la persécution des pratiquants de Falun Gong. En raison du blocus étroit portant sur ce type d’ information en Chine et de l'obstruction délibérée de ce type de recherche, la mort et les cas de bessures de pratiquants de Falun Gong provoqués par le travail obligatoire pendant leur période de détention qui sont rapportée dans ce dossier ne sont seulement que la partie émergé de l’iceberg. Actuellement, la WOIPFG est en train d’étudier et de vérifier plus de cas.


Mickey Toys Co., Ltd, de Beijing; Nestlé et le camp de travail pour femme de Beijing Xin’an

La 'Beijing Mickey Toys Co.Ltd' a été établie en 1987. C'est une co-entreprise se spécialisant dans la conception, la fabrication, les ventes et l'exportation des jouets mous. Avec une production annuelle de plus d’une douzaine de 200.000 articles (200.000 x 12 articles), ses produits sont exportés vers beaucoup de pays, y compris les Etats-Unis. Le Canada, l'Australie, le Danemark, le Brésil, la Hongrie, le Japon, etc... Ils ont également une certaine part de marché en Asie du Sud-Est. [ 9 ]

PHOTO 1: Photo de Mickey Toys Co. Ltd à Beijing, Panneau d’indication sur l’entrèe principale

Le camp de travail pour femmes de Beijing Xin'an, (ancienne unité du camp de travail de Tiantanghe de Beijing, plus tard modernisé en un camp de travail indépendant), est situé dans le Nanyuan, pays de Daxing, Beijing. Ce camp de travail était à l'origine un camp de travail pour hommes. Puisqu'il y avait trop de détenues pratiquantes de Falun Gong, le camp de travail pour femme d’origine est devenu surchargé, ainsi ils ont permuté les camps de travail pour femmes et pour hommes. Avant la persécution du Falun Gong, il y avait autour de 100-200 personnes dans le camp de travail pour femmes. Après la persécution, la taille de ce camp de travail a rapidement augmenté en passant de plus de 100 détenus en juillet 2000 à presque à 1000 en avril 2001. Beaucoup de pratiquants de Falun Gong sont devenus handicapés ou sont même morts suite aux tortures durant leur détention dans ce camp de travail. Le camp de travail de Xin'an s’occupe du travail manuel pour les produits d'exportation de plusieurs entreprises. Mickey Toys Co. de Beijing est l’une de ces entreprises. En février 2001, presque 1000 pratiquants de Falun Gong illégalement détenus ont été forcés de faire des jouets sans salaire. Ce travail obligatoire a produit 100.000 lapins pour Mickey Toys Co., Ltd de Beijing sous-traités par Nestlé.

Jennifer Zeng est une pratiquante de Falun Gong habitant actuellement en Australie. Elle a été détenue dans le camp de travail de Xin'an et a été l'une des pratiquantes obligées de fabriquer les lapins en peluche de Nestlé. Elle a décrit son expérience comme suit. "Dans le camp de travail, nous avons été forcés de faire toutes sortes de travaux difficiles, parmi lesquels planter de l'herbe et des arbres, nettoyer des dechets, creuser des caves pour stocker des légumes en hiver, tricoter des pulls, tricoter des coussins , fabriquer des jouets, produire des seringues jetables, envelopper les baguettes aseptisées et ainsi de suite. La plupart des produits étaient pour l'exportation. En particulier, les pulls que nous avons tricotés étaient des grandes tailles convenant seulement aux étrangers qui sont de plus grande constitution . En février 2001, nous avons reçu une commande pour 100.000 lapins en peluche. Selon la police, les jouets étaient fabriqués pour Nestlé pour être utilisés dans leurs promotions. Les lapins étaient d'environ 30 centimètres de long, de couleurs brun , avec un long cou, portant un grand collier rouge vif fait à partir de matériaux laineux, avec deux moustaches noirs de chaque côté du visage, d’environ 5-6 centimètre de long. Certains lapins portaient des gilets de cowboy, les autres portaient des cache-poussières, et les autres avaient un œil bandé façon pirate . Il y avait les lettres anglaises sur leurs poitrines, avec leurs poings serrés, pouces vers le haut. Il y avait trois orteils sur leurs pieds, couleur jaune canari . Leurs queues étaient de couleur blanche et très courte."

L'image ci-dessous est une photo des lapins en peluche fabriqués pour Nestle venant de 'Mickey Toys Co. Ltd.' Il est clair qu'ils sont identiques à ce que Jennifer a décrit.

PHOTO 2: Lapin en peluche produit par Mickey Co. Ltd pris par un photographe de Nestle après que Jennifer ait fait sa déposition

“Généralement les lapins en peluche sont livrés au camp de travail pour y être traités par une femme d’âge moyen sur un tricycle. Plus de 30 chaines de traitement seraient necessaire pour faire un lapin comme ceci, et il faudrait 10 heures pour en faire un. Mais les frais de fabrication pour chaque lapin étaient de seulement 30 cents (l'équivalents de 0.06 Au$, et de 0.04 USS). Les frais de fabrication ont été payés au camp de travail. Nous n'avons rien touché Généralement nous commencions le travail après nous être levées à 5 heures le matin, et travaillions jusqu’à 2 ou 3 heures du matin du jour suivant. Parfois nous devions faire des heures supplémentaires, autrement nous n’aurions pas pu finir le travail. Durant les périodes de grande activité, je n'osais pas me laver les mains après être allée aux toilettes, afin de gagner quelques minutes. La nuit, parfois j'étais si épuisée que je ne pouvais même pas compter clairement de 1 à 9. Pourtant j'ai dû encore me forcer à garder les yeux ouverts pour tricoter des chandails. Le modèle du chandail était très compliqué ; parfois nous finissions finalement le tricotage après beaucoup d'effort pour découvrir seulement le matin suivant qu’ils aivaient été totalement mal tricotés . Ainsi, nous devions défaire les points et les refaire. Les longues heures de travail très intensif et le grave manque de sommeil m’ ont donné pendant longtemps la sensation, que la seule chose dont j’avais besoin dans ma vie était le sommeil." [ 10 ]

Le Sydney Morning Herald et Le Temps de Geneve ont rendu compte tout les deux de ce cas. Le 28 Décembre 2001, le Sydney Morning Herald a édité un article de Kelly Burke : "Les mignons petits lapins en peluche cachent les supplices des camps de travaux Chinois". Nestle a fait paraître une déclaration dans l’Herald, confirmant que la compagnie a confié une commande de 110.000 lapins en peluche à un fabricant de jouet basé à Beijing, Mickey Toys Co. Ltd. de Beijing, pour une promotion de Nesquik au début de cette année. [ 11 ]

Frederic Koller, un journaliste du Temps de Genève en poste à Beijing, est allé à Daxing, Beijing, rechercher des preuves, mais la 'Mickey Toys Co. Ltd.' a refusé d’accorder un entretien où de fournir l'adresse de leur compagnie. A partir de sa propre enquête avec des survivants du camp de travail et des résidants vivant dans le secteur industriel de la ville de Daxing, Frederic Koller a écrit un reportage qui a été édité dans la section économie du Temps de Genève le samedi 13 avril 2002. L'article précisait, que Nestle a admis, que l'usine de jouets de 'Mickey Toys' est située dans Daxing, à Beijing (de même que le camp de travail de Tiantanghe). [ 12 ] Un an après, après que les commandes de 'Mickey Toys' aient été réduites de 60%, 'Mickey Toys' a sciemment invité Frederic Koller à leur usine pour une entrevue, espérant que le journaliste écrirait un article pour restaurer leur réputation. Après l'entrevue et l’enquete, le journaliste n'a rien écrit afin de"restaurer" leur réputation.

La Lanzhou Zhenglin Nongken Food Ltd

La 'Lanzhou Zhenglin Nongken Food Ltd', crée en 1988 dans le Gansu par l'homme d'affaires Taiwainais Lin Ken , est l'une des premères entreprises financées par Taiwan dans Gansu. Depuis 1992, la compagnie s’est lancée dans une entreprise avec la participation du centre de détention de Lanzhou Dashaping et le centre de détention de Lanzhou No.1 (également connu sous le nom de centre de détention de Xiguoyuan). Environ 10.000 détenus (y compris des douzaines de pratiquants de Falun Gong illégalement détenus) ont été forcés d'utiliser leurs mains pour éplucher les coques des graines de melon, et ont été utilisés pour un travail physique intensif . Ces détenus ont été obligés de fendre les graines d'une variété de gros melon avec leurs dents, et puis d’éplucher la cosse avec leurs mains nues pour enlever les grains. En hiver, ils ont dû effectuer ce travail dehors dans le froid gacial. Bon nombre d'entre eux ont souffert d’engelures et la peau de leurs mains s'est fendue,le pus et le sang des blessures suintant sur les graines de melon. En été, ils ont continué inéxorablement à fendre et extraire les graines des coques. Beaucoup ont eu leurs dents félées et endommagées à force de fendre des graines de melon, et ont même perdu leurs ongles en extrayant les graines de leurs coques. Les détenus ont été forcés de s'accroupir sur leurs talons pour effectuer le travail depuis tôt le matin jusqu'au soir pendant plus de dix heures sans interruption, sans rémmunération.


La photo montre un sachet de graines de melon de Zhenglin triées à la main, vendu dans un magasin de grossiste à Sydney , en Australie. La face avant du sachet indique le prix. La face arrière donne des détails sur l’importateur australien

Afin que 'Zhenglin Nongken Food Ltd' et le centre de détention de Xiguoyuan fassent un gros bénéfice, on a donné aux détenus des quotas élevés pour leur travail. Le personnel du centre de détention a torturé les détenus à volonté. A cela s'ajoutait la corruption et des crimes économiques. En 1998, un chef de division du centre de détention de Dashaping s’est suicidé avec un pistolet après qu’il ait trouvé de l’argent détourné des frais de fabrication des graines de melon.

En avril 2001, le pratiquant de Falun Gong Wan Guifu agé de 57 ans a été illégalement envoyé au centre de détention N°1 de Lanzhou.Wan Guifu a été forcé de fendre des graines de melon avec ses dents et d’extraire les graines avec ses doigts. Ses lèvres étaient gravement gonflées et les ongles de ses deux mains sont tombés. Ses doigts étaient en sang et du pus suintait. Comme ne pouvait pas finir son quota, Wan Guifu a été torturé par des détenus de la cellule N°9, selon des instructions secrètes du chef de la 4ème équipe du centre de détention N° 1 de Lanzhou. Wan a souffert de graves lésions à l' abdomen. Le 29 décembre 2001, il a été envoyé à l'hôpital du camp de travail de Lanzhou Dashaping mais il est mort trois jours plus tard. Les médecins ont extrait beaucoup de liquide de la cavité abdominale de Wan Guifu, conséquence direct de la grave torture . [ 13 ] Selon la confirmation de personnes (noms omis) qui ont été détenues au centre de détention de Lanzhou Dashaping pendant une longue période, le taux de mortalité des détenus du centre était très elévé, mais en raison du blocus de l’information, les détails des cas de mort ne sont généralement pas rapportés.

Ces travaux manuels non rémunérés ont permis à la compagnie 'Zhenglin Nongken Food Ltd' de faire d'énormes profits. En 1999, les ventes ont atteint 460 millions de yuans en un an. [14] En quelques années seulement, 'Zhenglin Nongken Food Ltd' est devenue la plus grosse base de production en Chine dans le domaine des arachides grillées et des noix diverses. Sa ligne de production principale est:, "Les graines cueillis à la main Zhenglin " (empaquetées par des détenus), elles sont vendues dans plus de 30 pays dont les Etats-Unis, le Canada, l'Australie, la France, la Nouvelle Zélande, et les pays d'Asie du Sud-Est. Actuellement, 'Zhenglin Nongken Food Ltd' a des filiales à l'étranger aux Etats-Unis, au Canada, à Singapour, en Malaysie. En Australie, ils ont une personne de contact pour les importations. [15]

Le Camp de Travaux Forcés No. 1 pour Femmes dans le Shandong a collaboré avec la compagnie d'Edition Tianyi de Jinan pour soumettre des pratiquants de Falun Gong aux travaux forcés

Le Camp de Travaux Forcés No.1 pour Femmes de Shandong, situé au 20 rue Jiangshuiquan, à Jinan, est connu comme étant le Camp de Travaux Forcés pour Femmes de Jinan. Actuellement, le chef du camp est Jiang Lihang. A l'origine il n'y avait qu'environ 200 détenues. Mais depuis octobre 2000, le nombre de détenues est passé à 700. Plus de 95% d'entre eux sont des pratiquantes de Falun Dafa qui ont été kidnappées illégalement et détenues là. Pour augmenter les profits à partir des investissements étrangers et faire en sorte que les responsables du camp puissent obtenir des primes, le camp a signé des contrats avec la Compagnie d'Edition Tianyi de Jinan et plusieurs autres compagnies, ils ont transformé le camp en atelier de main d'œuvre pour ces entreprises. Le camp a forcé les détenues à travailler de manière excessive. Ainsi, des détenues (y compris des femmes de 60 ans) ont eu à travailler 13 à 14 heures par jour et parfois toute la nuit sans être payées. A cause de la durée des sessions de travail, beaucoup de détenues avaient du mal à se tenir debout, et il arrivait souvent que quelqu'un s'évanouisse à l'atelier. Celles qui refusaient de travailler étaient placées dans une cellule de torture, la "cellule d'isolement" qui était complètement noire. Les pratiquantes placées là n'avaient pas le droit de dormir, ni de se laver le visage ni les dents. On ne leur permettait pas de sortir de cette cellule pour aller aux toilettes et on les forçait à rester debout sans arrêt pendant plus de 20 jours jusqu'à ce qu'elles perdent connaissance. Ces femmes avaient ensuite les pieds si gonflés qu'elles ne pouvaient plus porter de chaussures ni marcher.

Durant la première moitié de l'année 2002 seulement, le camp a fait 570 mille yuan de profit sur le travail effectué, [la monnaie chinoise, le salaire moyen d'un employé chinois en ville est de 500 yuans (renminbi)]. En deux ans, le camp a construit un bâtiment à plusieurs étages, un bâtiment de réception and un immense bâtiment de chaudières.

La Compagnie d'Edition Tianyi de Jinan est une co-entreprise entre la 'Shandong International Trust' et 'Investment Corporation and investment from Hong Kong'. La compagnie est située au 16 de la Route du Sud Honglou, du District de Licheng, à Jinan dans la Province de Shandong. Son manager en chef est actuellement Xu Bo. La compagnie imprime essentiellement des emballages pour des produits alimentaires et médicaux. Elle imprime aussi des objets d'emballage en papier, des albums photos de luxe et des posters. La Compagnie d'Edition Tianyi de Jinan a plusieurs partenaires, les principaux sont le Groupe Pharmaceutique de Shijiazhuang et la Compagnie Pharmaceutique Double-Crane de Pékin. En 2002, le chiffre d'affaires a atteint les 80 millions de yuans (renminbi), et le profit net était de 6.66 millions de yuans (renminbi). [18] La Compagnie d'Edition Tianyi de Jinan a mis en place des liens d'affaires avec le Camp de Travaux Forcés pour Femmes de Jinan, qui recourt à de la main d'œuvre non payée pour produire les logos de la compagnie. Les marques de fabriquent comprennent "Beijing Jiangyaling" et "Double Crane". Dans les ateliers, où les imprimés en couleurs sont réalisés, l'odeur des peintures chimiques provoque des irritations aux yeux et des problèmes respiratoires. Pour diminuer le coût de production et augmenter les profits, la Compagnie d'Edition Tianyi de Jinan et le camp de travaux forcés non seulement ne fournissent aucune protection aux travaileurs, mais forcent aussi les pratiquants de Falun Gong à faire des heures supplémentaires au mépris de leurs limites biologiques. Les pratiquantes devaient se lever à 5:30 et ne pouvaient pas aller se coucher avant 23h, elles travaillaient au moins 15 heurs par jour, tous les jours. Dans certains cas, afin de terminer le travail commandé par ces entreprises, le camp forçait les pratiquants à travailler durant la nuit. [19] Aux pratiquantes qui ne pouvaient pas finir le travail qui leur était assigné, on allongeait la peine d'emprisonnement. Certaines pratiquantes ne pouvaient pas supporter physiquement les nombreuses heures supplémentaires, il leur arrivait souvent de s'évanouir.

Le camp de travaux Shuanghe de Qiqiha'er a collaboré avec l'Entreprise Chimique Siyou de Qiqiha'er dans la Province de Heilongjiang pour soumettre des pratiquants de Falun Gong aux travaux forcés

Le Camp de travaux Rorcés Shuanghe pour Femmes de Qiqiha'er est un site de traitement illégal qui n'a aucun certificat gouvernemental qui lui permette de produire des produits chimiques pour l'agriculture. Il ne fait que des emballages pour produits chimiques agricoles au service de l'Entreprise Chimique Siyou de Qiqiha'er. Dans le camp, il n'y a pas de matériel ou d'atelier pour produire ces produits chimiques, mais on a forcé les pratiquantes de Falun Gong à emballer des poudres pesticides très toxiques sans avoir de vêtements protecteurs, ce qui leur a causé de graves pathologies. Beaucoup de pratiquantes avaient des saignements de nez, d'autres des nausées, certaines vomissaient, toussaient de manière excessive (elles crachaient du sang), saignaient de manière anormale et d'autres encore sont presque devenues aveugles parce que le camp est saturé de poussières pesticides toxiques étouffantes. On forçait les victimes à continuer leur travail même quand elles avaient des symptômes d'intoxication grave. Sur les emballages, il est clairement indiqué que la fabrication de ces pesticides nécessite l'utilisation d'installations adaptées et que les travailleurs prennent des douches après le travail. Mais, il n'y a pas de douches dans l'usine chimique. En été quand il fait très chaud, quand les poussières chimiques se mêlent à la sueur, cela irrite la peau et la sueur sèche, ce qui provoque des ulcères épidermiques. Les victimes ont des démangeaisons douloureuses. Quand les policiers étaient excédés, ils interdisaient aux pratiquantes de se laver, elles allaient se coucher la peau couverte de poussières chimiques.

Les pratiquants de Falun Gong Zhang Guiqin, Qi Baiqin, Lin Xiumei et Jiang Yuehong ont refusé de travailler pour protester des persécutions, mais ils ont été torturés. On les a forcés à s'asseoir sur "des chaises en fer", une méthode de torture qui consiste à leur menotter les mains derrière le dos, les pieds glissés dans des trous carrés et on les coince entre le dos de la chaise en fer et une plaque en fer devant leur poitrine. On les laisse ainsi jusqu'à ce que leurs pieds soient gonflés, jusqu'à ce que leur peau se déchire et que la chair en sorte ou jusqu'à ce qu'elles perdent connaissance. Ensuite, six pratiquantes de Falun Gong, menées par Gao Shanshan, ont demandé aux autorités de cesser ces persécutions. Le camp a aussitôt enfermé Gao Shanshan dans une cellule de torture et étendu sa peine au camp deux mois supplémentaires pour soumettre cette jeune femme de 20 ans à d'autres tortures mentales. [21]

Le chef des gardiens au Camp de Travaux Forcés pour Femmes de Shuanghe, Zhang Zhijie et le gardien Chen Jianhua ont arbitrairement étendu d'une année la peine de la plupart des pratiquantes pour pouvoir à les soumettre aux travaux forcés et pouvoir en tirer de fortes primes. Les policiers risquaient d'être renvoyés, plus ils relachent de gens, plus ils risquent d'être licenciés.

Rien qu'en 1999, les pratiquants de Falun Gong détenus ont fait gagner au camp un profit net de 180 mille yuans (renminbi). Les policiers du Camp de Travaux Forcés de Shuanghe ont reçu chacun des primes de plusieurs milliers de yuan et le camp s'est acheté de nouvelles voitures. [20]

Parce qu'il est illégal de fabrique des produits chimiques agricoles, lorsque les autorités sont venues inspecter le camp, on a immédiatement arrêté les activités. On a forcé les pratiquants de Falun Gong à empaqueter des baguettes stérilisées dans leur dortoir, alors qu'elles n'avaient même pas de matériel de stérilisation, sans parler de l'état des bâtiments où ça se passe.

Le Camp de Travaux Forcés de Shuanghe a aussi trahi les agriculteurs. Chaque année durant la saison où l'on épand les pesticides, l'usine chimique remet un paquet de pesticides arrivés à expiration ou déjà renvoyés par d'autres agriculteurs, ils en changent la date d'expiration et les remettent sur le marché. Les pratiquants de Falun Gong ont soulevé la question auprès des quatre directeurs du camp et du manager principal à plusieurs reprises, ils ont dit qu'ils ne devraient pas ainsi arnaquer les agricuteurs. Mais le Camp de Travaux Forcés de Shuanghe a ordonné aux quatre directeurs Zhang Zhijie, Guoli, Liu Shurong et Wang Mei de nier les demandes des pratiquants de Falun Gong et de les punir. [22]

Références

      [1] "Méthodes Suggérées pour la Ré-éducation par les Travaux Forcés", Minstère de la Sécurité Publique, 21 janvier 1985.

      [2] "Le livre pratique des LAOGAI", Wu Hongda, Fondation de Recherche sur les Laogai.

      [3] "Les Réformes mettent en danger les 'Laogai', on devrait le prendre en considération dans la révision de la constitution", écrit pas Wang Bin, reporter en interne, Nanjing Weekend, 16 juillet 2003 sur www.sina.com

      [4] "Standards Internationaux sur le Travail ", Organisation Mondiale sur le Travail

      [5] "Réponse du Conseil d'Etat sur la Déclaration pour Interdire l'Exportation de Produits issus de Camps de Travaux Forcés ", Conseil d'Etat Chinois, 5 octobre 1991.

      [6] Note du Bureau d'Etat des Impôts sous le Ministère des Finances chinois, sur l'exemption continuelle d'impôts fonciers et les impôts d'ajustement d'investissements fixes pour les entreprises des prisons et des camps de travaux forcés, 13 mars 1998.

      [7] Rapport sur les investissements dans les prisons chinoises et les camps de travaux forcés qui cherchent à faire du commerce et des investissements, Organisation Mondiale pour Enquêter sur la Persécution du Falun Gong, 2003

      [8] Annonce sur la Mise en Place du Comité pour Enquêter sur les Crimes commis sous la Persécution des pratiquants de Falun Gong dans les camps de travaux forcés en Chine, Organisation Mondiale pour Enquêter sur la Persécution du Falun Gong, 2003

      [9] Brève introduction sur la société Beijing Mickey Toys Co., Ltd. 23 juillet 2003

      [10] Témoignage en 2003 écrit par une pratiquante de Falun Gong Jennifer Zheng au sujet des travaux forcés aux Camps pour Femmes de Xin'an.

      [11] "Des petits lapins en peluche cachent l'horreur des camps de travaux forcés chinois", Sydney Morning Herald, écrit par Kelly Burke, 28 décembre 2001. (http://old.smh.com.au/news/0112/28/national/national19.html)

      [12] "Les Jouets fabriqués en Chine" (Le Temps, à Genève), écrit par Frederic Koller, 13 avril 2002 (les samedi, édition Economics)

      [13] Rapport sur la persécution du pratiquant de Falun Gong Wan Guifu.

      [14] Brève introduction sur Lanzhou Zhenglin Food Ltd et ses profits

      [15] Ventes à l'étranger et marketing des aliments produits par Lanzhou Zhenglin Food Ltd

      [18] Brève Introduction sur la compagnie d'édition Tianyi de Jinan

      [19] Témoignages sur la collaboration entre la compagnie d'édition Tianyi de Jinan et le Camp de Travaux Forcés pour Femmes de Jinan

      [20] Le camp de Travaux Forcés Shuanghe pour Femmes de Qiqiha'er force des pratiquants de Falun Gong à fabriquer des produits chimiques.

      [21] La persécution des pratiquants de Falun Gong à l'Usine Chimique Siyou de Qiqiha'er et au Camp de Travaux Forcés Shuanghe de Qiqiha'er

      [22] Les exactions de l'Usine Chimique Siyou de Qiqiha'er

      Annexe 1: Description par Jennifer Zeng des lapins en peluche Nestle

      Annexe 2: Témoignage de pratiquants de Falun Gong qui ont été détenus et obligés de préparer des produits chimiques agricoles au Camp de Travaux Forcés Shuanghe de Qiqiha'er

      Annexe 3: Témoignage d'un pratiquant de Falun Gong, Lin Shenli, "on m'a forcé à fabriquer des ballons de caoutchouc pour le sport dans un camp de travaux forcés"

      Annexe 4: Témoignage d'un pratiquant de Falun Gong, Sam Lu, au sujet de l'exportation de produits fabriqués dans les camps de travaux forcés


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Annexe 1: Description par Jennifer Zeng des lapins en peluche Nestle

Ces lapins en peluche font environ 30 cm de long, ils sont marron, avec un long cou, ils ont un grand col de couleur rouge brique fait en feutrine. Le corps et le col sont remplis de laine en cotton fait main. Ils ont une petite fleur sur la tête, avec cinq pétales, de la même couleur que le corps. Les fleurs font environ 4 cm de diamètre. Deux moustaches noires de 5 à 6 cm de long chaque côté de la tête. La moustache du haut est légèrement plus longue que celle du bas d'environ 1 cm (ou peut-être que c'est le contraire, je ne me souviens plus. Mais ce qui est sûr, c'est que l'une est plus longue d'1 cm que l'autre; il est probable que ce soit celle du haut qui est plus longue). La bouche comporte deux dents blanches, leur langue de couleur rouge brique sort légèrement de leur bouche, leur bouche est faite de telle sorte que le lapin semble sourire. Leurs sourcils sont noirs. Certains lapins portent des vestes de cowboy, d'autres portent des jaquettes, et certains ont un œil couvert d'un bandeau noir façon pirate. Il y a des mots en anglais sur leur poitrine, et leurs poings sont serrés, la main droite a le pouce levé. Ils ont trois orteils, qui sont jaune canary. Leur queue est blanche et très courte.

Le procédé de fabrication des lapins en peluche

Habituellement une femme d'âge moyen vient au camp en tricycle pour y amener les lapins en peluche à préparer au camp. Les étapes que l'on suivait comprenaient: retourner le lapin qui avait déjà été cousu de l'intérieur, le remplir de laine de cotton à la main, dans le dos, le cou, les oreilles, la petite fleur à 5 pétales sur la tête et le col. Enfiler un fil de fer mou dans les oreilles, coudre ensemble le dos et le col, coudre les moustaches, à l'aide d'un fil coudre la bouche de manière à fermer légèrement la bouche béante. Coudre les yeux pour les rendre plus fermes, coller les sourcils, utiliser un fil pour mettre en forme les doigts et les orteils aux mains et aux pieds. (les mains et les pieds du produit à moitié fini sont en une seule pièce; on utilisait des fils pour tirer resserrer des parties des mains et des pieds, afin que les indentations ressemblent à des doigts de gants.), coudre la queue, coller les lettres sur la poitrine, etc. Pour coller les sourcils, ou les lettres sur la poitrine on utilisait des outils qui ressemblaient à des sèche-cheveux. Mis à part coller les sourcils et les lettres, et coudre la queue, je faisais toutes les étapes du processus de fabrication. Les oreilles, la petite fleur à 5 pétales et le col, on nous les donnait séparément du corps. On fourrait de laine de cotton fait main dedans. Après avoir rempli les oreilles, on les retournait et on cousait un fil de fer mou (ou un fil d'aluminum) à l'intérieur. le processus est décrit dans le shéma ci-dessous.

Shéma d'illustration

Si vous mettez la main sur ce genre de lapin en peluche, vous pouvez décrocher l'oreille, la retourner et voir qu'il y a un petit trou par où l'on a enfoncé la laine de cotton fait main. La fleur à 5 pétales a aussi un petit trou au centre par où on aussi enfoncé cette laine.

Le col du lapin est circulaire, il fait environ 4 à 5 cm de diamètre. Après avoir enfoncé la laine de cotton, on le coud avec du fil rouge directement de l'extérieur sur le lapin. La méthode de couture est indiquée sur le diagramme.

Shéma d'illustration

C'était la première fois que j'apprenais cette manière de coudre. On tire le fil après avoir fini de coudre et les deux côtés sont bien alignés. On ne voit pas du tout la trace de la couture. On utilise aussi cette méthode pour coudre le dos du lapin au reste du corps (si vous tombez sur un lapin en peluche de ce genre et l'ouvrez avec précaution, vous verrez qu'une certaine partie du col est cousue à la partie légèrement au dessus du dos à l'aide de cette méthode). Avant de le fermer, ont le remplit de laine de cotton fait main. Il y a un fil de fer au travers du corps du lapin (légèrement plus épais sur celui passé dans les oreilles, le fil semble être fait de deux fils de fer, tout du long jusque derrière la tête).

Les moustaches sont faites à l'aide de fils de nylon noir d'1 mm d'épaisseur. Ce genre de nylon fait environ 50 cm de long, ensuite on le coupe pour faire les moustaches. On le passe dans une aiguille que l'on passe à travers un côté de la joue du lapin et le dessous du nez et que l'on fait ressortir par l'autre joue, on ne laisse que 5 à 6 cm de long à l'endroit où l'on a planté l'aiguille, voilà donc pour les moustaches. Ensuite on noue le nylon pour qu'il ne bouge pas et on le fait repasser dans l'autre joue avant de le couper. On coupe le fil du dessous pour qu'il fasse 1 cm de moins que celui du dessus. Après avoir fait les moustaches d'un côté, on fait les moustaches de l'autre côté de la même manière. Quand le fil de nylon dans l'aiguille est arrivé au bout, on en repasse un autre et on continue.

Annexe 2 Témoignage de pratiquants de Falun Gong qui ont été détenus et obligés de préparer des produits chimiques agricoles au Camp de Travaux Forcés Shuanghe de Qiqiha'er

L'Usine Chimique Siyou du Nord de Qiqiha'er (maintenant appelée Qiqiha'er Siyou Chemical Industry Co. Ltd), est une enterprise privée située à quelques kilomètres du Camp de Travaux Forcés de Shuanghe. Depuis novembre 1999 et jusqu'à aujourdh'ui, de nombreux pratiquants originaires de la ville de Qiqiha'er ont été détenus arbitrairement au camp de Travaux Forcés de Shuanghe. L'usine chimique agricole est devenue une base pour persécuter les pratiquants de Dafa. Et aussi, le camp de travaux forcés de Shuanghe a tiré avantage de cette opportunité pour persécuter durement les pratiquants de Dafa. On les force à marcher jusque là-bas à travers des champs, à paser des fossés et des barrages. En été, quand il pleuvait, il devait courir dans la boue, et les policiers et les criminels les harcelaient constamment. Dans le froid de l'hiver, ils devaient avancer avec de la neige jusqu'aux genoux.

Dans cette usine chimique, la pollution de l'air est tellement forte que même à distance on peut sentir l'odeur rance prenante. Les travaux de manufacture en eux mêmes sont sales, douloureux, épuisants et toxiques. Lors de la production, il flotte des fumées épaisses pleines de poussières chimiques sur toute l'unité de travail, ce sont des poussières qui collent aux vêtements, aux sourcils et aux cils. Même en portant quelques masques protecteurs, les pratiquants sont étouffés par les vapeurs chimiques, leurs yeux et leur nez gonflent anormalement. En plus, cette usine chimique agricole est très toxique pour les gens. Certains pratiquants ont les yeux et le visage tout rouges, les mains gercées, et des irritations sur tout le corps. Certaines pratiquantes avaient des aménorrhées pendant plusieurs mois, voire même toute l'année. On ne leur fournit pas de vêtements protecteurs et on ne donne de masques aux pratiquants qu'une seule fois. On ne leur a jamais donné de gants. Il est clairement stipulé que toute personne qui manipule ou s'approche de produits toxiques doit prendre des douches à la fin de chaque journée. Mais on ne permettait pas aux pratiquants de prendre des douches ! Même si cela a été demandé plusieurs fois, rien n'a été fait. On forçait les pratiquants à faire des heures supplémentaires chaque jour, sans prendre de pause.

Chaque fois que la saison de forte actiivité arrivait, l'usine chimique agricole et le Camp de Travaux Forcés de Shuanghe menaient des soi-disant "pics d'activités supplémentaires" afin de réaliser des profits énormes en un minimum de temps. Tout cela bien sûr se faisait au détriment de la vie et de la sécurité des pratiquants. La vérité, c'est que, ces "heures supplémentaires" ne sont rien d'autre que des travaux forcés et de l'esclavage. Les pratiquants étaient surchargés de travail jour et nuit, on les réveillait à quatre heures du matin, et on les empêchait de se laver le visage ou de se laver les dents après avoir mangé (on leur donnait des soupes de légumes très diluée et des morceaux de pain). Après ce déjeuner, on les envoyait à l'Usine Chimique de Siyou. Pendant le repas du midi, on ne leur donnait qu'une demi-heure pour manger et aller aux toilettes. Ensuite, on les renvoyait au travail immédiatement. A 23h ils finissaient de travailler et prenait leur souper. Au moment de retourner au dortoir, ils étaient sales, exténués et affamés. Mais les policiers, dans leur cruauté ne les laissait pas se laver, ils devaient donc se coucher le corps et le visage couverts de produits chimiques. Avec la chaleur, la fatigue extrême et la sueur mélangée aux poussières chimiques, les pratiquants souffraient de démangeaisons douloureuses. Quand la sueur s'évaporait, il restait des "vers circulaires" qui les démangeaient.

Durant la saison de forte activité dans le domaine des produits chimiques agricoles, l'usine de produits chimiques agricoles remballe des produits de mauvaise qualité pour refournir l'usine en matériaux. Ils changent aussi la date d'expiration sur les paquets et les remettent sur le marché, ils trahissent leurs clients. Certains produits chimiques sont en si mauvais état qu'ils commencent à moisir, mais on les comprime dans des boîtes en carton pour les vendre ainsi. On a envoyé à l'usine des camions entiers de produits chimiques agricoles périmés. Les pratiquants de Dafa avait soumis cette question aux quatre directeurs du Camp de Travaux Forcés de Shuanghe et au directeur de l'Usine Chimique Agricole, de manière solennelle en disant qu'ils ne devaient pas ainsi trahir les agriculteurs en pratiquant la fraude. Mais le Camp de Shuanghe et l'Usine de Siyou n'ont rien voulu entendre; ils ont demandé aux personnes responsables des équipes (Zhang Zhijie, Guo Li, Liu Shurong, Wang Mei) d'insulter et de forcer les pratiquants de Dafa à continuer d'emballer ces produits. Même jusqu'à aujourd'hui, le Camp de Shuanghe et l'Usine de Siyou continuent de se livrer à ces fraudes.


Annexe 3 -Témoignage d'un pratiquant de Falun Gong, Lin Shenli, "on m'a forcé à fabriquer des ballons de caoutchouc pour le sport dans un camp de travaux forcés"

Je m'appelle Lin Shenli et je suis chinois. Né à Shanghai le 16 novembre 1954, je réside actuellement à Toronto, au Canada.

J'ai commencé à pratiquer le Falun Gong en 1996. Le 21 juillet 1999, sous la persécution démente de Jiang Zemin, j'ai été kidnappé par la police. Ils m'ont enfermé dans un poste de police pendant deux mois. Ils voulaient me faire subir des lavages de cerveau jusqu'à ce que j'abandonne le Falun Gong. Le 24 décembre de la même année, je suis allé à Pékin pour faire appel en faveur du Falun Gong. J'ai de nouveau été arrêté et renvoyé au poste de police Pingliang de Shanghai. Ils m'ont enfermé pendant 48 heures, puis ils m'ont détenu 15 jours de plus parce que je refusais d'abandonner mes convictions en "Vérité, Bonté et Patience". Le 24 janvier 2000, parce que j'ai fait appel au gouvernement pour qu'il entame un dialogue pacifique avec les pratiquants de Falun Gong, j'ai été condamné à un an et demi dans un camp de travaux forcés. J'ai été envoyé au Camp de Travaux Forcés No. 3 et l'on m'a mis dans la 1ère Section de la 2ème Division. L'adresse est PO Box 1/902, Shichahe, Dafeng, Jiangsu.

Au camp de travail forcé, chaque matin on me forçait à me lever pour commencer à travailler vers 6h. je n'avais pas le droit de m'arrêter jusqu'à 21h. Les travaux manuels consistaient à fabriquer des ballons de sports. On devait faire des trous avec des aiguilles en fer, ensuite on passait des fils pour coudre ces trous et on devait nouer les deux fils ensemble pour finir le tout. Après un certain temps à force de faire la même chose de manière répétée, j'avais les mains mutilées et ensanglantées à cause des fils que l'on tirait. Les fils étaient couverts d'une cire dont les prisonniers m'ont dit qu'elle était toxique. Cela expliquait pourquoi mes mains étaient toutes gonflées et infectées. A cause des longues journées de travail, ma poitrine et mon postérieur saignaient et se couvraient d'ulcères. En particulier, au niveau de mes fesses, le sang passait à travers mes sous-vêtemens et tachait mon pantalon. Chaque jour mes vêtements étaient trempés de sueur et de sang. Le sang séchait sur mes sous vêtements et redevenait humide, plusieurs fois par jour, les sous vêtements finissaient par me coller à la peau. J'avais du mal à marcher, surtout quand je les enlevais pour aller aux toilettes. Chaque fois je devais les décoller de ma peau, une nouvelle couche de peau se décollait avec. La nuit, je ne pouvais pas dormir parce que je n'arrivais pas à m'allonger. En plus des longues journées de travail difficile, j'étais épuisé. Si j'arrivais à m'endormir, je dormais très mal, si je touchais accidentellement mes plaies, je me réveillais dans des douleurs atroces. Malgré l'état dans lequel j'étais, je n'avais pas le droit de me reposer. On continuait de me forcer à travailler de manière excessive. Par les travaux forcés, on maintenait les marchandises produites en Chine à prix très bas. Que ce soit les criminels ou les pratiquants de Falun Gong, on n'était pas payés pour le travail effectué. On fabriquait divers types de ballons de sports, y compris Adidas et des marques japonaises. Certaines étaient des produits d'exportation, c'est ce que m'ont dit les prisonniers pendant qu'ils m'apprenaient à fabriquer ces ballons. Non seulement ils exploitaient les prisonniers pour gagner des devises étrangères, mais ils voulaient aussi que je renonce à mes convcitions en "Vérité, Bonté et Patience". Parce que je refusais ils ont rallongé ma peine de six mois. J'ai donc été détenu au camp pendant deux ans.

Lin Shenli

4 novembre 2003

Annexe 4: Témoignage d'un pratiquant de Falun Gong, Sam Lu, au sujet de l'exportation de produits fabriqués dans les camps de travaux forcés

L'expérience personnelle de Sam Lu: pourquoi les marchandises produites en Chine sont si bon marché ?

En 1996 j'étais étudiant en Maîtrise à l'Université de l'Etat de Géorgie. Je souhaite partager mon expérience personnelle pour aide les gens à comprendre pourquoi certaines marchandises produites en Chine sont si bon marché.

Avant de rentrer aux Etats-Unis en février 2001, j'ai travaillé en tant qu'auditeur de taxes en Chine pendant 9 ans. Le 7 juin 2000, j'ai été arrêté en Chine parce que j'ai déposé une lettre au Bureau des Appel National à Pékin pour exprimer mon opinion sur le Falun Gong, qui est une méthode traditionnelle basée sur "Vérité--Bonté--Patience ", persécutée en Chine. J'ai été emprisonné dans la Province de Guangdong pendant presque deux mois.

Je ne mentionne pas la manière dont le gouvernement chinois persécute les membres de l'Eglise Chrétienne, les moines tibétains et les pratiquants de Falun Gong. Je veux juste dire comment sont fabriquées certaines marchandises produites en Chine et pourquoi elles sont si bon marché.

En prison, on m'a forcé à fabriquer des produits d'exportation tels que des jouets et des sac de shopping sans être payé. Je me souviens encore de sacs sur lequel était inscrit "National Gallery of Art (# #)"

Les cellules ne faisaient que 4 mètres carrés, et on y entassait 20 prisonniers, il n'y avait qu'un seul cabinet de toilettes. Ils dormaient et travaillaient dans la même cellule.

Parfois on nous forçait à travailler jusqu'à 2h du matin pour remplir les impératifs de temps. On ne nous donnait que deux repas par jour (on n'avait de la viande qu'une seule fois par semaine). En d'autres termes, on avait faim en permanence et on devait travailler plus de 15 heures par jour.

Les policiers nous battaient à coups de fils électriques si on ne travaillait pas bien ou si l'on n'était pas dans les temps.

Durant des moments difficiles je me demandais toujours qui leur donnait ce travail à faire et qui les faisait nous maltraiter ainsi.

Maintenant c'est ma femme qui est en train de vivre le même enfer. Elle a été condamnée au camp de travaux forcés pour trois ans de manière arbitraire et sans qu'elle ait pu contacter un avocat, simplement parce qu'elle a distribué des brochures sur la persécution du Falun Gong. Voilà déjà plus de 34 mois qu'elle est enfermée.

Dans une lettre à mes parents, elle mentionne qu'on l'a forcé à faire des travaux de couture pour l'exportation. Les conditions de travail déplorables, la malnutrition et la torture lui ont fait perdre la vue.

Dans ce camp de travaux forcés pour femmes seulement il y a environ 3000 pratiquantes de Falun Gong détenues que l'on force à travailler pour l'exportation.

D'après des organisations des droits de l'homme, il y a plus de 100,000 pratiquants de Falun Gong détenus dans les camps de travaux forcés en Chine. Combien d'autres personnes, en plus des pratiquants de Falun Gong sont détenus dans les camps de travaux forcés et les prisons et que l'on force à travailler sans être payés pour l'exportation depuis la Chine? Qui le sait?

Sam Lu

250 VILLANOVA DR. ATLANTA,GA 30336

TEL:404-629-6262 (O) 678-595-7229 (C)

Samlu69@hotmail.com

(16 octobre 2003)

Version chinoise: http://www.upholdjustice.org/NEWS/about_6/2003-11/1068183097.html

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