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"L’Admiration de l’harmonie" dans la culure de la Chine antique
"L’admiration de l’harmonie" signifie admirer l’harmonie, l’unité et la camaraderie dans les relations au sein de la société. Dans la culture chinoise traditionnelle, le sens du mot " harmonie" est très profond. L’harmonie est essentielle dans les relations entre les individus et entre les pays. Elle est également impérative dans les relations qu’ont les hommes avec la nature. La signification première du mot harmonie est paix et coordination. Il est dit dans Zhou Yi (un livre ancien des diagrammes Chinois qui dévoile les changements dans la nature), " Si deux personnes ont la même pensée, leur force peut briser le fer" Il y est également dit, " Les sons harmonieux résonnent en chacun d’eux et l’énergie harmonieuse les attire l’un l’autre." Dans les Analectes de Confucius, il est dit " le but ultime de l’étiquette est de parvenir à l’harmonie." Evidemment, les anciens Chinois portaient une attention toute particulière aux effets et au besoin de l’harmonie. Pour beaucoup de gens, l’harmonie signifie l’ouverture d’esprit et l’équilibre entre la fermeté et la gentillesse. Dans une communauté, cela signifie que les gens s’entendent les uns les autres dans la paix et l’amitié. L’ancien peuple Chinois cependant, ne sacrifie pas pour autant ses principes dans sa quête d’harmonie. " Les gentilshommes sont harmonieux mais aucun n’est semblable à un autre. Les hommes ordinaires sont tous les mêmes, car ils ne sont pas harmonieux. " (Confucius, Analectes de Confucius) l''" Admiration de l’Harmonie" a toujours été une référence en matière de morale traditionnelle pour la nation Chinoise. Dans Shang Shu (également connu comme Le Livre de l’Histoire), l’auteur a écrit ; "Yao sait user de sa sagesse et de sa moralité pour harmoniser ses relations. Quand ses relations familiales sont harmonieuses, il peut encore distinguer clairement les bons des mauvais fonctionnaires à l’intérieure d’une alliance tribale. Quand la qualité d’une fonctionnaire est connue, il unifie les royaumes de différents seigneurs féodaux. " (Livre de Yao, Shang Shu) Dans le livre de Yao Shang Shu, l’auteur décrit un monde paisible sous la gouvernance de Yao et de Shun. En ce temps là, le supérieur et l’inférieur étaient en harmonie. Tout le monde profitait d’une vie agréable et prospère. Cette phrase décrit mieux cette époque, "Travailler après le lever du soleil et repos après son coucher." Voici ce qu’était la société idéale selon le Confucianisme. La construction d’une telle société était basée sur l’harmonie. Les familles vivaient dans l’harmonie, les fonctionnaires de différents niveaux travaillaient dans l’harmonie, les milliers d’états dirigés par les seigneurs féodaux vivaient dans l’harmonie et le monde était en paix. Pour que les gens vivent en harmonie, il était nécessaire d’exiger d’eux qu’ils se conforment, en toute bonne volonté, à des critères sociaux et moraux communs. Les anciens disaient, "Utiliser la sagesse et la moralité pour que les gens vivent en harmonie ", ils mettaient donc l’accent sur l’utilisation de la sagesse et de la moralité afin d’obtenir l’obéissance du peuple. Dans Xi Ci, l’auteur Zhou Yi écrivait, " Si deux personnes agissent comme une seule, leur force peut briser le fer, et leurs paroles sont douces comme des orchidées. " Cui Hong dit également dans son Etat Qin de l’Ouest des 30 pays dans la période du Printemps et de l’Automne, " Il est facile de briser un, mais si tous se regroupent, il sera très difficile de les briser." Les fils du roi des Huns n’étaient jamais d’accord. Le roi les convoqua tous, et leur donna à chacun une flèche. Il demanda aux princes de casser les flèches, ce qu’ils firent assez facilement. Après cela, le roi donna à chacun de ses fils un paquet de flèches et leur demanda de les casser. Personne ne pu le faire. Le roi des Huns leur dit donc, " si entre frères vous ne vous entendez pas, vous serez juste comme une flèche solitaire, et vous serez facilement battus par vos ennemis, mais si vous êtes unis, vous serez comme le paquet de flèches et personne ne vous vaincra. Ceci est la force d’une entente harmonieuse. " Confucius disait, " Le but ultime de l’étiquette est de parvenir à l’harmonie." (Xue Er, Analectes de Confucius) Si c’est le cas, alors des normes sociales sont nécessaires pour établir une harmonie entre les gens, l’humanité et la nature, mais Confucius pensait également que " harmonie " ne signifiait pas " sans principe ". Il disait, "Les gentilshommes sont harmonieux mais aucun n’est semblable à un autre. Les hommes ordinaires sont tous les mêmes, car ils ne sont pas harmonieux, " mettant l’accent sur la différence entre les principes d’un gentilhomme et ceux d’une personne ordinaire dans leurs relations avec autrui. Le gentilhomme a sa propre opinion mais il peut toujours traiter les gens avec générosité. Les autres peuvent par contre facilement influencer l’homme ordinaire. Il reprend leurs idées et les flatte, mais quand il y a un conflit d’intérêt, il ne peut les supporter. Confucius disait aussi, " Les gentilshommes sont harmonieux mais ils ne s’imitent pas."(La Doctrine du Méchant) Les anciens appelaient un homme ayant de hautes valeurs morales un gentilhomme. Les gens avaient un grand respect pour les gentilshommes, mais ils exigeaient beaucoup d’eux. Un gentilhomme est très bon et doux, et son cœur est caractérisé par son calme dans l’adversité. Ils sont harmonieux, mais ils ont leurs propres croyances et ne se laissent pas entraîner par la masse. En parlant d’harmonie, les gens peuvent se rappeler les paroles de Mencius, qui disait : " les changements cosmiques ne sont pas aussi bien que les conditions terrestres favorables, et les conditions terrestres favorables ne sont pas aussi bien que l’harmonie humaine." (La deuxième partie de Gongsun Chou, de Mencius) Ceux-ci sont les mots de Mencius quand il parlait de la guerre. Selon lui," l’harmonie humaine " signifiait que les gens sont comme un seul esprit, uni. Mencius parle également du principe politique : "être heureux avec le peuple. " Il disait : " si le roi est heureux de ce qui rend heureux son peuple, son peuple sera heureux de ce qui rend le roi heureux. Si le roi est inquiet de ce qui inquiète son peuple, son peuple s’inquiètera de ce qui l’inquiète." (La seconde partie du Roi de Liang, de Mencius) Le roi sage partage toujours les joies et les peines de son peuple. Ce n’est que de cette façon qu’il sera capable de soutenir son peuple. Les anciens écrivaient beaucoup sur comment atteindre l’harmonie dans les relations sociales. " L’amitié entre gentilshommes est claire comme l’eau, alors que l’amitié entre les humbles est douce comme le miel." (Shanmu, Zhuangzi) Bien que les amitiés d’un gentilhomme soient claires, elles sont durables, alors que celles d’un homme ordinaire peuvent facilement se briser, en dépit de leurs douceurs. Du point de vue des anciens, l’amitié d’un gentilhomme n’est pas basée sur la satisfaction de ses intérêts personnels ; cela était limpide comme une eau claire. Confucius disait : "le gentilhomme soutient et fait l’éloge de la réussite des gens et des bonnes choses. Il ne se moque pas de la malchance d’autrui. " (Yan Yuan, Analectes de Confucius) Nous devrions traiter les gens avec générosité et bien aider les autres. Guan Zhong et Bao Shuya, qui vivaient dans la Période Printemps et Automne, étaient de bons amis. Ils faisaient des affaires ensemble. Guan Zhong gagnait toujours plus dans leurs transactions. Bao Shuya ne s’en préoccupait pas car il savait que la famille de Guan Zhong était pauvre. Guan Zhong est même devenu un militaire qui déserta durant la guerre, mais Bao Shuya ne l’a jamais dénigré, parce qu’il savait que Guan Zhong devait prendre soin de sa mère âgée. Guan Zhong en était profondément touché. Il disait toujours : " Mes parents m’ont donné la vie, mais Bao Shuya me connaît. " La générosité de Bao Shuya fit de l’amitié de Guan et de Bao une anecdote éternellement édifiante.
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