L’histoire autobiographique d’une enseignante qui a perdu la vie en raison de la persécution

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Li Guangzhen
Li Guangzhen, professeur modèle d’une école primaire de Zhongxing du village de Machang, du comté de Jianping et de la Province de Liaoning est morte suite aux maltraitances subies pendant la persécution le 18 juin 2004. Voici la lettre qu’elle a écrite à ses compagnons avant sa mort !

Je suis un professeur. Après avoir enseigné pendant plus de trente ans, je souffrais de toutes sortes de maladies : pleurésie, péritonite, PID (inflammation pelvienne) etc. J’ai été opérée pour une grossesse extra utérine avec pour conséquence des problèmes intestinaux. Tout mon corps a enflé et s’est couvert de plaies. J’ai eu un étirement du tendon droit et étais allergique à toutes injections. J’ai fini par dépenser énormément d’argent sans pourtant arriver à guérir mes maladies. Mon unité de travail me devait toujours 2 000 yuans pour les remboursements de mes dépenses médicales. Alors que j’étais désespérée j’ai connu Falun Dafa en 1994. Après avoir entendu la série des neuf conférences toutes mes maladies ont disparu et j’ai pu ressentir la joie d’être libre de toutes maladies. J’ai réalisé la puissance miraculeuse de Falun Dafa, j’ai suivi les principes de Dafa, j’ai essayé de vivre selon les principes de "Vérité compassion tolérance" et de penser toujours d’abord aux autres. Le problème est que certaines personnes ont donné à Dafa l’étiquette de superstition.

En 1996, parce que je pratiquais le Falun Gong j’ai été transférée dans une école se trouvent à 25 km de chez moi.

En septembre 1996 Liu Wanxuan policier à la Brigade de la Sécurité Nationale, Li Guang policier du commissariat de police du village Machang ainsi que d’autres policiers, un total de plus de dix personnes sont venues chez moi et ont mis tout sens dessus dessous. Ne trouvant pas de documentations ils sont partis avec mes biens. Ils m’ont condamnée à 2 500 yuans après m’avoir confisqué 980 yuans cash.

En 1997, le gouvernement du village a ordonné le renvoi de mon mari, Zhou Xirong, de son emploi parce que je pratique le Falun Gong. Ils nous ont donnés 200 yuans comme indemnité de licenciement.

En septembre 1996 j’ai été renvoyée parce que je pratique le Falun Gong.

En octobre 1996 quarante deux pratiquants sont allés faire appel et demander justice pour le Falun Gong. Après cela ils m’ont réintégrée dans mon travail. Je ne renoncerai pas au Falun Gong parce que ça m’a donné une nouvelle vie. Je garderai toujours en moi « Vérité, Compassion et Tolérance. »

Puis la véritable persécution du Falun Gong a commencé le 20 juillet 1999: Le 30 juillet 1999 ma maison a été fouillée. La police nous a arrêtés mon mari et moi, m’a mis en détention pendant plus de deux semaines et m’a condamnée à 2 500 yuans.

En l’an 2000 la police est venue plusieurs fois chez moi pour me harceler. Quand j’allais voir mon fils ils l’appelaient même pour me surveiller. Une fois j’ai été arrêtée alors que j’allais rendre visite à mon fils. Ils ont fouillé mon sac et m’ont interrogée. A la fin ils m’ont demandée de faire un rapport par téléphone chaque jour. J’ai dès lors perdu ma liberté.


En 2001 j’ai trouvé un dépliant et je l’ai laissé chez mon frère. En conséquence ils ont de nouveau fouillé ma maison et m’ont condamnée à 1 000 yuans d’amende. La police a demandé à ma belle sœur la provenance des dépliants. Sachant que j’étais une pratiquante de Falun Gong sans réfléchir elle a répondu « Probablement de chez ma belle sœur. » J’ai été donc de nouveau condamné à 2 000 yuans.

En octobre 2001, le policier Li jianmin a trompé mon mari faisant en sorte qu’il se rende au commissariat de polic, alors qu’il enseignait dans son école, et l’détenu illégalement pendant 40 jours. Cela nous a coûté plus de 8 000 yuans que nous avons empruntés à tous nos parents afin de le faire libérer. En avril 2002, Li Jiangnmin m’a tendu un piège me demandant de venir au commissariat avec ma petite fille de quatre ans et m’a demandé d’écrire une lettre promettant que je ne pratiquerai plus le Falun Gong sinon ils allaient licencier mon fils. Je n’ai pas obéi, cela ne m’a pas laissé d’autre choix que de fuir en laissant ma fille de quatre ans. Depuis je ne suis plus retournée dans ma maison. Bien que je sois sans domicile, ma foi est restée ferme. J’ai été enlevée en octobre 2002 après qu’un pratiquant qui ne supportait plus la torture m’ait dénoncée à la police. La police m’a pris 2000 yuans et m’a envoyée dans un centre de détention. Un policier m’a fouillée et a trouvé 1 000 yuans en plus. Ils m’ont illégalement détenue pendant 50 jours et m’ont condamnée à trois ans de travaux forcés.

Le 10 décembre 2002 le département de police m’a demandé de signer une garantie et j’ai refusé. Le lendemain ils m’ont mis dans le Second Centre de détention. Le troisième jour, le capitaine adjoint dont le nom de famille est Yang m’a demandé de signer une garantie de détention de dix jours. Quand j’ai refusé il est sorti en marmonnant. Plus tard ils ont fait un procès illégal et détenu d’autres pratiquants. Dans la salle du tribunal, la police ne nous laissait pas parler. Nous criions « Falun Dafa est bon ». La police m’a frappée sur l’oreille et m’a poussée en arrière. Ma tension est montée à 19. Nous avons été condamnés à l’emprisonnement à la prison de Dabei. La police ne nous a pas laissé voir notre famille, ni aller prendre nos affaires. Ils voulaient que les membres de nos familles nous achètent des affaires. Puis ils nous ont secrètement envoyés à la prison de Dabei.

A la prison chaque pratiquant a été obligé de payer 150 yuans pour une fouille physique à la recherche de trois choses. Le premier jour la police m’a fouillée et a pris mon livre de Dafa. Les policiers ont affecté deux détenues pour me surveiller. Une nuit alors que je me préparais à me lever pour faire les exercices de Dafa, une douzaine de personnes ou plus me sont tombées dessus. Ils ont mis une couverture sur ma tête et m’ont battue jusqu’à ce que je perde connaissance. Alors que je reprenais connaissance, j’ai entendu l’une des détenues dire « On peut la torturer à mort sans problème. Dans sa famille personne ne fait attention à elle. Son mari est aussi en prison. Si elle ne meurt pas, nous la jetterons dans la cellule de confinement. » J’ai commencé à réciter la Loi (de Bouddha) Elles n’arrivaient pas à comprendre ce que je disais et m’ont portée jusqu’au lit. Le lendemain à 5h00 du matin j’ai été forcée à aller travailler. Quand les policiers sont arrivés au travail, ils m’ont amenée au deuxième étage. Environ une douzaine de personnes m’ont battue et ont essayé de me forcer à écrire une lettre renonçant à la pratique du Falun Gong. Comme je ne me suis pas soumise ils m’ont torturée chaque jour. A la fin ils ont saisi mon bras pour me faire écrire « Ecouter les fonctionnaires, reconnaître la réalité ». J’étais complètement épuisée. Je rendais tout ce que je mangeais. Cela deux fois par jour. Au début ils m’ont donné un vieux seau. Plus tard ils l’ont repris et m’ont dit d’aller aux toilettes. Le fait que je vomisse leur posait un problème et ils ont voulu que je jeûne. Avec la surcharge physique et les abus mentaux, je finissais toujours par vomir. J’ai demandé à voir un médecin mais ils faisaient la sourde oreille. Pour me détruire, ils ont jeté la cuillère que j’utilisais pour mes repas pour m’empêcher de manger.

Deux semaines plus tard, comme je continuais à demander à voir un médecin et parce qu’ils ont vu aussi que j’étais vraiment dans un mauvais état, ils m’ont envoyée faire un check-up. Ils ont trouvé que j’avais une tumeur utérine, que ma vessie était enflée, que j’avais des maladies de cœur et que ma tension était montée à 19. Malgré cela on me forçait à faire un dur labeur chaque jour. Plus tard ils ont appelé ma famille et leur ont demandé d’apporter de l’argent. Le 25 juillet 2003, mon frère et ma sœur ont amené 500 yuans. Les responsables de la prison ont laissé passer deux mois avant de m’emmener finalement au centre universitaire médical pour un examen. Quand ils ont eu le résultat ils n’ont encore pas voulu croire et ils m’ont forcée à aller dans un hôpital de cancérologie pour un autre examen. Le résultat a été encore pire : un cancer de l’estomac à l’état final. Le spécialiste a dit que ma vie était en péril et que je devais être opérée immédiatement. Mais la prison de Dabei m’a gardée 26 jours de plus. J’ai été sans eau et nourriture pendant 11 jours. Ils ne voulaient pas être tenu responsable de ma mort, ils m’ont finalement laissé sortir le 5 octobre 2003 pour que je puisse me faire soigner. J’ai été portée jusqu’à la voiture et ramenée à la maison par les membres de ma famille. Mon poids était passé de 85 kg à 45 kg. Je voyais clairement le dommage que la persécution a fait à ma famille. Mon mari était toujours à la prison de Dongling à Shengyang et il a été torturé jusqu’à ce qu’il ne lui reste plus que les os sous la peau. Il perd la vue et a des problèmes d’audition. Ses cheveux ont blanchis, et il souffre de douleurs atroces. Ma fille a dû démissionner pour s’occuper de moi.

Nous avions une famille merveilleuse, qui est complètement détruite aujourd’hui. Mon mari et moi nous gagnions environ 1000 yuans par mois. Ces dernières années tout l’argent a été retenu par Wang Zhenlin qui était la personne en charge des affaires du Falun Gong dans le gouvernement du village.

Je suis reconnaissante envers mes parents et mes amis qui m’ont beaucoup soutenue. Beaucoup de personnes qui ne comprenaient pas très bien la situation ont dit : " Ils préfèrent renoncer aux 1 000 yuans et aller en prison". Ce n’est pas vrai. Posez vous la question : si quelqu’un calomnie votre mère ou votre père ne vous lèveriez vous pas pour dire la vérité aux gens ? Chaque dépliant et chaque CD contient du sang et des larmes. Il porte aussi leurs meilleurs souhaits, que vous ayez un avenir merveilleux. Nous croyons fermement qu’un jour tout deviendra clair et que les gens verront qui avait tort et qui avait raison. Peu importe le temps que ça prendra nous ferons de notre mieux

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L’auteur de cette lettre Mme Li Guangzhen est morte le 18 juin 2004. Son décès nous remplit de regrets et de tristesse. Un grand orage s’est abattu ce jour là, comme si la nature regrettait sa mort. Le lendemain de son enterrement il y a eu des averses qui ont duré une semaine. Les gens ont demandé : « Comment ça se fait que le temps ne s’améliore pas ? ». Etes- vous conscient que des tragédies et des atrocités se déroulent dans la Province de Liaoning et à travers toute la Chine ? Des milliers et des milliers de pratiquants sont entrain de souffrir. Ce que vous voyez n’est que la pointe de l’iceberg. SVP venez en aide pour que des fils, des filles et de jeunes enfants ne perdent pas leurs parents. SVP encouragez les gens à arrêter cette tragédie. En fait cela est une calamité pour toute l’humanité.

Version chinoise disponible à:
http://minghui.cc/mh/articles/2004/9/5/83447.html


Vous pouvez imprimer et faire circuler tous les articles publiés sur Clearharmony et leur contenu, mais veuillez ne pas omettre d'en citer la source.

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