En dépit de violations documentées des droits de l’homme, la police du PCC affirme: "Pas un seul incident d’extorsions d’aveux sous la torture ces cinq dernières années."

Une récente déclaration d’un responsable de la police faite lors d’un symposium a suscité beaucoup de critique publique.


Tout en parlant de la mise en place de la nouvelle Loi de procédure Criminelle le 26 avril, Zhao Chunguang, responsable du bureau d’administration des prisons du ministère de la sécurité publique a déclaré: " Il n’y a pas eu un seul incident d’extorsion d’aveux sous la torture dans un centre de détention en Chine ces cinq dernières années."


Des citoyens ont commenté: "C’est honteux de dire cela. "


Un article de l’officiel Xinhua.net rapportait le 13 mai, que trois agents de police ont été condamnés à la prison pour avoir extorqué des aveux sous la torture à Lu Jian, propriétaire d’une société privée. On pouvait y lire que la police a attaché Lu sur une chaise et menotté ses mains à un anneau de métal fixé au mur, à environ 6 pieds (plus de 1, 80 m) de haut.


Meng Zhaoyang, professeur à l’Université de la sécurité publique en Chine a déclaré une fois: " Dès 2010, des experts notaient que les ‘extorsions d’aveux, l’intimidation, les détentions prolongés, et l’exagération de délits mineurs’ sont les quatre plus gros inconvénients auquel fait face le système pénitentiaire chinois."


Selon les experts légaux en Chine, recourir à la force pour extorquer des aveux est une pratique routinière.


Injustice dans toute la Chine

Falun Gong représente le plus grand groupe de prisonniers de conscience en Chine. Selon nos reportages précédents, des milliers de pratiquants de Falun Gong ont été envoyés dans les prisons ou les camps de travail ces cinq dernières années, sans qu’aucune procédure légale appropriée n’ait été suivie. De nombreux pratiquants ont été torturés par la police.


Entre 1999 et 2013, au moins 4000 pratiquants ont été torturés à mort dans les centres de détentions, représentant 11% du nombre total des pratiquants décédés suite à la persécution.


Plus de 100 méthodes de torture ont été documentés dans la persécution de Falun Gong, allant des passages à tabac avec des matraques électriques jusqu’à l’écartèlement des membres, jusqu'à utiliser les pratiquants pour prélever leurs organes à vif pour l’industrie des greffes.

Extorquer des aveux dans le centre de détention de Dalian

M. Kong Xianguo, un pratiquant de Falun Gong de Dalian, a été interrogé dans le centre de détention de Dalian en 2012. La police l’a gavé avec du vin (les pratiquants ne boivent pas d’alcool) et ont inséré des cigarettes dans ses narines. Après avoir été battu, il était couvert de meurtrissures. Plus tard, il a été condamné à six ans de prison.


Mise en scène de torture: Le banc du Tigre

M. Che Zhongshan, M. Zhang Guoli et Mme Hou Chunli sont des pratiquants de l’agglomération de Dalian. Ils ont aussi été torturés dans le Centre de détention de Dalian en 2012.


M. Che a été ligoté sur un banc du tigre toute la nuit et gravement battu. Son visage et ses bras saignaient. La police l’a menotté au sol pendant plus de deux mois avant qu’il ne soit condamné à la prison.


Cicatrices sur les chevilles de M. Zhang

Après avoir été torturé, les reins de M. Zhang ne fonctionnaient plus, et il ne pouvait plus manger. Il pesait originellement prés de 170 livres (77 kilos), maintenant il en pèse moins de 70 (31 kilos). Les drogues inconnues que les médecins lui ont injectées lui ont causé des douleurs cardiaques. Il est devenu incontinent et éprouve des difficultés à respirer. Il a aussi commencé à baver et chutait souvent.

La police a inséré des baguettes sous les ongles d’un homme d’affaires

M. Yu Ming, homme d’affaires dans l’industrie du vêtement à Shenyang


Mise en scène de torture: Des baguettes de bambou sous les ongles


M. Yu Ming, un pratiquant de Shenyang, a été arrêté le 24 septembre 2013. Il a été menotté à l’intérieur d’une cage de métal. La police a inséré des baguettes de bambou sous ses ongles. Il n’arrivait plus à manger ni boire suite à la torture. (Article connexe : Un homme d'affaire respectueux des lois et philanthrope arrêté pour la quatrième fois)

Mme Yang Shifeng est décédée après avoir reçu des injections de drogues inconnues

Une photo de Mme Yang Shifen jeune


Mme Yang Shifeng de l’agglomération de Fujian, a été arrêtée le 23 février 2014. Elle a été détenue dans le centre de détention de Jiulong.


Après deux semaines d’interrogatoire et de torture, elle a été envoyée à l’hôpital le 6 mars. Elle manifestait des symptômes d’empoisonnement. Après avoir été libérée, son corps entier est devenu violet. Elle ne pouvait plus parler et avait de l’écume aux lèvres. Elle est décédée seulement deux jours après sa libération. (Voir : Province du Fujian: Mme Yang Shifen meurt deux jours après avoir été libérée, six autres pratiquants sont illégalement arrêtés)

Version en anglais :
Despite Documented Human Rights Violations, CCP Police Claim, “No Single Incident of Extracting Confessions by Torture in the Past Five Years”

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