Déclaration des pratiquants du Falun Gong lors de la Commission des Droits de l’Homme à l’ONU dénonçant la persécution cruelle des pratiquants du Falun Gong par le régime de Jiang

Le 4 août 2003, dans la 18ème salle de conférence à l’Office des Nations Unies à Genève :

La 55ème Sous-Commission de la Promotion et de la Protection des Droits de l’Homme de la Commission des Droits de l’Homme aux Nations Unies a lieu actuellement ici.

Le thème principal est : « Les femmes et les droits de l’homme ». Lors de la réunion, les pratiquants du Falun Gong ont fait une déclaration spécifique à la persécution cruelle par le régime de Jiang des femmes pratiquant le Falun Gong.

Etant donné que c’était le dernier discours du jour, certains participants étaient prêts à partir. Quand les pratiquants du Falun Gong ont commencé à décrire, dans leur discours, la réalité de la persécution barbare des pratiquantes par le régime de Jiang, l’atmosphère de la salle de conférence est devenue aussitôt solennelle, et le silence s'est fait. Les participants ont écouté avec attention jusqu’à la fin du discours. Les souffrances immenses subies par les pratiquantes du Falun Gong persévérant dans leur croyance ont touché profondément la plupart des représentants ! A la fin du discours, beaucoup de représentants sont venus à l’endroit où étaient assis les pratiquants afin de leur exprimer leur émotion et aussi leur soutien aux activités pacifiques et rationnelles entreprises par les pratiquants du Falun Gong pendant les 4 ans de persécution. Les quelques dizaines de déclarations en anglais sont parties d’un seul coup, même les feuilles que les pratiquants avaient utilisées pour le discours sont parties. Un participant était resté longtemps pour obtenir la déclaration en anglais. Finalement il n’a pas pu la recevoir et était très déçu et n’a pu prendre que le texte en français.

La Sous-Commission de la Promotion et de la Protection des Droits de l’Homme de la Commission des Droits de l’Homme aux Nations Unies va durer trois semaines et va s’achever le 15 août. Aujourd’hui, c’est la 2ème déclaration que les pratiquants de Falun Gong ont fait durant cette Sous-Commission. Le premier discours concernant la poursuite de Jiang en justice a eu lieu le 28 juillet lors du groupe de travail sur la justice.

Pratiquants suisses.

Déclaration lors de la :



SOUS-COMMISSION DE LA PROMOTION ET DE LA PROTECTION DES DROITS DE L'HOMME

(principal organe d'experts de la Commission des droits de l'homme)

55ème session (28 juillet au 15 août 2003)

SEANCE PLENIERE (4 août 2003)

Item 6 : Questions spécifiques en matière de droits de l'homme

(a) Les femmes et les droits humains

Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs,

J'interviens au nom d'INTERFAITH INTERNATIONAL et vous remercie de nous donner la parole.

En Chine, les tortures inhumaines infligées aux femmes qui pratiquent le Falun Gong, méthode traditionnelle chinoise de méditation et d'amélioration de la santé basée sur les principes universels de Vérité, Bienveillance et Tolérance, continuent toujours.

Durant ces 4 dernières années, la persécution orchestrée par l'ancien chef d'Etat chinois Jiang Zemin est devenue de plus en plus cruelle.

Dans les camps de travaux forcés, les gardiens disent aux pratiquantes de Falun Gong : "vous dites pratiquer la tolérance ? Pouvez-vous alors tolérer que je vous viole ?". Ils arrachent leurs vêtements en public et les frappent avec des matraques, ils utilisent des fils de fer pour percer le bout de leurs seins, ils introduisent au fond de leur vagin des brosses à dents ou des matraques électriques pour les choquer.

Par exemple, au camp de Masanjia, 18 pratiquantes ont été déshabillées de force et jetées dans les cellules des hommes.

A Pékin, des policiers n'ont pas hésité à violer en public une jeune étudiante. Une autre, Zhao Jing, jeune femme de 19 ans, a été battue à mort.

Dans la province de Jilin, Mme Wang Minli s'est retrouvée à l'hôpital suite aux coups donnés par la police. Pour éviter qu'elle ne parle et révèle les tortures subies, on lui a coupé la trachée à l'hôpital et la police a simplement dit à sa famille qu'elle s'était jetée du haut d'un immeuble et que sa trachée avait été ouverte pour des raisons médicales.

Ces quelques exemples ne reflètent qu'une infime partie de toutes les tortures et de tous les sévices que subissent les femmes de tout âge : combien réellement ont été battues à mort ou sont restées handicapées, ont été violées, arrêtées, envoyées dans les camps de rééducation ou dans les hôpitaux psychiatriques, et forcées de subir des lavages de cerveau? Combien ont été nourries de force avec des excréments humains ?Combien réellement ont perdu la vie sous les tortures brutales ? Combien ont été renvoyées de leur travail, sont sans ressources, sans domicile et séparées de leurs enfants et de leurs proches ?

Sur la Place Tian an Men, des enfants et des femmes de 4 à 80 ans ont été battus pour avoir dit « Falun Dafa Hao », c’est à dire « le Falun Gong est bon ». Une petite fille cramponnée à sa maman a été giflée et jetée avec elle dans une voiture de police, une femme enceinte de 6 mois a été frappée sauvagement, etc.

Encore un autre cas: une jeune femme enceinte de 7 mois ne pouvait pas être déportée en camp de travaux forcés justement parce qu'elle attendait un bébé ; l’enfant a alors été tué dans le ventre de sa maman, et cette dernière a pu immédiatement être envoyée en camp.

Voilà les persécutions inhumaines qui se passent quotidiennement en Chine.

De plus, maintenant, les femmes résidant en dehors de la Chine qui rendent visite à leur famille sont arrêtées illégalement et envoyées dans les centres de détention ou dans les camps de travaux forcés.

Par exemple, Mme Chen Xi, de Taiwan, est illégalement détenue dans la ville de Shenzhen. Nous venons d'apprendre qu'elle est condamnée à 4 ans de prison pour avoir distribué devant l'Université de Shenzhen des informations révélant la persécution.

Mlle Li Meizi, citoyenne permanente des Etats-Unis, a été condamnée à une peine de 2 ans de travaux forcés parce qu'en novembre 2002, la police, après avoir fait irruption chez les amis où elle se trouvait, a découvert dans son sac à mains 2 documents parlant de la vérité de la répression.

Il n'est pas difficile d'imaginer le calvaire qu'elles vivent chaque jour !

Mais enfin, pour la 1ère fois, un immense vent d'espoir souffle car les voix des victimes se font entendre par la justice.

Depuis octobre 2002, un procès est en cours à Chicago (Illinois-USA) contre Jiang Zemin et les principaux bourreaux de cette répression.

Ils sont poursuivis pour :- génocide
- crime contre l'humanité et
- tortures.

En outre, les associations de Falun Gong du monde entier avec l'ONG internationale basée en Suisse TRIAL ("Track Impunity Always") ont mis sur pied un réseau international d'avocats spécialisés dans les droits de l'homme. Ce réseau a pour but de poursuivre en justice ces responsables.

Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, nous demandons à la Sous-Commission de bien vouloir intervenir pour mettre fin à cette persécution et manifester son soutien pour que ces femmes puissent faire appel à la justice et pour que les procédures judiciaires en cours puissent être conduites jusqu'au bout.

Si ces victimes ont maintenant recours à la justice, c'est non seulement pour que cette répression cesse mais c’est aussi pour protéger la dignité et les droits fondamentaux de toutes les femmes dans le monde.

Nous vous remercions de votre attention.

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