CIF -Sortie de la misère, elle avait pu réussir dans la vie

Actualités – 26 février 2003 Centre d’Information du Falun Dafa, www.faluninfo.net

Sortie de la misère, elle avait pu réussir dans la vie
… avant d'être finalement arrêtée et torturée

Histoire d’une femme détenue au camp de Wanjia
Récit de son extraordinaire détermination


TORONTO (CIFD) – L’histoire qui suit est véridique et toutes les personnes sont appelées par leur vrai nom. C’est l’histoire d’une femme d’affaires chinoise qui a été détenue arbitrairement pendant neuf mois dans l’un des plus terribles camps de travail chinois – le camp de Wanjia. Coups et tortures ; survie et persévérance, preuve de la force de ses convictions.

Son nom est Yuzhi Wang. Elle a 47 ans. Voici son histoire…





Jeunesse

Ma famille est originaire de la ville de Harbin. J’avais 15 ans quand la Révolution Culturelle a commencé en Chine. Mon père a été emprisonné, il était accusé d’être « anti-révolutionnaire » - terme maoïste pour désigner quelqu’un d’éduqué qui possédait des terres ou qui avait des valeurs traditionnelles – et ma mère est restée seule avec huit enfants à charge, elle n’avait aucun revenu. Heureusement deux de mes frères ont pu gagner suffisamment d’argent pour nourrir la famille, en lavant des vêtements sur les bords de la rivière Songhua. Ma mère était trop déprimée et malade pour faire la cuisine, alors j’ai pris en charge les repas pour la famille.

J’allais voir mon père en prison pour lui porter à manger, et je me rappelle de lui derrière les barreaux – il était maigre et assombri, mais toujours passionné et optimiste. Malgré les conditions extrêmes dans lesquelles j’ai pu vivre moi-même, l’attitude de mon père a toujours été un encouragement au cours de ma vie.

En 1976, la « Bande des Quatre » a été déchue du pouvoir et la vie a changé. Mon père a été libéré de prison et mes deux aînés sont rentrés à l’université, avec ma cadette. J’étais seule pour subvenir aux besoins de la famille, y compris mes deux parents malades. J’ai trouvé du travail dans une manufacture de serviettes. J’étais si efficace que j’arrivais à gagner 200 à 300 Yuans par mois (22 à 33 Euros). C’était suffisant pour nourrir la famille et payer la scolarité de mes frères et sœur.

Ma vie s’est améliorée

En 1979, ma vie a commencé à changer. Je travaillais dans une entreprise d’électronique et cette société a décidé de m’envoyer à l’université. Après avoir obtenu mon diplôme, je suis retournée dans cette entreprise pour y être ingénieur. En 1989 la société a fait faillite et mon mari et moi (je l’avais rencontré à l’université) avons monté notre propre entreprise d’importation de fournitures de bureau. Les affaires marchaient si bien que le bénéfice doublait tous les ans. Finie la misère – j’avais une maison, une voiture, une belle entreprise et j’étais heureuse dans mon mariage.

J’avais aussi un beau garçon.

A cette époque là ma famille était aisée. Mon père avait sa propre entreprise et il était devenu un des premiers millionnaires de Chine. Deux de mes frères avaient quitté la Chine – l’un d’eux était allé à Philadelphie, l’autre au Moyen Orient. Ma mère a émigré aux Emirats Arabes Unis avec mes deux jeunes sœurs. Tous mes frères et sœurs ont réussi leur vie.

Au niveau financier, tout allait bien.

Ma vie a encore changé de manière exceptionnelle en 1998 quand un de mes clients m’a donné une copie du livre Falun Gong de Chine - la méthode d’initiatiation au Falun Gong (voir ici). Quand j’ai pris ce livre, je ne savais pas encore combien il allait me changer la vie.

J’ai commencé à pratiquer le Falun Gong et très vite j’ai remarqué des changements en moi. Pendant des années j’avais souffert d’une maladie qui faisait que parfois je ne pouvais plus tenir sur mes jambes et ne pouvais plus marcher. J’avais été chez beaucoup de médecins, chinois et occidentaux, aucun n’avait pu dire de quelle maladie je souffrais. Trois mois après avoir commencé à pratiquer le Falun Gong, ma maladie a complètement disparue.

J’ai commencé à lire les livres du Falun Gong avec beaucoup d’intérêt et à faire les exercices avec des amis dans le parc à côté de chez moi. En apprenant le Falun Gong je n’avais plus ces pensées ni ces émotions négatives qui m’assaillaient régulièrement avant. Mon corps et mon esprit étaient plus sains et j’ai ressenti un état de bien être que je n'avais pas connu auparavant. Ma vie fatigante était devenue plus équilibrée et j’étais enfin en paix. J’avais la chance de pouvoir apprendre une méthode d'exercices et de méditation issus de la tradition de mon pays. Dans l’histoire de Chine, chaque dynastie s’est construite sur des principes de vertu et de moralité. Le but principal de la vie était de penser aux autres d’abord et de toujours regarder en soi pour s’améliorer. Le but principal de la vie était de renforcer son esprit pour s’éveiller à la vérité et ramener le corps et l’esprit à son essence originelle. Les principes du Falun Gong m’ont rendue plus forte et m’ont aidée à faire de meilleurs choix dans la vie, ils m’ont aidée à apporter à ma famille les principes de Vérité, Bonté, Patience. Je sentais vraiment que ma vie avait maintenant un sens et que j’ai trouvé la réponse à beaucoup de mes questions en pratiquant le Falun Gong. Pour moi, c’était comme si toutes les pièces du puzzle étaient assemblées.


La persécution du Falun Gong

Falun Gong s’est répandu à travers toute la Chine et en 1999 des statistiques realisés par le bureau de l’Education Physique de Chine ont pu recenser plus de 70 millions de personnes qui pratiquaient le Falun Gong. Jiang Zemin, alors chef du Parti Communiste, s’est senti menacé à la fois par le nombre de pratiquants et par ces principes différents de ceux de l’idéologie du Parti. Le 20 juillet 1999 il a ordonné la répression du Falun Gong par la violence. De manière soudaine et brutale, ces 70 millions de personnes, y compris moi, étions devenues les « ennemis du peuple » et des « adeptes d’une religion perverse »

Ma vie venait de prendre un autre tournant, dramatique – jalonné d’épreuves que je n’aurais jamais pu imaginer.

Sous la persécution, les médias diffusaient mensonges et propagande sur le Falun Gong jour et nuit. Afin de justifier la persécution, des crimes sordides (immolation, suicides, homicides) étaient fabriqués pour diffamer les pratiquants. Dans tout le pays, la propagande à sensation cherchait à inciter la population à la haine contre le Falun Gong. On se croyait revenus à la Révolution Culturelle – c’était même pire encore.


Arrêtée trois fois.

Mes amis et moi étions sous le choc, la persécution avait commencé de manière si soudaine. Je suis donc allée au bureau d’Appel le plus proche – un droit garanti par la constitution chinoise pour pouvoir enregistrer ses réclamations auprès du gouvernement. Mais je me suis vite rendue compte que ces droits n’étaient plus garantis pour les pratiquants de Falun Gong. Ironie de l’histoire, ces bureaux d’appels étaient devenus des centres de détention, où tous les pratiquants qui venaient faire appel de la brutale persécution étaient au contraire arrêtés. J’ai été arrêtée trois fois. La première fois, c’était à Pékin en janvier 2000 – on m’a ordonné de signer des déclarations promettant que je n’irais plus à Pékin pour organiser des soutiens au Falun Gong. Comme j’ai refusé de signer, les gardiens ont demandé aux autres détenus de me donner des coups de pied et des coups de poing. La deuxième arrestation, c’était en juillet 2000, pour avoir photocopié des dépliants sur le Falun Gong. Les policiers m’ont battue à plusieurs reprises pour essayer de savoir à qui étaient destinés ces dépliants. Malgré les diffamations contre le Falun Gong, j’ai tenu ferme dans mes convictions et décidé d’aider les gens qui avaient été trompés par la propagande à comprendre ce qui état en train de se passer.

En octobre 2000, avec quelques pratiquants, j’ai préparé plus de 100 000 dépliants pour révéler la vérité sur le Falun Gong. Avec l’aide d’autres pratiquants, nous avons pu distribuer ces documents dans toute la province. Des gens qui avaient cru à la propagande ont soudainement appris ce qui se passait réellement. Ce que craignait le plus le gouvernement, c’était la vérité sur la persécution, Luo Gan en particulier (un des hauts responsables du bureau 610 – une gestapo chargée d’organiser la persécution du Falun Gong). J’étais sur la liste des « personnes les plus recherchées », mon nom et ma photo étaient affichés partout et on offrait une récompense de 50 000 Yuans à ceux qui fourniraient les informations qui permettraient mon arrestation.

Le 16 juillet 2001, alors que je retirais de l’argent à la banque, j’ai été arrêtée pour la troisième fois. La police m’a confisqué l’équivalent de 50 000 Dollars américains sur mon épargne et a gelé mes comptes en banque. Le souvenir de mon père en prison a alors ressurgi. J’étais là à 46 ans, emprisonnée pour mes convictions, comme lui l’avait été.


Le camp de travail forcé de Wanjia

En novembre 2001, j’ai été transférée du Deuxième Centre de Détention au camp de Wanjia à Harbin –tristement célèbre pour la brutalité des sévices réservés aux pratiquants de Falun Gong. Tous les pratiquants détenus au centre ou au camp de travail forcé devaient être soumis à des lavages de cerveau. Chaque jour, nous devions nous asseoir dans une position déterminée et ne plus en bouger. On nous projetait de la propagande contre le Falun Gong ou encore nous devions écouter les gardiens parler pendant plus de 8 heures. Personne n’avait le droit de bouger. Certaines séances de lavage de cerveau duraient plusieurs jours et nous n’avions pas le droit de dormir pendant tout ce temps là. Souvent on nous empêchait même d’aller aux toilettes. En plus d’être soumis à des lavages de cerveau et aux privations de sommeil, les pratiquants de Falun Gong étaient régulièrement battus et fouettés, pendus au plafond par des cordes, frappés à coup de matraques électriques, forcés à s’asseoir nus sur des chaises en acier ou violés par des prisonniers.

La plupart des pratiquants de Falun Gong refusaient de renoncer à leurs convictions. Certains d’entre eux, comme moi, ont entamé des grèves de la faim pour protester contre les arrestations arbitraires, la persécution inhumaine et les tortures.


Gavée de force

Je me souviens en détail de ma première grève de la faim au Centre de Détention de Harbin. Pour me forcer à manger, les médecins du Centre de Détention me déserraient les dents avec de pinces en fer, ensuite ils introduisaient un tube en caoutchouc très épais jusqu’à mon estomac. J’avais du sang plein la bouche et mon corps était couvert de bleus chaque fois qu’ils essayaient de me faire manger de force. Ils s’y mettaient à plusieurs pour me rouer de coups et me forcer à manger. Ils me faisaient avaler deux grands bols d’eau froide avec de la farine de maïs en disant que c’était pour me « dilater l’estomac ». Quand je criais, la police avait peur que les autres m’entendent. Ils ordonnaient aux prisonniers de faire du bruit et de me frapper encore plus fort.

Les séances de gavage forcé au camp de travail forcé de Wanjia étaient encore plus violentes et inhumaines. Les médecins l’utilisent comme moyen de torture et se moquent de savoir si le pratiquant y laissera la vie.

La première fois qu’il ont essayé de me faire manger de force, je les ai d’abord vus attraper par les cheveux une pratiquante, Madame Shang, et lui cogner la tête contre le mur et le sol pour lui faire perdre connaissance. Ensuite ils ont introduit un tube de force dans son nez pour lui faire ingurgiter des aliments. Les instruments n’étaient pas stérilisés – ils avaient seulement été brossés dans une bassine et introduits de force par son nez jusqu’à son estomac. Ensuite ils l’ont gavée de semoule de maïs diluée dans de l’eau froide.

Quand ils en ont eu fini avec elle, les médecins de la prison se sont tournés vers moi et m’ont regardée. Ils étaient là avec leurs forceps et leurs instruments dans les mains et ils ont dit « tu vois ça, à ton tour maintenant. » Dans la prison ils m’ont soumise à ce genre de séance de gavage forcé tous les jours.

Ils nous battaient jusqu’à ce qu’on perde presque connaissance puis ils nous attachaient pas les bras et les jambes et nous enfonçaient des tubes par le nez jusqu’à l’estomac. Ils nous attachaient pour nous empêcher de retirer ces tubes qui nous faisaient atrocement mal.

Un jour j’ai été témoin d’une pratiquante du nom de Mixia Guo soumise au gavage forcé. Les infirmières ont attrapé Minxia par les cheveux et l’ont pincée sur tout le visage et le corps. Elle avait des bleus partout. Son corps s’est mis à se tordre dans tous les sens. Quand je me suis indignée de ce traitement auprès des gardes et des docteurs ils se sont tournés vers moi et se sont mis à me frapper.

Un jour j’ai entendu les pleurs d’un homme dans la cellule d’une femme. C’était le mari d’une pratiquante de Falun Gong du nom de Yanhong Ding. Il avait supplié de pouvoir lui rendre visite et quand on l’y avait finalement autorisé, ils ont gavée sa femme de force devant ses yeux. L’homme pleurait de la voir ainsi souffrir.

Je savais qu’il suffisait que j’écrive une lettre dans laquelle je dénonce le Falun Gong et ses enseignements et promette de ne plus jamais pratiquer, pour qu’ils me libèrent immédiatement.” Mais si c’est un crime de croire en « Vérité, Bonté, Patience », quel espoir reste t-il pour l’humanité ? Cette persécution oblige les gens à faire un choix entre leur vie et leur conscience. Je savais qu’ils voulaient me forcer à faire le mauvais choix, et j’ai choisi d’avoir la conscience en paix parce que je savais que quand des hommes et des femmes renoncent au bien et aux bonnes croyances sous la pression d’une dictature, c’est la mort de quelque chose qui nous dépasse.


La torture à l’hôpital du camp de travaux forcés

A cause de la saleté et du manque d’hygiène au camp, beaucoup de pratiquants ont attrapé la gale. Leur peau était couverte de kystes purulents et de sang. Certains étaient aussi gros qu’une pêche. Pendant le jour les plaies suintaient de pus sans arrêt. La nuit les démangeaisons étaient si insupportables qu’il était impossible de dormir.

Les pratiquants qui avaient la gale étaient envoyés à l’hôpital du camp – mais ce n’était pas pour y être soignés. Quand les pratiquants arrivaient à l’hôpital, on les traînait dans une petite cellule fermée et on les forçait à se mettre par terre. Les médecins arrachaient les habits de la personne et ils prenaient des couteaux aiguisés et des cuillers en métal pour gratter les kystes de pus. Ils raclaient et grattaient la chair et le sang, le pratiquant par terre en criait de douleur. Quand ils avaient fini de creuser, ils forçaient le pratiquant à se mettre debout contre le mur pour pouvoir faire partir le sang. L’eau du robinet était sale, glacée et saturée de rouille.


Je me souviens d’un médecin qui venait juste d’arriver au camp – un étudiant. Quand il s’occupait d’un pratiquant, il suivait la procédure médicale et ouvrait chaque vésicule pour la nettoyer. Quand le directeur de l’hôpital de Wanjia a vu cela, il a poussé le docteur pour lui montrer comment il fallait faire : il a pris une cuiller en métal et a commencé à creuser et à gratter dans les kystes.

Ce genre de « traitement médical » mortel était infligé aux pratiquants plusieurs fois par semaine en plus des séances de coups et de gavage forcé par le nez.


Tout pratiquant torturé à mort sera compté comme un suicide

Sous de telles tortures, beaucoup de pratiquants devaient lutter pour ne pas mourir. Je connais au moins 8 pratiquants de Falun Gong qui sont morts sous la torture au camp de Wanjia depuis le début de la persécution. Les gardes ont dit à tous les pratiquants que s’ils étaient battus à mort, ça serait compté comme un suicide et que leur dépouille serait incinérée sur le champ – avant même de prévenir leur famille, afin qu’il n’y ait pas de preuves de torture.

Je vivais cette horreur au quotidien, mais j’étais déterminée à survivre sans compromettre mes convictions.


Un combat pour faire connaître la persécution à l’extérieur

Mon mari et mes enfants ont supplié les gardiens plusieurs fois pour pouvoir venir me rendre visite, mais en vain. La famille des pratiquants n’avaient pas de droit de visite.

Un jour durant ma grève de la faim, alors que j’étais allongée à l’hôpital du camp. Par la fenêtre j’ai vu ma famille qui était à la porte, ils suppliaient le gardien de pouvoir rentrer.

Un jour mes deux cadettes sont venues de l’étranger pour me rendre visite. Elles sont restées à la porte, elles pleuraient pour pouvoir rentrer et refusaient de partir. Soudain il a commencé à pleuvoir, elles ont alors couvert leur visage de leur imperméable et ont couru pour rentrer dans l’hôpital. A l’époque, ça faisait 50 jours que j’avais entamé ma grève de la faim.

Quand je les ai vues, j’ai trouvé la force de me lever. Je suis sortie et j’ai empoigné la grille du couloir de toute mes forces. J’ai fixé mes deux sœurs dans les yeux. Quand mes sœurs ont vu combien j’étais maigre, elles se sont mises à pleurer. Moi aussi je pleurais. Je leur ai dit, « vous devez contacter les organismes internationaux et leur révéler ce qui m’arrive ! »

En mars 2002, j’ai commencé à écrire des lettres sur du papier hygiénique à l’intérieur du camp au Bureau de la Justice de Harbin, au Département de la Sécurité Publique de Harbin et au Ministère Provincial de la Sécurité Publique. Ces lettres faisaient 1m50 de long. A plusieurs reprises, les gardes ont failli les découvrir.

Le jour où j’ai fini d’écrire ces lettres, des gens du Bureau de la Justice sont venus inspecter le camp de travail. Quand ils sont venus dans ma cellule, je leur ai remis les lettres en mains propres.


Enfin libérée

Après neuf mois, ma santé s’était tellement détériorée que je ne pouvais plus tenir debout. Du sang et du pus suintaient de mes yeux et de mon nez à cause des séances de gavage forcé. J’avais presque perdu la vue … j’étais sur le point de mourir. Ma grève de la faim avait duré plus de 100 jours. A la fin mon nez était si gonflé que les médecins ne pouvaient plus y insérer le tube. Les médecins savaient que j’étais sur le point de mourir. Ils alors ont appelé ma famille et leur ont confié la charge de me faire revenir à la vie.

Quand j’ai enfin été libérée en mai 2002, ça faisait 9 mois que j’étais en prison. Ces 9 mois avaient semblé une éternité… j’avais l’impression d’être sortie de l’enfer.

Après ma libération, j’ai pu recommencer à pratiquer les exercices du Falun Gong. Mon corps et mes yeux se sont vite rétablis. Quand la police a réalisé que j’avais recouvré la santé, ils ont voulu me renvoyer au camp.

En juin 2002, pour éviter d’être à nouveau persécutée, je suis allée rendre visite à ma famille aux Emirats Arabes Unis. En chemin, j’ai profité de toutes les occasions pour révéler aux chinois la vérité sur la persécution. A la fin, une personne de l’ambassade de Chine m’a vue et a persuadé la police locale de m’arrêter, en leur disant que j’étais une criminelle dangereuse. L’Ambassade de Chine a demandé aux Emirats Arabes Unis de me renvoyer en Chine. C’est alors qu’un miracle s’est produit, des pratiquants de Falun Gong du Canada et leur gouvernement ont fait leur maximum jour et nuit pour finalement me délivrer une autorisation exceptionnelle d’aller rejoindre mon fils à Vancouver au Canada en novembre 2002.

Les efforts des canadiens m’ont probablement sauvé la vie.

Ce que j’ai vécu durant ces trois dernières années est un cauchemar. Bien qu’il soit terminé pour moi, il y a encore des centaines de millions de personne qui vivent le même cauchemar en Chine. En publiant mon histoire, j’espère pouvoir contribuer à ce que leur cauchemar se termine aussi.

Je considère que j’ai pu survivre à la torture grâce aux principes du Falun Gong : « Vérité, Bonté, Patience » qui sont restés au plus profond de mon cœur, loin de la portée des matraques électriques, loin des coups de poing des gardiens. Les mensonges et la propagande se sont dissous face à la vérité. La brutalité et la torture ne font pas le poids devant la compassion. La violence et la haine ne peuvent pas venir à bout de la patience.

Pendant neuf mois ils ont essayé de me faire croire que ces principes étaient faux.

Ils ont échoué.

Je ressens qu’on n’atteint pas la vraie liberté par des moyens extérieurs, mais plutôt de l’intérieur avec « Vérité Bonté Patience ». Même face aux tortures extrêmes et à la persécution, les vrais pratiquants de Falun Gong peuvent supporter l’insoutenable – même jusqu’à la mort – dans le but de défendre un bien supérieur à soi-même : le principe universel « Vérité Bonté Patience »

Yuzhi Wang vit actuellement à Vancouver avec son fils grâce à l’autorisation ministérielle du Canada. Elle consacre son temps à révéler aux gens la persécution du Falun Gong en Chine.

Au moment de la libération de Madame Wang du Camp de travaux forcés de Wanjia en mai 2002, le Centre d’Information du Falun Dafa a pu documenter les cas de 8 pratiquants de Falun Gong morts sous la torture dans ce même camp. Depuis sa libération, 6 autres cas de morts ont été dénombrés au camp de Wanjia.

Pour obtenir une interview avec Madame Wang, veuillez contacter Cindy Gu au 001 647-999-8530 ou Joel Chipkar au 001 416-709-8678 au Canada.


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Actualités – 26 février 2003
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