Les connotations culturelles de la musique folklorique chinoise traditionnelle

La musique folklorique chinoise possède une longue tradition historique. Elle a disparu et est réapparue plusieurs fois au cours de l’histoire, c’est un élément essentiel de la culture chinoise. Elle a influencé différents domaines dont celui de la cultivation, de la moralité, et la recherche de l’excellence.


La musique, les échecs, la peinture, la poésie, et la calligraphie font partie intégrante de la culture chinoise. La cithare en particulier, (une harpe traditionnelle chinoise) a une grande valeur musicale, sa musique étant capable de transcender le monde actuel, et d’améliorer le caractère moral des gens.


Dans des temps plus anciens, les personnes s’adonnaient à ce genre de musique qui élevait leur esprit.


Afin que la société chinoise soit stable et pérenne, la musique a toujours été un élément essentiel de la culture traditionnelle, cette idée a été discutée dans un écrit appelé le “Lushi Chunqin” : "Les sons harmonieux créent l’harmonie, et celle-ci invite une société à être stable ".Dans le texte confucéen le Classique des Rites et le Classique de la Musique ", l'application des rites et la musique conduiront à une société pacifique ". Leur efficacité a déjà été prouvée par les sociétés anciennes. Confucius était convaincu que " la musique reflète l’harmonie de l’univers et les rites, l’ordre de l’univers ". À l’origine, la musique a été développée pour accompagner les rites dans le Palais impérial, et son impact était significatif. Confucius accordait de l’importance tant à la signification de la musique qu'à l’endroit où elle était interprétée. Il admirait la musique, Shao, utilisée pour accompagner les danses, et la valeur artistique de la chanson Jiu Bian, composée par Song Yu. On peut lire dans le livre de Lunyu : "Confucius entendit la musique Shao et il fût si profondément attiré par sa beauté qu'il lui fût impossible de sentir le gout de la viande pendant trois mois. Confucius considérait Shao comme parfaite, et tenait en haute estime la musique et la danse nommée Dawu, de la dynastie Zhou. Cependant, une partie du récit dans Dawu, décrivant les accomplissements d'une certaine guerre, était pour lui une faiblesse.


L’histoire d’un célèbre joueur de cithare, Yu Boya, et son ami, Zhong Zigi, était très populaire en Chine. Cette histoire est racontée dans le livre " Lushi Chunqin " et dans le texte taoïste Lizei.


Zhong Zigi pouvait comprendre la véritable signification de la musique que jouait Yu Boya. En écoutant la musique, il pouvait ressentir si Yu décrivait une haute montagne ou le cours d'une rivière. Une fois en se rendant à Taisha, Yu se retrouva dans une tempête. Il s'abrita sous une falaise, et joua de sa cithare pour décrire la pluie et les éclairs. Zhong Zigi n'eut aucune difficulté à reconnaître ces éléments juste en écoutant la musique de Yu Boya .


Après la mort de Zhong, Yu était très triste, incapable qu'il était de trouver quelqu'un qui comprenne aussi bien sa musique. Déçu, il cassa sa cithare et cessa d'en jouer. Les expressions ‘La haute montagne et le cours de la rivière" et " Boya casse sa cithare " font référence à cette histoire Pour décrire ce qui leur était arrivé, les gens disent : " Il est plus facile de trouver dix mille onces d’or, que quelqu’un qui vous comprenne vraiment ".


La musique folklorique chinoise est un reflet de la culture traditionnelle chinoise. Elle représente l ‘histoire ainsi que la profonde signification de cette culture.


Version chinoise : 【神传文化】传统民族音乐的文化内涵

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