Une pratiquante raconte le lavage de cerveau, la torture et le travail d’esclave dans le camp de travaux forcés Kaiping, agglomération de Tangshan, province du Hebei

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J’ai été détenue dans le camp de travaux forcés Kaiping de l’agglomération de Tangshan, dans la province du Hebei avec de nombreuses autres détenues. Au rez-de-chaussée, il y avait les criminelles qui étaient là soi-disant pour être ‘’rééduquées par le travail forcé.’’ Au second étage, se trouvaient les pratiquantes de Falun Gong divisées en dix groupes. Au troisième étage les pratiquantes déterminées détenues séparément. Dans chaque pièce, une pratiquante était surveillée par deux détenues criminelles. Le camp de travail désignait un personnel spécial pour apporter la nourriture et l’eau, car ces pratiquantes étaient isolées du monde extérieur. J’ai souvent vu les criminelles tenir des bassines d'un liquide sombre et des médecins de la prison portant quantité de tubes. Médecins et criminelles emmenaient ces articles au troisième étage pour en gaver de force ces pratiquantes.

Laver le cerveau par des mensonges

Lorsque les pratiquantes sont d’abord arrivées dans le camp de travaux forcés, elles ont toutes été détenues dans une pièce très petite, sombre. Il y avait une telle pièce de chaque coté du passage où passait à chaque étage un chef d’équipe. Celui du coté ouest était une chambre de surveillance où était située une rangée d’installations de surveillance. Il y avait une planche de lit temporaire sur le sol qui prenait presque toute la place. Les gardiens tentaient de forcer une pratiquante détenue dans cette pièce à dénoncer Falun Gong. Les pratiquantes étaient soumises dans la journée aux lavages de cerveau et privées de sommeil la nuit. Pire, elles n’étaient pas autorisées à aller aux toilettes. On dit que cette méthode de torture a été introduite par la chef de division Wang Yan et un groupe de collaborateurs qui ont appris la méthode dans le camp de travaux forcés de Shijiazhuang.

La pièce sur le coté est était à peine assez grande pour quatre lits simples. C’était très sombre à l’intérieur de sorte que la lumière était toujours allumée. Deux détenues étaient assignées pour surveiller les pratiquantes 24 heures sur 24. Cette pièce ne partageait pas le même couloir d’entrée et les pratiquantes à l’intérieur pouvaient rarement parler à quelqu’un. Les seules personnes qui y entraient étaient les collaboratrices qui tentaient de laver le cerveau des pratiquantes et les forcer à renoncer à leur croyance. Ceci était arrangé par la chef de division. Normalement, la première choisie pour tenter de laver le cerveau d’une pratiquante, vivait dans la même province que cette dernière. Ceci pour donner l’impression aux pratiquantes que leurs surveillants étaient ‘’proches’’ d’elles et les rendre moins vigilantes. Les autorités arrivaient alors à comprendre lequel de leurs pions les pratiquantes aimaient ou n’aimaient pas. Graduellement, ils ont associé les deux pour tenter de laver le cerveau des pratiquantes encore et encore.

Parce que je n’avais pas bien étudié la Loi, je n’ai pas remarqué que ce que disaient ces collaboratrices était hors contexte, et je l’ai cru comme étant la vérité. Elles mentaient et disaient que si nous renoncions à notre croyance en Falun Dafa, nous serions admises à une session. Elles continuaient en décrivant combien la classe était bonne, combien il serait bon pour nous d’avoir des échanges mutuels et de nous améliorer ensemble dans la classe. J’y ai pensé récemment et cela sonnait vraiment absurde. Beaucoup des pratiquantes nouvellement arrivées ont été trompées par ces mensonges et ont commencé à renoncer à Dafa trois ou cinq jours après leur arrivée. Quoi, elles étaient soumises peu à peu au lavage de cerveau.

En entrant réellement dans la session de lavage de cerveau, la situation était totalement différente de ce qu’ils nous avaient dit. On nous a dit que nous ne devrions rien mentionner relatif à Falun Dafa, que nous devions le cultiver dans nos cœurs plutôt que d’en parler ouvertement. Ni étudier la Loi, partager, ou pratiquer ensemble les exercices. La chef de division arrangeait quelles personnes pouvaient manger, dormir, et partager la même pièce que vous. Il y avait deux criminelles postées dans le couloir 24 heures sur 24. La chef de division, Qin Xiaoyan, surveillait aussi souvent les pratiquantes par les fenêtres. Elle marchait très doucement et quelquefois elle se tenait là pendant un long moment, sans être remarquée. Elle n’avait aucune expression sur son visage, ses cheveux étaient en désordre, et elle ressemblait à un fantôme. J’ai appris des autres pratiquants qu’elle était très cruelle envers les pratiquantes et giflait souvent leur visage ou les enfermaient dans une pièce sombre pour les faire souffrir dans le froid. Même les pratiquantes âgées n’étaient pas exemptes de telles choses. Elle vivait dans l’agglomération et elle avait le chauffage chez elle et à son travail. Cependant, ses mains étaient toujours gelées et elle portait des gants doublés de coton tout le temps. Nous savions tous que c’était la rétribution karmique.


Plus de pratiquantes torturées à la fois physiquement et mentalement

La chef d’équipe chargée de chaque session nous questionnait souvent une par une, demandant à qui et de quoi nous avions parlé. On nous ordonnait souvent de ne pas parler à certaines personnes et de garder nos distances avec elles. Beaucoup qui voulaient se protéger elles-mêmes parlaient rarement parce qu’elles étaient effrayées d’être dénoncés. En conséquence, la situation était très tendue et nous étions toutes déprimées. Après avoir été trompée et amenée à renoncer à Falun Dafa, j’avais souvent des rêves dans lesquels je vivais dans une tombe et marchais pieds-nus sur un chemin boueux avec des larves ou des monstres dégoûtants. Un jour, une pratiquante écrivit calmement le mot ‘’collaboratrices’’ et pointa les personnes qui me surveillaient. Je fus réellement choquée. J’étais devenue de plus en plus confuse alors que les malfaiteurs devenaient de plus en plus hypocrites, et je regrettais beaucoup ce que j’avais fait. J’avais échoué à bien faire et laissé tomber Maître. Aucun mot ne pouvait exprimer ma douleur et j’étais souvent en larmes. La chef de division a instantanément accru la surveillance des pratiquantes dans ma classe.

Un jour, après le déjeuner alors que je sortais de la cafétéria, l’ai vu une pratiquante au troisième étage criant de tout ses poumons: ‘’Disciples de Dafa de la période la rectification par la Loi, de quoi avez-vous peur ?’’ Instantanément, les détenues criminelles lui ont tiré les cheveux et l’ont tirée en arrière. Ils ont tenté de couvrir sa bouche et ont écrasé ses mains qui agrippaient le rail de fer. La pratiquante a continué à crier : ‘’Disciples de Dafa de la période de la rectification par la Loi, de quoi avez-vous peur ?’’ Entendant ceci, les autres détenues criminelles et la chef de division se sont toutes précipitées au troisième étage. Elle a finalement été traînée à l’écart et nous sommes reparties en silence. Beaucoup d’entre nous pleurions. J’ai pincé ma main pour tenter de contrôler mes émotions et ne pas pleurer. Après être retournée dans ma chambre, je me suis enfouie sous une couverture et j’ai pleuré

J’admirais le courage de cette pratiquante mais craignais pour sa sécurité. Je me suis aussi reprochée amèrement d’ avoir pris un mauvais chemin et d’ avoir failli à rectifier la Loi noblement et avec droiture. Dans le même temps, j’étais déterminée à bien marcher sur le chemin restant et ne plus rien faire de mauvais. Je me suis dit que je devais me relever après la chute. Je pouvais entendre le son de la torture du troisième étage jusqu’après que les informations du soir commencent. Le jour suivant, les détenues criminelles ont dit que la pratiquante avait de l’écume à la bouche et avait perdu conscience à plusieurs reprises. Les chefs de division Wang Yanhua et Run Hongli, avec de nombreuses criminelles, étaient toutes impliquées dans la torture de la pratiquante.

Une autre pratiquante de l’agglomération Langfang, province de Hebei, n’avait que 40 ans, mais à cause de la torture, ses cheveux étaient devenus complètement blancs. Suite à son incarcération solitaire, elle souffrait d’atrophie musculaire et trébuchait inconsciemment en marchant. La chef de division déclara qu’elle simulait. On lui a fait ôter ses vêtements, l’a attachée à un lit et enfermée dans une pièce sombre dans la section homme du camp de travaux forcés. Les fenêtres de la pièce étaient couvertes avec deux couches de couvertures de façon à ce que personne ne puisse voir à l’intérieur et elle a été torturée à la fois physiquement et mentalement. Le chef du camp de travaux forcés a pris personnellement part à sa torture. Ils ont tenté de la forcer à abandonner sa croyance en Falun Dafa et à écrire les Trois déclarations. Elle était au seuil de la mort et portait avec elle un testament qu’elle avait écrit secrètement. Ceux impliqués dans la persécution et la torture incluaient Xu Deshan ( male), Ruan Daguo ( male), Run Hongli et Wang Yanhua.

Une pratiquante était allée place Tienanmen pour déployer une bannière. On disait qu’elle venait de l’agglomération de Fengrun, province du Hebei. Lorsqu’elle a été envoyée dans le camp de travaux forcés, elle était en état de choc, parce qu’elle avait été gravement battue. Elle avait beaucoup de mal à dormir et parlait à chacun disant : ‘’Mon esprit primordial a disparu. S’il vous plait, aidez-moi à trouver mon esprit primordial.’’ La chef de division a déclaré qu’elle jouait la comédie. Les malfaiteurs ont pris avantage de sa condition et l’ont trompée à écrire les ‘’Trois Déclarations,’’ déclarant que lorsqu’elle aurait fini, ils l’aideraient à trouver son esprit primordial. Ensuite, la pratiquante a soudain disparu. Quelqu’un a dit qu’elle avait été emmenée par Run Hongli, qui a déclaré qu’elle avait été emmenée à un meilleur endroit. D’après ce que disait Run, il ne semblait pas qu’elle avait renvoyé la pratiquante chez elle. Il est une pratique commune qui, lorsque quelqu’un d’en haut venait pour inspecter le camp de travaux forcés, les autorités du camp cachaient ceux qui refusaient encore de renoncer à Dafa et les ramenaient seulement une fois l’inspection finie.

Examens physiques suspects.

Un jour, plusieurs médecins sont venus dans le camp de travaux forcés, disant qu’ils venaient effectuer des examens de santé. Ils ont tiré une grande fiole de sang de chaque pratiquant, y compris ceux qui n’étaient pas en bonne santé et ceux qui étaient détenus dans de petites cellules. Il n’y avait aucune information après cela, et les résultats des examens n’étaient pas rendus publics. Après être retournée chez moi, j’ai entendu parler des collectes d’organes sur des pratiquants vivants. J’en ai déduit que dans le camp de travaux forcés, ils avaient tiré notre sang pour comparer les types sanguins. Lorsque j’ai réalisé cela, j’ai commencé à m’inquiéter pour la sécurité des autres pratiquants.

Trafic humain et travail d’esclave

Des détenues de droit commun du département de répartition de Pékin ont entendu dire par le chef de division qu’elles avaient été achetées par le camp de travaux forcés de Kaiping pour 800 yuans chacune. Le camp de travaux forcés n’avait pas de travail pour les prisonniers et les autorités ont secrètement vendu des prisonnières à Qinghuangdao pour faire du travail manuel forcé. Certaines des prisonnières se sont achetées elles-mêmes parce qu’elles avaient des relations. Cela se montait environ à 1000 yuans par mois. De plus, elles devaient payer au moins 10,000 yuans par an. Ces départements gouvernementaux utilisaient ouvertement leur pouvoir pour faire du trafic d’êtres humains pour leur profit personnel, et les forcer à effectuer des travaux d’esclaves. Ils appelaient cela ‘’réforme par le travail.’’

Notre travail consistait à empaqueter des serpillières de coton et fabriquer des baguettes jetables. Des boites de serpillières de coton étaient renversées sur la table pour être empaquetées dans de belles boites avec des impressions en langues étrangères. C’était pour donner aux consommateurs chinois l’impression que les serpillières étaient importées. Il est imprimé sur la boite que la quantité était de ‘’100, ‘’ mais nous n’étions pas autorisés à en mettre autant dans les boites. La chef de division a même dit qu’elle n’achèterait jamais ces serpillières de coton.

Les criminelles produisaient des baguettes jetables qui étaient entassées sur le plancher. Elles devaient commencer à travailler avant le petit déjeuner et jusque tard dans la nuit. Les malfaiteurs couvraient les fenêtres de la cafétéria avec de lourds rideaux, mais le bruit des machines pouvait encore être entendu dans la nuit. Lorsque les criminelles ne pouvaient finir leur quota, elles n’étaient pas autorisées à dormir et leur peine de travaux forcés n’était pas réduite. Certaines des chefs de division étaient extrêmement cruelles et vicieuses. Parmi elles, Xie Airu dont on disait que toutes les détenues criminelles avaient peur. En fait, elles étaient avaient encore plus peur de voir leur peine de leurs travaux forcés prolongée, car personne ne voulait rester dans cet enfer humain un jour de plus.

Date de l'article original :28/8/2008
Catégorie : Récits de témoins oculaires

Version chinoise disponible à :
http://minghui.ca/mh/articles/2008/8/15/184109.html

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