Etre une vraie pratiquante de Falun Dafa

Par une pratiquante du Royaume-Uni

Editeur : Le mot “Fa” est utilisé tout au long de ce partage d’expérience. La traduction littérale de ce mot est « Loi » ou « principes ». Cependant, l’auteur l’utilise pour décrire les principes du Falun Dafa [Vérité, Compassion, Tolérance], les livres du Falun Gong et la pratique du Falun Dafa.
Je travaille pour une société de biochimie à Cambridge. En 1997, j’ai obtenu le Fa à Beijing. Je me suis souvenue d’un rêve lorsque j’avais sept ou huit ans. Je rêvais que je mourrais, mon âme flottant dans l’espace sans fin, toutes sortes de planètes passant près de moi comme des petits points. Dans mon rêve, je n’avais qu’une pensée : j’étais morte et je n’existerai plus jamais dans ce monde. Je disparaîtrais de ce monde pour toujours. Je me sentais tellement triste que j’ai trempé mon oreiller de mes larmes. A partir de ce moment, j’avais cherché un moyen d’obtenir l’immortalité en apprenant toutes sortes de qigong [une forme traditionnelle d’exercices chinois pour cultiver le corps. Le Tai Chi est la forme la plus connue du qigong]. De plus, j’ai été une bouddhiste laïque et ai même pensé à devenir nonne. La première fois que j’ai fini de lire Zhuan Falun [le livre principal de Falun Gong], je me suis clairement souvenue d’une phrase : « Chacun doit retourner à sa nature vraie et originale ; c’est l’objectif réel d’être humain ». Après avoir lu Zhuan Falun, je savais que j’avais finalement trouvé ce que je cherchais.
Depuis le début de ma cultivation, j’étais restée fondamentalement au stade de la cultivation personnelle. Bien que je passais presque la moitié de la journée à pratiquer les exercices et à lire le Fa [la Loi et les principes du Falun Gong], je sentais encore qu’il y avait un mur invisible entre le Fa et moi. Je sentais que quelque chose m’empêchait de m’assimiler à Vérité, Compassion, Tolérance, peu importe à quel point j’essayais. Je me sentais tellement triste à ce sujet. C’était une sorte de douleur que je ressentais au plus profond de mon cœur. En supposant que ma vie était destinée à s’assimiler à ces principes et que je ne le puisse pas, ce serait amèrement triste.

En mai 2001, je suis allée en Belgique pour participer aux activités de Falun Dafa. Alors que je marchais dans la procession, voyant que tous les autres pratiquants qui étaient autour de moi consacraient tous leurs efforts à sauvegarder le Fa alors qu’il était diffamé et persécuté en Chine, j’ai senti le mur entre le Fa et moi s’effondrer. Marchant dans la procession, je me suis mise à pleurer abondamment. C’était la première fois de ma vie que je ressentais le grand pouvoir de Dafa. En y réfléchissant, j’ai compris que le champ d’énergie puissant et droit de tous les pratiquants était peut-être en train de démolir le mur qui existait entre le Fa et moi. C’est peut-être une des raisons pour lesquelles Maître veut que nous nous rejoignons pour les activités. C’est comme avoir son troisième œil ouvert. Il nous est très dur d’ouvrir l’œil céleste par nous-mêmes, mais c’est relativement plus facile et plus rapide avec une force externe. A partir de ce moment-là, j’ai vraiment expérimenté la sensation magnifique d’être une particule du Fa.
En juillet 1999, tous les membres de notre famille sont retournés à Beijing pour demander une extension de nos visas. Le 20 juillet 1999, je me suis rendue au Bureau d’Appel pour faire appel afin que cesse la persécution du Falun Dafa. A ce moment-là, il n’y avait aucun obstacle à ma compréhension du Fa. De bon matin, j’ai laissé un message à mon mari qui était toujours profondément endormi : « Je vais au bureau national d’Appel pour faire appel. Prends grand soin de nos enfants ». Je me suis alors directement dirigée au Bureau National des Appels. Après être rentrée du stade de Shijinshan et du bureau de la police le soir, mon mari m’a questionnée, en colère : « Quelle est ta première priorité ? Tes enfants ou Dafa ? » Sans hésiter, j’ai répondu d’une façon directe et confiante : « Dafa est ma première priorité ». Les poings de mon mari se sont alors abattus sur moi comme des gouttes d’eau. Sur le moment, je me suis dit : « Je ne suis pas une véritable pratiquante si je ne peux pas défendre fermement ce point fondamental ». Voyant rouge, mon mari m’a pris le livre des mains, arrachant les pages. Après la bagarre, chaque fois que j’allais prendre part à des activités de Dafa, une tempête éclatait à la maison. Parfois, mon mari ne faisait que gronder. Parfois, il utilisait ses poings et déchirait mon livre. Avant ma cultivation, mon mari respectait mes opinions et était une personne décente ayant une personnalité douce et tolérante.
Cependant, nous devrions considérer un conflit d’un point de vue de pratiquants plutôt que de celui de gens ordinaires. En comparaison avec ces pratiquants qui ne sont pas retenus par des affaires familiales, nous ne devons pas nous trouver des excuses, nous retirer et fuir. Si nous sommes vraiment bloqués par nos affaires familiales, nous risquons de perdre quelques opportunités précieuses. Voyant que ma croyance en la cultivation et en Dafa ne serait jamais influencée par ses poings et nos disputes, mon mari m’a autorisée à pratiquer à la maison. Tant que je pouvais cultiver à la maison, tout allait bien. Cependant, j’ai compris que ce qui nous distinguait des dieux, c’était que nous étions dotés de corps humains et que nous existions avec Maître pendant cette période. La grandeur des pratiquants de Dafa réside dans le fait que nous pouvons y prendre part. Par nos activités de Hongfa [traduction approximative – présenter le Fa aux autres] et notre attitude personnelle, Dafa peut être vu. Si nous prenons rarement part aux activités de Hongfa, nous pouvons au moins nous cultiver et aider ceux qui sont autour de nous, qui sont empoisonnés par ces mensonges trompeurs et sont aveugles face à la vérité de la persécution. A chaque fois que je pense aux conséquences tragiques et à la contribution immense des pratiquants de Dafa en Chine, mes larmes commencent à couler. Peu importe à quel point mon mari me bat ou me gronde, je ne fais pas de compromis. Je suis déterminée à marcher droit sur mon chemin, sans complainte ni regret.
En tant qu’épouse et mère, je dois être responsable de ma famille. Cependant, face à la confrontation de mon mari, ce qui me venait à l’esprit était une résistance inébranlable, plutôt que de la tolérance empreinte de compassion. Cependant, cette sorte de tolérance ne signifie pas être tolérante envers ses paroles perverses au sujet de Dafa. Bien au contraire, la tolérance ne doit pas être influencée quelles que soient les conditions. J’ai une haute estime pour Maître Li et Dafa.
Dans les quelques dernières années, la relation entre mon mari et moi ne s’est pas beaucoup améliorée. Ces six derniers mois, nos confrontations se font moins violentes. Dans les Enseignements de la Loi à la Conférence de Loi de Boston en 2002, Maître Li nous dit que notre attitude est très importante. J’ai senti que Maître me disait cela. Oui, mon mari s’est souvent plaint : « Comment ne pourrais-je pas sentir que tu ne deviens pas une personne meilleure ? » Ce qu’il me reprochait le plus était ma tendance à avoir des idées très arrêtées. Ce n’est que maintenant que je comprends que cette épreuve résultant de ma famille était arrangée pour que je puisse m’élever. Peu de temps après que j’ai changé de perspective, j’ai senti que mon mari changeait. Il n’interfère plus avec mes activités de Dafa.
Sur mon chemin, je sens souvent qu’il y a deux moi. L’un est un moi raisonnable avec la compréhension de Dafa, alors que l’autre moi a des idées très arrêtées et est d’une mauvaise nature. En parlant sérieusement, le mauvais côté apparaît dans l’agitation, l’arrogance, l’entêtement, la mentalité compétitive, la parade, et le mauvais caractère. Dans mon étude précédente de la Loi, je ne faisais que regarder vers l’extérieur pour trouver des moyens de résoudre mon problème plutôt que de travailler dur à l’amélioration de mon Xinxing [nature de cœur ; nature de l’esprit]. J’avais l’habitude d’être impatiente et agitée, nerveuse de voir le résultat final. Si un pratiquant n’est pas capable d’être calme et paisible, il serait comme une personne ordinaire faisant le travail de Dafa. Plus occupés nous sommes, plus calmes et paisibles nous devrions être. En tant que pratiquants de Dafa, nous devrions maintenir un état mental de pureté et de paix.
Mon anglais n’est pas très bon, j’ai donc contribué en écrivant des articles pour le site de Dafa en chinois. Tous les deux ou trois jours, un de mes articles était publié sur le site web. Je suis diplômée en chimie, je trouve donc assez dur d’écrire des articles sur la cultivation. Cependant, j’ai pris conscience que la peur d’écrire des articles était un attachement dont je devais me défaire. Alors, je me suis forcée à apprendre à écrire des articles. Chaque jour, j’utilisais ma pause dans mon emploi du temps chargé au labo pour écrire des articles, ou bien je finissais d’écrire entourée par le bruit de mes enfants. Peu importe à quel point je suis occupée, je me fixe sur une idée : Tant que les autres bénéficient de mon travail, je ferai de mon mieux.
L’année dernière, je menais des recherches scientifiques à l’université d’Anglia. Je ne rentrais à la maison que le week-end et mon mari prenait soin des enfants. Pendant cette année, après avoir fini mes recherches scientifiques, je faisais quelques expériences pour prouver la nature scientifique de Dafa. De plus, j’ai remis à l’Assemblée Technologique de Cambridge une thèse en chimie. Avant cela, je n’avais pas fait de recherche en chimie pendant huit ans. Il n’est pas commun de finir quatre thèses en un an ! Ceci montre le pouvoir de Dafa
En me retournant sur mon chemin de cultivation de ces quelques dernières années, je ne peux m’empêcher de pleurer en pensant à ma gratitude envers Maître pour avoir répandu la Loi. Ce n’est que par un dur travail que nous ne raterons pas cette opportunité sans précédent.

Traduit du site anglais :
http://www.yuanming.net/articles/200209/12000.html

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