Communiqué de presse : Les rapports falsifiés et l’incinération immédiate sont utilisés pour dissimuler les morts sous la torture



Les rapports falsifiés et l’incinération immédiate
sont utilisés pour dissimuler les morts sous la torture

12 pratiquants de Falun Gong morts en 14 jours
LONDRES, le 19 septembre 2002 (Centre Européen d’Information du Falun Gong) – Mlle Xiaoyun Fu, de la ville de Wuhan, a été torturée à mort le mois dernier par la police chinoise.




Plusieurs méthodes de torture sont adoptées pour forcer les pratiquants de Falun Gong à renoncer à leurs croyances. La police régionale a reçu l’instruction de déclarer les morts en détention dues aux mauvais traitements comme suicides. [Read more...]


Selon des sources sûres de Chine, depuis que le dirigeant du Parti Communiste Jiang Zemin a lancé la persécution du Falun Gong en 1999, Mlle Fu a, à plusieurs reprises, été kidnappée et détenue dans des classes de lavage de cerveau et des centres de détention, et a été incarcérée dans un hôpital psychiatrique pendant un mois. Mlle Fu avait protesté contre ces détentions par des grèves de la faim.

Une fois, des sources nous ont informées qu’elle a été attachée et battue pendant 47 jours avant d’être envoyée dans un camp de travaux forcés. Peu de temps après sa libération du camp de travaux forcés en juillet 2002, elle a été kidnappée de nouveau par les responsables chinois et emmenée aux classes de lavage de cerveau du district de Hanjiang, où elle a entamé une autre grève de la faim. Les sources disent que ses ravisseurs ont continué de la torturer jusqu’à ce qu’il devienne évident qu’elle allait mourir.

Les autorités l’ont renvoyée à son domicile le 6 août 2002. Elle est décédée le jour même.

Les sources disent que les classes de lavage de cerveau du district d’Hanjiang torturent actuellement de nombreux pratiquants de Falun gong. Ils sont aussi obligés de regarder les spectacles de propagande du gouvernement.

La torture intensive est une cause de mort courante parmi les pratiquants de Falun Gong

Des compte-rendus de la Chine indiquent que les pratiquants de Falun Gong qui sont arrêtés et emprisonnés sont quotidiennement torturés afin d’être forcés à abandonner leur croyance. Les cas récents de mort sous la torture exposés ci-après ont été confirmés par le Centre Européen d’Information du Falun Gong :
Employé d’une usine de confection, Xiao Chengrui, a été arrêté deux fois en 2001-2002. Le 2 janvier 2002, Xiao est allé à un hôtel local pour parler aux gens du Falun Gong et a été arrêté par la police pour la seconde et dernière fois. Il a été emprisonné, torturé sévèrement jusqu’à ce qu’il soit émacié, et on lui a injecté un produit inconnu qui a précipité la détérioration de son état de santé. Au début juin 2002, le personnel du centre de détention a pris conscience que Xiao était en train de mourir, et deux jours après environ, ils l’ont renvoyé à son domicile. Les membres de sa famille ont fait de leur mieux pour lui sauver la vie ; cependant, il est décédé le 17 juillet 2002 au matin. Sept mois de détention ont mis fin à la vie d’un homme en bonne santé.

Chen Yanying est allée à Pékin pour faire un appel pacifique et a été illégalement détenue. Depuis octobre 1999, elle a été détenue pendant 6 mois et a entamé une grève de la faim. Elle a été libérée 8 jours plus tard. En octobre de l’année suivante, elle a de nouveau été arrêtée et détenue pendant plus de 2 mois, libérée seulement après une grève de la faim de 9 jours. Plusieurs mois plus tard, elle a été envoyée dans un camp de travaux forcés et torturée sans relâche pour qu’elle abandonne sa croyance dans le Falun Gong. Elle est devenue très maigre à cause des longues grèves de la faim, et après un an de persécution, sa santé s’est détériorée jusqu’à ce qu’elle soit au seuil de la mort. La police du camp de travaux forcés craignait d’être rendue responsable de sa condition et a informé les membres de sa famille pour qu’ils la ramènent chez elle. Elle est décédée quatre heures après être arrivée à son domicile.




Liu Zhi a été détenue et torturée trois fois avant sa mort. Son corps a été incinéré contre la volonté de sa famille qui n’a pas pu récupérer ses cendres.


Bai Xiuhua a été licenciée de son travail parce qu’elle pratiquait le Falun Gong. Elle a été arrêtée trois fois. Pour éviter encore plus de persécution, elle est devenue sans domicile fixe, mais a été arrêtée le 8 juillet 2002. Elle a entamé une grève de la faim le même jour en signe de protestation. Son abdomen a été sévèrement blessé à la suite des mauvais traitements subis entre les mains de la police au point qu’elle n’était pas capable de se soulager, et elle est décédée le 28 août.

Dou Hejun a été kidnappé dans la ville de Zhengzhou à la fin de l’année 2000. Il a été détenu, entre autres, au centre de détention du comté de Wei. Il est mort à la suite de la persécution plusieurs mois plus tard.

En août 2001, le Bureau de Sécurité Publique de la ville de Cangzhou a illégalement arrêté Wei Ghaozong à son domicile. Ils l’ont fouetté avec une ceinture de cuir et l’ont frappé au visage. Le jour suivant, il a été envoyé au camp de travaux forcés n° 1 de la ville de Cangzhou. Wei a protesté contre sa détention illégale en entamant une grève de la faim. Les policiers ont utilisé toutes sortes d’instruments pour le torturer. Lorsqu’ils ont été fatigués, ils ont donné l’ordre à 5 ou 6 prisonniers de le battre. En même temps, ils leur disaient : « Frappez-le. S’il meurt, ce sera considéré comme un suicide ». Puisque Wei a continué sa grève de la faim, les policiers l’ont attaché à un lit en fer. Ils l’ont menacé et ont continué de resserrer la ceinture sur son corps jusqu’à ce que son bras droit devienne beaucoup plus long que son bras gauche. La ceinture lui rentrait dans les chairs et il a perdu conscience. Après la torture, son bras droit est devenu un cun [mesure chinoise équivalant à environ 2,5 cm] plus long que son bras gauche et il ne pouvait plus le bouger librement. Ils l’ont torturé jusqu’à ce qu’il ressemble à un vieil homme bossu. Le 17 avril 2002, le Bureau de la Sécurité Publique de Cangzhou a arrêté Wei et sa femme sans aucune raison. Wei a été transféré à un camp de travaux forcés différent. Il ne voulait toujours pas coopérer avec les policiers et a refusé d’abandonner ses croyances. Les policiers étaient furieux et ils l’ont fait surveiller vingt-quatre heures sur vingt-quatre. S’il bougeait sans permission, il était frappé au visage. Si les policiers étaient de mauvaise humeur, on lui donnait des coups de pied, on le ruait de coups et on l’accrochait aussi. Pour le nourrir, on lui donnait un petit pain par jour. Trois mois plus tard, il ressemblait à un squelette et respirait à peine. Afin d’éviter d’être responsable de sa mort, le camp de travaux forcés a demandé à son frère aîné de le ramener chez lui le 1er août. Ils ont aussi obligé son frère à écrire une lettre de repentir en son nom. Wei ne pouvait plus manger ou boire lorsqu’il est arrivé à son domicile, et il est décédé le 10 août, laissant derrière lui deux jeunes enfants.

Wang Baoxian avait été illégalement condamné à une peine de trois ans de « rééducation » en 1999 et emprisonné au camp de travaux forcés de Nianzishan. Il a subi des traitements inhumains et a été transféré au camp de travaux forcés de Fuyu un an plus tard. Lorsqu’il a vu un ami pratiquant être persécuté, il a crié « Arrêtez », et les policiers l’ont battu et lui ont rajouté six mois à sa peine. En juin 2000, avec un groupe de pratiquants, il a entamé une grève de la faim, ce qui a entraîné les coups et les jurons des policiers. Il a été transféré au centre de détention de Fuyu et incarcéré avec un détenu à qui on avait donné l’ordre de frapper Wang pour obtenir la récompense d’un petit pain. Il lui avait été interdit de boire ou d’utiliser les toilettes. En août 2002, Wang était décédé.

Informations falsifiées utilisées pour dissimuler les meurtres

C’est une pratique commune pour la police chinoise et d’autres autorités de falsifier l’information de façon à dissimuler les décès des pratiquants de Falun Gong qui sont morts sous la torture. Selon des sources de Chine, une des méthodes utilisées est de déclarer que les pratiquants ont « sauté » ou « sont tombés » d’un immeuble ou d’autres endroits. Les rapports sont communiqués aux familles des pratiquants, à la société et aux médias pour porter atteinte à la réputation du Falun Gong et aux pratiquants de Falun Gong en associant le Falun Gong à des actes de désespoir ou de suicide. Les cas récents suivants, qui ont été confirmés par le Centre Européen d’Information du Falun Gong, ont été falsifiés pour dissimuler les meurtres des pratiquants.

Liu Jiming est allée à Pékin pour faire appel pour le Falun Gong à plusieurs reprises. Elle a été détenue au centre de détention de Dashan, ville de Qingdao. Après octobre 2000, pour éviter le harcèlement de la police, Liu a été forcée de quitter son domicile, mais le 14 août 2002, la police municipale l’a arrêtée. Elle a été envoyée au commissariat de la rue Rehe et ensuite à un centre de lavage de cerveaux du centre de détention de Dashan, ville de Qingdao. Cependant, elle a été refusée aux deux endroits parce que son état ne satisfaisait pas l’examen de santé. Les policiers du commissariat de la rue Rehe l’ont enfermée dans une cage de fer pendant plusieurs jours afin de la forcer à écrire une lettre de garantie déclarant l’abandon du Falun Gong. Liu a refusé et a fait une grève de la faim qui a duré huit jours. Le 25 août, à 10h30 du matin, le commissariat de la rue Rehe a informé la famille de Liu qu’elle avait sauté d’un immeuble et s’était tuée à 2h du matin, plus de huit heures auparavant. Malgré une surveillance de vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sa faiblesse due à la grève de la faim, la police a insisté, déclarant qu’elle n’a pas pu empêcher Liu de sauter. Les membres de sa famille insistant, ils ont finalement été autorisés à voir le corps. Il était tellement abîmé qu’il était méconnaissable.

Rao Zhuoyuan a été kidnappé par la police vers mi-juin et détenu au camp de détention n° 1 de Guangzhou. C’est parce qu’il a refusé d’abandonner sa pratique de Falun Gong qu’il a été battu et menotté à un panier de basket-ball chaque jour. Ensuite, il est « tombé » par la fenêtre du 5ème étage pour une raison inconnue et s’est cassé le cou. La police a essayé de cacher les circonstances de sa « chute » en n’autorisant pas les membres de sa famille à venir lui rendre visite. Lorsqu’ils ont finalement eu le droit de le voir, ses vertèbres avaient été fracturées. Il ne pouvait pas parler, mais il était en pleurs. Il est décédé début août.

Les preuves de mort sous la torture, dissimulées par l’incinération, subsistent

Des sources de Chine disent que la torture physique endurée par les pratiquants de Falun Gong avant la mort est souvent si intense que les autorités incinèrent les corps afin de dissimuler les preuves physiques incriminantes. Dans la plupart des cas, les familles des pratiquants tués ne sont pas informés de l’intention d’incinérer les corps, ou sont forcés de signer une autorisation. Les cas suivants de crémation forcée, utilisés pour dissimuler la torture et les mauvais traitements, ont été récemment confirmés par le Centre d’Information du Falun Dafa.

Depuis décembre 1999, Liu Liyun avait été kidnappée, détenue et envoyée à des classes de lavages de cerveau à trois reprises. Elle a été condamnée illégalement à une peine de prison de 4 ans le 6 décembre 2001 et est décédée sept mois plus tard. La prison a déclaré que Liu était décédée de maladie, mais des indicateurs ont dit que les employés de la prison l’ont battue à mort, et que la prison a incinéré son corps afin de dissimuler la vérité. Le jour qui a suivi sa mort, quatre policiers sont allés au domicile du père de Liu, lui ont appris le décès de sa fille et lui ont dit qu’il ne serait pas autorisé à voir le corps de sa fille s’il n’acceptait pas qu’elle soit incinérée. Etant donné qu’il a refusé de signer, ils l’ont retenu et surveillé pendant trois jours. Sous la pression intense, la police a forcé le vieil homme illettré à signer une autorisation. Il a été emmené dans une pièce sombre où le corps de Liu était gardé, et n’a pu voir que sa tête, qui était nettement enflée. Après cela, le corps de Liu a été immédiatement enlevé pour incinération.

Le 19 juillet 2002 au matin, Zhi Guixiayang avait été illégalement arrêtée, et le jour suivant, d’autres pratiquants l’ont vue au poste de police local. Elle était très faible et disait qu’elle avait été battue et qu’elle souffrait de blessures internes graves. Le 25 juillet, Zhi était mourante. La mère de Zhi n’a pas eu le droit de visite, et Zhi était décédée deux jours après. Peu de temps après, son corps était incinéré sans que ses parents en aient été informés. La police a déclaré que Zhi était décédée à la suite d’une grève de la faim.

Liu Zhi était allée à Pékin pour faire appel pour le Falun Gong à trois reprises après le 20 juillet 1999 et a été emprisonnée et torturée à chaque fois. De nombreux pratiquants locaux ayant été envoyés dans des classes de lavages de cerveau, Liu n’a pas eu d’autre choix que celui de fuir de chez elle. Trois mois plus tard, elle est rentrée à son domicile et une demi-douzaine de policiers sont venus l’arrêter. Peu de temps après, la famille de Liu Zhi a été informée qu’elle était morte en essayant de s’échapper en s’accrochant à un fil à linge hors de la fenêtre du troisième étage. Alors qu’elle s’échappait, la corde a rompu et elle est tombée au sol. Elle a été envoyée à l’hôpital de la ville de Jingzhou et est décédée à la suite de soins inefficaces. Le directeur du centre de détention a dit qu’elle avait une maladie aux reins et qu’elle s’était endommagé le rein en tombant. Le mari de Liu Zhi a dit qu’elle n’avait jamais eu de maladie aux reins et a demandé à voir le compte-rendu du cas, ou des photos de l’endroit, ou le corps de sa femme. Toutes ses demandes ont été refusées et les membres de la famille de Liu ont dû signer un document déclarant qu’ils approuvaient la crémation du corps et qu’il n’y aurait pas de funérailles. La famille de Liu a aussi reçu des menaces, disant que s’ils insistaient à enquêter sur la raison de la mort de Liu, son corps serait défiguré. Le mari de Liu a refusé de signer pour la crémation, et le 27 août, il a été informé que le corps de sa femme serait incinéré dans cinq minutes. La crémation a eu lieu sans la permission ni la présence des membres de la famille de Liu qui n’a même pas pu récupérer ses cendres.
Rappel

Le Falun Gong, ou Falun Dafa, est une pratique de méditation et d’exercices avec un enseignement reposant sur les principes universels de « Authenticité, Compassion, Tolérance ». C’est une pratique qui a été enseignée en privé pendant des milliers d’années avant d’être rendue publique en 1992 par Monsieur Li Hongzhi. Le Falun Gong puise ses racines dans la culture traditionnelle chinoise, mais il se distingue cependant d’autres pratiques telles que les religions taoïste et bouddhiste. Depuis 1992, il s’est rapidement répandu en Chine de bouche à oreille et est maintenant pratiqué dans plus de 50 pays du monde entier.

Les estimations du gouvernement chinois ayant comptabilisé 100 millions de pratiquants, le président chinois Jiang Zemin a interdit cette pratique pacifique en juillet 1999, craignant toute activité qui touche les cœurs et les esprits de plus de citoyens que le Parti Communiste lui-même. Mais dans l’incapacité de faire renoncer les gens à des convictions qui leur avaient apporté une meilleure hygiène de vie et une plus grande richesse intérieure, le régime de Jiang Zemin a intensifié sa campagne de propagande pour monter l’opinion publique contre le Falun Gong et pouvoir ainsi emprisonner, torturer et même tuer ceux qui le pratiquent. Depuis plus de trois ans maintenant que la pratique est interdite en Chine, on constate que le régime chinois cherche aussi à imposer son discours diffamatoire à l’égard du Falun Gong auprès des gouvernements et des médias étrangers.

Le Centre Européen d’Information du Falun Dafa confirme les détails de plus de 480 morts depuis que la persécution du Falun Gong a commencé en Chine en 1999. Les sources gouvernementales chinoises déclarent cependant que le nombre de morts atteindrait les 1.600. Plus de 100.000 ont été détenus, dont plus de 20 000 condamnés sans jugement à des peines en camp de travaux forcés.
The European Falun Gong Information Centre has verified details of 480 deaths since the persecution of Falun Gong in China began in 1999. Government officials inside China, however, report that the actual death toll is well over 1,600. Over 100,000 have been detained, with more than 20,000 being sentenced to forced labour camps without trial.


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