La lettre d'une mère à son fils âgé d'un an

Haige, mon bébé, tu es né en une période peu commune. Dès tes premiers jours dans mon sein, tu as subi bien des souffrances. Voilà, c’est parce que tes parents sont déterminés à continuer à cultiver et pratiquer Falun Dafa, quelle que soit la persécution à laquelle nous devons faire face.

C’est un matin d’hiver glacial que j’ai appris que j’étais enceinte. A ce moment, maman était emprisonnée dans vieille maison en bois. Ces méchantes gens pensaient pouvoir briser ma détermination à cultiver Falun Dafa durant mon emprisonnement, Afin de protester contre leurs mauvais traitements, j'ai refusé de manger. Pendant ce temps, cela ne m’a pas dérangé d’avoir froid ou faim mais je me suis inquiétée pour toi, mon bébé pas encore né. . Quatre jours après que j’ai été arrêtée, mon unité de travail m’a enfermée dans une chambre dans un hôtel qui leur appartenait. Depuis lors, tes parents ont commencé leurs vies de détention illégale à long terme. Haige, estimes-tu avoir subi une injustice alors que tes parents étaient confrontés à cela ?

Ton père travaillait à l'étranger et il avait un bon travail. Pourtant en raison de sa foi en Falun Gong, il a été renvoyé de son travail pour travailler comme concierge en Chine continentale. Ta mère fut également forcée de quitter un environnement de travail confortable. Durant le jour, j’étais étroitement surveillée, et le soir on m’envoyait à l’hôtel où on m'enfermait à clef. Il y a eu des fois où j’ai du ramasser des ordures et balayer les rues, et j’étais parfois épuisée. Tandis que d’autres femmes enceintes pouvaient bénéficier de régimes de santé appropriés, j’étais une maman emprisonnée qui n’avait pas grand chose à t’offrir. Haige, mon bébé, te souviens-tu encore avoir eu faim dans mon sein

Deux semaines avant ta naissance, ton père et moi avons eu finalement la permission de rentrer chez nous pour une visite. Deux semaines après, tu es né dans une salle d’hôpital austère et dénudée, tu es arrivé dans ce monde.
Haige, bien qu’un millier de kilomètres nous séparent à présent, j'ai tant de souvenirs de toi.

Je me souviens du moment où tu es né prématurément et pleurais faiblement dans mes bras.

Je me souviens lorsque tu avais deux mois. Tu dormais profondément dans mes bras. Ton visage, de temps en temps, s’illuminait de si jolis sourires que seul un bébé peut offrir.

Je me souviens lorsque tu avais trois mois, tes yeux fixaient les choses autour de toi avec une grande curiosité.
[…]
Je me souviens lorsque tu avais six mois, papa et maman ont dû t’emmener avec nous et quitter notre maison afin d’éviter l’arrestation. Il neigeait. Moi, ta maman te tenant étroitement dans mes bas, j’errais dans les rues. De petits flocons de neige minuscules tombaient sur ton visage et tu regardais le ciel avec ton petit visage tourné vers le haut, comprenant apparemment la signification de l’immuabilité de notre foi .

Maintenant tu as déjà plus d’un an. Cependant, dans mon cœur, je ne peux me souvenir de toi que comme d’un bébé de neuf mois. À neuf mois ta mère fut enlevée et envoyée dans un centre de lavage de cerveau par les fonctionnaires de son unité de travail. Je me souviens très clairement que c'était un jour nuageux. Le représentant principal du Parti dans mon bureau vint avec plusieurs policiers et entra par effraction dans notre chambre à coucher fermée à clef et ils t’enlevèrent de mes bras pendant que tu criais à plein poumon. Maman fut menottée et poussée dans une voiture. Nous deux, toi et moi fûmes envoyés et ensuite détenus dans un centre de lavage de cerveau. Quelques jours plus tard, tu as été envoyé à tes grands-parents quelques kilomètres plus loin.. De cette façon abrupte et inhumaine, tu fus séparé de moi, ta mère. Je ne sais vraiment pas comment un enfant de ton âge peut endurer des jours aussi douloureux et sans espoir. Plus tard, j’ai appris, de ton grand-père que tu as pleuré pendant toute la nuit. Même deux, trois mois plus tard, tu pleurais souvent dans tes rêves. Haige, mon bébé, pleurais-tu parce que ta mère te manquait et que tu voulais la voir ?

urant ma détention, je n’ai pas été autorisée à dormir et ne sachant plus ce que je faisais, je me suis perdue et j'ai signé une déclaration renonçant à ma foi. Trois mois plus tard, on m’a libérée, Lorsque je t’ai vu de nouveau, tu ne me reconnaissais même plus.

Après ma libération, j'ai réalisé que j’avais commis une grosse erreur en signant cette déclaration. Pour la réparer, rendre justice au Falun Gong et contribuer à un avenir où les gens auront l’opportunité de suivre le principe universel de Vérité-Compassion-Tolérance, j'ai décidé de corriger mon erreur en clarifiant la vérité à propos du FalunGong

Maintenant, ta maman est à nouveau détenue. Tu me manques, mais je n’ai pas l’autorisation de te voir. De la lettre envoyée par tes grands-parents, je sais que tu as déjà fait preuve de bonté malgré ton jeune âge. Maman est très heureuse de ceci. Haige, mon bébé. […] Comme ton nom qui signifie ‘les grands chants de la mer’ l’indique tu appartiens à une période magnifique et tes chansons feront écho éternellement dans le cœur de ta mère !

P.S. Cette lettre fut envoyée à ton père au mois de juin 2002.

http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2002/7/12/24040.html
http://minghui.ca/mh/articles/2002/6/11/31545.html

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