Réflexions sur la réponse du Ministère Chinois des Affaires Etrangères au camp de concentration de Sujiatun

Après trois semaines de silence, le Ministère des Affaires Etrangères du régime communiste Chinois a finalement répondu à la dénonciation du camp de concentration de Sujiatun.

Ce n’a pas été une surprise que le PCC nie instinctivement l’existence du camp de concentration. Le PCC n’a jamais reconnu ses propres erreurs et responsabilités. Dans la persécution lors de ces sept dernières années, tant de pratiquants de Falun Gong ayant un nom et une identité ont été tués, pourtant le PCC n’a jamais reconnu aucune de ces morts. Dans la dernière moitié de ce siècle d’autorité du PCC, il a tué tant de citoyens ordinaires, cependant il n’a jamais reconnu ses crimes. Même des décennies plus tard, ils dissimulent toujours la vérité.

La prétentieuse ‘invitation’ prolongée par le PCC n’est qu’encore un tour absurde.

Nous nous rappelons encore il y a trois ans, juste quelques heures avant que les experts de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) n’arrivent à l’hôpital 309 de Beijing, plus de 40 cas confirmés de patients atteints du SRAS avaient été envoyés dans un hôtel. A l’hôpital de la Fraternité Sino-japonaise, 31 patients atteints du SRAS ont été entassés dans quelques ambulances et déplacés. La femme qui a renseigné le magazine Time lors du transfert a dit que les infirmières à l’hôpital de la Fraternité sino-japonaise étaient furieuses, parce qu’elles étaient dans les mêmes ambulances que les patients atteints du SRAS.

En Mai 2001, après que les tortures et massacres au Camp de travail forcé de Masanjia ont été révélés, le PCC a invité cinq médias d’outre-mer pour effectuer une visite. Le camp de travail était décoré comme un petit paradis. Tous les détenus du camp de travail ont dit aux journalistes qu’ils n’étaient pas du tout torturés. Cependant un journaliste de NBC savait que quelque chose n’allait pas. Il a décrit à quel point il pouvait sentir et voir que tous les murs venaient d’être fraîchement repeints.

Le 25 Novembre 2005, quand les fonctionnaires des Nations Unies enquêtaient sur la torture en Chine, le policier He Xuejian de la Province de Hebei dans la ville de Zhuozhou, du commissariat de police de la banlieue de Dongchengfang a violé les pratiquantes de Falun Gong Liu Jizhi et Han Yuzhi devant un autre policier. Après que les viols aient été exposés grâce à la pression exercée par la communauté internationale, il a été envoyé en détention a Baoding, dans la province de Hebei. Cependant peu après, le service de police de Baoding a rencontré les fonctionnaires du commissariat de police de Zhuozhou et les a poussés à arrêter Han Yuzhi et Liu Jizhi à tout prix avant le « procès » de He. Ils ont dit qu’ils voulaient détruire les preuves afin qu’il ne reste aucun témoignage et que le procès soit annulé. Au début du mois de Mai 2006, Liu Jizhi, qui se cachait et ne pouvait retourner chez elle, a été de nouveau enlevée par la police de Beijing, le Bureau 610 de Zhuozhou et l’équipe de Sécurité d’Etat. Nous ne savons pas si elle est encore en vie.

D’après cette même logique, que se passerait-il si les journalistes visitaient Sujiatun après que le PCC ait tout arrangé ? Il est très probable que les témoins seraient tués avant la visite. Une autre possibilité est que les victimes soient déplacées vers un endroit différent, toutefois les crimes continueraient. La communauté internationale devrait conduire des recherches indépendantes, formant une délégation composée de fonctionnaires des Nations Unies et de représentants de pays démocratiques, de médias indépendants, des organisations internationales des droits de l’homme, et des pratiquants de Falun Gong. Ils devraient demander d’enquêter de manière complète sur Sujiatun et les autres camps de travail forcé et prisons sans la surveillance et le contrôle du PCC. Nous sommes certains que le PCC n’oserait pas accepter une telle enquête.

Le long silence avant la réponse des fonctionnaires du PCC sur le camp de concentration de Sujiatun indiquait l’anxiété et le malaise du PCC. Puisque les nouvelles de Sujiatun se propageaient à travers le monde, il n’était pas acceptable pour le PCC de rester silencieux, ainsi il a du maladroitement s’avancer pour " démentir la rumeur ". Leur dénégation et leur invitation hypocrite ont à nouveau montré la nature ignoble du PCC. Mais le PCC n’ose même pas publier une telle dénégation dans son propre journal ou ses sites web ayant des relations avec l’étranger. Ils craignent qu’il y ait davantage de dénonciations à propos des crimes à Sujiatun. Ils ne veulent pas que les gens en Chine apprennent la vérité. Il est évident qu’ils essaient difficilement de cacher les faits, et que leurs gestes sont trop exagérés pour être réels.

Après la dénonciation du camp de concentration de Sujiatun, et avant que le Ministère des Affaires Etrangères donne une réponse officielle, le PCC a hâtivement passé des " réglementations d’intérim pour la pratique du prélèvement d’organes humains." La réglementation est-elle une tentative de la part des supérieurs du PCC de rejeter leurs responsabilités, ou un déguisement sous lequel ils commettent davantage de crimes ? Si les hauts dignitaires du PCC veulent rejeter leurs responsabilités, ils devraient stopper cette persécution dans son ensemble, exposer la vérité à propos du camp de concentration de Sujiatun, enquêter et punir les meurtriers directs et indirects, et se positionner clairement face à la communauté internationale et au peuple chinois. Autrement, peu importe le nombre de réponses que le PCC fera, elles ne seront rien d’autre que des [déclarations] sans signification.


Version anglaise disponible sur :
http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2006/4/8/71737.html

Version chinoise disponible sur :
http://minghui.ca/mh/articles/2006/3/31/124075.html

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